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  • EN DIRECT, municipales 2026 : le maire socialiste de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, réclame la démission d’Olivier Faure ; Gabriel Attal veut étudier « les conditions d’un rassemblement » pour la présidentielle

    EN DIRECT, municipales 2026 : le maire socialiste de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, réclame la démission d’Olivier Faure ; Gabriel Attal veut étudier « les conditions d’un rassemblement » pour la présidentielle

    « Il y aura une candidature de la gauche réformiste à la présidentielle de 2027 », assure François Hollande

    François Hollande a assuré lundi soir qu’il y « aura[it] une candidature de la gauche réformiste » à l’élection présidentielle de 2027, au lendemain d’élections municipales marquées par la question des alliances entre le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI).

    « Il ne faut pas perdre son temps dans je ne sais quelle alliance, dans je ne sais quelle primaire », a déclaré au 20 heures de France 2 l’ancien président, critiquant ouvertement la stratégie du premier secrétaire du PS, Olivier Faure, favorable à une primaire de la gauche non mélenchoniste. Ce dernier avait par ailleurs dit « comprendre » les choix des candidats socialistes ayant décidé de s’allier avec LFI entre le premier et le second tour des municipales.

    M. Hollande a rappelé qu’il avait, lui, plaidé pour qu’il n’y ait pas d’alliance avec le parti de Jean-Luc Mélenchon lors de ces scrutins, « surtout quand La France insoumise était en tête ». « Il n’était pas concevable que des socialistes se mettent derrière La France insoumise à Toulouse et à Limoges », deux villes où les listes d’union ont enregistré des défaites, a-t-il estimé.

    Pour la présidentielle, « il faut qu’il y ait une candidature socialiste, sociale-démocrate, comme on voudra, c’est-à-dire avec le Parti socialiste, avec Place publique, avec la Convention [le mouvement de l’ancien premier ministre Bernard Cazeneuve], avec la société civile », a martelé François Hollande. « Tous ceux qui veulent qu’il y ait cette offre-là doivent présenter un candidat à l’élection présidentielle », a-t-il ajouté.

    Interrogé sur son intention d’être ou non lui-même ce candidat, M. Hollande a une fois de plus éludé, estimant que si cela devait être « une autre personne, ce sera[it] pour gagner l’élection présidentielle ».

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  • Slovénie : les recettes d’une réussite industrielle, par Alban Magro

    Slovénie : les recettes d’une réussite industrielle, par Alban Magro

    Il y a toujours un intérêt à aborder un ensemble dans le détail. Cette phrase prend tout son sens lorsque, face à une carte d’Europe, on observe de près un pays aussi discret que la Slovénie. Souvent réduite à une ancienne République de l’Est ou à une destination touristique autour du lac de Bled, cette petite nation de deux millions d’habitants constitue en réalité l’un des systèmes industriels les plus préservés d’Europe.

    Avant son indépendance, la Slovénie pouvait apparaître comme un simple wagon du train yougoslave, comptant pour seulement 10 % de sa population. En réalité, elle en était déjà la locomotive économique, représentant à la fin des années 1980 près d’un cinquième du PIB fédéral et environ un tiers des exportations. Cette tradition industrielle ne s’est pas dissipée après 1991 : elle s’est au contraire amplifiée.

    LIRE AUSSI : Pogacar et tant d’autres champions : les secrets de la Slovénie dévoilés par son ministre des Sports

    Fait largement méconnu, la Slovénie figure parmi les économies les plus industrialisées de l’Union européenne. Le secteur manufacturier représente environ 19 % du PIB, contre 14 % dans l’Union européenne et à peine 10 % en France. Il dépasse même les champions allemands et polonais, qui enregistrent respectivement 18 % et 16 %. Plus révélateur encore, près d’un tiers des actifs travaille dans l’industrie, soit plus du double de la France. Pour un pays qui s’interroge sur sa réindustrialisation, la Slovénie constitue ainsi un cas d’étude instructif, non parce qu’elle serait un modèle parfait, mais parce qu’elle permet d’identifier quelques mécanismes simples qui expliquent la solidité industrielle d’une économie, particulièrement dans un contexte de mise en danger du secteur en Europe. Autant de recettes qui dépassent la simple compétitivité du coût de la main-d’œuvre ou de la fiscalité, qui d’ailleurs sont loin d’être les plus attractifs de l’UE.

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  • Amputé des quatre membres et joueur professionnel de cornhole, un Américain de 27 ans inculpé pour meurtre

    Amputé des quatre membres et joueur professionnel de cornhole, un Américain de 27 ans inculpé pour meurtre

    Joueur professionnel de cornhole, un jeu d’adresse d’origine américaine, Dayton Webber a été arrêté aux États-Unis. Il est suspecté d’avoir tué Bradrick Wells en voiture suite à une dispute survenue dimanche 22 mars au soir.

    Premier quadruple amputé ayant participé à l’American Cornhole League, un jeu d’adresse dans lequel il faut lancer des petits sacs dans une cible, Dayton Webber est suspecté d’un meurtre survenu dans la soirée du dimanche 22 mars aux États-Unis.

    Au volant de son véhicule, l’Américain de 27 ans se serait disputé avec l’un de ses passagers, Bradrick Wells, installé à l’avant de l’habitacle. Visiblement excédé, Dayton Webber aurait “tiré et tué” ce même passager, alors que d’autres personnes étaient présentes dans la voiture, écrit The Guardian. Selon les autorités, tous se connaissaient “les uns les autres”.

    Les passagers ont prévenu la police

    Le champion de cornhole se serait ensuite arrêté à La Plata, ville du Missouri, et aurait demandé aux autres passagers de la voiture de l’aider à sortir le corps de la victime, ce qu’ils auraient refusé avant de fuir et d’appeler la police, a expliqué le shérif.

    Visé par un mandat d’arrêt national émis après l’alerte, Dayton Webber, lui, a continué sa course, avant d’être arrêté dans un hôpital de Virginie, “où le suspect aurait demandé un traitement à la suite d’un problème médical inconnu”, précise le quotidien britannique.

    Aux États-Unis, l’explosion des exécutions de détenus en 2025

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    Le corps retrouvé dans une résidence

    Quadruple amputé depuis l’âge de 10 ans à la suite d’une grave infection bactérienne, le sportif américain de 27 ans se serait vraisemblablement débarrassé du corps de Bradrick Wells, retrouvé dans une cour d’une résidence à Charlotte Hall, dans l’État fédéral du Maryland.

    “Interrogé sur le fait que Bradrick Wells ait été abattu avec une arme adaptée à une utilisation sans mains, un porte-parole du shérif a déclaré que cela restait inconnu”, relate encore The Guardian. Une perquisition de la voiture de Dayton Webber doit encore être menée pour essayer d’éclaircir les circonstances de ce meurtre.

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  • Prix du pétrole : pourquoi la filière française du recyclage plastique est fragilisée

    Prix du pétrole : pourquoi la filière française du recyclage plastique est fragilisée

    Le paradoxe est brutal : jamais l’Europe n’a autant investi dans le recyclage plastique, et pourtant les usines ferment. En sept ans, les capacités ont plus que doublé, passant de 6 à 13,5 millions de tonnes. Mais depuis 2022, la dynamique s’essouffle, et près de 10 % des capacités ont déjà disparu.

    En cause, la dépendance du marché du plastique recyclé au prix du pétrole. En 2021 et 2022, la crise énergétique a entraîné une flambée des cours, rendant le plastique recyclé plus compétitif pour les industriels qui en produisent.

    Mais, en 2023, le reflux du prix du pétrole a renchéri l’écart de coût avec le plastique vierge, redevenu moins cher et donc plus attractif que le recyclé. D’où une équation économique devenue, pour beaucoup d’acteurs, difficilement tenable. 

    A cela s’ajoute la chute des prix des résines vierges (plastique neuf issu du pétrole), qui tire les prix vers le bas.

    De l’autre, les importations de matières recyclées, notamment asiatiques, qui arrivent jusqu’à 30 % moins chères, souvent dans des conditions opaques. « Pour satisfaire aux obligations d’incorporation définies par la réglementation européenne, on va importer des recyclés faits hors d’Europe… C’est profondément absurde », dénonce Sébastien Petithuguenin, directeur général du groupe Paprec.

    Ce déséquilibre fragilise toute la chaîne de valeur. Alors même que les objectifs européens imposent davantage de contenu recyclé, la demande reste insuffisante pour absorber la production locale. « L’avenir de la plasturgie passe par le recyclage, mais il faut accepter que cela ait un coût », insiste-t-il.

    En filigrane, c’est aussi la question de la souveraineté industrielle européenne qui se pose, face à des concurrents bénéficiant de normes environnementales et sociales moins contraignantes. Malgré la flambée récente des cours du brut liée aux tensions au Moyen-Orient, les recycleurs redoutent un simple « effet d’aubaine » temporaire. L’enjeu, souligne Sébastien Petithuguenin, n’est pas une demande ponctuelle, mais bien « une demande stable et pérenne qui donne confiance aux industriels pour investir ».

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  • Jeanne (Star Academy) défend ardemment la tournée face aux critiques : “Faut pas s’arrêter à ce qui se dit sur les réseaux” – Télé-Loisirs

    Jeanne (Star Academy) défend ardemment la tournée face aux critiques : “Faut pas s’arrêter à ce qui se dit sur les réseaux” – Télé-Loisirs

    Fin février, les neuf élèves de la Star Academy retenus pour la tournée ont commencé à sillonner les routes de France dans le cadre de la tournée imaginée par Jonathan Jenvrin. Cependant, rapidement des spectateurs ont critiqué le show et l’ont comparé à “une kermesse” d’école. Par ailleurs, de nombreuses personnes ont également pointé du doigt des fausses notes de la part des élèves. De quoi décevoir.

    Jusqu’à maintenant, les académiciens étaient restés silencieux sur cette polémique, sauf Jeanne. La jeune femme – qui a déjà signé dans une grande maison de disques – était invitée sur NRJ Belgique lundi 23 mars. L’occasion pour elle d’évoquer ces critiques. “Jonathan a travaillé comme un fou. Il a fait un boulot de malade, il a mis en avant tout le monde”, défend-elle, “Franchement, il y a des tableaux de fou.”

    Jeanne (Star Academy) énervée de voir des critiques concernant la tournée

    Agacée par les remarques qui peuvent être lues sur Instagram, TikTok et Twitter, la complice de Léo ajoute : “Faut pas s’arrêter à ce qui se dit sur les réseaux”. Une brève explication qui lui permet de passer à autre chose rapidement et d’évoquer son actualité après la sortie de son single Respire fort – certifié Single d’or – : “Après, de la musique toute seule, j’espère”.

    Les élèves de la Star Academy s’éclatent sur scène malgré les remarques négatives

    Malgré les critiques qui ne sont pas justifiées pour les élèves, ces derniers – Jeanne, Léa, Ambre, Victor, Bastiaan, Sarah, Anouk, Mélissa et Théo – reconnaissent des ratés sur lesquels ils travaillent. “On s’améliore chaque fois un peu plus. On essaie d’ajuster des trucs, mais en tout cas, on se donne à fond. On kiffe avec vous”, a expliqué Léa dans l’un de ses vlogs.

    Entre voyages dans le tour bus, rencontres avec les fans et spectacles dans de grandes salles, les élèves de la Star Academy vivent un rêve éveillé. “J’ai encore du mal à réaliser tout ça”, a confié Léa la semaine dernière avant de remercier les équipes, “Jonathan Jenvrin, Fanny Delaigue et [les] incroyables danseurs et danseuses”.

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  • EN DIRECT, guerre en Ukraine : une attaque aérienne russe massive a fait quatre morts

    EN DIRECT, guerre en Ukraine : une attaque aérienne russe massive a fait quatre morts

    La Hongrie accusée d’informer la Russie ; Bruxelles exige des clarifications

    Ces informations ont suscité de vives réactions à Bruxelles, où de nombreux responsables restent très remontés, après un sommet jeudi lors duquel la Hongrie a bloqué un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, envahie par la Russie depuis le début de 2022.

    La Commission attend du gouvernement hongrois « qu’il apporte des clarifications nécessaires », a déclaré une porte-parole de l’exécutif européen, Anitta Hipper. « Une relation de confiance entre les Etats membres ainsi qu’entre eux et les institutions est fondamentale pour le bon fonctionnement de l’UE », a-t-elle insisté, lundi. Les allégations contre la Hongrie ont également été qualifiées de « très graves » par l’Allemagne.

    En campagne pour les législatives du 12 avril, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a dénoncé une « attaque grave » contre la Hongrie, évoquant, sans preuves, une mise sur écoute de son chef de la diplomatie, Peter Szijjarto.

    Le premier ministre polonais, Donald Tusk, a jugé que l’article du Washington Post « ne devrait surprendre personne. Nous le soupçonnons depuis longtemps ». C’est « l’une des raisons pour lesquelles je prends la parole uniquement lorsque c’est strictement nécessaire et que je ne dis que le strict nécessaire », a-t-il affirmé sur son compte X. Selon Politico, l’UE a décidé de restreindre l’accès de la Hongrie aux informations sensibles et privilégie des réunions en format réduit.

    Politico ajoute que l’accès du parti allemand d’extrême droite AfD à des documents confidentiels de l’UE suscite des inquiétudes quant à de possibles fuites vers la Russie. « Le problème, c’est que nous avons un parti, l’AfD, pour lequel il existe des soupçons fondés de fuites d’informations vers la Chine ou la Russie », a résumé le député écologiste Anton Hofreiter, président de la commission des affaires européennes du Bundestag, cité par la publication.

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  • Des négociations entre l’Iran et les Etats-Unis ? Donald Trump crée la confusion

    Des négociations entre l’Iran et les Etats-Unis ? Donald Trump crée la confusion

    Les choses ne sont pas toujours claires avec Donald Trump, il en a fait une marque de fabrique depuis son retour à la Maison-Blanche. Mais sur ses négociations avec l’Iran, elles sont même complètement floues, au point qu’il est difficile de démêler le vrai du faux. Après avoir menacé de détruire le réseau électrique du pays, le président américain a finalement fait marche arrière, lundi 23 mars, sur les réseaux sociaux, affirmant que des négociations avaient été engagées avec les autorités iraniennes, et faisant état d’”échanges très positifs et fructueux”.

    C’était sans compter sur le démenti de Téhéran, par la voix du président du Parlement iranien Mohammad-Bagher Ghalibaf sur X, qui a affirmé qu’”aucune négociation n’a eu lieu avec les États-Unis, et de fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont piégés”.

    Sauf que selon une enquête du New York Times, publiée lundi 23 mars, des négociations ont bien été entamées en coulisse. Les ministres des Affaires étrangères d’Égypte, de Turquie, d’Arabie saoudite et du Pakistan se sont réunis jeudi dernier à Riyad pour trouver une issue diplomatique à la crise en Iran. Selon le quotidien américain, les responsables du renseignement égyptien ont réussi à ouvrir un canal de discussion avec les Gardiens de la révolution et leur ont proposé d’arrêter les hostilités pendant cinq jours pour renforcer la confiance entre les parties.

    LIRE AUSSI : “Donald Trump a vu trop grand face à l’Iran” : l’analyse implacable du spécialiste Robert A. Pape

    Et selon Donald Trump, son gendre Jared Kushner et son envoyé spécial Steve Witkoff échangeraient directement avec un dirigeant iranien, dont il s’est gardé de dévoiler l’identité. Selon le New York Times, des responsables américains et iraniens ont confirmé que Steve Witkoff avait échangé avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.

    “Des points d’accord majeurs”, vraiment ?

    Côté iranien, les choses sont bien moins claires. Si les Iraniens ont, officiellement, nié l’existence de négociations, quatre responsables iraniens ont affirmé au New York Times que les échanges avec les Américains étaient essentiellement des sondages sur la manière de désamorcer le conflit et d’éviter une escalade. La volte-face de Donald Trump, lundi, serait intimement liée à ces négociations à huis clos qui auraient donné des motifs d’espoir aux Américains sur une résolution rapide. D’autant que le président américain et plusieurs de ses proches poussent désormais pour mettre fin au conflit, alors que le pays en subit les premières conséquences. Mais en assurant que Washington et Téhéran étaient parvenus à “des points d’accord majeurs”, comme il l’a fait lundi, Donald Trump surestime visiblement ces premiers contacts.

    Pour le moment, les deux parties avancent petit à petit leurs pions et leurs exigences pour stopper les hostilités. Les Iraniens demandent que les États-Unis et Israël s’engagent à ne plus lancer de nouvelles attaques et poussent pour être indemnisés des dommages subis pendant la guerre. Côté américain, Donald Trump souhaite que l’Iran suspende son programme nucléaire et renonce à son stock d’uranium enrichi.

    LIRE AUSSI : Des Marines pour débloquer le détroit d’Ormuz ? L’analyse percutante du vice-amiral John W. Miller

    La question du détroit d’Ormuz est également dans les esprits. Alors que sa fermeture provoque des retombées économiques sur le prix du pétrole et du gaz, les déclarations de Donald Trump ont déjà eu un impact sur les cours. Les pays arabes, qui sont les premiers touchés par ce conflit, ont demandé que le détroit d’Ormuz soit supervisé par un comité neutre, tandis que l’Iran demande à percevoir un droit de passage. Interrogé sur la situation du détroit, le président américain a affirmé qu’il sera ouvert “très bientôt” et sera “contrôlé conjointement”. Interrogé sur l’identité de ceux qui le contrôleraient, il n’a pas hésité : “Moi et l’ayatollah, quel que soit l’ayatollah”.

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  • Le Cameroun présente Taïwan comme une “province de Chine”: le pays asiatique refuse de participer à la prochaine réunion de l’OMC à Yaoundé

    Le Cameroun présente Taïwan comme une “province de Chine”: le pays asiatique refuse de participer à la prochaine réunion de l’OMC à Yaoundé

    En récupérant la qualification chinoise de l’île aux velléités indépendantistes, Yaoundé a vexé le ministère des Affaires étrangères taïwanais, qui a annoncé se retirer de la prochaine réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) organisée au Cameroun. Pékin dénonce des “manœuvres provocatrices”.

    Taïwan a annoncé mardi qu’il ne participerait pas, pour la première fois, à une importante réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) au Cameroun, mécontent de la dénomination utilisée par Yaoundé pour désigner l’île dans les documents de visa. Cette conférence ministérielle, organe décisionnel suprême de l’OMC, se tiendra du 26 au 29 mars à Yaoundé.

    Le ministère taïwanais des Affaires étrangères a déclaré avoir formulé une “vive protestation” auprès du Cameroun pour avoir appelé l’île “Taïwan, province de Chine” dans les documents remis à la délégation taïwanaise avant son départ.

    Un document remis avec des fautes d’ortographes

    Le Cameroun a ensuite accordé aux membres de la délégation une “exemption de visa”, mais ce nouveau document ne mentionnait pas leur nationalité, comportait des fautes d’orthographe dans certains noms anglais et identifiait la quasi-totalité des membres comme étant des femmes, a indiqué le ministère taïwanais dans un communiqué. Il a jugé que cela montrait que le pays hôte “n’avait aucune intention sincère de résoudre le problème”.

    “Le ministère des Affaires étrangères réaffirme que notre pays a adhéré à l’OMC en tant que ‘territoire douanier distinct’ non subordonné à aucun autre membre, et que notre droit égal à participer ne doit pas être bafoué”, a-t-il ajouté.

    La Chine considère Taïwan comme l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas encore réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle s’oppose ainsi à tout ce qui paraîtrait conférer à Taïwan, reconnu diplomatiquement par seulement une dizaine de pays dans le monde, le statut d’Etat indépendant.

    Pékin refuse que Taipei participe à des organisations ou événements internationaux sous les dénominations “Taïwan” ou “République de Chine” (le nom officiel du gouvernement taïwanais) et bloque toute tentative en ce sens. Taïwan a adhéré à l’OMC en 2002 sous le nom de “Territoire douanier distinct de Taïwan, Penghu, Kinmen, Matsu (Taipei Chinois)”.

    Pour la Chine, Taiwan est en train de se “couvrir de honte”

    La Chine entretient des relations particulièrement conflictuelles avec les autorités insulaires depuis une dizaine d’années et l’arrivée au pouvoir sur l’île du Parti démocrate progressiste, une formation politique aux positions traditionnellement indépendantistes.

    “La tentative des autorités du Parti démocrate progressiste de manipuler la question de la participation (à cette réunion de l’OMC) à des fins politiques est absolument méprisable”, a réagi mardi Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

    “Leurs manœuvres provocatrices visant à obtenir l’indépendance sont vouées à l’échec et ne feront que les couvrir de honte”, a-t-il dit lors d’un point presse régulier. L’OMC, elle, a refusé de commenter.

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  • EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : des bombardements d’infrastructures énergétiques en Iran signalés par l’agence de presse du pays ; en France, un conseil de défense prévu ce mardi

    EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : des bombardements d’infrastructures énergétiques en Iran signalés par l’agence de presse du pays ; en France, un conseil de défense prévu ce mardi

    Bonjour,

    Avec les revirements de Trump, comment le marché du pétrole fluctue-t-il ? Quels sont les intérêts américains dans cette crise?

    Cédric

    L’annonce du président américain hier, disant qu’il prolongeait de cinq jours son ultimatum avant des frappes prévues sur les infrastructures électriques iraniennes, a fait immédiatement chuter les cours du pétrole. Le baril de brent est passé en une seule journée de 108 dollars à 93 dollars, avant de se stabiliser autour de 100 dollars. Ce matin, il est reparti à la hausse, reprenant 2,86 %, à 102,80 dollars.

    La tension était montée au cours du week-end : Donald Trump avait donné samedi quarante-huit heures à l’Iran avant de bombarder les installations énergétiques du pays. Ce qui avait entraîné, en retour, des menaces iraniennes sur les infrastructures de la région. Les cours du pétrole et du gaz étaient fortement à la hausse dans les premiers échanges en Asie dimanche, avant que la dynamique s’inverse après la publication de son message, lundi. C’est la deuxième fois en quelques semaines que le schéma se répète : le 9 mars, le président américain avait soudainement assuré que la guerre était « presque terminée », après avoir fait planer la menace d’un conflit long. Mêmes causes, mêmes effets : le prix du baril avait fait le yoyo, enregistrant les plus fortes variations jamais observées en une journée.

    Ces revirements incessants ne convainquent pas grand monde dans le secteur de l’énergie, qui fait face à l’une des plus grandes crises de son histoire avec la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz. Patrons de multinationales et experts du secteur prédisent plutôt une aggravation de la situation dans les semaines à venir, comme le raconte notre correspondant à New York, Nicolas Chapuis, dans cet article :

    Le 12 mars, Donald Trump avait assuré sur son réseau, Truth social, qu’un prix élevé du baril profiterait aux Etats-Unis. Premier producteur de pétrole mondial, le pays est aujourd’hui quasi autosuffisant ; son industrie d’hydrocarbures bénéficie donc à plein de la situation dans le Golfe. Mais les Américains paient le prix fort à la pompe, sans compter l’effet plus général sur l’inflation. Sur cette question, nous vous conseillons la lecture de cet article :

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  • Mercosur, export, diversification : les banques au secours du secteur viticole

    Mercosur, export, diversification : les banques au secours du secteur viticole

    Dans la crise que subit le secteur viticole de plein fouet, les appellations ne subissent définitivement pas le même sort. « Le vin rouge souffre le plus », introduit François-Xavier Druart, directeur des filières affinitaires à la Caisse d’Épargne Côte d’Azur (CECAZ), en faisant la liste des plus touchés : les vins de Bordeaux, le Côtes du Rhône, les vins du Languedoc. Le rosé, qui représente environ 90% des vins de Provence, résiste bien, admet celui qui était directeur du centre d’affaires multi-marchés de la même banque.

    Pour autant, il est indéniable que les dynamiques de marché sont bousculées par la crise viticole qui sévit. Avec pour raisons, la baisse de la consommation de vin, les aléas climatiques, les bouleversements géopolitiques, l’incertitude économique et politique. « Jusqu’en 2024, sur les Côtes de Provence, nous étions sur un marché avec pas mal de transactions. De gros acteurs achetaient des domaines, le marché était assez actif et nous mettions en place des financements de long terme qui visaient à acquérir ces domaines », se remémore François-Xavier Druart. Mais depuis deux ans, force est de constater que la donne a changé. Moins de transactions, donc moins de financements de long terme. Pour autant, l’établissement bancaire l’assure, devant le vieillissement de la population, viendra le renouvellement de génération et dans son sillon, le financement de reprise des domaines. En attendant, ce sont des financements de courts et moyens termes qui sont favorisés, notamment des investissements matériels : modernisation des équipements, adaptation au climat et à l’environnement « pour que les viticulteurs montent en qualité sur la valeur environnementale de leur exploitation, 30% du vignoble des vins de Provence étant reconnue HVE (pour haute valeur environnementale, NDLR) », mais également le financement des activités de diversification. Enfin, les sujets de trésorerie classique qui incombent à ce secteur qui connaît peu de rentrées de trésorerie mais des charges sur la moitié de l’année, des vendanges de la fin de l’été à la vente au printemps. Un calendrier périodique que soutiennent les banques. « Nos encours de financement restent stables autour de 70 millions d’euros par an. Il y a un changement dans la typologie des financements, mais l’activité de financement ne s’est pas arrêtée », résume François-Xavier Druart.

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