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  • Général de Courrèges : “Une nation sans souveraineté n’est plus invitée à la table”

    Général de Courrèges : “Une nation sans souveraineté n’est plus invitée à la table”

    La France aussi a son forum sur la défense et la géostratégie. Moins installé que la Conférence de Munich, et pour cause, il n’en est qu’à sa troisième édition, contre 62 pour son homologue allemand, le Paris Defence and Strategy Forum (PDSF), organisé en partenariat avec L’Express, est le rendez-vous qui monte de ceux qui s’intéressent à la géopolitique, aux questions militaires et à la stratégie.

    Du mardi 24 à ce jeudi 26 mars, de nombreux dirigeants internationaux se croiseront dans les amphithéâtres de l’Ecole militaire : on y attend la ministre des Armées, Catherine Vautrin, Fabien Mandon, le chef d’état-major des armées, plusieurs ministres européens, une partie de l’état-major danois, de hauts responsables allemands, l’amiral Dragone, président du comité militaire de l’Otan, Oleksandr Kamyshin, conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky, et nombre de gradés du Vieux Continent.

    LIRE AUSSI : Détroit d’Ormuz : l’Iran a-t-il vraiment piégé la mer ? Les coulisses de la “guerre des mines”

    Dans cette perspective de remue-méninges européen, l’Académie de défense de l’École militaire (Academ) a souhaité mettre à l’honneur le Danemark, au cœur des convoitises de Donald Trump il y a quelques mois, et le concept de souveraineté. Le général Hervé de Courrèges, président de l’Academ et directeur de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) nous détaille sa vision de la souveraineté et sa nécessaire évolution pour répondre aux défis d’un monde où les guerres de haute intensité se multiplient.

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  • Une menace de plus pour le gaz européen: Trump menace de couper l’accès “privilégié” de l’UE à son GNL si elle ne ratifie pas l’accord commercial sur les droits de douane

    Une menace de plus pour le gaz européen: Trump menace de couper l’accès “privilégié” de l’UE à son GNL si elle ne ratifie pas l’accord commercial sur les droits de douane

    Le Parlement européen doit se prononcer jeudi 26 mars sur la ratification de l’accord de Trunberry, relatifs aux droits de douane avec les États-Unis, conclu dans la douleur l’été dernier.

    En voilà un ultimatum. Selon les informations du Financial Times, l’Union européenne (UE) doit mettre en oeuvre son accord commercial avec les États-Unis, qui fixe 15% de droits de douane sur la plupart des produits européens exportés outre-Atlantique, sans y apporter de modifications, sous peine de perdre son accès “privilégié” aux livraisons de gaz naturel liquéfié, a averti le président Donald Trump.

    Selon les déclarations de l’ambassadeur américain auprès de l’UE, Andrew Puzder, au Financial Times, le volet énergétique de l’accord, signé au complexe de golf de Trump à Turnberry en Écosse, pourrait être menacé si l’UE essaie de modifier l’une des autres clauses.

    “Je ne sais pas ce qu’il adviendra du secteur de l’énergie s’ils ne donnent pas suite à l’accord, a déclaré Andrew Puzder. Si Turnberry n’est pas mis en œuvre, je veux dire, nous reviendrons à la case départ. Je ne sais pas trop où cela nous mènera”.

    “Je pense que les États-Unis continueront à vouloir faire des affaires avec l’Europe, mais les conditions ne seront peut-être pas aussi favorables. Le contexte ne sera certainement pas aussi favorable. Et… il y a d’autres acheteurs sur le marché”, a-t-il ajouté.

    Gare à la concurrence mondiale qui s’intensifie

    En effet, toute modification du volet énergétique de l’accord commercial entre l’UE et les États-Unis interviendrait à un moment où la concurrence mondiale pour les cargaisons de GNL provenant de fournisseurs hors des pays du Golfe s’intensifie. Et pour cause, le Qatar, qui produit un cinquième du GNL mondial, a dû interrompre ses exportations après le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran depuis plus de trois semaines.

    Bien que seulement environ 10% du GNL qui transitait par le détroit d’Ormuz avant la guerre soit acheminé vers l’Europe, le continent est vulnérable à la concurrence mondiale pour l’approvisionnement en raison de sa dépendance aux importations de gaz. Certains États membres de l’UE, comme l’Italie, s’approvisionnaient jusqu’à un tiers de leur GNL au Qatar.

    Et les États-Unis sont devenus le principal fournisseur de GNL de l’Europe. Alors qu’ils ne représentaient qu’environ 5% des importations européennes de GNL en 2021, leur part atteint aujourd’hui près de 60%. Cette hausse spectaculaire s’explique par la volonté des pays européens de réduire leur dépendance au gaz russe. Toutefois, si l’on considère l’ensemble des approvisionnements en gaz (et pas seulement le GNL), la part américaine reste plus modérée, autour de 25 à 30%.

    “Personnellement… je pensais que les Européens auraient dû s’engager à acheter pour 1.000 milliard de dollars d’énergie, car il ne s’agissait pas seulement d’une promesse de leur part d’acheter cette énergie, mais d’un engagement de notre part de leur vendre cette énergie”, a estimé Andrew Puzder auprès du Financial Times.

    Or, l’accord conclu le 27 juillet à Turnberry prévoit que l’UE achète pour 750 milliards de dollars d’énergie américaine d’ici 2028, notamment du GNL, du pétrole et des technologies nucléaires civiles.

    Le monde qui bouge – L’Interview : Détroit d’Ormuz, l’Iran menace de tout fermer – 23/03

    6:52

    “S’ils [les États membres de l’UE] veulent survivre économiquement, ils ont besoin d’énergie, et nous pouvons la leur fournir. Nous aimerions avoir le genre de relation qui nous encourage à le faire”, a-t-il insisté.

    L’ambassadeur américain auprès de l’UE a qui plus est souligné qu’une réglementation imposant aux exportateurs vers l’Union européenne de déclarer leurs émissions de méthane avant le 1er janvier devrait être modifiée, car il serait impossible pour la plupart des producteurs américains de s’y conformer.

    Feu vert en commission

    Il n’empêche, côté européen, la ratification de l’accord a pris du retard pour plusieurs raisons. En premier lieu les menaces de Donald Trump d’envahir le Groenland, mais aussi sa défaite judiciaire après que la Cour suprême a invalidé la plupart des droits de douane imposés par le président américain depuis son retour au pouvoir début 2025.

    Ainsi, les européens n’ont donné leur feu vert à cet accord commercial en commission que le 19 mars alors que les eurodéputés auraient dû le voter en février.

    La commission a cependant demandé des éclaircissements sur les conséquences de la décision de la Cour suprême sur l’accord, et entendent conditionner la suppression des droits de douane de l’UE au respect des engagements américains. Ils ont d’une certaine manière introduit une clause de sauvegarde pour s’assurer que la taxation de la plupart des produits européens aux États-Unis ne dépassera pas 15%, comme Washington s’y est engagé l’an dernier. Et ce alors que la Maison blanche a ouvert la semaine dernière une série d’enquêtes commerciales, visant notamment l’UE, qui pourraient conduire à la mise en place de nouveaux droits de douane.

    Le texte doit désormais passer le cap de la séance plénière, programmée au Parlement européen jeudi 26 mars.

    Pour aller plus loin: “Même en 2022 ce n’était pas aussi brutal”: la fermeture du détroit d’Ormuz provoque un choc majeur dans la pétrochimie mondiale (et ça concerne 95% de nos produits du quotidien)

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  • Fabien Lecœuvre a le “visage gonflé et défiguré” après son altercation avec Stéphane Tapie dans Tout beau tout neuf – Télé-Loisirs

    Fabien Lecœuvre a le “visage gonflé et défiguré” après son altercation avec Stéphane Tapie dans Tout beau tout neuf – Télé-Loisirs

    Un incident sans précédent s’est produit sur le plateau de Tout beau, tout neuf pendant une pause publicitaire ce vendredi 20 mars en présence du public. Fabien Lecœuvre a reçu au moins “un coup de poing” de la part de Stéphane Tapie.

    Les deux chroniqueurs avaient eu un échange tendu quelques minutes plus tôt sur la vie privée du fils de Bernard Tapie, au terme duquel Fabien Lecœuvre a conclu que, s’il devait choisir parmi ses collègues, il ne partirait pas en vacances avec le quinquagénaire.

    Fabien Lecœuvre, diagnostiqué d’un traumatisme crânien après l’incident causé par Stéphane Tapie

    Réapparu à l’antenne de W9 pour évoquer la mort d’Isabelle Mergault, l’ami des stars a pourtant été sonné et aidé par plusieurs collègues pour se remettre sur pied, rapporte Le Parisien ce lundi 23 mars. Cyril Hanouna a congédié Stéphane Tapie qui fut directement dirigé vers la sortie du studio de tournage.

    Camouflée derrière du maquillage à la télé, l’ecchymose de Fabien Lecœuvre est aujourd’hui bien visible. Sa santé s’est drastiquement dégradée au cours du week-end. “Il a terminé sa chronique comme il a pu mais il n’était vraiment pas bien une fois l’adrénaline retombée”, précise tout d’abord son avocat Me Stéphane Loisy.

    Souffrant de “migraines violentes, vertiges et nausées” le lendemain des faits, Fabien Lecœuvre s’est rendu dans une clinique privée où il a été diagnostiqué d’un traumatisme crânien. Placé en observation jusqu’au mardi 24 mars, le chroniqueur people de 67 ans a des “risques d’hémorragie interne”, indique son représentant.

    Cyril Hanouna réagit à l’affaire et apporte son soutien total à Fabien Lecœuvre

    “Il a perdu connaissance après avoir reçu des coups très violents. Il a aujourd’hui le visage gonflé et défiguré”, relate la même source à nos confrères tout en affirmant qu’une plainte sera déposée dans la journée “avec constitution de partie civile, vraisemblablement”.

    L’avocat de Fabien Lecœuvre va “se coordonner avec les employeurs de Stéphane Tapie” et son client mais aussi “H2O (société de production de l’émission) et W9 qui “eux-mêmes ont des reproches à faire à Stéphane Tapie”.

    Dans l’après-midi dans son programme sur Fun Radio, Cyril Hanouna a d’ailleurs assuré : “On embrasse Fabien, on vous donnera des nouvelles ce soir, il va bien, je l’ai appelé, je l’ai eu tout le week-end, on l’aime. Il est en observation mais il va bien”.

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  • TACO or not TACO, Wall Street entre espoir et doutes après la nouvelle reculade de Trump

    TACO or not TACO, Wall Street entre espoir et doutes après la nouvelle reculade de Trump

    L’effet a été immédiat. Alors que les marchés américains s’apprêtaient à ouvrir en baisse ce lundi, confirmant une phase de correction depuis l’attaque de l’Iran par les États-Unis et Israël, les indices se sont finalement envolés à l’ouverture, et le prix du baril s’est effondré, après la décision de Donald Trump de suspendre les attaques contre les infrastructures iraniennes dans l’attente de l’ouverture de négociations.

    Qu’Israël souhaite poursuivre l’offensive et que le pouvoir iranien ait démenti la tenue prochaine de discussions sur le détroit d’Ormuz, qui assure 20 % de l’approvisionnement mondial de pétrole, rien n’y fait, les marchés parient à nouveau sur un effet TACO (« Trump always chickens out »), que l’on peut traduire par « Trump se dégonfle toujours ».

    L’expression que Trump déteste, mais qui rappelle que la Bourse est finalement son seul garde-fou, rythme les marchés depuis le fameux « jour de la libération » des tarifs douaniers du 2 avril dernier, qui avait secoué la planète finance. La stratégie TACO, le fameux « TACO trade », était donc de parier sur un rebond des marchés consécutif à un recul de Donald Trump sur ses déclarations ou initiatives, en particulier sur le terrain miné des tarifs douaniers. Et c’est cette stratégie qui a alimenté une succession de rebonds à Wall Street depuis un an.

    Doutes sur l’effet TACO

    Pourtant, ces derniers jours, les investisseurs commençaient sérieusement à douter de la pertinence du TACO trade. La nervosité est palpable et les marchés ont subitement accéléré leurs baisses, tant sur les actions que sur les obligations, à partir de la semaine dernière, alors même qu’ils avaient relativement bien absorbé le choc de l’attaque, déclenchée le 28 février, et la hausse de 50 % des prix du pétrole.

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  • Sur Disney+, la minisérie « Lucky Luke » donne à son héros une famille et des racines

    Sur Disney+, la minisérie « Lucky Luke » donne à son héros une famille et des racines

    DISNEY+ – À LA DEMANDE – MINISÉRIE

    Les grands héros sont fatigués, et c’est peut-être cette version d’eux qui s’avère la plus émouvante. Après le Zorro de Benjamin Charbit et Noé Debré, c’est une autre légende de l’Ouest qui fait l’objet d’une adaptation sérielle, cette fois-ci sous la plume de Mathieu Leblanc et Thomas Mansuy (Panda) – avec un même choix, celui de faire prendre au héros un peu d’âge et de lui ôter de sa superbe.

    Dans un décor épuré, fidèle à l’esprit de la BD, ce Lucky Luke-là traîne un petit blues de la quarantaine et nourrit quelques doutes sur son avenir, la faute à une morsure de serpent qui l’empêche, au début de la saison, de tirer plus vite que son ombre. C’est à cette occasion qu’une jeune fille intrépide, Louise (Billie Blain), lui sauve la mise au cours d’un duel, mais lui demande, à charge de revanche, de l’aider à retrouver sa mère mystérieusement disparue, alors que des desperados rôdent et qu’un renégat surnommé « La Foudre » sème la terreur dans cette région encore sauvage du Nouveau-Mexique.

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  • Au Blanc-Mesnil, la victoire surprise de Demba Traoré face à « l’extrême droite » de Thierry Meignen

    Au Blanc-Mesnil, la victoire surprise de Demba Traoré face à « l’extrême droite » de Thierry Meignen

    Au Blanc-Mesnil, les klaxons et La Marseillaise ont rempli les rues dimanche 22 mars. Cette ville de 60 000 habitants de la Seine-Saint-Denis a administré un spectaculaire revers au pouvoir en place, porté par une coalition majoritairement citoyenne. Vers 21 h 30, une foule se dirige vers la mairie allumée dans la nuit, bien gardée par des policiers municipaux, en scandant « Demba ! Demba ! ». Du haut de l’hôtel de ville, le nouveau maire, Demba Traoré, 40 ans, salue la foule. Il est entouré de ses deux colistiers, le communiste et ancien maire Didier Mignot et l’entrepreneur centriste Mohamed Chérif. Un attelage inédit formé par trois listes fusionnées pour battre Thierry Meignen, sénateur Les Républicains proche de Sarah Knafo, ancien maire de la ville (2014-2021), resté alors aux commandes malgré son mandat parlementaire et sa vie partagée entre sa chambre du Blanc-Mesnil et son appartement du 16e arrondissement de Paris.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Résultats des élections municipales 2026 au Blanc-Mesnil

    Demba Traoré, « un bon garçon », dixit Meignen, marié, né dans le quartier populaire des Tilleuls d’un père ouvrier et d’une mère au foyer venus du Sénégal, est ancien capitaine de l’équipe de football et acteur associatif de la ville, jusqu’alors manageur spécialiste de lutte contre le blanchiment chez BNP Paribas. Il a été propulsé, en deux petits mois, chef de file d’une liste citoyenne de centre gauche, sans parti, a supplanté l’opposition communiste au premier tour, puis s’est imposé comme le leader de la coalition avant de remporter l’élection avec 51,49 % des voix.

    A l'hôtel de ville, des habitants venus célébrer la victoire de Demba Traoré.
    Thierry Meignen, candidat battu, annonce les résultats et la victoire de Demba Traoré à l'hôtel de ville. Il déclare qu’il déposera un recours, puis disparaît très rapidement de la salle principale.
    A l'hôtel de ville, à l’annonce de la victoire de Demba Traoré.

    Vers 22 h 40, Thierry Meignen énonce les résultats sous l’œil de centaines de smartphones, ajoute qu’il formera un recours pour « irrégularités majeures » et quitte les lieux sous les huées, escorté par la police. « Au revoir ! », « Thierry prends tes affaires et rentre chez toi », entend-on dans l’assemblée. « Les “racailles” ont été propres, fair-play et ont gagné, se réjouit Demba Tall, 37 ans. Quand on ramène l’extrême droite d’Eric Zemmour au Blanc-Mesnil, on unit nos forces pour ne pas laisser ça à nos enfants et à nos parents. »

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  • Des barbelés, des obstacles anti-char et des militaires sur le qui-vive: pourquoi l’Estonie a soudain peur que Moscou mette un pied dans l’Otan en prenant la petite ville de Narva

    Des barbelés, des obstacles anti-char et des militaires sur le qui-vive: pourquoi l’Estonie a soudain peur que Moscou mette un pied dans l’Otan en prenant la petite ville de Narva

    Narva, petite ville estonienne posée à la frontière russe, est sous pression depuis plusieurs jours. Sur les réseaux sociaux, une campagne appelle à proclamer son indépendance. Un scénario qui rappelle de façon troublante les opérations de déstabilisation qui avaient précédé les interventions russes en Crimée et dans l’est de l’Ukraine.

    Les 55.000 habitants de Narva, à l’extrême est de la l’Estonie, peuvent voir la ville russe d’Ivangorod, juste de l’autre côté de la rivière. Un seul pont les sépare, le “pont de l’Amitié”, qui selon le chef régional des gardes frontières Estoniens porte désormais mal son nom:

    “Je reconnais que le nom est plutôt ironique compte tenu de la situation actuelle. Peut-être qu’il ne devrait pas y avoir de pont du tout. Narva est une ville estonienne. C’est notre ville, nous la protégerons au péril de nos vies.”

    Des comptes russes pronent une “République populaire de Narva”

    Des comptes russes sur Telegram ont fait émerger l’idée d’une “République populaire de Narva”, avec son drapeau, ses symboles, son identité politique.

    Sur la télévision d’État russe, un commentateur politique Dmitry Kulikov, figure bien connue de la propagande, appelle la Russie à s’emparer de la ville Estonienne de Narva:

    “Faut-il attaquer la Pologne? Non, quelque chose de plus simple d’abord. Par exemple, prenons Narva. Traversons le pont. C’est un pays de l’OTAN, mais rien ne se passera. C’est ainsi que nous briserons leur volonté. Nous devons briser leur volonté. Nous devons les vaincre politiquement. Narva est une bonne option.”

    Une frontière russo-Estonienne sous tension

    Aujourd’hui, l’Estonie a durci le ton. Ce “pont de l’amitié” est sécurisé. Barbelés, obstacles anti-char, présence renforcée, les autorités locales sont sur le qui-vive. Les gardes-frontières se disent prêts à défendre le territoire. Narva est devenue une ligne de front symbolique. Elle fait partie de ces régions russophones qui servent de pretexte au Kremlin pour revendiquer la souveraineté sur ses anciens satellites soviétiques.

    Après la Seconde Guerre mondiale, une importante population russe s’est installée dans la région de Narva, attirée par l’industrialisation soviétique. À l’indépendance de l’Estonie en 1991, cette population est restée. Aujourd’hui encore, la grande majorité des habitants parle russe et Moscou exploite cette situation.

    Crimée, Donbass: les mêmes narratifs russes

    Ce qui inquiète aujourd’hui, c’est la mécanique. Ce discours sur des populations russophones “opprimées” a déjà été utilisé par Moscou. C’était le cas en Crimée. C’était le cas dans le Donbass. À chaque fois, le narratif a précédé les invasions russes.

    Face aux tensions, les autorités estoniennes redoublent de vigilance. L’enseignement est progressivement basculé en estonien. Une partie des résidents russes a perdu son droit de vote aux élections municipales.

    Le message est clair. Le ministre des Affaires étrangères estonien Margus Tsahkna l’a rappelé fermement le 16 mars dernier:

    “Narva est et restera toujours une ville estonienne. Ces tentatives de semer la confusion et d’affaiblir la cohésion sociale sont courantes et bien connues.”

    L’Otan a renforcé sa présence sur le flanc oriental

    Depuis l’annexion de la Crimée en 2014, l’Alliance a renforcé sa présence sur son flanc Est. Un bataillon multinational dirigé par le Royaume-Uni est déployé en Estonie depuis 2017. Cette présence a été encore renforcée depuis la guerre en Ukraine. De son côté, l’Estonie prévoit l’ouverture d’une nouvelle base militaire à partir de 2027, avec plus de 200 soldats et des forces alliées.

    L’autre zone stratégique de la Baltique, c’est le corridor de Suwalki. Une bande de terre de 60 à 65 kilomètres qui relie l’enclave russe de Kaliningrad à la Biélorussie. Si ce corridor était coupé ou contrôlé par la Russie, les États baltes, Lituanie, Lettonie, Estonie, seraient isolés du reste de l’Europe. Lors de l’exercice militaire géant Zapad en 2025, mené par la Russie et la Biélorussie, la Pologne avait estimé que le Kremlin simulait précisément ce scénario d’une prise de controle du corridor de Suwalki.

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  • L’Iran fait peser une menace cataclysmique sur l’accès à l’eau douce des pays du Golfe

    L’Iran fait peser une menace cataclysmique sur l’accès à l’eau douce des pays du Golfe

    La mise hors service des sites de dessalement d’eau des pays du Golfe serait dramatique pour les habitants de la région désertique.

    Les quelque 9 millions d’habitants de Riyad devront-ils abandonner en urgence la capitale saoudienne brusquement privée d’eau ? À Doha, au Qatar, la population doit-elle redouter la mort ou des maladies par manque d’eau potable ?

    C’est la menace que brandit désormais Téhéran. Donald Trump a averti qu’il frapperait les centrales électriques iraniennes si le pays n’ouvrait pas le détroit d’Ormuz dans les 48 heures. L’Iran a riposté qu’il attaquerait alors les infrastructures énergétiques et « vitales » de la région, en particulier les installations de dessalement. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti sur X que ces infrastructures pourraient être « irrémédiablement détruites ».

    Quelques installations de dessalement ont déjà été touchées, sur l’île iranienne de Qechm près du détroit d’Ormuz, où le site a été visé par les États-Unis, affirme Téhéran ; et dans l’État insulaire de Bahreïn. Les dommages sont restreints, pour l’instant. Mais, l’envoi…

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  • Rodolphe Saadé : de Marseille à Paris, son empire très stratégique dans l’IA

    Rodolphe Saadé : de Marseille à Paris, son empire très stratégique dans l’IA

    Une vague géante. Trois fois plus haute que les autres. Depuis des siècles, ces “monstres” aquatiques peuplent les récits des marins. “On a longtemps cru à des légendes. Mais les technologies modernes prouvent que ce phénomène, appelé ‘vague scélérate’, existe bel et bien”, explique le commandant Emmanuel Delran, le directeur du centre de gestion de la flotte de CMA CGM. Scrutant un écran de la taille du mur, lui et ses collègues voient tout. Les 738 bateaux opérés par le groupe. Les phénomènes météo. Les alertes en temps réel. Une vigie high-tech qui guide les équipages de la compagnie. Ici, l’alerte Octopus signale non pas la présence d’un kraken mais celle d’un phénomène aussi dangereux : le roulis paramétrique. Il survient quand les vagues entrent en résonance avec le mouvement naturel d’un navire, chaque oscillation devenant plus violente que la précédente jusqu’à menacer sa stabilité. “Notre système permet de le détecter précocement et d’alerter l’équipage, qui effectue alors des manœuvres spécifiques afin de stopper ce cycle”, poursuit le commandant.

    Grâce à l’essor des constellations Internet basse orbite telles qu’Eutelsat ou Starlink, les bateaux reçoivent de plus en plus d’informations. Mais ils ne peuvent en traiter autant que des infrastructures terrestres. Le “Fleet Center” est perché au sommet de l’immense tour CMA CGM. Elle est légèrement moins haute que la Bonne Mère. Impensable de faire de l’ombre à Notre-Dame de la Garde, cette basilique marseillaise révérée par les marins. Devant les ordinateurs, la Méditerranée luit sous le soleil. A l’arrière, des serveurs croisent et analysent les flux de données. La mission principale du centre est d’établir un trajet qui protège l’équipage, le navire et les marchandises. Un cyclone menace de croiser la route du bateau ? Celle-ci est aussitôt recalculée. Puis optimisée, afin de réduire les émissions carbone. Le système analyse les courant porteurs. Et scanne les plannings des ports. Car un navire qui arrive trop tôt et ne trouve pas de place doit s’arrêter puis redémarrer, générant bien plus de CO2 qu’en modérant simplement sa vitesse.

    Après Bab-el-Mandeb, le détroit d’Ormuz

    Cette tour de contrôle constitue l’un des maillons d’un vaste écosystème technologique que le patron de CMA CGM, Rodolphe Saadé, bâtit patiemment. Et qui n’a rien d’une tocade. L’innovation métamorphose les marchés où l’armateur réalise 54,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel. La Chine l’a déjà compris. “À Shanghai, premier port mondial en volume, les terminaux sont désormais robotisés. Grues autonomes, véhicules sans conducteur et systèmes de chargement automatisés fonctionnent 24 heures sur 24”, souligne Adrien Thiébault, associé au cabinet Wavestone. Avec 10,6 % des parts de flotte mondiale, le chinois Cosco reste derrière le français CMA CGM (12,7 %), le danois Maersk (14,3 %) et le numéro un italo-suisse MSC (20,2 %). Mais le rival asiatique a plongé tête baissée dans le grand bain de l’IA. En 2025, il a dévoilé un grand modèle de langage (LLM) entraîné sur ses données internes.

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  • Après son départ de Grey’s Anatomy, cet acteur revient dans la série mais avec un rôle différent – Télé-Loisirs

    Après son départ de Grey’s Anatomy, cet acteur revient dans la série mais avec un rôle différent – Télé-Loisirs

    Avec 22 saisons à son actif, la série Grey’s Anatomy a vu passer bon nombre de comédiens. Parmi eux, il y a Jake Borelli qui jouait le Dr Levi Schmitt. Après avoir été au casting de la série entre 2017 et 2024, le comédien a fait ses adieux. Dans une interview accordée au site américain People, l’acteur a fait savoir qu’il n’avait pas vraiment eu envie de partir de Grey’s Anatomy.

    Mais deux ans après son départ, Jake Borelli va faire son grand retour dans Grey’s Anatomy. Mais si ce dernier revient, ce n’est pas le cas de son personnage, le Dr Levi Schmitt. Il se trouve que Jake Borelli est passé derrière la caméra pour la réalisation de son tout premier épisode de la série qui sera diffusé le 2 avril sur la chaîne américain ABC et le lendemain sur la plateforme Hulu.

    De quoi va parler l’épisode de Grey’s Anatomy réalisé par Jake Borelli ?

    Pour cette première réalisation, Jake Borelli suit un moment important pour Jo (Camilla Luddington). Sa dernière apparition dans Grey’s Anatomy était d’ailleurs à la fin de la saison 21 car Levin assistait au mariage de Jo et Link. Dans cet épisode intitulé Feel it Still en version originale, Josephine Wilson revient à Grey Sloan pour sa première journée complète après son congé maternité.

    De son côté, Owen s’occupe d’un cas personnel tandis que Bailey navigue entre les échelons de la hiérarchie hospitalière. Lorsque son départ de Grey’s Anatomy a été annoncé, Jake Borelli avait accordé un entretien à Deadline où il a parlé de sa formation pour devenir réalisateur.

    “Je suis Debbie Allen, notre productrice exécutive et réalisatrice, depuis plusieurs années… donc je me sens toujours pleinement intégré à cet univers. J’adorerais repasser devant la caméra, mais peut-être aussi en coulisses”, a-t-il confié.

    En plus de Grey’s Anatomy, Jake Borelli a réalisé un court métrage

    Après avoir suivi Debbie Allen pendant plus de trois ans sur le tournage pour apprendre le métier de la réalisation, Jake Borelli a fait ses débuts avec le court métrage Ignis qui sortira en salles très prochainement. Un film qui met en scène Camille, une jeune femme qui remet en question sa relation après avoir découvert que son fiancé aurait pris une pilule pour induire chimiquement l’amour.

    Au casting de ce court métrage, Jake Borelli a fait appel à Britt Baron (GLOW), Allen Leech (Downton Abbey) et Karan Soni (A Nice Indian Boy).

    Article écrit avec la collaboration de 6médias.

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