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  • TACO or not TACO, Wall Street entre espoir et doutes après la nouvelle reculade de Trump

    TACO or not TACO, Wall Street entre espoir et doutes après la nouvelle reculade de Trump

    L’effet a été immédiat. Alors que les marchés américains s’apprêtaient à ouvrir en baisse ce lundi, confirmant une phase de correction depuis l’attaque de l’Iran par les États-Unis et Israël, les indices se sont finalement envolés à l’ouverture, et le prix du baril s’est effondré, après la décision de Donald Trump de suspendre les attaques contre les infrastructures iraniennes dans l’attente de l’ouverture de négociations.

    Qu’Israël souhaite poursuivre l’offensive et que le pouvoir iranien ait démenti la tenue prochaine de discussions sur le détroit d’Ormuz, qui assure 20 % de l’approvisionnement mondial de pétrole, rien n’y fait, les marchés parient à nouveau sur un effet TACO (« Trump always chickens out »), que l’on peut traduire par « Trump se dégonfle toujours ».

    L’expression que Trump déteste, mais qui rappelle que la Bourse est finalement son seul garde-fou, rythme les marchés depuis le fameux « jour de la libération » des tarifs douaniers du 2 avril dernier, qui avait secoué la planète finance. La stratégie TACO, le fameux « TACO trade », était donc de parier sur un rebond des marchés consécutif à un recul de Donald Trump sur ses déclarations ou initiatives, en particulier sur le terrain miné des tarifs douaniers. Et c’est cette stratégie qui a alimenté une succession de rebonds à Wall Street depuis un an.

    Doutes sur l’effet TACO

    Pourtant, ces derniers jours, les investisseurs commençaient sérieusement à douter de la pertinence du TACO trade. La nervosité est palpable et les marchés ont subitement accéléré leurs baisses, tant sur les actions que sur les obligations, à partir de la semaine dernière, alors même qu’ils avaient relativement bien absorbé le choc de l’attaque, déclenchée le 28 février, et la hausse de 50 % des prix du pétrole.

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  • Sur Disney+, la minisérie « Lucky Luke » donne à son héros une famille et des racines

    Sur Disney+, la minisérie « Lucky Luke » donne à son héros une famille et des racines

    DISNEY+ – À LA DEMANDE – MINISÉRIE

    Les grands héros sont fatigués, et c’est peut-être cette version d’eux qui s’avère la plus émouvante. Après le Zorro de Benjamin Charbit et Noé Debré, c’est une autre légende de l’Ouest qui fait l’objet d’une adaptation sérielle, cette fois-ci sous la plume de Mathieu Leblanc et Thomas Mansuy (Panda) – avec un même choix, celui de faire prendre au héros un peu d’âge et de lui ôter de sa superbe.

    Dans un décor épuré, fidèle à l’esprit de la BD, ce Lucky Luke-là traîne un petit blues de la quarantaine et nourrit quelques doutes sur son avenir, la faute à une morsure de serpent qui l’empêche, au début de la saison, de tirer plus vite que son ombre. C’est à cette occasion qu’une jeune fille intrépide, Louise (Billie Blain), lui sauve la mise au cours d’un duel, mais lui demande, à charge de revanche, de l’aider à retrouver sa mère mystérieusement disparue, alors que des desperados rôdent et qu’un renégat surnommé « La Foudre » sème la terreur dans cette région encore sauvage du Nouveau-Mexique.

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  • Au Blanc-Mesnil, la victoire surprise de Demba Traoré face à « l’extrême droite » de Thierry Meignen

    Au Blanc-Mesnil, la victoire surprise de Demba Traoré face à « l’extrême droite » de Thierry Meignen

    Au Blanc-Mesnil, les klaxons et La Marseillaise ont rempli les rues dimanche 22 mars. Cette ville de 60 000 habitants de la Seine-Saint-Denis a administré un spectaculaire revers au pouvoir en place, porté par une coalition majoritairement citoyenne. Vers 21 h 30, une foule se dirige vers la mairie allumée dans la nuit, bien gardée par des policiers municipaux, en scandant « Demba ! Demba ! ». Du haut de l’hôtel de ville, le nouveau maire, Demba Traoré, 40 ans, salue la foule. Il est entouré de ses deux colistiers, le communiste et ancien maire Didier Mignot et l’entrepreneur centriste Mohamed Chérif. Un attelage inédit formé par trois listes fusionnées pour battre Thierry Meignen, sénateur Les Républicains proche de Sarah Knafo, ancien maire de la ville (2014-2021), resté alors aux commandes malgré son mandat parlementaire et sa vie partagée entre sa chambre du Blanc-Mesnil et son appartement du 16e arrondissement de Paris.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Résultats des élections municipales 2026 au Blanc-Mesnil

    Demba Traoré, « un bon garçon », dixit Meignen, marié, né dans le quartier populaire des Tilleuls d’un père ouvrier et d’une mère au foyer venus du Sénégal, est ancien capitaine de l’équipe de football et acteur associatif de la ville, jusqu’alors manageur spécialiste de lutte contre le blanchiment chez BNP Paribas. Il a été propulsé, en deux petits mois, chef de file d’une liste citoyenne de centre gauche, sans parti, a supplanté l’opposition communiste au premier tour, puis s’est imposé comme le leader de la coalition avant de remporter l’élection avec 51,49 % des voix.

    A l'hôtel de ville, des habitants venus célébrer la victoire de Demba Traoré.
    Thierry Meignen, candidat battu, annonce les résultats et la victoire de Demba Traoré à l'hôtel de ville. Il déclare qu’il déposera un recours, puis disparaît très rapidement de la salle principale.
    A l'hôtel de ville, à l’annonce de la victoire de Demba Traoré.

    Vers 22 h 40, Thierry Meignen énonce les résultats sous l’œil de centaines de smartphones, ajoute qu’il formera un recours pour « irrégularités majeures » et quitte les lieux sous les huées, escorté par la police. « Au revoir ! », « Thierry prends tes affaires et rentre chez toi », entend-on dans l’assemblée. « Les “racailles” ont été propres, fair-play et ont gagné, se réjouit Demba Tall, 37 ans. Quand on ramène l’extrême droite d’Eric Zemmour au Blanc-Mesnil, on unit nos forces pour ne pas laisser ça à nos enfants et à nos parents. »

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  • Des barbelés, des obstacles anti-char et des militaires sur le qui-vive: pourquoi l’Estonie a soudain peur que Moscou mette un pied dans l’Otan en prenant la petite ville de Narva

    Des barbelés, des obstacles anti-char et des militaires sur le qui-vive: pourquoi l’Estonie a soudain peur que Moscou mette un pied dans l’Otan en prenant la petite ville de Narva

    Narva, petite ville estonienne posée à la frontière russe, est sous pression depuis plusieurs jours. Sur les réseaux sociaux, une campagne appelle à proclamer son indépendance. Un scénario qui rappelle de façon troublante les opérations de déstabilisation qui avaient précédé les interventions russes en Crimée et dans l’est de l’Ukraine.

    Les 55.000 habitants de Narva, à l’extrême est de la l’Estonie, peuvent voir la ville russe d’Ivangorod, juste de l’autre côté de la rivière. Un seul pont les sépare, le “pont de l’Amitié”, qui selon le chef régional des gardes frontières Estoniens porte désormais mal son nom:

    “Je reconnais que le nom est plutôt ironique compte tenu de la situation actuelle. Peut-être qu’il ne devrait pas y avoir de pont du tout. Narva est une ville estonienne. C’est notre ville, nous la protégerons au péril de nos vies.”

    Des comptes russes pronent une “République populaire de Narva”

    Des comptes russes sur Telegram ont fait émerger l’idée d’une “République populaire de Narva”, avec son drapeau, ses symboles, son identité politique.

    Sur la télévision d’État russe, un commentateur politique Dmitry Kulikov, figure bien connue de la propagande, appelle la Russie à s’emparer de la ville Estonienne de Narva:

    “Faut-il attaquer la Pologne? Non, quelque chose de plus simple d’abord. Par exemple, prenons Narva. Traversons le pont. C’est un pays de l’OTAN, mais rien ne se passera. C’est ainsi que nous briserons leur volonté. Nous devons briser leur volonté. Nous devons les vaincre politiquement. Narva est une bonne option.”

    Une frontière russo-Estonienne sous tension

    Aujourd’hui, l’Estonie a durci le ton. Ce “pont de l’amitié” est sécurisé. Barbelés, obstacles anti-char, présence renforcée, les autorités locales sont sur le qui-vive. Les gardes-frontières se disent prêts à défendre le territoire. Narva est devenue une ligne de front symbolique. Elle fait partie de ces régions russophones qui servent de pretexte au Kremlin pour revendiquer la souveraineté sur ses anciens satellites soviétiques.

    Après la Seconde Guerre mondiale, une importante population russe s’est installée dans la région de Narva, attirée par l’industrialisation soviétique. À l’indépendance de l’Estonie en 1991, cette population est restée. Aujourd’hui encore, la grande majorité des habitants parle russe et Moscou exploite cette situation.

    Crimée, Donbass: les mêmes narratifs russes

    Ce qui inquiète aujourd’hui, c’est la mécanique. Ce discours sur des populations russophones “opprimées” a déjà été utilisé par Moscou. C’était le cas en Crimée. C’était le cas dans le Donbass. À chaque fois, le narratif a précédé les invasions russes.

    Face aux tensions, les autorités estoniennes redoublent de vigilance. L’enseignement est progressivement basculé en estonien. Une partie des résidents russes a perdu son droit de vote aux élections municipales.

    Le message est clair. Le ministre des Affaires étrangères estonien Margus Tsahkna l’a rappelé fermement le 16 mars dernier:

    “Narva est et restera toujours une ville estonienne. Ces tentatives de semer la confusion et d’affaiblir la cohésion sociale sont courantes et bien connues.”

    L’Otan a renforcé sa présence sur le flanc oriental

    Depuis l’annexion de la Crimée en 2014, l’Alliance a renforcé sa présence sur son flanc Est. Un bataillon multinational dirigé par le Royaume-Uni est déployé en Estonie depuis 2017. Cette présence a été encore renforcée depuis la guerre en Ukraine. De son côté, l’Estonie prévoit l’ouverture d’une nouvelle base militaire à partir de 2027, avec plus de 200 soldats et des forces alliées.

    L’autre zone stratégique de la Baltique, c’est le corridor de Suwalki. Une bande de terre de 60 à 65 kilomètres qui relie l’enclave russe de Kaliningrad à la Biélorussie. Si ce corridor était coupé ou contrôlé par la Russie, les États baltes, Lituanie, Lettonie, Estonie, seraient isolés du reste de l’Europe. Lors de l’exercice militaire géant Zapad en 2025, mené par la Russie et la Biélorussie, la Pologne avait estimé que le Kremlin simulait précisément ce scénario d’une prise de controle du corridor de Suwalki.

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  • L’Iran fait peser une menace cataclysmique sur l’accès à l’eau douce des pays du Golfe

    L’Iran fait peser une menace cataclysmique sur l’accès à l’eau douce des pays du Golfe

    La mise hors service des sites de dessalement d’eau des pays du Golfe serait dramatique pour les habitants de la région désertique.

    Les quelque 9 millions d’habitants de Riyad devront-ils abandonner en urgence la capitale saoudienne brusquement privée d’eau ? À Doha, au Qatar, la population doit-elle redouter la mort ou des maladies par manque d’eau potable ?

    C’est la menace que brandit désormais Téhéran. Donald Trump a averti qu’il frapperait les centrales électriques iraniennes si le pays n’ouvrait pas le détroit d’Ormuz dans les 48 heures. L’Iran a riposté qu’il attaquerait alors les infrastructures énergétiques et « vitales » de la région, en particulier les installations de dessalement. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti sur X que ces infrastructures pourraient être « irrémédiablement détruites ».

    Quelques installations de dessalement ont déjà été touchées, sur l’île iranienne de Qechm près du détroit d’Ormuz, où le site a été visé par les États-Unis, affirme Téhéran ; et dans l’État insulaire de Bahreïn. Les dommages sont restreints, pour l’instant. Mais, l’envoi…

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  • Rodolphe Saadé : de Marseille à Paris, son empire très stratégique dans l’IA

    Rodolphe Saadé : de Marseille à Paris, son empire très stratégique dans l’IA

    Une vague géante. Trois fois plus haute que les autres. Depuis des siècles, ces “monstres” aquatiques peuplent les récits des marins. “On a longtemps cru à des légendes. Mais les technologies modernes prouvent que ce phénomène, appelé ‘vague scélérate’, existe bel et bien”, explique le commandant Emmanuel Delran, le directeur du centre de gestion de la flotte de CMA CGM. Scrutant un écran de la taille du mur, lui et ses collègues voient tout. Les 738 bateaux opérés par le groupe. Les phénomènes météo. Les alertes en temps réel. Une vigie high-tech qui guide les équipages de la compagnie. Ici, l’alerte Octopus signale non pas la présence d’un kraken mais celle d’un phénomène aussi dangereux : le roulis paramétrique. Il survient quand les vagues entrent en résonance avec le mouvement naturel d’un navire, chaque oscillation devenant plus violente que la précédente jusqu’à menacer sa stabilité. “Notre système permet de le détecter précocement et d’alerter l’équipage, qui effectue alors des manœuvres spécifiques afin de stopper ce cycle”, poursuit le commandant.

    Grâce à l’essor des constellations Internet basse orbite telles qu’Eutelsat ou Starlink, les bateaux reçoivent de plus en plus d’informations. Mais ils ne peuvent en traiter autant que des infrastructures terrestres. Le “Fleet Center” est perché au sommet de l’immense tour CMA CGM. Elle est légèrement moins haute que la Bonne Mère. Impensable de faire de l’ombre à Notre-Dame de la Garde, cette basilique marseillaise révérée par les marins. Devant les ordinateurs, la Méditerranée luit sous le soleil. A l’arrière, des serveurs croisent et analysent les flux de données. La mission principale du centre est d’établir un trajet qui protège l’équipage, le navire et les marchandises. Un cyclone menace de croiser la route du bateau ? Celle-ci est aussitôt recalculée. Puis optimisée, afin de réduire les émissions carbone. Le système analyse les courant porteurs. Et scanne les plannings des ports. Car un navire qui arrive trop tôt et ne trouve pas de place doit s’arrêter puis redémarrer, générant bien plus de CO2 qu’en modérant simplement sa vitesse.

    Après Bab-el-Mandeb, le détroit d’Ormuz

    Cette tour de contrôle constitue l’un des maillons d’un vaste écosystème technologique que le patron de CMA CGM, Rodolphe Saadé, bâtit patiemment. Et qui n’a rien d’une tocade. L’innovation métamorphose les marchés où l’armateur réalise 54,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel. La Chine l’a déjà compris. “À Shanghai, premier port mondial en volume, les terminaux sont désormais robotisés. Grues autonomes, véhicules sans conducteur et systèmes de chargement automatisés fonctionnent 24 heures sur 24”, souligne Adrien Thiébault, associé au cabinet Wavestone. Avec 10,6 % des parts de flotte mondiale, le chinois Cosco reste derrière le français CMA CGM (12,7 %), le danois Maersk (14,3 %) et le numéro un italo-suisse MSC (20,2 %). Mais le rival asiatique a plongé tête baissée dans le grand bain de l’IA. En 2025, il a dévoilé un grand modèle de langage (LLM) entraîné sur ses données internes.

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  • Après son départ de Grey’s Anatomy, cet acteur revient dans la série mais avec un rôle différent – Télé-Loisirs

    Après son départ de Grey’s Anatomy, cet acteur revient dans la série mais avec un rôle différent – Télé-Loisirs

    Avec 22 saisons à son actif, la série Grey’s Anatomy a vu passer bon nombre de comédiens. Parmi eux, il y a Jake Borelli qui jouait le Dr Levi Schmitt. Après avoir été au casting de la série entre 2017 et 2024, le comédien a fait ses adieux. Dans une interview accordée au site américain People, l’acteur a fait savoir qu’il n’avait pas vraiment eu envie de partir de Grey’s Anatomy.

    Mais deux ans après son départ, Jake Borelli va faire son grand retour dans Grey’s Anatomy. Mais si ce dernier revient, ce n’est pas le cas de son personnage, le Dr Levi Schmitt. Il se trouve que Jake Borelli est passé derrière la caméra pour la réalisation de son tout premier épisode de la série qui sera diffusé le 2 avril sur la chaîne américain ABC et le lendemain sur la plateforme Hulu.

    De quoi va parler l’épisode de Grey’s Anatomy réalisé par Jake Borelli ?

    Pour cette première réalisation, Jake Borelli suit un moment important pour Jo (Camilla Luddington). Sa dernière apparition dans Grey’s Anatomy était d’ailleurs à la fin de la saison 21 car Levin assistait au mariage de Jo et Link. Dans cet épisode intitulé Feel it Still en version originale, Josephine Wilson revient à Grey Sloan pour sa première journée complète après son congé maternité.

    De son côté, Owen s’occupe d’un cas personnel tandis que Bailey navigue entre les échelons de la hiérarchie hospitalière. Lorsque son départ de Grey’s Anatomy a été annoncé, Jake Borelli avait accordé un entretien à Deadline où il a parlé de sa formation pour devenir réalisateur.

    “Je suis Debbie Allen, notre productrice exécutive et réalisatrice, depuis plusieurs années… donc je me sens toujours pleinement intégré à cet univers. J’adorerais repasser devant la caméra, mais peut-être aussi en coulisses”, a-t-il confié.

    En plus de Grey’s Anatomy, Jake Borelli a réalisé un court métrage

    Après avoir suivi Debbie Allen pendant plus de trois ans sur le tournage pour apprendre le métier de la réalisation, Jake Borelli a fait ses débuts avec le court métrage Ignis qui sortira en salles très prochainement. Un film qui met en scène Camille, une jeune femme qui remet en question sa relation après avoir découvert que son fiancé aurait pris une pilule pour induire chimiquement l’amour.

    Au casting de ce court métrage, Jake Borelli a fait appel à Britt Baron (GLOW), Allen Leech (Downton Abbey) et Karan Soni (A Nice Indian Boy).

    Article écrit avec la collaboration de 6médias.

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  • Agroalimentaire : le breton Bridor poursuit son internationalisation et s’offre l’espagnol Panamar

    Agroalimentaire : le breton Bridor poursuit son internationalisation et s’offre l’espagnol Panamar

    Depuis son rebond en Normandie pour y construire l’usine de production de viennoiseries qu’elle n’était pas parvenue à faire émerger à Liffré en Ille-et-Vilaine pour cause d’opposition environnementale, Bridor n’en finit pas d’afficher un appétit dévorant.

    Après avoir investi 167 millions d’euros pour monter et doubler la capacité du site de Falaise, la boulimique filiale du groupe breton Le Duff, spécialisée dans le pain et la viennoiserie industrielle, continue d’avancer ses pions sur tous les continents.

    Alors que la maison mère fête ses 50 ans cette année, elle a déjà dépensé la coquette somme d’un demi-milliard d’euros ces cinq dernières années et envisage d’avaler un autre concurrent. Si le rachat du groupe espagnol Panamar Bakery, entreprise de 2 600 collaborateurs et de 600 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2026, se concrétise, il représentera «  la plus importante acquisition de Bridor à ce jour » a annoncé le groupe Le Duff, lundi 23 janvier, après avoir conclu un accord de rachat.

    Le coût de l’opération n’a pas été divulgué mais la somme d’un milliard d’euros a été évoqué dans la presse.

    « En renforçant sa place d’acteur mondial dans la boulangerie viennoiserie premium, le groupe vise 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires avec ses différentes filiales Bridor (boulangerie), Gourming (plats cuisinés), ses enseignes de restauration  (Brioche Dorée, Del Arte, La Madeleine, et franchises) et l’immobilier », anticipe d’emblée le conglomérat fondé et présidé par Louis Le Duff.

    Entreprise familiale en pointe sur son marché (retail, hôtellerie, restauration), Panamar Bakery Group fabrique et distribue des produits de boulangerie surgelés produits sur onze sites en Espagne, notamment dans la région de Valence. Son cœur d’activité est porté par l’exportation de pain, de viennoiseries et de pâtisseries (1 200 références) dans plus de 20 pays.

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  • Un “prédateur sur le plan sexuel”: un policier jugé pour avoir violé deux fois une femme venue porter plainte pour violences conjugales

    Un “prédateur sur le plan sexuel”: un policier jugé pour avoir violé deux fois une femme venue porter plainte pour violences conjugales

    L’ancien policier est accusé d’avoir imposé une première fellation à une plaignante venue porter plainte pour violences conjugales, puis une seconde fois quelques jours plus tard. Son procès a commencé ce lundi 23 mars à la cour criminelle de Seine-et-Marne.

    Un policier est jugé à partir de lundi à la cour criminelle de Seine-et-Marne pour avoir violé à deux reprises, dans son bureau, une femme venue porter plainte pour violences conjugales, des faits qu’il reconnaît.

    Jean-Pierre D., 58 ans, est accusé d’avoir imposé, le 22 février 2023, une fellation à Armandina P., une Angolaise sans titre de séjour, venue porter plainte contre son conjoint pour violences conjugales.

    Quelques jours plus tard, Jean-Pierre D. la convoque à nouveau, et reproduit les faits. S’il a d’abord nié ces viols aggravés, pour lesquels il encourt 20 ans de prison, il les reconnait pleinement aujourd’hui.

    Crâne rasé et silhouette fine, il s’est longuement repenti, parfois de manière peu audible et avec des trémolos dans la voix, sur l’homme “dégueulasse” qu’il a été. “Je suis entièrement responsable de tout ça”, a-t-il reconnu, en présentant ses excuses à la victime: “C’est vous la victime, c’est pas moi”.

    Des excuses accueillies froidement par la victime qui a dénoncé des “larmes de crocodile”. “J’ai fait du mal. Je ne voulais pas le voir, je ne voulais même pas l’entendre”, a déclaré l’ancien policier, tremblant, pour expliquer ses premières dénégations.

    Condamné en 2010 pour exhibition sexuelle

    “Le problème dans ma vie avec les femmes, c’est pas les femmes, c’est moi”, a ajouté celui décrit par une ancienne compagne comme un “prédateur sur le plan sexuel” et qui a été condamné en 2010 pour exhibition sexuelle envers plusieurs factrices.

    Sa dernière compagne, visiblement encore bouleversée par les faits qui se sont produits alors qu’ils étaient encore en couple, l’a à l’inverse décrit comme quelqu’un de “tempéré”, “calme”, “doux” et “rassurant”, faisant dire au président de la cour que l’ancien policier ressemblait à un “docteur Jekyll et mister Hyde”.

    L’affaire Mazan aurait-elle pu être évitée?

    3:19

    La première matinée d’audience a été consacrée au passé de l’accusé, et notamment son enfance dans une famille vivant sous la “chape de béton” d’un père alcoolique et ultraviolent.

    Victime de viols entre ses 4 et 9 ans, par un frère ainé, puis à la préadolescence par un professeur de judo, Jean-Pierre D. a “toujours vécu dans (s)a plus tendre enfance avec la prédominance de la sexualité et de la violence”, a-t-il raconté.

    Jean-Pierre D. dit désormais avoir entamé un suivi pour ne “pas continuer à vivre comme ça” et pour qu’il n’y ait pas “d’autres madame P.”.

    3919: le numéro de téléphone pour les femmes victimes de violences

    Le “3919”, “Violence Femmes Info”, est le numéro national de référence pour les femmes victimes de violences (conjugales, sexuelles, psychologiques, harcèlement, mariages forcés, mutilations sexuelles…). C’est gratuit et anonyme. Il propose une écoute, informe et oriente vers des dispositifs d’accompagnement et de prise en charge. Ce numéro est géré par la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF).

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  • La mort d’Umberto Bossi, « le Sénateur » à l’origine de la Ligue du Nord et pilier de l’alliance des droites italiennes

    La mort d’Umberto Bossi, « le Sénateur » à l’origine de la Ligue du Nord et pilier de l’alliance des droites italiennes

    C’est un rituel qu’il a suivi pendant des années, été comme hiver, tant que sa santé le lui a permis. Deux à trois fois par semaine, vers 20 heures, dans le centre de Rome, Umberto Bossi venait s’asseoir seul à la terrasse d’un café de la place Navone, face à la splendide fontaine des Quatre-Fleuves, bâtie par Bernin. Là il commandait un Coca-Cola, allumait un cigarillo – un toscan – et goûtait un moment de tranquillité, au milieu des touristes. Le risque d’être dérangé était négligeable : ici, personne ou presque n’était italien, alors qui pouvait bien le reconnaître ?

    Cette petite habitude aurait quelque chose de dérisoire si elle n’était, en même temps, comme le résumé de toute une vie. Entré en politique pour combattre l’influence corruptrice de « Roma ladrona » (« Rome la voleuse ») et conquérir l’autonomie du nord du pays, cette Padanie mythifiée qui n’avait, selon lui, rien de méridional, le vieil homme avait fini par se rendre, conquis imperceptiblement, au fil du temps, par la douceur de la vie romaine et la profondeur infinie de ses beautés.

    Fondateur de la Ligue du Nord, parlementaire pendant plus de trois décennies et plusieurs fois ministre, Umberto Bossi était un pilier de la « deuxième république » italienne, ce système politique né dans les années 1990 sur les décombres de la démocratie chrétienne. Il est mort, jeudi 19 mars, à l’hôpital de Varèse (Lombardie), à l’âge de 84 ans. Affaibli par plusieurs attaques et discrédité par les affaires, il n’exerçait plus, depuis son départ de la direction de la Ligue du Nord, en 2012, qu’un vague magistère symbolique sur le parti désormais dirigé par Matteo Salvini et rebaptisé la Ligue.

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