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  • Simone de Beauvoir : le mythe du Castor fait-il barrage à cette auteure de génie ?

    Simone de Beauvoir : le mythe du Castor fait-il barrage à cette auteure de génie ?

    Au fond les années Mitterrand auront causé le plus grand tort à l’image des gens de gauche – et on ne fait pas allusion à l’indéboulonnable ministre de la Culture d’alors, un certain Jack Lang. De même que Marguerite Duras paie encore le côté pontifiant qu’elle a pu montrer au sommet de sa gloire, en 1984, Simone de Beauvoir a sans doute fait fuir de potentiels lecteurs en devenant une institution des lettres. Comme Duras elle déjeunait à l’Elysée et avait l’oreille du président de la République. Autre signe de son statut souverain : en 1981, elle est traduite au Danemark par… la reine en personne, Margrethe II ! Depuis sa mort, en 1986, la notable enturbannée a eu droit à tous les honneurs de la part de la mairie de Paris : une place Sartre-Beauvoir à Saint-Germain-des-Prés, une passerelle Simone-de-Beauvoir (seul pont parisien à porter le nom d’une femme) et une plaque au 11 rue de la Bûcherie, dans le Ve arrondissement, qui précise que c’est là qu’elle a écrit Le Deuxième Sexe. C’est sans doute par ce classique contemporain qu’il faut repasser pour tenter de comprendre qui était la vraie Beauvoir derrière la “potiche” officielle qu’elle craignait d’être à la fin de sa vie.

    Née en 1908 dans une famille bourgeoise mais en voie de déclassement, la jeune Simone comprend très tôt qu’elle aura à étudier et à travailler. Douée selon son père d’un “cerveau d’homme” (sic), elle doit son émancipation intellectuelle à son amie d’enfance et de jeunesse Elisabeth Lacoin, dite “Zaza”, qui mourra prématurément à 21 ans. A part elle, c’est avec des garçons (toujours brillants) qu’elle se lie : Maurice Merleau-Ponty, Paul Nizan et Jean-Paul Sartre. Le 14 octobre 1929, sur un banc de pierre du Louvre, Sartre et Beauvoir formulent leur célèbre accord : si leur amour est “nécessaire”, il ne leur interdira pas les passions “contingentes”. Souvenons-nous que c’est grâce à Beauvoir que le pacte tiendra : en 1931, Sartre la demandera en mariage et elle lui dira non. Rappelons aussi que ce n’est pas Sartre, mais René Maheu (brièvement amant de Beauvoir), qui a inventé le surnom du “Castor”. Beauvoir devrait-elle moins qu’on le croit à son célèbre compagnon à strabisme ?

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    Une conviction s’impose quand on se penche rétrospectivement sur la trajectoire de cette femme d’exception. Entourée comme elle l’était par de telles pointures, elle a dû penser qu’il lui fallait faire ses preuves avant de s’autoriser l’écriture de soi, dans laquelle elle excellera plus tard. Publié en deux parties en 1949, Le Deuxième Sexe (titre trouvé par Jacques-Laurent Bost, autre amant de Beauvoir) a demandé une décennie de documentation à l’essayiste. Il n’est pas anodin que le premier tome s’appelle Les Faits et les Mythes et le second L’Expérience vécue : plus on avance dans la lecture, plus la pensée s’incarne. Il y a quelques tunnels universitaires un peu arides mais la critique lucide (et parfois acide) du mariage a gardé toute sa fraîcheur. On sait gré à Beauvoir de ne pas envoyer tous les hommes au bûcher. Selon elle, les femmes ne sont pas les seules à être lésées dans le mariage, elle montre très bien que les maris souffrent aussi de cette comédie sociale. Les passages qu’elle consacre à la littérature comptent parmi les plus remarquables : elle est tordante quand elle se moque d’auteurs comme Montherlant ou D. H. Lawrence (héraut de “l’orgueil phallique”), touchante quand elle chante les louanges de Stendhal (“si profondément romanesque et si décidément féministe”). Le livre fait un tabac : si on additionne les deux volumes du Deuxième Sexe, il s’en écoule près de 90 000 exemplaires à sa sortie, une folie pour un texte aussi exigeant. C’est aussi un succès de scandale : Roger Nimier flingue Beauvoir dans la revue Liberté de l’esprit et François Mauriac écrit dans Le Figaro que “nous avons littérairement atteint les limites de l’abject”. Certains communistes sont également mécontents. En 1956, Le Deuxième Sexe et Les Mandarins (prix Goncourt 1954) sont mis à l’Index par le Vatican à cause de leur “atmosphère délétère” et du “poison subtil” qu’ils diffusent. Enfin en 1984 le régime des mollahs interdit Le Deuxième Sexe en Iran – sa censure court toujours.

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  • Dati-Grégoire : un match serré jusqu’au dernier bulletin

    Dati-Grégoire : un match serré jusqu’au dernier bulletin

    Il n’est pas encore minuit. Vendredi, quelques heures avant le début de la période de réserve électorale à laquelle ils devront s’astreindre, Emmanuel Grégoire et les siens déambulent dans le très à gauche 20e arrondissement de Paris, après avoir tenu un dernier meeting au parc de Belleville. « On a besoin de vous tous ! » lance le candidat socialiste devant la terrasse bien remplie d’un bar. Quelques-uns applaudissent, d’autres fulminent. « On voulait l’unité ! On va faire barrage, mais ça soûle », s’agace une cliente. Dans les rues, ses militants interpellent les passants : « Votez Grégoire pour contrer la droite. Faites passer le mot. Il ne faudra pas regretter lundi. »

    Ce soir-là, c’est sur une péniche amarrée en face du musée d’Orsay, L’Escale Bleue, que Rachida Dati a tenu un peu plus tôt son dernier rendez-vous de campagne. Un pot y a été organisé avec tous ses colistiers. La candidate LR a délaissé le discours qu’on lui a préparé pour rapporter quelques anecdotes et remercier tous ceux qui l’ont accompagnée. « Chez nous, Les Républicains, on est recomposés, divisés ; on s’aime, on ne s’aime plus. Au MoDem, c’est plus simple : il n’y a qu’une seule ligne », rigole-telle, alors que le parti de François Bayrou a fait le choix de la soutenir dès son entrée en lice. À deux jours du scrutin, l’ambiance est bonne. Et si la prise de l’Hôtel de Ville était possible ? Chacun veut y croire. Jamais depuis un quart de siècle et la victoire de Bertrand Delanoë la compétition n’a paru si ouverte.

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  • Soudan : au moins 64 morts, dont 13 enfants, dans une attaque contre un hôpital du Darfour-Est

    Soudan : au moins 64 morts, dont 13 enfants, dans une attaque contre un hôpital du Darfour-Est

    Une attaque perpétrée vendredi 20 mars contre un hôpital au Soudan a fait au moins 64 morts, a rapporté le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.

    « Cette fois, l’hôpital universitaire de la capitale du Darfour-Est, Ed Daein, a été frappé, faisant au moins 64 morts, dont 13 enfants, deux infirmières, un médecin et plusieurs patients », a-t-il déploré, samedi, sur le réseau social X. Cette attaque « a également fait 89 blessés, dont huit membres du personnel soignant, et a endommagé les services de pédiatrie, de maternité et des urgences de l’hôpital », a ajouté le patron de l’OMS qui a appelé à « garantir la protection des civils, des soignants et des humanitaires ».

    Selon l’OMS, l’attaque a impliqué « des armes lourdes » et frappé un établissement de soins de santé secondaire, touchant également des fournitures et des stocks.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Barham Saleh, haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés : « Le monde a besoin d’en finir avec cette guerre au Soudan »

    La guerre sans merci qui oppose au Soudan, depuis 2023, l’armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) s’est intensifiée ces derniers mois avec une multiplication des attaques meurtrières de drones sur des zones résidentielles peuplées, des écoles ou des hôpitaux. L’immense région occidentale du Darfour est aujourd’hui en grande partie aux mains des paramilitaires, tandis que l’armée contrôle l’est, le centre et le nord du Soudan.

    « Assez de sang a été versé »

    Le bureau humanitaire de l’ONU au Soudan a affirmé être « consterné par l’attaque contre un hôpital au Darfour-Est hier [vendredi], qui aurait tué des dizaines de personnes, dont des enfants, et fait davantage encore de blessés ».

    « Ce drame porte à plus de 2 000 le nombre total de décès liés aux attaques contre des structures de santé depuis le début du conflit au Soudan », a rapporté Tedros Adhanom Ghebreyesus. « Assez de sang a été versé. Assez de souffrances ont été infligées. Il est temps de désamorcer le conflit au Soudan et de garantir la protection des civils, des soignants et des humanitaires », a-t-il plaidé.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Ils tirent, arrêtent, rackettent, c’est la terreur en permanence » : au Soudan, l’« Etat FSR » raconté par ceux qui l’ont fui

    Ed Daein, la capitale de l’Etat du Darfour-Est contrôlée par les FSR, est régulièrement la cible de l’armée, qui tente d’éloigner les paramilitaires du corridor central du Soudan. Une frappe précédente en mars, sur le marché de la ville, a enflammé des barils de pétrole qui ont brûlé pendant des heures. En dépit des condamnations répétées de l’ONU, les hôpitaux sont une cible régulière.

    Près de trois ans de guerre au Soudan ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déplacé plus de 11 millions de personnes, provoquant ce que l’ONU qualifie de pire crise humanitaire au monde.

    Le Monde avec AFP

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  • Le mystère du Lancet tombé sur Kiev : Moscou franchit une nouvelle étape dans l’utilisation des drones

    Le mystère du Lancet tombé sur Kiev : Moscou franchit une nouvelle étape dans l’utilisation des drones

    Abattu là où il n’aurait jamais dû pouvoir arriver, ce petit appareil témoigne d’une évolution inquiétante. Et préfigure de nouvelles menaces à gérer de plus en plus loin du front.

    Il est 8 h 54 ce lundi 16 mars, à Kiev, lorsque l’explosion retentit au-dessus de la place Maidan dans le centre de la capitale. Depuis le 7e étage de l’hôtel Ukraine, bâtiment emblématique offrant une vue imprenable sur la ville, la détonation a même surpris les employés pourtant habitués au vacarme lointain des défenses anti-aériennes. Par la fenêtre, nous voyons des débris tomber du ciel, flottant dans le ciel bleu sans nuages d’une belle matinée d’hiver. Un missile ? Non, un drone de type Lancet.

    Charge nucléaire, essaims autonomes, 10.000 kilomètres : Zelensky et Petraeus dessinent l’avenir sombre de «la guerre des drones»

    Problème : ce type d’appareil conçu pour repérer et frapper des cibles à distance n’a qu’une autonomie d’une soixantaine de minutes et une portée maximale de 80 kilomètres selon les versions. Alors comment et pourquoi se retrouve-t-il au-dessus du cœur de la capitale ukrainienne ?

    Sur Telegram, un conseiller du ministre de la Défense explique que la Russie a lancé 40 appareils similaires sur la capitale pour une démonstration de force. Ces petits appareils, qui doivent être téléguidés…

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  • L’IA fait souffler un vent de panique sur le secteur géant des logiciels d’entreprise

    L’IA fait souffler un vent de panique sur le secteur géant des logiciels d’entreprise

    Entrons-nous dans la « SAAS apocalypse » ? Toujours prompts à forger des néologismes économiques, les analystes et médias américains ont nommé ainsi la possible fin du modèle du software as a service (« logiciel en tant que service »), des applications professionnelles hébergées en ligne et utilisées dans presque toutes les entreprises, pour gérer toutes sortes de fonctions et tâches administratives. Ces dernières risqueraient d’être remplacées par des outils d’intelligence artificielle (IA), selon ce raisonnement, qui fait toutefois débat.

    Signe annonciateur de cet Armageddon du logiciel : l’annonce, le 30 janvier, de nouvelles fonctionnalités de Claude, l’outil d’IA de la start-up Anthropic, a déclenché un tsunami boursier emportant près de 300 milliards de dollars (253 milliards d’euros) de valorisation pour des acteurs comme Salesforce, SAP, Oracle, Adobe, ServiceNow, Intuit, Tyler, Zendesk, etc. Les valeurs « logiciels et services » de l’indice boursier S&P 500 ont baissé de 27 % depuis octobre 2025. Et leur ratio cours sur bénéfices est inférieur à la moyenne pour seulement la deuxième fois depuis trente ans, note le Financial Times.

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  • Leonardo Maria Del Vecchio, patron de Ray-Ban : “L’Europe est l’échelle minimale pour compter dans le monde”

    Leonardo Maria Del Vecchio, patron de Ray-Ban : “L’Europe est l’échelle minimale pour compter dans le monde”

    Leonardo Maria Del Vecchio nous reçoit dans les bureaux de LMDV Capital, son family office avec vue sur Milan. Il affiche la détermination de ceux qui ne veulent pas être seulement perçus comme les héritiers d’un nom. Le sien est l’un des plus prestigieux du capitalisme italien – son père disparu en 2022 est le fondateur de l’empire Luxottica. A tout juste trente ans, celui qui préside Ray-Ban et officie comme Chief Strategy Officer d’EssilorLuxottica veut s’imposer comme un acteur incontournable de l’économie de la péninsule. A travers LMDV Capital, il déploie une stratégie d’investissement diversifiée, avec déjà plus de 50 participations en seulement quatre ans. Un portefeuille qui vise à exalter et défendre les excellences du made in Italy : des restaurants haut de gamme à Milan (Casa Fiori Chiari, Vesta, Trattoria del Ciumbia) à l’acquisition d’une marque historique d’eau minérale Acqua e Terme Fiuggi. Il nous livre sa vision entre pragmatisme économique et défense de la souveraineté italienne et européenne.

    L’Express : Les entreprises dans lesquelles vous investissez sont essentiellement italiennes. Pourquoi cette préférence ?

    Leonardo Maria Del Vecchio : C’est un choix de cœur autant que stratégique. Je crois profondément en la force des entreprises italiennes lorsqu’elles sont soutenues par une organisation, une technologie et une vision internationale. Notre système industriel possède encore un énorme potentiel à exprimer sur les marchés mondiaux, s’il est placé dans les bonnes conditions.

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  • Football : à Lens, la fièvre Sang et Or n’en finit plus

    Football : à Lens, la fièvre Sang et Or n’en finit plus

    Il n’est pas toujours raisonnable de compter sur les autres. Prenez Matthieu Udol, qui a fêté son 30e anniversaire vendredi. Il n’avait pas reçu l’appel tant espéré de Didier Deschamps en équipe de France, la veille. Alors le piston gauche s’est gâté tout seul : un but acrobatique pour parachever la victoire contre Angers (5-1) et une guirlande de compliments. Le premier but en championnat pour la révélation tardive venue de Metz, plus habituée à régaler (7 passes décisives).

    Tous les buts de cette 19e victoire de la saison en Ligue 1 ont été marqués par des recrues de l’été. Une prouesse pour ce club qui a travaillé sous le signe de l’austérité. Le directeur sportif Jean-Louis Leca a sacrément réussi ses deux premiers marchés : 100 millions d’euros encaissés pour 43 dépensés. Quelques trouvailles à la clé, tel le milieu de terrain malien Mamadou Sangaré, sorti du même moule que le brillant Seydou Keita. Le dirigeant corse ne ferait pas tache à la suite de l’architecte du PSG, Luis Campos, au palmarès du meilleur directeur sportif de l’année. Il a d’ailleurs fini la soirée en avalant quelques bulles. De soda. Le champagne attendra au moins quelques semaines de plus.

    Avec douze points d’avance (mais un match de plus) sur le quatrième, Lyon, une qualification directe pour la Ligue des champions est en bonne voie. Miraculeuse ? Oui, si l’on se souvient du ton alarmiste du propriétaire Joseph Oughourlian en conférence de presse avant le début du championnat. Pas tant que ça pour les associations de supporters, à qui il avait tenu un discours plus mesuré lors d’une réunion en petit comité. « On sait comment vit le club », rassure Jey, secrétaire des Magic Lens, qui a vu un autre signe positif dans l’achat à la ville du stade Bollaert-Delelis, entériné en décembre. Une étape clé dans une saison « plus que belle ».

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  • Le PSG reprend les commandes de la Ligue 1 après son large succès à Nice

    Le PSG reprend les commandes de la Ligue 1 après son large succès à Nice

    « Oui, cela a été une soirée parfaite. » Luis Enrique, l’entraîneur du Paris Saint-Germain (PSG), peut souffler : cinq jours après la qualification de son équipe pour les quarts de finale de la Ligue des champions, et juste avant la trêve internationale, le club de la capitale a engrangé de précieux points grâce à sa victoire à Nice (4-0), samedi 21 mars, lors de la 27e journée de Ligue 1.

    Pour leur premier match de championnat depuis la lourde défaite contre Monaco (1-3) il y a deux semaines, les champions de France en titre ont assuré l’essentiel dans leur course intense avec Lens en reprenant, avec un point d’avance, la tête du classement, provisoirement abandonnée vendredi après la victoire des Sangs et Or face à Angers (5-1).

    « On a contrôlé le match, ce n’était pas facile, ce sont trois points importants car Lens continue d’améliorer son niveau et ce sera difficile jusqu’au bout », a analysé Luis Enrique, alors que se profile à l’horizon le choc, le 11 avril, entre les deux prétendants au titre. Le PSG dispose toutefois d’un joker puisqu’il a un match en retard à disputer face à Nantes, plus tard dans la saison.

    Lire aussi | Lens étrille Angers et se remet à l’endroit en Ligue 1

    Sur la Côte d’Azur, samedi soir, les Parisiens ont été un peu moins flamboyants que lors des deux confrontations européennes contre Chelsea (5-2, 3-0) mais d’une grande efficacité offensive, malgré l’absence de nombreux cadres.

    Ils ont ouvert le score sur un pénalty provoqué par une main de Morgan Samson dans la surface, une décision arbitrale très contestée par l’entraîneur niçois, Claude Puel. Le Portugais Nuno Mendes – aligné ailier gauche pour remplacer Bradley Barcola blessé – a mis fin à la mauvaise série parisienne des pénaltys manqués (1-0, 42e).

    Premier but avec le PSG pour Dro Fernandez, 18 ans

    Pas dans sa meilleure période, Désiré Doué a néanmoins marqué son cinquième but en championnat, servi par Nuno Mendes (2-0, 49e). L’ancien Rennais a été aussi proche d’un doublé (63e), mais c’est bien le jeune milieu Dro Fernandez (18 ans) qui a inscrit le troisième but parisien – et son premier au PSG depuis son arrivée de Barcelone au mercato hivernal –, à la suite d’un joli crochet (3-0, 81e).

    Lire aussi le récit | Article réservé à nos abonnés Chelsea-PSG : les Parisiens, en maîtrise totale, foncent vers les quarts de finale de la Ligue des champions

    Warren Zaïre-Emery a conclu le festival (4-0, 85e) sur une passe rasante du défenseur Lucas Beraldo, qui a dû évoluer dans un poste hybride au milieu de terrain. En grande forme contre Chelsea, Khvicha Kvaratskhelia n’a pas marqué mais a été encore une fois très en vue avec des dribbles, et même une tête sauvée sur la ligne par Juma Bah. Préservé avant la trêve et entré à l’heure de jeu, Ousmane Dembélé est, lui, présent sur les deux derniers buts parisiens, sur de subtiles passes.

    Seule ombre au tableau pour le PSG, les sorties sur blessure de Lee Kang-In à la suite d’un violent tacle et de Senny Mayulu, visiblement touché de nouveau au mollet.

    De son côté, Nice, qui restait sur une victoire, stagne en bas de tableau, à la quinzième place. Les Aiglons ont vu Auxerre, barragiste, revenir à cinq points après un succès net, en fin d’après-midi, sur Brest (3-0). Un peu plus tôt, Toulouse avait profité de sa victoire sur Lorient (1-0) pour passer en 9e position, à égalité de points avec son adversaire de jour.

    Lire aussi | Claude Puel remplace Franck Haise comme entraîneur de l’OGC Nice, l’épilogue d’un long feuilleton sur la Côte d’Azur

    Le Monde avec AFP

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  • En Allemagne, l’AfD mise sur les élections régionales pour se rendre incontournable

    En Allemagne, l’AfD mise sur les élections régionales pour se rendre incontournable

    REPORTAGE – En ex-RDA comme dans l’ouest du pays, le parti d’extrême droite bat campagne en vue des élections régionales 2026, surfant sur le rejet des « vieux partis » et les craintes liées au phénomène migratoire.

    Devant la salle Johann-Sebastian-Bach du château de Köthen, une ville de 25 000 habitants située en Saxe-Anhalt, la file s’étire. Les organisateurs doivent se rendre à l’évidence. Les 440 places ne suffiront pas à accueillir tous les militants et sympathisants venus assister à ce « dialogue citoyen » de l’Alternative für Deutschland (AfD), à six mois des très attendues élections régionales de Saxe-Anhalt. Plus d’une centaine d’habitants de ce Land de l’ex-RDA devront repartir bredouilles, non sans avoir eu droit à quelques minutes dans la cour du château avec Ulrich Siegmund, le candidat tête de liste aux élections régionales, qu’ils étaient venus applaudir. « On ne pensait pas qu’il y aurait autant de monde ! », s’exclame un des membres du parti d’extrême droite, ravi de cette affluence.

    Le lendemain soir, à plus de 500 kilomètres à l’ouest de Köthen, un autre « dialogue citoyen » organisé par l’AfD se tient à la maison communale de Jockgrim, petite ville de 7 500 habitants…

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  • Edison Scientific, la start-up qui veut utiliser l’IA pour créer un « scientifique artificiel » et « guérir toutes les maladies »

    Edison Scientific, la start-up qui veut utiliser l’IA pour créer un « scientifique artificiel » et « guérir toutes les maladies »

    En plein boom de l’intelligence artificielle (IA), Sam Rodriques, PDG et confondateur d’Edison Scientific, entretient la légende de la Silicon Valley. L’entrepreneur de 34 ans nous reçoit le 11 février dans ses locaux, une usine réhabilitée de San Francisco (Californie), meublée de canapés défoncés et de bouteilles d’azote. Il est en tee-shirt et engloutit des snacks car il n’a pas eu le temps de déjeuner tout en nous exposant son aspiration : « Ce que nous voulons faire, c’est guérir toutes les maladies. » Et pour cela, il s’emploie à « construire un scientifique artificiel », un modèle d’IA qui permettra de réaliser ce que les humains sont incapables d’accomplir.

    Le jeune homme ne manque pas d’ambition. Physicien de formation, il a débuté dans l’informatique quantique, mais a eu peur qu’il n’y ait rien à découvrir. « Je me suis donc tourné vers la biologie et les neurosciences, où tout est encore à résoudre. Le problème qui m’intéressait le plus à l’époque était de comprendre comment le cerveau fonctionnait », explique celui qui a alors obtenu un doctorat au Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Cambridge.

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