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  • Donald Trump met la Corée du Sud sous pression, d’Ormuz à la DMZ

    Donald Trump met la Corée du Sud sous pression, d’Ormuz à la DMZ

    RÉCIT – Washington appelle Séoul, son alliée, à patrouiller dans le détroit d’Ormuz, tout en redéployant des systèmes antimissiles de la péninsule vers le Moyen-Orient.

    Donald Trump revient à la charge dans le détroit d’Ormuz. Avant même d’imposer un nouvel ultimatum à l’Iran, le président américain a appelé une nouvelle fois les pays alliés d’Europe et d’Asie, tout comme la Chine, à sécuriser le passage maritime névralgique verrouillé par les gardiens de la révolution, le 20 mars.

    « Nous n’utilisons pas le détroit. L’Europe en a besoin. La Corée, le Japon, la Chine et beaucoup d’autres. Ils vont devoir s’impliquer un peu plus », a déclaré Trump à des journalistes, usant d’un ton plus conciliant que plus tôt dans la semaine, mais tout aussi déterminé. Et d’appeler en particulier ses alliés d’Asie du Nord-Est, le Japon et la Corée du Sud, fortement dépendants du pétrole en provenance du Golfe, à participer à une périlleuse opération de police navale à la merci des gardiens de la révolution. Respectivement 80 % et 60 % des besoins en hydrocarbure de la troisième et de la quatrième économies d’Asie proviennent du Moyen-Orient.

    Dépendance au protecteur américain

    Un nouveau coup de pression…

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  • Annexer le sud du Liban ? Ces ministres israéliens qui poussent pour repousser les frontières

    Annexer le sud du Liban ? Ces ministres israéliens qui poussent pour repousser les frontières

    Israël lance-t-il l’annexion du sud du Liban ? L’armée israélienne va occuper une “zone de sécurité” dans le sud du Liban s’étendant de la frontière jusqu’au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord, a annoncé mardi 24 mars le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. C’est la première fois, depuis la reprise des affrontements entre Israël et le Hezbollah libanais le 2 mars, que l’Etat hébreu énonce aussi clairement sa volonté de s’emparer de ce territoire représentant près d’un dixième de la superficie du Liban.

    Israël Katz avait déjà averti le gouvernement libanais qu’il risquait de perdre des territoires s’il échouait à désarmer le Hezbollah. Le groupe armé chiite a réagi en affirmant qu’il se battrait pour empêcher les troupes israéliennes d’occuper le sud du Liban, qualifiant une telle initiative de “menace existentielle” pour l’État libanais. Hassan Fadlallah, député du Hezbollah, a déclaré que toute occupation israélienne au sud du Litani se heurterait à une résistance. “Nous n’avons d’autre choix que de faire face à cette agression et de nous accrocher à notre terre”, a-t-il dit à Reuters.

    LIRE AUSSI : Le Liban est déjà le grand perdant de la guerre en Iran

    Le Liban a été entraîné dans le conflit régional le 2 mars, lorsque le Hezbollah libanais, allié du régime iranien, a tiré des missiles contre Israël, en réponse à l’attaque israélo-américaine en Iran. Depuis, Israël a depuis ordonné à tous les habitants de quitter la zone située au sud du fleuve Litani, qu’il bombarde sans relâche en arguant qu’il s’agit d’un bastion du Hezbollah. Selon les autorités libanaises, les frappes aériennes et terrestres israéliennes ont fait plus de 1 000 morts et plus d’un million de personnes ont été chassées de leurs foyers, après des ordres d’évacuation visant de vastes portions du pays. Alors que le droit international interdit généralement aux forces armées d’attaquer les infrastructures civiles, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a critiqué les actions d’Israël au Liban, notamment le recours à des ordres d’évacuation généralisés.

    Depuis le 13 mars, l’armée israélienne a détruit cinq ponts sur le Litani, dont, le week-end dernier, le pont principal reliant le sud du Liban au reste du pays, place forte du Hezbollah. Elle multiplie en parallèle les démolitions de maisons dans les villages proches de la frontière israélienne. Mardi, lors d’une réunion avec le chef d’état-major de Tsahal, le ministre israélien de la Défense a déclaré que l’armée allait “contrôler les autres ponts et la zone de sécurité jusqu’au Litani” afin de créer un “tampon défensif”.

    “La nouvelle frontière israélienne doit être le Litani”

    Lundi, le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, avait déjà appelé à l’annexion du sud du Liban jusqu’au fleuve Litani. La campagne militaire au Liban “doit se terminer par une réalité totalement différente, aussi bien [en ce qui concerne] le Hezbollah que par la modification des frontières d’Israël”, a déclaré Bezalel Smotrich lors d’une émission de radio. “Je le dis ici clairement (…), dans chaque pièce et dans chaque discussion également : la nouvelle frontière israélienne doit être le Litani”, a insisté le ministre des Finances, dont les propos vont régulièrement au-delà de la politique officielle israélienne.

    Les déclarations de Bezalel Smotrich ont eu un fort écho au Liban, alors que le pays tente de sortir d’un cycle d’invasions et d’occupations menées par l’Etat hébreu depuis des décennies. Les forces israéliennes ont lancé des assauts répétés contre le Liban depuis 1978 et ont occupé le sud du pays de 1982 à 2000. Des propos qui ne surprennent guère de la part de ce ministre des Finances, qui a déjà appelé à plusieurs reprises Israël à annexer d’autres territoires, notamment celui qu’il contrôle actuellement dans la bande de Gaza.

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  • Antoine Griezmann rejoindra le club américain d’Orlando City en juillet

    Antoine Griezmann rejoindra le club américain d’Orlando City en juillet

    Le repos a été actif. Antoine Griezmann, 35 ans, a profité de la trêve internationale pour finaliser son transfert outre-Atlantique dans un club de la Major League Soccer (MLS) nord-américaine, Orlando City (Floride). L’attaquant français s’est engagé jusqu’en 2028, avec en option une année supplémentaire, a annoncé le club floridien sur ses réseaux sociaux, mardi 24 mars. L’ancien international français débutera dès le mois de juillet.

    En attendant de s’installer cet été aux Etats-Unis, où il séjourne régulièrement pour assister à des matchs de NBA, Antoine Griezmann aura une fin de saison bien chargée. Il disputera d’abord les quarts de finale de la Ligue des champions face au FC Barcelone – où il a officié deux saisons dans l’ombre de Lionel Messi –, les 8 et 14 avril. Puis la finale de la Copa del Rey (« coupe du roi »), le 18 avril, contre la Real Sociedad – le club qui l’a formé.

    Auteur de 14 buts et de 4 passes décisives cette saison, le gaucher reste important pour son club, même s’il n’a pas commencé tous les matchs. « Griezmann fait la différence, a estimé son entraîneur, l’Argentin Diego Simeone, en conférence de presse début mars. Quand il est bien, c’est un joueur très important, et j’espère qu’il continuera de nous régaler avec tout ce qu’il peut apporter. »

    Un club en reconstruction

    Meilleur buteur de l’histoire de l’Atlético de Madrid, avec 211 réalisations, Antoine Griezmann totalise près de 500 apparitions en dix saisons sous le maillot rouge et blanc. Avec les Colchoneros – les « matelassiers » –, il a remporté une Ligue Europa (2018), une Supercoupe d’Espagne (2014) et une Supercoupe d’Europe (2018). Mais un titre majeur lui a jusqu’ici échappé. En 2016, l’Atlético s’était incliné en finale de la Ligue des champions aux tirs au but face au rival et voisin du Real Madrid.

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    Orlando City, propriétés des frères Wilf – milliardaires de l’immobilier –, occupe actuellement la 13e place de la conférence Est, avec une victoire contre quatre défaites depuis que la saison a débuté en février. Le club est en phase de reconstruction, avec l’arrivée du coach argentin Martin Perelman qui doit diriger un effectif de jeunes joueurs (25 ans en moyenne). Au-delà de son efficacité offensive, l’expérience et le leadership de l’attaquant de 35 ans seront bienvenues.

    L’ancien vice-capitaine de l’équipe de France (137 sélections, 44 buts, 30 passes décisives), et champion du monde en 2018, a pris sa retraite internationale en septembre 2024. La franchise avait déjà accueilli en 2014 le brésilien Kaka, Ballon d’or 2007 et champion du monde (2002), et plus récemment l’international portugais Nani (2019-2021).

    Lire le portrait | Article réservé à nos abonnés France-Azerbaïdjan : avec Michael Olise, les Bleus tiennent peut-être le digne successeur d’Antoine Griezmann

    Son arrivée s’inscrit dans la lignée de celles de David Beckham, de Lionel Messi ou, plus récemment, de Thomas Müller et de Son Heung-min, dans le championnat américain : autant de recrutements par lesquels la MLS, fondée en 1993, tente de progresser sur la scène internationale.

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  • Pour la première fois Moscou a du vendre de l’or: alors que son offensive de printemps est un carnage, la Russie cherche des moyens pour financer sa guerre (et le regain du pétrole n’y suffit pas)

    Pour la première fois Moscou a du vendre de l’or: alors que son offensive de printemps est un carnage, la Russie cherche des moyens pour financer sa guerre (et le regain du pétrole n’y suffit pas)

    Plus de 6.000 soldats russes blessés ou tués en 4 jours. L’offensive russe de Printemps a bel et bien commencé. Des centaines d’attaques du 17 au 20 mars, avec un bilan humain lourd, et une défense ukrainienne qui semble tenir, malgré des assauts d’une rare intensité. Ce mardi l’Ukraine a connu l’une de pires attaques de drones russes en plein jour. Un conflit qui dure depuis plus de 4 ans, et dont l’effort de guerre a considérablement deterioré l’économie russe.

    Entre le 17 et le 20 mars, les forces russes ont lancé 619 attaques, selon l’Institute for the Study of War.

    Une intensification brutale des combats qui marque le début de l’offensive de printemps. Mais derrière cette montée en puissance, le coût est colossal: 6.090 morts et blessés en quatre jours, soit plus de 1.500 pertes par jour, selon le chef d’état-major ukrainien Oleksander Syrski.

    Pour avancer, Moscou a profité d’une météo dégradée (brouillard, faible visibilité) afin de réduire l’efficacité des drones ukrainiens. Une opportunité tactique… au prix d’assauts extrêmement meurtriers. Pour les stratèges ukrainiens, ce rythme est tout simplement insoutenable: la Russie peine déjà à recruter, et un tel niveau de pertes fragilise sa capacité à tenir dans la durée.

    L’Institute for the Study of War le dit clairement: Moscou peut encore grignoter du terrain, mais au prix d’une stratégie d’usure qui pourrait finir par se retourner contre elle.

    Le jackpot énergétique russe masque une économie en trompe l’oeil

    Sur le plan économique, la guerre au Moyen-Orient offre à Vladimir Poutine une bouffée d’oxygène: la hausse des prix du pétrole, combinée à un allègement temporaire des sanctions américaines, lui rapporte entre 150 et 200 millions de dollars supplémentaires par jour, soit plusieurs milliards sur le début de l’année 2026. Mais derrière ce coup de pouce financier, on observe une économie russe en trompe l’oeil. Poutine lui-même reconnaît que le PIB russe a reculé de 2,1% sur un an en janvier par rapport à l’année dernière, avec une inflation autour de 6% et un chômage artificiellement bas à 2,2% qui traduit une pénurie de main-d’œuvre liée à la guerre.

    Selon le média russe d’oppositon meduza, pour la première fois depuis 2015, la Russie a dû puiser dans ses réserves d’or.

    Les réserves d’or, exprimées en onces, sont en baisse pour le deuxième mois consécutif, rapporte l’agence TASS. Au 1er janvier 2026, elles s’élevaient à 74,8 millions d’onces troy. Le 1er février, elles avaient diminué de 300.000 onces troy et le 1er mars, de 200.000 onces troy supplémentaires.

    Et l’ironie est cruelle: la même crise au Moyen-Orient qui gonfle les recettes pétrolières fait pression sur les prix de l’or, réduisant la valeur de ce dernier matelas financier. Derrière l’image d’une économie qui résiste, le Kremlin gère en réalité une équation de plus en plus instable: des revenus en hausse… mais des coûts de guerre qui les dépassent.

    L’Ukraine face au risque de désengagement sécuritaire américain

    La question de la garantie sécuritaire américaine sur le front ukrainien est dans tous les esprits. Donald Trump concentrait déjà de plus en plus ses forces loin de l’Europe, en indo-pacifique. Et désormais, il se focalise sur le détroit d’Ormuz, où la situation ne se déroule pas comme prévu. Un conflit iranien qui coûte cher, qui mobilise des hommes et du matériel. Son ministre de la Défense, Pete Hegseth, réclame déjà une rallonge massive: 200 milliards de dollars supplémentaires. Le signal est clair : les priorités américaines sont en train de bouger.

    Et le calendrier électoral américain risque de décevoir encore plus les attentes en Ukraine. À l’approche des midterms, le soutien à Kiev devient un sujet de fracture.

    Déjà en février 2024, le sénateur républicain du Missouri Josh Hawley ne cachait pas sa colère contre les milliards dépensés en Ukraine:

    Les responsables s’adressent aux habitants du Kentucky, du Tennessee, de l’Alaska, du Nouveau-Mexique, de l’Arizona, de l’Utah, du Texas… Et ils leur disent : peu importe que vous ayez été empoisonnés. Nous n’avons pas un centime pour vous. En revanche, pour l’Ukraine, l’argent est illimité. Nous allons reconstruire les frontières de l’Ukraine… Mais pour vous, il n’y a rien.

    Ce discours gagne du terrain, et installe l’idée que la priorité américaine n’est plus en Europe. Cette idée est même devenue une doctrine.

    Le désengagement sécuritaire américain sur le continent est désormais assumé dans la revue stratégique de Défense publiée en janvier dernier par le Pentagone. Autrement dit: derrière l’Ukraine, c’est toute l’architecture de sécurité européenne qui est amené à se remodeler.

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  • Stellantis redémarre en Europe grâce à ses petites voitures, mais la route est encore longue

    Stellantis redémarre en Europe grâce à ses petites voitures, mais la route est encore longue

    Stellantis est le seul constructeur, hormis les groupes chinois, à accroître ses ventes et sa pénétration en Europe (Grande-Bretagne, Suisse, et Norvège comprises). Sur les deux premiers mois de 2026, le groupe franco-italo-américain a accru ses immatriculations de 8,2 %. La marque Citroën progresse de 11,7 %, Opel-Vauxhall de 21 % et Fiat de 36,9 %, d’après les statistiques de l’Acea (Association des constructeurs européens) publiées ce mardi. Dans le même temps, le groupe Volkswagen reculait de 1,1 %, BMW de 5,6 %, Toyota de 7,2 %, le coréen Hyundai-Kia de 8,4 % et Renault (avec Dacia) de 14,7 % ! Dans ce contexte, la part de marché de Stellantis remonte à 17,3 %. Elle atteint 17,9 % en incluant la marque chinoise Leapmotor, dont le groupe contrôle 51 % des activités internationales. Stellantis, traditionnel second du continent, n’avait pas été proche à ce point du leader européen Volkswagen (26,4 %) depuis longtemps.

    Citroën profite de la pleine cadence des petites Citroën C3 (à partir de 15 990 euros) produites à Trnava (Slovaquie). Lancés en 2024 après une gestation tumultueuse en Inde, ces véhicules ont eu des débuts commerciaux difficiles. La firme a tardé à résoudre les différents bugs dont ils souffraient. Le site a donc eu beaucoup de mal à accroître ses rythmes de fabrication. Il a préféré se concentrer sur la résolution des problèmes de qualité. Mais tout semble enfin rentré dans l’ordre et les véhicules commandés sont enfin livrés. Chez Fiat, la croissance s’explique aussi par l’arrivée de nouveaux petits modèles. Commercialisée l’an dernier et produite à Kragujevac (Serbie), la Grande Panda (à partir de 16 400 euros) commence à s’imposer, surtout en Italie. Là aussi, les débuts ont été plus lents que prévu. La voiture apparaissait bien chère par rapport à l’ancienne Panda qu’elle était censée remplacer.

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  • EN DIRECT, guerre en Ukraine : « Plus de 400 drones russes » lancés contre l’Ukraine mardi, soit la pire attaque en plein jour depuis le début du conflit, selon l’armée de l’air ukrainienne

    EN DIRECT, guerre en Ukraine : « Plus de 400 drones russes » lancés contre l’Ukraine mardi, soit la pire attaque en plein jour depuis le début du conflit, selon l’armée de l’air ukrainienne

    La Hongrie accusée d’informer la Russie ; Bruxelles exige des clarifications

    Ces informations ont suscité de vives réactions à Bruxelles, où de nombreux responsables restent très remontés, après un sommet jeudi lors duquel la Hongrie a bloqué un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, envahie par la Russie depuis le début de 2022.

    La Commission attend du gouvernement hongrois « qu’il apporte des clarifications nécessaires », a déclaré une porte-parole de l’exécutif européen, Anitta Hipper. « Une relation de confiance entre les Etats membres ainsi qu’entre eux et les institutions est fondamentale pour le bon fonctionnement de l’UE », a-t-elle insisté, lundi. Les allégations contre la Hongrie ont également été qualifiées de « très graves » par l’Allemagne.

    En campagne pour les législatives du 12 avril, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a dénoncé une « attaque grave » contre la Hongrie, évoquant, sans preuves, une mise sur écoute de son chef de la diplomatie, Peter Szijjarto.

    Le premier ministre polonais, Donald Tusk, a jugé que l’article du Washington Post « ne devrait surprendre personne. Nous le soupçonnons depuis longtemps ». C’est « l’une des raisons pour lesquelles je prends la parole uniquement lorsque c’est strictement nécessaire et que je ne dis que le strict nécessaire », a-t-il affirmé sur son compte X. Selon Politico, l’UE a décidé de restreindre l’accès de la Hongrie aux informations sensibles et privilégie des réunions en format réduit.

    Politico ajoute que l’accès du parti allemand d’extrême droite AfD à des documents confidentiels de l’UE suscite des inquiétudes quant à de possibles fuites vers la Russie. « Le problème, c’est que nous avons un parti, l’AfD, pour lequel il existe des soupçons fondés de fuites d’informations vers la Chine ou la Russie », a résumé le député écologiste Anton Hofreiter, président de la commission des affaires européennes du Bundestag, cité par la publication.

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  • Après l’attaque contre des ambulances de la communauté juive, le Royaume-Uni s’alarme d’une flambée de l’antisémitisme

    Après l’attaque contre des ambulances de la communauté juive, le Royaume-Uni s’alarme d’une flambée de l’antisémitisme

    Sur fond d’hostilité croissante, la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood estime que les Juifs britanniques vivent dans la peur et sont contraints de dissimuler leur foi.

    L’odieux incendie d’ambulances de la communauté juive de Londres vient raviver les craintes d’une montée de l’antisémitisme dans le royaume. L’unité antiterroriste de la police de Londres, chargée de l’enquête, a qualifié l’attaque de « crime de haine antisémite ». Et la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood a reconnu que ce « crime odieux » forçait la Grande-Bretagne à reconnaître que les Juifs vivaient dans la peur et étaient contraints de dissimuler leur foi.

    L’incendie a détruit quatre ambulances de la Jewish Community Ambulance, une association juive nommée Hatzola et gérant un service d’urgence bénévole, dans la nuit de dimanche à lundi. L’attaque s’est produite dans le quartier de Golders Green, dans le nord-ouest de Londres, où vit une importante communauté juive. Les enquêteurs sont à la recherche de « trois suspects », qu’une vidéo montre, cagoulés, entrer dans le parking jouxtant une synagogue. Le grand rabbin Ephraim Mirvis a condamné une « attaque particulièrement…

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  • “Un guerrier Maga” : qui est Markwayne Mullin, le nouveau secrétaire à la Sécurité intérieure nommé par Donald Trump ?

    “Un guerrier Maga” : qui est Markwayne Mullin, le nouveau secrétaire à la Sécurité intérieure nommé par Donald Trump ?

    C’est un choix qui fait d’ores et déjà débat. Ce lundi 23 mars, Markwayne Mullin a été confirmé au poste de secrétaire à la Sécurité intérieure du gouvernement Trump, après un vote favorable du Sénat américain – 54 voix pour, 46 contre. Le sénateur républicain de l’Oklahoma depuis 2023, âgé de 48 ans, prend ainsi la direction d’un ministère paralysé depuis plus d’un mois par un blocage budgétaire, les démocrates refusant d’en valider le financement sans réformes majeures de l’ICE, la police de l’immigration placée sous son autorité.

    Lors de son audition de confirmation au Sénat, Markwayne Mullin a expliqué qu’il chercherait à calmer les polémiques autour du département, tout en poursuivant les objectifs de Donald Trump, qu’il qualifie d’”ami”, en matière d’immigration. “Mon objectif est que les gens comprennent que nous sommes là, que nous les protégeons et que nous travaillons avec eux”, a-t-il notamment déclaré. Et si Mullin n’a pas dit vouloir abandonner l’objectif de la Maison-Blanche d’arrêter 3 000 migrants par jour, celui-ci semble vouloir prendre ses distances avec certaines méthodes controversées, indiquant par exemple que les agents n’entreraient plus dans des domiciles sans mandat judiciaire. Une inflexion qui révèle la nouvelle stratégie du président américain, conscient que ce sujet est politiquement délicat à l’approche des élections de mi-mandat.

    Un “guerrier Maga”

    Décrit par Donald Trump comme un “guerrier Maga”, Markwayne Mullin défend mordicus la politique menée par le président américain depuis son premier mandat. Par le passé, celui qui est le seul Amérindien élu au Sénat a soutenu de nombreuses initiatives au Congrès visant à renforcer les restrictions à l’avortement, mais aussi défendu l’achèvement du mur frontalier entre les États-Unis et le Mexique pour empêcher l’arrivée de migrants, ou encore la “One Big Beautiful Bill Act” que le Congrès a adoptée l’an dernier, fournissant des financements supplémentaires pour le contrôle de l’immigration.

    LIRE AUSSI : “Donald Trump a vu trop grand face à l’Iran” : l’analyse implacable du spécialiste Robert A. Pape

    “Il existe toute une industrie qui s’est mise en place pour faire venir ici des femmes enceintes dans leur dernier mois de grossesse afin qu’elles accouchent ici. Elles viennent avec un visa touristique et ont un enfant afin que celui-ci puisse obtenir la nationalité américaine”, avait-t-il déclaré à ce sujet, en juin 2025. Mullin s’est également constamment opposé à la participation des femmes transgenres aux compétitions sportives féminines, un thème cher à Donald Trump, qui s’est fait le chantre de la lutte contre le wokisme.

    Autre similitude avec le président américain : ses coups d’éclat. Lors d’un épisode devenu viral en 2023 et largement diffusé à l’échelle internationale, Mullin s’est brusquement levé pendant une audition de la commission de la santé du Sénat pour provoquer le président des Teamsters (NDLR : un grand syndicat américain), Sean O’Brien, en l’invitant à se lever et à se battre. Il reprenait alors un message publié par O’Brien sur X à son sujet, le qualifiant de “clown” et de “fraude”, tout en l’enjoignant d’abandonner son attitude de dur lors des auditions. “C’est le moment et l’endroit. Si vous voulez continuer à parler, on peut régler ça ici, comme deux adultes consentants”, avait répliqué Mullin, avant d’être rappelé à l’ordre par le sénateur Bernie Sanders, qui présidait la séance.

    Un désaccord sur l’assaut du Capitole

    Plus récemment, après la mort de Renee Good, le 7 janvier, tuée par le tir d’un agent de la police fédérale de l’immigration, Markwayne Mullin avait déclaré que le policier “n’avait pas d’autre choix” que de “riposter”, malgré les images du drame montrant que la mère de famille cherchait à fuir les forces de l’ordre, et non à les percuter. Des propos qu’il n’a d’ailleurs pas retirés lors de son audition de confirmation au Sénat.

    Seul désaccord manifeste avec Donald Trump : son positionnement lors de l’assaut du Capitole, le 6 janvier 2021. Selon Politico, Markwayne Mullin avait participé à contenir les émeutiers, notamment en aidant à barricader une porte menant à l’hémicycle de la Chambre des représentants, qu’il avait occupée en tant qu’élu pendant dix ans. Sur des vidéos tournées au moment des faits, on le voit tenter de dissuader, à travers une vitre brisée, des émeutiers d’aller plus loin.

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    Des années plus tard, lorsque Donald Trump envisageait de gracier les émeutiers, Markwayne Mullin l’avait aussi appelé à “examiner les faits avant d’agir”, affirmant que toute personne s’en prenant aux forces de l’ordre devait “en assumer les conséquences”, rappelle CNN. Un appel resté sans effet : le président a finalement accordé sa grâce à plus de 1 500 participants à l’assaut, y compris des figures de l’ultradroite américaine et des individus impliqués dans des agressions contre des policiers.

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  • “Un maître en l’art des virages”: pourquoi le nouveau revirement de Donald Trump sur la guerre en Iran n’est pas une surprise

    “Un maître en l’art des virages”: pourquoi le nouveau revirement de Donald Trump sur la guerre en Iran n’est pas une surprise

    Le président américain a affirmé lundi que son administration s’entretenait avec un “haut dirigeant” non identifié pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et suspendu pour cinq jours des frappes qui devaient viser des infrastructures clés de la République islamique. Un revirement dont les contours restent toutefois flous.

    Droits de douane, Groenland… Donald Trump a habitué les marchés et la communauté internationale à des revirements abrupts, dont sa volte-face sur l’Iran ce lundi 23 mars est encore un spectaculaire exemple.

    Le président américain a affirmé que son administration s’entretenait avec un “haut dirigeant” non identifié pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a d’abord annoncé retarder “de cinq jours” son ultimatum. Le président américain menaçait de lancer des frappes sur le réseau électrique de l’Iran si ce dernier refusait de débloquer le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.

    Il a ensuite affirmé que Washington et Téhéran avaient trouvé des “points d’accord majeurs” lors de négociations menées avec un “haut dirigeant”, qu’il n’a pas nommé mais dont il a précisé qu’il n’était pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei. Puis il a menacé de “continuer à bombarder allègrement” la République islamique si les négociations échouaient.

    L’Iran dément des négociations

    En plus de trois semaines de guerre au Moyen-Orient, ni les États-Unis, ni l’Iran n’avaient évoqué publiquement des négociations en cours. Les frappes envisagées sur les infrastructures faisaient planer une menace dangereuse d’escalade, alors que Donald Trump avait fixé à lundi son ultimatum exigeant de l’Iran qu’il rouvre le détroit d’Ormuz. À défaut, il menaçait “d’anéantir” le réseau électrique iranien, composé de plus de 90 centrales, dont certaines situées sur le Golfe.

    De son côté, Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement iranien, présenté par le site d’informations Axios comme l’interlocuteur des États-Unis, a démenti avec force, alors que le conflit paralyse une partie du transport mondial des hydrocarbures. “Aucune négociation” n’a débuté, a-t-il déclaré sur X, dénonçant “de fausses informations (…) pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont enlisés”.

    Le ministère des Affaires étrangères a uniquement reconnu avoir reçu, via des “pays amis”, des “messages transmettant une demande américaine de négociations”.

    Des déclarations contradictoires

    Le président américain a donné une multitude de réponses contradictoires sur la guerre en Iran depuis le début du conflit, fin février. Sur la question des négociations par exemple, il a assuré le 1er mars à The Atlantic: “Ils veulent parler, et j’ai accepté de parler, donc je vais leur parler”. Puis, le 3 mars, sur Truth Social: “Leur défense aérienne, leur armée de l’air, leur marine et leur commandement sont anéantis. Ils veulent discuter. J’ai dit: ‘Trop tard !’”

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    2:42

    Avant de déclarer, le 21 mars, qu’”il n’y a personne à qui parler. On n’a personne à qui parler. Et vous savez quoi? Ça nous convient très bien comme ça”. Et finalement, ce lundi, d’affirmer que des discussions ont eu lieu.

    Donald Trump “est passé maître en l’art des virages et des changements soudains. Il est donc difficile de dire s’il y a une stratégie ou si c’est de l’improvisation”, rappelle Garret Martin, professeur de relations internationales à l’American University, à l’AFP.

    Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Donald Trump tente d’utiliser l’arme de l’ultimatum pour faire plier ses interlocuteurs. Concernant la guerre en Ukraine, Donald Trump avait, par exemple, l’été dernier fixé un ultimatum à Vladimir Poutine pour trouver un accord de cessez-le-feu, sous peine notamment de sanctions économiques. L’ultimatum de 50 jours, ensuite réduit à “10-12 jours”, n’avait pas produit d’effet.

    Les États-Unis “de moins en moins prévisibles”

    Sur la guerre en Iran, les médias américains avancent plusieurs explications à ce revirement: certains comme CNN, ont évoqué la possibilité que le Pakistan joue un rôle de médiateur dans ce dossier. “Le Pakistan est l’un des rares pays à entretenir des relations chaleureuses à la fois avec Téhéran et Washington” et “il représente les intérêts diplomatiques de Téhéran à Washington”, où l’Iran ne dispose pas d’ambassade, a noté Michael Kugelman, expert de l’Asie du sud à l’Atlantic Council, un centre de réflexion, auprès de l’AFP. Les informations non confirmées de discussions ont également poussé timidement à la hausse les Bourses européennes et à la baisse le prix du pétrole.

    En Europe, les jaillissements intempestifs du président américain finissent par agacer. Le chef d’état-major français, le général Fabien Mandon, a déploré ce mardi que les États-Unis sont “de moins en moins prévisibles” et qu’ils n’ont pas prévenu leurs alliés avant d’entrer en conflit.

    Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a pour sa part jugé “perdue” la confiance entre les États-Unis et ses alliés occidentaux, stigmatisant un conflit “évitable” et “inutile”.

    Dossier :

    Guerre en Iran et au Moyen-Orient

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  • Au procès de Tariq Ramadan pour viols, dix-huit ans de réclusion requis contre l’islamologue

    Au procès de Tariq Ramadan pour viols, dix-huit ans de réclusion requis contre l’islamologue

    Une peine de dix-huit ans de réclusion criminelle a été requise, mardi 24 mars, au procès pour viols de l’islamologue suisse Tariq Ramadan, jugé par défaut et à huis clos par la cour criminelle départementale de Paris pour des viols sur trois femmes. L’avocat général a aussi demandé un mandat d’arrêt à l’encontre de l’accusé qui ne s’est pas présenté à la justice française depuis l’ouverture de son procès, ainsi qu’une interdiction définitive du territoire français une fois sa peine purgée. Le verdict sera rendu mercredi.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Absent de son procès et considéré comme en fuite, Tariq Ramadan est finalement jugé par défaut

    « L’accusation au début du procès avait insulté Tariq Ramadan de lâche », a réagi auprès de l’Agence France-Presse (AFP) un de ses avocats, Me Ouadie Elhamamouchi. « Alors que ce dernier sollicitait un report de quelques semaines car hospitalisé et qu’il vient tout juste d’être à nouveau hospitalisé, voilà que des réquisitions iniques et totalement déconnectées, encouragées certainement par l’absence de défense de Tariq Ramadan, viennent d’être prononcées », a-t-il ajouté, y voyant un « acharnement » contre son client.

    Pour David-Olivier Kaminski, avocat d’une des parties civiles, l’avocat général a, au contraire, « durant plus de trois heures (…), démontré l’immense culpabilité de Tariq Ramadan ».

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le procès de Tariq Ramadan, accusé de viols sur trois femmes, s’ouvre à huis clos devant la cour criminelle de Paris

    L’islamologue, déjà condamné par la justice helvète pour viol, est jugé à Paris depuis le 2 mars pour des viols qui auraient été commis sur trois autres femmes entre 2009 et 2016, ce qu’il conteste : un viol aggravé, avec violences et sur personne vulnérable, commis sur « Christelle » (prénom d’emprunt) à Lyon en octobre 2009 ; un viol qui aurait eu lieu en 2012 à Paris sur Henda Ayari, une ex-salafiste devenue militante laïque qui avait déclenché l’affaire en portant plainte en octobre 2017 ; et un autre sur une troisième femme, remontant à 2016.

    Expertise médicale

    Mais à l’ouverture du procès, il ne s’est pas présenté à l’audience. Ses avocats avaient alors expliqué qu’il avait été hospitalisé deux jours auparavant à Genève, en raison selon eux d’une « poussée » de sclérose en plaques. La présidente de la cour criminelle, Corinne Goetzmann, avait dès lors ordonné une expertise médicale sur pièces à deux neurologues désignés pour évaluer son état de santé, afin de décider d’un renvoi ou non du procès à une date ultérieure.

    Dans ce rapport, lu à l’audience par la magistrate le 6 mars, les experts ont conclu à la « stabilité de la sclérose en plaques » dont souffre l’islamologue depuis plusieurs années, « sans signe de poussée récente », et ont estimé qu’il pouvait donc comparaître devant la cour criminelle. La présidente a alors rejeté la demande de renvoi du procès et a décidé que l’accusé de 63 ans serait jugé par défaut et à huis clos, comme le demandait une partie civile. Elle a, par ailleurs, fait savoir qu’un mandat d’arrêt « à exécution et diffusion immédiate » était délivré à son encontre. Ses quatre avocats ont quitté la salle d’audience, estimant qu’ils ne pouvaient défendre leur client dans cette « parodie de justice ».

    En Suisse, après avoir été acquitté en première instance, il a été condamné en appel en septembre 2024 à trois ans de prison dont un an ferme pour le viol d’une femme dans la nuit du 28 au 29 octobre 2008 dans un hôtel à Genève. Il a annoncé saisir la Cour européenne des droits de l’homme et a par ailleurs déposé une demande en révision du procès, en cours de traitement selon la justice genevoise.

    Sollicitées à plusieurs reprises par l’AFP, les autorités judiciaires suisses ont refusé jusqu’à présent de faire tout commentaire sur le sort de M. Ramadan.

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    Le Monde avec AFP

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