Périscolaire : après les annonces d’Emmanuel Grégoire, la semaine de 4,5 jours en question

« Evidemment, on ne va pas dire que ce n’est pas bien… mais beaucoup de choses demandent à être clarifiées. ». Une mère d’élève d’une école de l’Est parisien, co-porte-parole du collectif #MeTooEcole, préfère rester prudente après les annonces du maire de Paris, Emmanuel Grégoire, vendredi 3 avril, dans Le Monde, pour le renforcement de la sécurité des enfants dans le périscolaire.

Lire l’entretien | Article réservé à nos abonnés Le plan d’Emmanuel Grégoire contre les violences sexuelles dans le périscolaire à Paris : « Je souhaite garantir la transparence totale envers les familles »

Son collectif, reçu lundi 30 mars, au lendemain de l’intronisation du maire, se réjouit que certaines demandes aient été retenues : la vérification de quatre fichiers différents avant toute embauche – y compris celui des ressources humaines de la Ville de Paris –, la communication des conclusions des enquêtes administratives dans les cas où une suspension d’agent a été décidée, un audit complet de la situation parisienne et l’engagement à un meilleur dialogue entre l’éducation nationale, la Ville et les services judiciaires. En 2026, 78 suspensions ont été prononcées dont 31 pour suspicions de violences sexuelles, a annoncé Emmanuel Grégoire, vendredi.

Néanmoins, « le diable est dans les détails », insiste la co-porte-parole du collectif. « On demandait une remise à plat globale du fonctionnement du périscolaire, et ce n’est pas ce qui est proposé », assure-t-elle, déçue que le sujet ne fasse pas l’objet d’une prise en main nationale, avec, par exemple, le lancement d’une commission d’enquête parlementaire : « On reste sur l’échelle de Paris, alors que le problème est celui de l’école dans sa globalité. »

Il vous reste 72.33% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source link