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  • EDF : Bruxelles lance une enquête sur les aides françaises au nucléaire

    EDF : Bruxelles lance une enquête sur les aides françaises au nucléaire

    Les informations à retenir

    L’UE peut-elle stopper le plan nucléaire français ?

    • L’ouverture de l’enquête en avril pourrait décaler la mise en service du premier réacteur prévue en 2038.

    • Bruxelles craint qu’EDF, qui assure déjà 75 % de la production, ne verrouille le marché.

    • L’Autriche prépare des recours contre tout feu vert de la Commission.

    La Commission européenne devrait ouvrir une enquête le mois prochain sur les aides d’État accordées par la France à EDF, selon l’agence de presse Reuters. Cette décision fait suite à des craintes sérieuses sur le renforcement de la position dominante de l’électricien public. Paris a déposé l’an dernier une demande d’approbation pour soutenir la construction de six nouveaux réacteurs de type EPR2.

    La Commission devrait ouvrir une enquête le mois prochain

    Ce délai supplémentaire imposé par Bruxelles risque de retarder un calendrier industriel déjà tendu. Le dispositif de soutien repose sur un prêt public bonifié couvrant jusqu’à 60 % des coûts de construction. Un mécanisme de “contrats pour différence” sur l’électricité produite doit assurer le remboursement de ces sommes.

    Un monopole de 75 % dans le viseur de la concurrence

    Les régulateurs européens souhaitent disposer de temps pour examiner ce projet, l’un des plus grands chantiers publics français depuis des décennies. Bruxelles craint que ces six nouveaux réacteurs ne renforcent encore la part de marché d’EDF. Le groupe assure déjà plus de 75 % de la production nette d’électricité en France. Cette puissance inquiète les services de la concurrence.

    Ce projet pourrait consolider encore la position d’EDF, fausser la concurrence et empêcher de nouveaux acteurs d’entrer sur le marché.

    L’exécutif européen veut s’assurer que l’aide publique ne crée pas une barrière infranchissable pour les autres fournisseurs d’énergie. EDF et la Commission européenne ont refusé de commenter ces informations pour l’instant.

    Une dérive financière confirmée à 72,8 milliards d’euros

    Le coût du programme nucléaire ne cesse de croître. Fin 2025, EDF a révisé à la hausse le coût prévisionnel des six réacteurs. L’estimation atteint désormais un maximum de 72,8 milliards d’euros, contre 67,4 milliards en 2023. Ces chiffres, exprimés en euros de 2020, illustrent la complexité technique et financière de la filière EPR2.

    Cette inflation des coûts rend l’approbation de Bruxelles encore plus délicate. Chaque euro public injecté doit être justifié au regard des règles du marché unique. Le plan français vise à ajouter environ 10 gigawatts de capacités pour renouveler un parc vieillissant. La première mise en service reste officiellement fixée à 2038, mais l’ombre d’une enquête prolongée plane sur cette échéance.

    L’Autriche en embuscade juridique

    L’enquête de la Commission répond aussi à une nécessité de protection juridique. En bâtissant un dossier solide dès maintenant, Bruxelles espère limiter les risques de recours. Le gouvernement autrichien, opposé par principe au nucléaire, pourrait engager une action en justice contre un éventuel feu vert de l’UE.

    Vienne a déjà contesté des aides d’État pour des projets nucléaires en Hongrie et au Royaume-Uni. Un recours juridique victorieux devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) serait une catastrophe industrielle pour la France. La Commission veut donc s’assurer que ses conclusions sont inattaquables avant de valider le financement français.

    Les mécanismes de financement sous pression

    Le cœur de la discorde réside dans les « contrats pour différence » (CfD). Ce système garantit à EDF un prix de vente fixe pour son électricité. Si les prix de marché tombent sous ce seuil, l’État compense la différence. Si les prix s’envolent, l’électricien reverse le surplus à la collectivité. Ce modèle est perçu comme une aide d’État déguisée s’il n’est pas calibré avec précision.

    Le ministère français des Finances n’a pas répondu aux demandes de commentaires sur ces points techniques. La France plaide pour une souveraineté énergétique accrue et une décarbonation rapide grâce à l’atome. Pourtant, les règles de la concurrence européenne ne prévoient aucune exception automatique pour les objectifs climatiques.

    Un test pour la relation Paris-Bruxelles

    Ce dossier devient un test politique pour la Commission européenne. D’un côté, la France pousse pour une reconnaissance du nucléaire comme énergie de transition. De l’autre, des pays comme l’Allemagne ou l’Autriche défendent une vision strictement renouvelable. La décision d’ouvrir une enquête montre que l’exécutif européen refuse de céder aux pressions de Paris sans un examen minutieux des faits.

    Pour les investisseurs, cette incertitude est un signal d’alerte. Le financement de 73 milliards d’euros repose sur une stabilité réglementaire totale. Si Bruxelles impose des conditions drastiques, comme une ouverture forcée du capital d’EDF ou une cession d’actifs, la structure même du projet pourrait changer.

    L’horizon 2038 s’assombrit

    Le premier béton du premier réacteur EPR2 doit être coulé dans les prochaines années pour respecter la cible de 2038. Chaque mois d’enquête à Bruxelles est un mois de perdu pour les décisions d’investissement final (FID). EDF doit déjà gérer les retards accumulés sur le chantier de Flamanville 3, ce qui réduit sa marge d’erreur.

    La France doit désormais convaincre que son plan nucléaire ne tue pas la concurrence mais assure la stabilité du réseau européen. La bataille ne fait que commencer dans les couloirs de la direction générale de la Concurrence. L’issue de ce bras de fer déterminera la physionomie du marché de l’énergie pour les cinquante prochaines années.

    L’ouverture officielle de l’enquête attendue en avril 2026 marquera le début d’une période de haute tension diplomatique. La France devra justifier chaque milliard d’euros injecté devant des régulateurs qui craignent un retour au monopole d’État.

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  • Plus belle la vie en avance : Aurore et Raphaël sont hors de danger, Noémie est la nouvelle cible du tueur ! Le résumé de l’épisode 547 du mercredi 24 mars 2026 – Télé-Loisirs

    Plus belle la vie en avance : Aurore et Raphaël sont hors de danger, Noémie est la nouvelle cible du tueur ! Le résumé de l’épisode 547 du mercredi 24 mars 2026 – Télé-Loisirs

    Dans l’épisode de Plus belle la vie, encore plus belle du mercredi 25 mars 2026, déjà disponible sur TF1+, l’inquiétude règne au commissariat. Patrick n’a toujours pas de nouvelles de Noémie, Aurore et Raphaël ! Mais la nounou débarque alors avec les enfants. Ils ont été suivis par un individu, auquel ils ont échappé grâce à l’aide d’une fleuriste. Elle pense qu’il s’agit de Kevin Pelot !

    Boher se rend dans la cellule de Kassian. Il lui révèle que Pelot est soupçonné de semer la terreur au Mistral, mais le détenu pense qu’il agit pour le compte de quelqu’un d’autre. Le policier croit que le donneur d’ordres pourrait se cacher parmi les fans de Kassian. Boher lui tend alors une enveloppe qui contient des photos de sa mère. Mort d’inquiétude, Darius le supplie de la protéger.

    Plus belle la vie en avance : Noémie est au cœur d’un nouveau jeu dangereux !

    Au commissariat, Idriss et Boher ont eu accès à des images de vidéosurveillance et retracent la course-poursuite entre le tueur, Noémie et les enfants. Jean-Paul en est convaincu : il s’agit de Pelot, et l’élève a dépassé le maître. Il va placer la mère de Kassian sous protection policière.

    Mais une question se pose pour le policier : après ses échecs face à Apolline, puis Noémie, Aurore et Raphaël, et maintenant que la mère de Darius est hors d’atteinte, qui sera la prochaine cible de Pelot ?

    À la résidence, Steve s’inquiète pour Noémie. Il pense qu’elle a été piratée à travers un QR code en résolvant une énigme du jeu de Kassian. Elle prend ses mises en garde à la légère, même si Jules la prévient qu’il a fini en prison pour cette raison. Selon Noémie, il a été visé car il est journaliste, et c’est aux enfants que Pelot a voulu s’en prendre pour se venger des policiers, mais pas à elle !

    Boher retrouve Léa et la rassure : les enfants sont sains et saufs. Mais Pelot est toujours en cavale. La docteure doit partir au cabinet au moment où le policier reçoit un appel : Darius a reçu un nouveau colis ! Le policier rejoint Patrick et Idriss. Dans le paquet, ils trouvent un nouveau jeu de piste intitulé La disparition de Noémie Blomet ! La jeune femme court un grave danger !

    Plus belle la vie en avance : Louis est prêt à tout pour se défaire d’Audrey !

    Barbara retrouve Louis à sa sortie du psychiatre. Le médecin n’a pas d’explication quant à son changement de personnalité suite à sa greffe. Louis est frustré : il ne peut pas évoquer son passé, lui qui est un ancien voyou et qui a découvert l’identité de sa donneuse de façon illégale, ce qui complique la thérapie. Pour aller mieux, il veut reprendre le sport, ce que Barbara juge trop risqué.

    Plus tard, Louis confie à Barbara son nouveau projet. Pour se défaire d’Audrey, il veut se faire tatouer un phénix dans le dos, et ainsi, se réapproprier son corps. Une annonce qui laisse sa chérie dubitative, mais celui-ci a rendez-vous dans quelques heures !

    Lorsqu’il revient du tatoueur, Louis annonce à Barbara qu’il veut désormais se faire tatouer tout le dos ! Si cette dernière est de plus en plus perplexe, il s’agit en réalité d’une blague. Il a changé d’avis et ne s’est pas rendu à son rendez-vous. Il refuse de faire les choses en fonction d’Audrey, et, à présent, il veut simplement profiter de la vie avec sa compagne.

    Plus belle la vie en avance : Apolline s’inquiète pour Ulysse

    Devant le tribunal, Maître Bataille et Apolline se félicitent d’une victoire. Cependant, cette dernière est contrariée : elles ont récupéré un client d’Ulysse, qui est au plus mal. “Ce client est un lâche comme tous ceux qui quittent le navire Kepler en train de couler”, lance la jeune femme, louant la loyauté d’Ulysse. Mais l’avocate lui rappelle que ce dernier l’avait virée.

    Plus tard, Apolline retrouve Ulysse en plein déménagement de ses bureaux. Elle est au courant de ses difficultés et veut qu’il sache qu’elle n’est pour rien dans le départ de ses clients. Dans la foulée, elle confie à Vanessa qu’elle s’inquiète pour la santé d’Ulysse. Elle voudrait l’aider. Vanessa est catégorique : pour le faire aller mieux, il faudrait le mettre sur une grosse affaire.

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  • Alexis Pinturault, meilleur skieur français de l’ère moderne, a tiré sa révérence

    Alexis Pinturault, meilleur skieur français de l’ère moderne, a tiré sa révérence

    L’émotion d’Alexis Pinturault était intense, mardi 24 mars, dans la cabane de départ du slalom géant de Hafjell (Norvège). Après dix-sept ans au plus haut niveau, le double champion du monde de combiné alpin a chaussé ses skis une dernière fois, s’est concentré et a dessiné d’ultimes courbes entre les portes de l’Olympiabakken, la piste qui accueille les finales de la Coupe du monde, non loin de Lillehammer.

    Lire aussi | Alexis Pinturault, détenteur du plus grand palmarès du ski alpin français, annonce la fin de sa carrière

    Sur les terres de Norvège, pays de sa mère, « Pintu » a allumé du vert pour sa « der ». Une fois tous les concurrents passés, à l’issue de la deuxième manche, le Français a finalement signé le onzième temps d’une course remportée, pour l’anecdote, par le Brésilien Lucas Pinheiro Braathen, récent champion olympique à Milan-Cortina d’Ampezzo (Italie), qui décroche par la même occasion le petit globe de la spécialité.

    Alexis Pinturault avait annoncé se retirer du circuit il y a dix jours, dans sa station de Courchevel (Savoie), mettant un terme à plusieurs mois de spéculation sur la fin de sa carrière sportive. Sa non-sélection pour les Jeux olympiques (JO) de Milan-Cortina, en février, avait réduit à néant ses espoirs de disputer les JO pour leur retour dans les Alpes, en 2030.

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  • Au Mali, un journaliste condamné à deux ans de prison pour un article critiquant la junte au Niger

    Au Mali, un journaliste condamné à deux ans de prison pour un article critiquant la junte au Niger

    Un journaliste malien a été condamné, lundi 24 mars, à deux ans de prison ferme par un tribunal de Bamako pour avoir publié un article critiquant le chef de la junte au pouvoir au Niger, voisin, dans un contexte de rétrécissement des libertés dans ce pays dirigé d’une main de fer par des militaires.

    Youssouf Sissoko, chef de la publication du journal malien L’Alternance, a publié un article le 2 février reprochant au chef de la junte du Niger, Abdourahamane Tiani, d’avoir accusé la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin d’être impliqués dans une attaque contre l’aéroport de Niamey à la fin de janvier, revendiquée par le groupe Etat islamique.

    L’article, signé par un autre journaliste, accusait M. Tiani de mensonge et de faire du Niger, où une junte a pris le pouvoir en 2023 et s’est rapprochée de la Russie, un « laboratoire pour une expérimentation politique toxique ». M. Sissoko a été arrêté le 5 février et placé en détention pour « diffusion de fausses informations, atteinte à la réputation de l’Etat et insulte à l’égard d’un chef d’Etat étranger », avait fait savoir l’Association de la presse privée.

    Lire aussi | « Jeune Afrique » interdit au Mali pour « apologie du terrorisme » et « diffamation »

    Liberté de la presse

    Lundi, le tribunal du pôle national de lutte contre la cybercriminalité a condamné le journaliste à deux ans de prison ferme et au paiement d’un million de francs CFA (1 500 euros) de dommages et intérêts. « Le verdict n’est pas du tout en faveur de l’apaisement. Nous allons faire appel », a déclaré à l’Agence France-Presse Boubacar Yalkoué, président de l’Association des éditeurs de presse privée du Mali.

    Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, qui sont dirigés par des juntes issues de coups d’Etat commis entre 2020 et 2023, ont formé l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Ancienne puissance coloniale, la France entretient des relations glaciales avec les régimes militaires de l’AES, les trois pays ayant fait partir les troupes françaises de leur sol. Ces juntes sahéliennes ciblent régulièrement la France de leurs invectives.

    Le Mali occupe la 119e place sur 180 pays et territoires au classement 2025 de la liberté de la presse de Reporters sans frontières.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés L’Algérie s’efforce de restaurer son influence perdue au Sahel

    Le Monde avec AFP

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  • Bruno Tertrais : «Mal préparée sur tous les plans, sans voies de sortie évidentes, la guerre d’Iran de Donald Trump est sans queue ni tête»

    Bruno Tertrais : «Mal préparée sur tous les plans, sans voies de sortie évidentes, la guerre d’Iran de Donald Trump est sans queue ni tête»

    ENTRETIEN – Après la décision de Donald Trump de repousser à la fin de la semaine l’éventuelle destruction des infrastructures énergétiques iraniennes, le directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique estime que «les États-Unis sont beaucoup plus isolés qu’en 2003 contre l’Irak».

    Avec un parfum de déjà-vu, Donald Trump a annoncé lundi qu’il attendrait la fin de la semaine pour éventuellement mettre à exécution sa menace, proférée samedi dernier, d’«anéantir» les infrastructures énergétiques iraniennes. Il avait au départ laissé 48 heures à Téhéran. Le président américain a de même affirmé que «les États-Unis d’Amérique et l’Iran ont eu, ces deux derniers jours, des discussions très fructueuses et constructives en vue d’un règlement complet et définitif de nos hostilités au Moyen-Orient». Des allégations démenties par la République islamique.

    Pour Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche stratégique (FRS), ce revirement du président des États-Unis est à l’image de sa présidence et de la gestion du conflit en Iran, «brouillonne et peu réfléchie» et porte potentiellement atteinte à sa «crédibilité».


    LE FIGARO. – Samedi, Donald Trump menaçait l’Iran de détruire ses installations énergétiques s’il ne levait pas son blocage du détroit d’Ormuz…

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  • Libre-échange : ce que contient l’accord signé entre l’Union européenne et l’Australie

    Libre-échange : ce que contient l’accord signé entre l’Union européenne et l’Australie

    Et de trois. Après l’accord controversé conclu avec les pays du Mercosur, et le vaste partenariat noué fin janvier avec l’Inde, l’Union européenne a signé ce mardi 24 mars un accord commercial avec l’Australie, une annonce qui marque la conclusion de plusieurs années de négociations et qui intervient alors que les Vingt-Sept cherchent à diversifier leurs marchés d’exportation et à étendre leurs liens au-delà de leurs partenaires traditionnels.

    Cet accord reflète notamment la volonté de Bruxelles de s’affranchir de sa dépendance à l’égard de la Chine, en particulier en ce qui concerne les minerais critiques dont Pékin a limité les exportations. Il signale également l’importance grandissante accordée par l’UE à la région Indo-Pacifique, dans le sillage des accords commerciaux scellés ces derniers mois avec New Delhi mais aussi l’Indonésie.

    Les vins, les fruits et le chocolat européens exemptés de droits de douane

    Aux termes de l’accord commercial, les droits de douane australiens vont être supprimés pour la quasi-totalité des produits en provenance de l’UE, avec pour effet d’éliminer un milliard d’euros de taxes douanières par an pour les entreprises, a déclaré la Commission européenne. Aucune taxe douanière ne sera ainsi prélevée par l’Australie sur les vins, le champagne, les fruits, les légumes et le chocolat européens, et ce dès l’entrée en vigueur de l’accord, quand la suppression des surtaxes sera progressive pour d’autres produits comme le fromage.

    L’UE va de son côté autoriser des produits agricoles australiens à être importés dans le bloc sans droits de douane, ou avec des taxes douanières revues à la baisse, sur la base de quotas. Ainsi, pour le bœuf australien, 16 830 tonnes seront exemptées de droits de douane, et 13 770 tonnes – soit 45 % du volume total – seront taxées à 7,5 %. L’entrée de 25 000 tonnes de viande ovine et caprine australienne issue d’animaux nourris à l’herbe sera aussi autorisée, avec une mise en place progressive sur sept ans.

    LIRE AUSSI : “Le retard sur le Mercosur a déjà fait perdre 291 milliards d’euros à l’Europe” : le calcul choc de l’économiste Oscar Guinea

    Pour rassurer les agriculteurs, déjà vent debout contre l’entente nouée avec les pays latino-américains du Mercosur, la Commission a souligné que l’accord avec l’Australie comprendrait une clause de sauvegarde, distincte du texte principal, concernant les produits agroalimentaires sensibles. “Si un afflux soudain de produits venait à se produire, nous aurons les moyens de gérer cette situation”, a expliqué le commissaire européen au commerce, Maros Sefcovic.

    Les droits de douane sur les importations de minerais critiques, dont l’Australie dispose en quantité, seront par ailleurs réduits, a indiqué la Commission européenne, selon qui le marché sera de fait “beaucoup plus prévisible et stable”. L’acier, européen comme australien, ne sera en revanche pas concerné par les exemptions de droits de douane.

    Concernant l’automobile, les constructeurs européens bénéficieront du relèvement du seuil de la taxe australienne sur les voitures de luxe pour les véhicules électriques, qui permettra aux trois quarts de ces derniers d’en être exonérés.

    Huit ans de négociations

    Si “l’UE et l’Australie sont géographiquement éloignées, nous ne pourrions pas être plus proches s’agissant de notre façon de voir le monde”, a déclaré la présidente de l’exécutif européen Ursula von der Leyen à l’issue d’une rencontre à Canberra avec le Premier ministre australien Anthony Albanese.

    Commencées en 2018, les négociations entre Bruxelles et Canberra ont progressé lentement avant de s’accélérer dans le contexte des tensions commerciales mondiales, en particulier la politique de droits de douane des Etats-Unis. Elles s’étaient un temps retrouvées dans l’impasse, en 2023, principalement en raison de la question des quotas européens sur les importations de bœuf australien et des protections pour le secteur agricole.

    LIRE AUSSI : De l’Inde à l’Australie, la course aux nouveaux marchés de l’Europe

    L’an dernier, les entreprises européennes ont exporté quelque 35 milliards d’euros de produits vers l’Australie. La Commission européenne dit s’attendre à ce que cet accord commercial contribue à faire grimper ses exportations totales vers l’Australie de 33 % au cours des dix prochaines années.

    Outre ce volet économique, Bruxelles et Canberra ont également conclu un partenariat en matière de sécurité et de défense destiné notamment à renforcer leur “coordination sur des priorités stratégiques” et à accroître leur coopération sur la sécurité maritime, la cybersécurité et les ingérences étrangères. “Avec ces nouveaux partenariats dynamiques de sécurité et de défense, de même que le commerce, nous nous rapprochons encore plus l’une de l’autre”, a souligné Ursula von der Leyen.

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  • “Environ 250 personnes devront partir de manière contrainte”: le repreneur du verrier Arc annonce plus d’un tiers de licenciements secs sur les 700 suppressions de postes prévues

    “Environ 250 personnes devront partir de manière contrainte”: le repreneur du verrier Arc annonce plus d’un tiers de licenciements secs sur les 700 suppressions de postes prévues

    Le repreneur de l’entreprise, Timothée Durand, assure que ce redimensionnement du site d’Arc est nécessaire pour que l’entreprise redevienne “profitable très rapidement”.

    Il y aura environ 250 licenciements secs chez le verrier Arc, sur 700 suppressions de postes, a annoncé ce mardi son repreneur Timothée Durand lors d’un déplacement du ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin dans sa principale usine à Arques (Pas-de-Calais). “Environ 250 personnes devront partir de manière contrainte”, a déclaré Timothée Durand, dont le projet de reprise a été validé vendredi par le tribunal de commerce Tourcoing (Nord) et qui deviendra en avril le nouveau propriétaire et PDG du groupe.

    “C’est malheureux, et j’ai une vraie pensée pour ces personnes aujourd’hui”, a ajouté Timothée Durand lors d’un bref point presse aux côtés du ministre.

    Le reste des suppressions de postes se fera via des départs volontaires. Au total, les effectifs à Arques passeront de 3.500 à 2.700 salariés. Ce redimensionnement du site est nécessaire pour que l’entreprise redevienne “profitable très rapidement”, a de nouveau justifié Timothée Durand. Après cette phase de “stabilisation”, la deuxième étape de son plan passera par “beaucoup d’innovation pour monter en gamme progressivement et être plus compétitifs sur les marchés que nous visons”, a-t-il souligné.

    Une offre “courageuse et audacieuse”

    Sébastien Martin s’est félicité mardi que ce “fleuron industriel” ait trouvé un repreneur, qui plus est issu d’une famille de dirigeants emblématiques de ce groupe bicentenaire, prochainement rebaptisé “Verrerie Arc 1825”. Il a qualifié l’offre de Timothée Durand de “courageuse et audacieuse”. L’État est “aux côtés de tous les salariés” d’Arc non repris, a assuré le ministre, citant “une mission spéciale” mise en place par France Travail et un dispositif de “rebond industriel” pour aider les entreprises locales à accélérer leur développement, afin de créer des emplois.

    “Il y a déjà un peu plus de 110 emplois liés à des investissements industriels” qui ont été identifiés au niveau du bassin d’emploi local, a souligné Sébastien Martin.

    Arc, un des principaux producteurs mondiaux de verres pour les arts de la table, a été fragilisé par la flambée des coûts de l’énergie et de l’inflation, mais aussi l’intensification de la concurrence asiatique. Interrogé lundi, Frédéric Specque, délégué CGT chez Arc, estime cependant que tout n’a pas été fait pour maximiser le nombre de départs volontaires. Dans certaines catégories professionnelles dans l’usine, les demandes de départs volontaires excèdent le nombre de suppressions de postes prévues: “ça veut dire qu’on va faire rester des gens qui veulent partir” et à l’inverse, “on va faire partir des gens qui auraient voulu rester”, a déploré le syndicaliste.

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  • UE-Australie : une relation commerciale qui profite davantage aux Européens

    UE-Australie : une relation commerciale qui profite davantage aux Européens

    Huit ans. C’est le temps qu’il aura fallu à l’Union européenne et l’Australie pour négocier et aboutir à un accord de libre-échange. Il a été signé ce mardi à Canberra, la capitale du pays-continent, par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre australien, Antony Albanese. Il doit toutefois encore obtenir l’approbation du Conseil européen pour entrer en vigueur.

    L’objectif réciproque des deux partenaires à travers ce traité est simple : diversifier les débouchés de leurs exportations pour faire face aux pressions des États-Unis et de la Chine. L’UE s’attend à augmenter ses exportations vers l’Australie d’un tiers au cours de la prochaine décennie.

    Côté australien, l’exécutif estime que l’accord permettrait à l’Australie de gagner 10 milliards de dollars australiens (6,1 milliards d’euros) en termes d’échanges commerciaux.

    Des échanges qui profitent davantage à l’UE

    Actuellement, les Vingt-Sept sont le troisième partenaire commercial de l’Australie en ce qui concerne les échanges de biens, derrière la Chine et le Japon. Ils pourraient même chiper la place de deuxième grâce à cet accord et l’intensification attendue du commerce, selon le gouvernement australien.

    Dans le détail, les échanges de biens ont dépassé les 47 milliards d’euros en 2025, représentant 8,6 % du commerce australien. Les Européens sont davantage gagnants puisqu’ils ont envoyés pour près de 37 milliards d’euros de marchandises vers l’Australie. À l’inverse, ils ont importé pour 10 milliards d’euros. Parmi les principaux biens échangés : des machines, des produits chimiques, des équipements de transport et des minerais.

    La situation est quasiment similaire concernant les échanges de services. Ils ont représenté 42 milliards d’euros en 2024, dernières données disponibles. Répartis entre 31 milliards d’euros de services exportés par l’UE vers l’Australie, contre 11 milliards d’euros d’importations de services australiens. Ces échanges ont principalement concernés des services de télécommunications, d’informatique et d’information, des services professionnels, scientifiques et techniques, des services de voyage et des services de transport.

    Les échanges de biens et services entre l’UE et l’Australie avant l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

    La relation entre l’UE et l’Australie s’est fortement intensifiée au cours des dix dernières années. Les échanges de biens ont progressé de presque +50 % quand ceux des services ont bondi de +138 %, illustrant la volonté des deux parties d’accentuer leur partenariat.

    Et la France dans tout ça ?

    La France figure à la troisième marche du podium des partenaires les plus importants de l’Australie parmi les Vingt-Sept membres de l’UE.

    Plus globalement, l’Hexagone est le 15ème plus gros fournisseur de l’Australie en termes de biens, avec des exportations ayant atteint 4,1 milliards d’euros en 2024. Elle s’affiche en revanche comme son 23ème plus gros client, ayant importé pour 1,4 milliard d’euros de marchandises la même année.

    Du côté des services, les exportations de la France vers l’Australie se sont élevées à 2,6 milliards d’euros en 2024 et les importations à 1,2 milliard.

    Les entreprises européennes plébiscitent le sol australien

    Les relations commerciales entre l’UE et l’Australie ne s’arrêtent pas seulement aux échanges de biens et de services. Les Vingt-Sept sont, en outre, la deuxième source d’investissements directs étrangers (IDE) en Australie, après les États-Unis.

    Cela signifie que les entreprises européennes font partie de celles qui investissent le plus dans le pays-continent. Pays-Bas, Allemagne et France forment ainsi le « top 3 » des plus gros investisseurs de l’UE, selon les données de l’ambassade française.

    Au total, les investissements des entreprises européennes sur le sol australien ont représenté plus de 120 milliards d’euros en 2024.  Ils ont été particulièrement importants dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, les infrastructures, les transports et la fabrication avancée.

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  • Connemara : Quelles sont les différences entre le film d’Alex Lutz et le livre de Nicolas Mathieu ? – Télé-Loisirs

    Connemara : Quelles sont les différences entre le film d’Alex Lutz et le livre de Nicolas Mathieu ? – Télé-Loisirs

    Après Leurs enfants après eux, c’est au tour d’un autre roman de Nicolas Mathieu, Connemara, d’être porté à l’écran. Alex Lutz, réalisateur d’Une nuit (2023), relève le défi d’adapter près des 400 pages de l’oeuvre en un film de deux heures. Si le titre a bien un lien avec la célèbre chanson de Michel Sardou, l’intrigue est tout autre.

    Dans la lignée de Partir un jour, le long-métrage raconte la rencontre inattendue entre Hélène (Mélanie Thierry), une quadragénaire en burn-out revenue s’installer dans les Vosges, sa région natale, et Christophe (Bastien Bouillon), le beau hockeyeur des années lycée. Une liaison, qu’elle n’avait pas vu venir, naît et est mise à l’épreuve par leurs différences de classe sociale.

    Alex Lutz livre un portrait plus féminin

    L’adaptation n’a pas été facile pour Alex Lutz, qui voulait trouver le bon équilibre pour ne pas faire une simple transposition linéaire du roman de Nicolas Mathieu, tout en évitant une réinvention totale. En refusant de choisir un personnage principal, le cinéaste s’est d’abord senti perdu.

    “Je savais confusément que je devais d’abord me battre avec un portrait parallèle entre Hélène et Christophe”, explique-t-il dans le dossier de presse du film. Il s’est alors donné la liberté de s’écarter du roman en ratissant le récit et en se demandant “si je retire ça, est-ce que l’édifice se casse la gueule ?”

    La principale différence avec le livre réside ainsi dans son choix de dresser un portrait plus féminin. “J’ai lâché cette obsession de rester toujours avec mes deux personnages. Il faut toujours choisir une énergie, une destinée, et ce fut celle d’Hélène”, confie-t-il.

    Pour le réalisateur, ce n’est pas un hasard si le roman s’ouvre sur une phrase d’Hélène : “C’est avec elle qu’on entrait dans l’histoire, donc il fallait en sortir par la même porte, la sienne.”

    Alex Lutz “moins impressionné” par Connemara que par Leurs enfants après eux

    Alex Lutz, admirateur du talent d’écriture de Nicolas Mathieu, envisage initialement d’adapter Leurs enfants après eux. Mais les droits sont déjà acquis par Ludovic et Zoran Boukherma. Quatre ans plus tard, le réalisateur découvre Connemara et retrouve l’ADN de l’auteur. En un rendez-vous, Nicolas Mathieu lui accorde les droits.

    Cependant, le cinéaste avoue avoir été moins touché par Connemara que par Leurs enfants après eux, et avoir eu moins de “visions immédiates de l’adaptation, surtout avec cette histoire, centrale, de liaison entre Hélène et Christophe.” Finalement, cette distance s’est avérée bénéfique : “Moins impressionné par le livre, j’allais pouvoir trouver ma place de scénariste et de réalisateur.”

    Alex Lutz sur le tournage de Connemara.  Christophe Brachet

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  • A Tyr, dans le sud du Liban, des civils pris au piège après la destruction de ponts par Israël

    A Tyr, dans le sud du Liban, des civils pris au piège après la destruction de ponts par Israël

    L’autoroute n’est soudainement plus que poussière, pierraille et amas de ferraille. C’est au bout d’une longue descente, dans le fond d’une vallée, que le gris du bitume, teinté par la terre ocre des champs, vire au rouge au moment de franchir le fleuve Litani. Sur plusieurs dizaines de mètres, un gouffre sépare les deux portions de la chaussée. A ses abords se dégage l’odeur âcre d’une couche d’asphalte fondu qui colle aux pieds.

    A 80 kilomètres au sud de Beyrouth, le pont de Qasmiyeh, situé sur la voie rapide reliant la région de Tyr au reste du Liban, a été détruit, dimanche 22 mars, par deux bombardements israéliens. Enjambant le cours d’eau aux eaux sombres, ce lieu de passage, qui a de nouveau été attaqué dans l’après-midi de lundi, servait aux Libanais souhaitant fuir les bombardements israéliens à remonter vers le nord et, en sens inverse, à ravitailler les villes et les villages de la région.

    Il ne reste désormais plus qu’une seule voie d’accès pour relier la capitale à la ville de Tyr, située à 20 kilomètres de la frontière avec Israël : la vieille route côtière, que l’on rejoint après avoir serpenté à travers des champs de bananiers.

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