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  • Thierry Breton : « Il faut inscrire dans la Constitution française une règle d’or limitant le déficit public à 1 % du PIB à l’horizon 2032 »

    Thierry Breton : « Il faut inscrire dans la Constitution française une règle d’or limitant le déficit public à 1 % du PIB à l’horizon 2032 »

    Depuis les années 2000, la France s’enfonce dans une dérive budgétaire longtemps masquée par des taux d’intérêt historiquement bas, des expédients fiscaux et des discours rassurants. Cette époque est révolue. Nous abordons la fin de la décennie avec un triple handicap : un déficit public massif, une dette proche de 120 % du PIB et une charge d’intérêts qui galope vers 100 milliards d’euros par an. Ne rien faire n’est plus une option. Continuer, c’est accepter le déclassement de la France.

    En 2006, la dette publique avoisinait 64 % du PIB. La dette allemande 67 %. L’Allemagne, depuis, se rapproche de 60 %. La France des 120 %. Les circonstances n’expliquent pas tout, car elles ont été les mêmes des deux côtés du Rhin : crises financières et de la zone euro, pandémie de Covid-19, choc énergétique, guerre en Ukraine. La situation française tient au choix politique de ne jamais trancher dans le vif, de différer, de reporter à demain. Demain, c’est aujourd’hui.

    L’état des lieux est connu, documenté, incontestable. Le déficit public se gère principalement à coups de hausses d’impôts plutôt que par une maîtrise des dépenses (en 2025 encore, avec 23 milliards d’euros de prélèvements supplémentaires). La croissance est faible, la dépense publique progresse plus vite que l’activité. L’inévitable remontée des taux d’intérêt a éteint l’illusion que l’on pouvait indéfiniment financer nos dérives à coût nul. De gérable, la charge d’intérêts devient explosive. Implacable mécanique : plus la dette augmente, plus cette charge pèse, moins il reste de marges pour l’école, la santé, la sécurité, la justice, la transition écologique, la défense.

    Un pays qui consacre une part croissante de ses ressources à financer le passé n’est plus maître de son destin. Il s’appauvrit autant moralement que financièrement car il se condamne à gérer l’héritage et non à préparer l’avenir. Un pays qui ne maîtrise plus ses finances ne compte plus dans le concert des nations.

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  • C’est notamment parce qu’il est moins taxé à la base qu’il flambe plus: pourquoi le gazole s’est envolé de 30% en moins d’un mois (deux fois plus que l’essence)

    C’est notamment parce qu’il est moins taxé à la base qu’il flambe plus: pourquoi le gazole s’est envolé de 30% en moins d’un mois (deux fois plus que l’essence)

    Si tous les carburants voient leur prix augmenter depuis le début des tensions au Moyen-Orient, une fracture inédite se creuse: le gazole s’envole deux fois plus vite que le sans-plomb. Entre goulots d’étranglement techniques et “pièges” fiscaux, pourquoi ce “choc pétrolier” à deux vitesses?

    Choc pétrolier ou pas? Si le ministre de l’Economie et des Finances, Roland Lescure, a employé ce terme ce mardi 25 mars, avant de rétropédaler le lendemain, une chose est sûre, les prix s’envolent à la pompe depuis fin février et le début des tensions au Moyen-Orient.

    Une envolée à deux vitesses

    Alors que le gazole s’affichait en moyenne à 1,709 euro le lire le 27 février dernier, veille des premières frappes israélo-américaine en Iran, le carburant le plus consommé en France s’affichait à 2,212 euro ce mercredi, soit une explosion de plus de 50 centimes et près de 30% en moins d’un mois.

    De son côté, l’essence SP95-E10 limite un peu la casse avec une hausse de “seulement” 16%, passant de 1,713 euro à environ 1,989 euro le litre (+0,276 euro). Au milieu de ce séisme, le Superéthanol-E85 fait figure d’exception: il ne progresse que de quelques centimes (+5,6%), confirmant son statut de seul carburant à résister à la flambée des prix à la pompe.

    Pourquoi le gazole augmente-t-il autant?

    Deux explications principales à cette hausse plus importante du gazole. Tout d’abord, le raffinage: la France ne produit pas assez de diesel et doit importer massivement le produit fini. Or, les tensions maritimes actuelles font exploser les coûts d’acheminement.

    “L’essence suit la hausse logique du baril. Par contre, le gazole s’est enflammé parce qu’en Europe on est en sous-capacité de production alors qu’on est autosuffisant en sans-plomb”, expliquait récemment sur BFMTV, Francis Pousse, président de la branche stations-service chez Mobilians.

    “On importe de l’ordre de 30 à 40% de gazole raffiné, en partie d’Inde et dans une moindre mesure du détroit d’Ormuz. Par contre des pays comme la Chine s’approvisionnait essentiellement via les pays du Golfe et donc ce détroit d’Ormuz sauf que ce robinet aujourd’hui est tari et on se retrouve donc avec une demande internationale importante qui fait monter les cours du produit fini, le gazole, à Rotterdam”, ajoutait-il.

    Deuxième raison, le “piège” fiscal. L’essence est protégée par une fiscalité plus lourde mais fixe (l’accise, ex-TICPE), qui agit comme un amortisseur de prix. Le gazole, moins taxé à la base, subit de plein fouet chaque hausse du baril: il encaisse le choc sans ce filtre, là où l’essence parvient en quelques sortes à le diluer.

    Cette situation fragilise aussi les gérants de stations. Avec une marge fixe d’environ 1 à 2 centimes par litre, l’explosion des prix des carburants totem n’augmente pas leurs revenus mais fait fondre leur trésorerie et la fréquentation de leurs établissements.

    Un choc plus brutal qu’en 2022?

    La rapidité de cette hausse renvoie aux crises énergétiques précédentes. En 2008, lors du record historique du baril à 147 dollars, contre environ 115 dollars aujourd’hui, la hausse à la pompe avait été progressive.

    Plus récemment, lors de l’invasion de l’Ukraine en mars 2022, le gazole avait bondi d’environ 40 centimes en deux semaines. Et par la suite, comme actuellement, le prix du diesel avait déjà détrôné l’essence pendant plus d’un an, à l’époque plutôt en raison de la dépendance de l’Europe au raffineries de gazole russes.

    Mais la poussée actuelle (+50 centimes en 26 jours) est encore plus impressionnante. On assiste à un phénomène de “rattrapage” spéculatif ultra-rapide que même le choc de 1979 n’avait pas connu avec une telle intensité journalière.

    Plafond Totalénergies vs grande distribution: où faire son plein?
    Face à cette envolée, deux stratégies s’opposent pour les automobilistes. Chez Totalénergies, le bouclier est à géométrie variable: si l’essence reste plafonnée à 1,99 euro le litre, le groupe a dû relever son plafond pour le gazole à 2,09 euros face à la flambée des cours. Seuls les abonnés à l’offre “Avantage Carburant” (clients gaz/électricité) conservent un blocage général à 1,99 euro.
    De l’autre côté, les enseignes de la grande distribution (Leclerc, Carrefour, Système U) tentent de jouer la carte du “prix coûtant”. Si elles parviennent encore à maintenir le sans-plomb sous la barre des 2 euros, le gazole y dépasse désormais souvent les 2,10 euros. Contrairement à Total, ces stations ne garantissent aucun plafond: elles répercutent la hausse au jour le jour, faisant de l’enseigne pétrolière un refuge paradoxalement plus stable pour les gros rouleurs en période de pic extrême.

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  • 🔴 L’Iran refuse de négocier, pétrole russe, retour du train de nuit Paris-Berlin… L’essentiel de l’actualité ce jeudi 26 mars

    🔴 L’Iran refuse de négocier, pétrole russe, retour du train de nuit Paris-Berlin… L’essentiel de l’actualité ce jeudi 26 mars

    Bonjour à tous, nous sommes le jeudi 26 mars 2026. Bienvenue dans l’Essentiel de La TribuneÀ la Une de l’actualité ce matin, l’Iran affirme ne pas vouloir négocier avec les États-Unis. Pendant ce temps, du pétrole russe arrive aux Philippines. Enfin, le train de nuit Paris-Berlin va être relancé.

    📍L’Iran n’a « pas l’intention de négocier »

    Après plusieurs mains tendues de Donald Trump, le ministre des Affaires étrangères de l’Iran a affirmé mercredi soir qu’il n’a « pas l’intention de négocier » et que le régime veut « continuer à résister ». De la part des Etats-Unis, « parler de négociations maintenant revient à admettre une défaite », a ajouté Abbas Araghchi.

    En réponse, Donald Trump a assuré qu’ils « négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ils ont peur de le dire », a affirmé le président américain en suggérant que les responsables iraniens chargés de « négocier » le taisaient de « peur » d’être « tués par les leurs ».

    Plus tôt hier, la Maison Blanche avait prévenu que Donald Trump était « prêt à déchaîner l’enfer» si Téhéran faisait « encore un mauvais calcul ».

    👉 Retrouvez l’article de Grégoire Normand : Flambée des prix, chute de la demande… la guerre en Iran fait trembler les entreprises

    📍Arrivée de pétrole russe aux Philippines en « état d’urgence énergétique »

    Un navire transportant plus de 700 000 barils de pétrole brut russe est arrivé aux Philippines, a indiqué jeudi à l’AFP une source proche du dossier, quelques jours après que le pays s’est déclaré en « état d’urgence énergétique » en raison de la guerre au Moyen-Orient. L’archipel dépend largement des importations de carburant, dont le coût a flambé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur l’Iran le 28 février.

    📍Jeu vidéo : le marché français en hausse de 2,9 % en 2025

    Porté par la nouvelle Switch 2 de Nintendo et la hausse du jeu mobile, le marché français du jeu vidéo a progressé de 2,9 % en 2025, avec un chiffre d’affaires de 5,8 milliards d’euros, a annoncé mercredi le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell).

    Le secteur, qui avait marqué le pas en 2024, a ainsi connu « son 2e plus haut niveau historique » malgré « un environnement macroéconomique défavorable », a souligné auprès de l’AFP James Rebours, président du Sell, qui publiera le 7 avril son bilan complet réalisé avec quatre partenaires (GSD, GameTrack, IDC et Sensor Tower).

    👉 Pour aller plus loin : « Ils se coupent un bras pour sauver le reste »… Ubisoft en pleine descente aux enfers

    📍Le réseau français CB prend des parts de marché à Visa et Mastercard

    Le réseau français Cartes bancaires (CB) a repris des parts de marché en 2025 face aux concurrents américains Visa et Mastercard, selon un index publié ce jeudi.

    Pour la première fois depuis 2021, les parts de marché du groupement d’intérêt économique Cartes bancaires (GIE CB) ont progressé légèrement au second semestre 2025, à 63,6 % contre 61,4 % au premier semestre, d’après un index établi par la fintech Yavin.

    De 2021 jusqu’à début 2025, le réseau CB a perdu des parts de marché face aux réseaux des géants américains Visa et Mastercard, archi-dominants dans le monde, passant de 89,6 % au deuxième semestre 2021 à seulement 63,6 % en 2025, soit un recul de 26 points.

    📍Le train de nuit Paris-Berlin relancé

    La coopérative ferroviaire néerlando-belge European Sleeper lance jeudi soir un nouveau train de nuit, qui reliera trois fois par semaine Paris à Berlin via Bruxelles.

    Ce nouveau service compensera partiellement les trains de nuit Paris-Berlin et Paris-Vienne qui avaient été brièvement relancés fin 2023 avec flonflons et trompettes par les compagnies française SNCF, allemande Deutsche Bahn et autrichienne OBB, avant d’être interrompus en décembre 2024.

    📅​ L’agenda éco du jour
    08h00 | Allemagne – Indice du moral des consommateurs en avril 2026
    08h45 | France – Moral des ménages en mars – Insee
    09h00 | Espagne – PIB 4e trimestre (chiffre définitif)
    09h00 | France – Caisse des dépôts: résultats 2025
    10h00 | BCE: discours du vice-président Luis de Guindos sur les défis posés à l’UE
    11h00 | Publication de l’OCDE de ses prévisions économiques actualisées
    18h30 | Etats-Unis – Prise de parole du gouverneur de la Fed Stephen Miran
    Ce jour | Le Parlement européen se prononce sur l’interdiction dans l’UE des IA permettant de créer des « deepfakes » sexuels
    Ce jour | Le Parlement européen vote sur la mise en oeuvre de l’accord commercial UE/Etats-Unis
    Ce jour | Publication de TotalEnergies du rapport annuel sur le climat et le développement durable
    Ce jour | France – Réunion des ministres des Affaires étrangères du G7
    Jusqu’au 27 mars : Chine – Salon des semi-conducteurs SEMICON CHINA
    Jusqu’au 29 mars : 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)
    📊 Résultats d’entreprises
    Keolis: résultats annuels 2025, et perspectives 2026

    (Veille réalisée avec AFP et Reuters)

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  • Peaky Blinders : Où est passé l’acteur Harry Kirton (Finn Shelby) dans le film Netflix ? – Télé-Loisirs

    Peaky Blinders : Où est passé l’acteur Harry Kirton (Finn Shelby) dans le film Netflix ? – Télé-Loisirs

    Suite directe de la saison 6 diffusée sur Netflix, Peaky Blinders : L’Immortel est marquée par l’absence de plusieurs membres de la famille Shelby. Incarné par Harry Kirton, le personnage de Finn Shelby fait partie des grands absents. Mais où est-il passé ?

    Près de quatre ans après la diffusion de sa sixième et dernière saison, Peaky Blinders a signé son retour sur Netflix sous la forme d’un film intitulé Peaky Blinders : L’Immortel. Le long métrage a vu le retour de plusieurs acteurs qui ont repris leurs rôles. C’est le cas de Cillian Murphy, Sophie Rundle, Stephen Graham, Ned Dennehy, Packy Lee et Ian Peck.

    Mais deux visages familiers manquaient notamment à l’appel : ceux d’Arthur et de Finn Shelby, incarnés par Paul Anderson et Harry Kirton. Auprès de nos confrères de The Hollywood Reporter, le scénariste Steven Knight a donné des nouvelles du plus jeune de la fratrie Shelby. Ce dernier mène sa vie à Liverpool, loin de Birmingham.

    Finn a été banni de la famille Shelby dans le final de la saison 6 de Peaky Blinders

    L’absence de Finn Shelby est loin d’être un hasard au vu des événements survenus dans la saison 6 de Peaky Blinders. Finn Shelby a progressivement été mis à l’écart de sa famille après avoir déçu son frère aîné Tommy à maintes reprises. La tension qui règne au sein du clan Shelby a atteint son paroxysme lorsque Finn a parlé du plan d’assassiner Oswald Moseley à Billy Grade.

    Ce dernier n’a pas tardé à transmettre l’information à l’IRA, ce qui a entraîné la mort de Polly Gray. Finn avait l’occasion de se racheter lorsque Duke et Isaiah lui ont ordonné de tuer Billy. Mais le frère de Tommy a refusé d’obéir et a retourné son arme contre eux. Duke a tué Billy, puis a chassé Finn de la famille. Furieux, ce dernier a averti son neveu qu’il “reviendrait le chercher”.

    Peaky Blinders : voici pourquoi Harry Kirton ne souhaitait pas reprendre son rôle de Finn Shelby

    L’absence de Finn Shelby dans le film Peaky Blinders s’explique aussi par la volonté de son interprète de passer à autre chose. “Si je continue comme ça jusqu’à la fin de la vingtaine, je pense que ma carrière risque d’être compliquée”, confiait-il à nos confrères de Metro.

    Depuis la fin de Peaky Blinders, l’acteur britannique Harry Kirton a été vu dans le film Boudica : Queen of War, dans lequel figurent aussi Olga Kurylenko (Quantum of Solace), Clive Standen (Vikings), Peter Franzén (The Abyss) et Lucy Martin (Le Combattant).

    Article écrit en collaboration avec 6Médias

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  • La mort de Loana Petrucciani, figure sacrificielle de la téléréalité française

    La mort de Loana Petrucciani, figure sacrificielle de la téléréalité française

    Son prénom incarne à lui seul une époque. Celle du début des années 2000, de l’arrivée de la téléréalité en France, de son effervescence médiatique et de ses premières victimes sacrificielles. Le 26 avril 2001, Loana Petrucciani entrait dans l’arène de « Loft Story », adaptation de la franchise néerlandaise « Big Brother » et première émission du genre à être diffusée dans l’Hexagone. Les spectateurs de M6 découvraient alors les traits juvéniles et angéliques d’une candidate timide dont personne ne pouvait présager la notoriété qu’elle allait connaître.

    Mercredi 25 mars, le corps de l’ancienne vedette a été retrouvé sans vie à son domicile, à Nice. Une enquête a été ouverte « en recherche des causes de la mort », a indiqué à l’Agence France-Presse le parquet de Nice, qui a ajouté que le décès remontait à « plusieurs jours ». Elle avait 48 ans.

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  • “Viktor Orban est l’atout maître du Kremlin dans l’UE” : l’alerte du journaliste d’investigation Szabolcs Panyi

    “Viktor Orban est l’atout maître du Kremlin dans l’UE” : l’alerte du journaliste d’investigation Szabolcs Panyi

    Il est la bête noire du gouvernement hongrois, le poil à gratter de Viktor Orban dans la dernière ligne droite vers les législatives du 12 avril. Rédacteur en chef des enquêtes sur l’Europe centrale chez VSquare à Budapest, l’un des principaux médias d’investigation de la région, Szabolcs Panyi documente inlassablement l’influence du Kremlin dans la politique hongroise. A quelques jours du scrutin, il juge l’ingérence russe “sans précédent”. Et la négligence de l’Union européenne coupable.

    L’Express : Quelle est l’ampleur de l’infiltration russe dans cette campagne ?

    Szabolcs Panyi : Nous faisons face à une campagne d’ingérence caractérisée. Les éléments s’accumulent, documentés par plusieurs médias. Début mars, VSquare a révélé que le Kremlin avait dépêché en Hongrie trois agents du GRU – le service de renseignement militaire – spécialisés dans la manipulation des réseaux sociaux. D’après nos informations, l’opération serait supervisée par Sergueï Kirienko, le premier chef adjoint de cabinet de Poutine, principal artisan de la stratégie d’influence russe. Il est également cité dans un récent article du Financial Times sur la Social Design Agency, une agence qui aurait orchestré la diffusion de récits favorables au gouvernement hongrois sur les réseaux sociaux, notamment via des influenceurs pro-Orbán. Enfin, les services de renseignement extérieurs russes (SVR) auraient envisagé de mettre en scène une tentative d’assassinat de Viktor Orban afin de le présenter en victime, selon une enquête du Washington Post. Ce projet, baptisé “Gamechanger”, visait à infléchir le cours de la campagne.

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  • Volodymyr Zelensky : « La pression sur la Russie est insuffisante. Pas seulement de la part des Etats-Unis, mais aussi de l’Europe »

    Volodymyr Zelensky : « La pression sur la Russie est insuffisante. Pas seulement de la part des Etats-Unis, mais aussi de l’Europe »

    Le chef de l’Etat ukrainien, Volodymyr Zelensky, a accordé un entretien au Monde, mardi 24 mars, au siège de la présidence sous haute sécurité, à Kiev. La rencontre s’est tenue alors que la Russie menait une campagne de frappes d’ampleur avec des centaines de drones Shahed. Dans ce contexte, le président, vêtu de noir, le visage marqué par les quatre années de guerre et le regard intense, est resté d’une concentration constante, ne laissant paraître que rarement une expression de détente.

    Lire aussi | EN DIRECT, guerre en Ukraine : le point sur la situation

    L’entretien s’est tenu alors que l’Ukraine se trouve à un moment particulièrement délicat, un mois après le déclenchement d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient susceptible de détourner l’attention de ses partenaires et alors que les négociations de paix sont dans l’impasse.

    Vous vous êtes inquiétés, ces dernières semaines, des conséquences pour l’Ukraine de la guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran. Quelles sont-elles ?

    Nous devons tous nous mobiliser, quand je dis nous, c’est toute l’Europe et pas seulement l’Ukraine, parce que la guerre au Moyen-Orient détourne l’attention, c’est absolument évident. Et en détournant l’attention, elle nous fait passer au second plan des priorités, d’autant plus que c’est une guerre à laquelle participent les Etats-Unis, qui, pendant longtemps, ont été le principal donateur de l’Ukraine, puis son principal fournisseur d’armes, grâce à l’aide financière des Européens.

    Alors, naturellement, tout ce qui est utilisé au Moyen-Orient pendant cette guerre, ainsi que tout ce qui est utilisé par les alliés de Washington – par les dirigeants et les pays de la région pour se protéger des frappes du régime iranien –, tout cela fait partie d’un paquet d’armes que possèdent les Etats-Unis. Ils donnent ou vendent ces armes, mais les capacités de production américaines, elles, sont restées au même niveau. Ainsi, lorsque nous parlons de priorités – la protection de notre ciel, de nos infrastructures critiques et, avant tout, de notre population civile (car la défense aérienne sert d’abord à protéger les civils, même si elle est évidemment utilisée au front), nous ne savons pas aujourd’hui ce qu’il en sera à l’avenir.

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  • « Choc pétrolier » : Roland Lescure retire ses propos, Maud Bregeon écarte une aide sur les carburants

    « Choc pétrolier » : Roland Lescure retire ses propos, Maud Bregeon écarte une aide sur les carburants

    Les informations à retenir

    Pourquoi le gouvernement exclut-il désormais une crise systémique du carburant en France ?

    • Rétropédalage sémantique : Roland Lescure qualifie désormais le « choc pétrolier » de phénomène strictement international, excluant une crise systémique propre à la France.

    • Sécurité des stocks : La France a libéré 250 000 barils de ses réserves stratégiques pour combler des manques locaux, mais 97 % des stations-service fonctionnent normalement 

    • Rigueur budgétaire : Maud Bregeon écarte toute aide directe ou « chèque carburant » au nom du respect de la cible de déficit public à 5 %.

    Roland Lescure rétropédale. Le ministre de l’Économie dit ce mercredi « regretter » l’utilisation la veille de l’expression de « choc pétrolier ». Devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, mardi, il avait estimé que les perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient constituaient « un nouveau choc pétrolier » et une mauvaise nouvelle « pour les comptes de la France ».

    « Si ce choc énergétique persiste au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser plus largement à l’économie, et être au fond d’une nature plus systémique », avait-il affirmé.

    Mais le ministre souligne aujourd’hui que cette expression s’appliquait « à la situation internationale et en aucun cas à la situation française ». Pour lui, la France « est mieux préparée, (…) moins exposée (…) que ses voisins européens, et a fortiori évidemment que les pays asiatiques qui sont directement concernés » par l’interruption des flux de pétrole dans le détroit d’Ormuz.

    « Aucun problème d’approvisionnement » sur les carburants

    « Donc, ce terme de choc, il est valable dans un certain nombre de pays asiatiques, où on a des mesures de rationnement » de carburants, entre autres, a-t-il dit en réponse à une question d’un journaliste lors du compte rendu du conseil des ministres. « Heureusement, on n’en est pas là en France », a-t-il insisté.

    Le ministre a expliqué que la France avait « libéré de manière très ponctuelle 250 000 barils » de ses stocks « dans des régions où il y avait des manques ponctuels dans certains réservoirs, afin de permettre un approvisionnement total des stations-service ».

    « Mais on n’a aucun problème d’approvisionnement à court terme en France, sur le gasoil, sur le jet (kérosène) ou sur l’essence », a-t-il tenté de rassurer. Selon le gouvernement, 97 % des stations-service fonctionnent normalement en France, sans problème de rupture d’au moins un carburant.

    « Pas d’argent magique », selon Maud Bregeon

    La ministre déléguée chargée de l’Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a pour sa part affirmé qu’il n’y avait « aucune aide directe validée » sur les carburants « à l’heure où on se parle ». « La première réponse, c’est l’accompagnement secteur par secteur […] avec des possibilités qui permettent de détendre la trésorerie », a défendu la ministre.

    « La réalité des finances publiques, c’est un déficit à 5 % que nous devons impérativement tenir », a-t-elle rappelé. « Il n’y a pas d’argent magique, des chèques qui seraient mis sur la table demain et seraient payés après-demain par le contribuable. »

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  • Mort de Loana : Eryl Prayer, son ex compagnon et ami proche, lui rend un vibrant hommage – Télé-Loisirs

    Mort de Loana : Eryl Prayer, son ex compagnon et ami proche, lui rend un vibrant hommage – Télé-Loisirs

    Loana est décédée ce mercredi 25 mars 2026 à l’âge de 48 ans. D’après Nice-Matin, l’ex-candidate de Loft Story a été retrouvée morte chez elle, au troisième étage de l’appartement dans lequel elle vivait, à Nice. Depuis l’annonce de sa disparition, les hommages affluent sur les réseaux sociaux. Benjamin Castaldi, qui l’a bien connue pour avoir présenté Loft Story sur M6, a salué sa mémoire dans un long texte posté sur Instagram.

    Un autre de ses proches s’est manifesté, à savoir Eryl Prayer, avec qui elle a été en couple. En story Instagram, il a dévoilé son dernier échange avec Loana, légendé par le message suivant : “Tu es et tu resteras la femme qui a marqué ma vie. Ces gens qui ne savent rien sur notre relation, je préfère les laisser parler”, a-t-il commencé.

    J’ai perdu une petite soeur

    Et de poursuivre : “J’ai perdu une amie ! J’ai perdu une petite soeur. Merci Loana pour nos fous rires et ta gentillesse”. Dans une seconde story, il a posté le message suivant : “Je dois rester fort pour ma maman”.

    Comme Loana, Eryl Prayer avait fait plusieurs apparitions dans Touche pas à mon poste, notamment pour la soutenir dans son combat contre ses addictions. Il avait aussi réglé ses comptes avec Sylvia Ortega, avec qui elle était fâchée. Cette dernière a réagi à sa mort dans Tout beau, tout neuf, par téléphone.

    Du vin dès 10h du matin

    Loana a marqué le monde de la télé-réalité en remportant la première saison de Loft Story avec Christophe. Elle s’est ensuite lancée dans la chanson, avant de faire son retour à la télévision, notamment dans Les Anges de la télé-réalité. Lors du Prime des vérités, Matthieu Delormeau est revenu sur le tournage, le qualifiant de “catastrophique“.

    Il a ensuite dit plus sur les additions de l’ex-candidate, lorsqu’elle était chroniqueuse dans Le Mag sur NRJ12. “C’était horrible, un assistant allait la secouer chez elle… On voyait bien que dans la bouteille d’eau c’était du vin, qui était là tout le temps en permanence, dès 10h du matin, c’était vraiment très, très triste”, a-t-il expliqué.

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  • Cuba : l’OMS alerte sur l’impact du blocus américain et des pénuries d’énergie, l’ONU propose un plan d’aide d’urgence

    Cuba : l’OMS alerte sur l’impact du blocus américain et des pénuries d’énergie, l’ONU propose un plan d’aide d’urgence

    La situation sanitaire à Cuba est « profondément préoccupante ». Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a alerté en ce sens, mercredi 25 mars, alors que le blocus américain sur les carburants aggrave la crise énergétique de l’île.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Cuba : un convoi d’aide internationale atteint La Havane, en pleine crise humanitaire exacerbée par le blocus pétrolier américain

    « La santé doit être protégée à tout prix et ne jamais être à la merci de la géopolitique, des blocus énergétiques et des coupures de courant, a souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus sur X. La situation à Cuba est profondément préoccupante, car le pays peine à maintenir la prestation des services de santé à un moment de turbulences immenses, entraînant des pénuries d’énergie qui affectent la santé. »

    La vétusté du système cubain de production d’électricité provoque des coupures de courant quotidiennes pouvant durer jusqu’à vingt heures. L’île manque du carburant nécessaire pour produire son électricité.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Comment voulez-vous que j’examine mes patients dans le noir ? » A Cuba, la pénurie de carburant commande le quotidien

    Depuis l’éviction par les Etats-Unis du principal allié de Cuba, le président vénézuélien Nicolas Maduro, le 3 janvier, l’économie de l’île a été encore plus durement touchée, alors que le dirigeant américain, Donald Trump, maintient un blocus pétrolier de facto. Aucune cargaison de pétrole n’a été importée sur l’île depuis le 9 janvier, ce qui frappe le secteur de l’électricité et oblige également les compagnies aériennes à réduire leurs vols vers l’île, un coup dur pour le tourisme, secteur vital.

    M. Tedros a évoqué des informations de presse selon lesquelles des hôpitaux cubains ont eu du mal à maintenir leurs services d’urgence et de soins intensifs. « Des milliers d’interventions chirurgicales ont été reportées au cours du dernier mois, et des personnes ayant besoin de soins, des patients atteints de cancer aux femmes enceintes se préparant à l’accouchement, ont été mises en danger en raison du manque d’électricité pour faire fonctionner les équipements médicaux et assurer la chaîne du froid pour les vaccins », a-t-il précisé. « Les hôpitaux cubains, les cliniques et les ambulances sont nécessaires, maintenant plus que jamais, et doivent être soutenus », a-t-il encore estimé.

    Plan d’aide de l’ONU

    Les Nations unies ont, pour leur part, proposé un plan d’aide d’urgence à Cuba, portant notamment sur la livraison de carburant, dans le cadre de discussions avec les Etats-Unis sur l’autorisation d’importations à des fins humanitaires, a fait savoir mercredi un responsable onusien.

    Francisco Pichon, coordinateur de l’ONU à Cuba, a précisé que ce plan de 94,1 millions de dollars avait été proposé pour maintenir en fonctionnement les services essentiels destinés aux personnes les plus vulnérables du pays et « sauver des vies ». « Si la situation actuelle se poursuit et que les réserves de carburant du pays s’épuisent, nous craignons une détérioration rapide, avec un risque de pertes humaines », a déclaré M. Pichon à un petit groupe de journalistes, dont l’Agence France-Presse.

    Le plan avait été présenté mardi à des dizaines de diplomates et de représentants d’ONG internationales. C’est une extension de la réponse de l’ONU aux dommages causés par l’ouragan Melissa qui a frappé Cuba en octobre, et inclut l’impact humanitaire de la crise énergétique actuelle aggravée par le blocus pétrolier imposé depuis janvier à l’île communiste par les Etats-Unis.

    Selon M. Pichon, « la faisabilité et la mise en œuvre de ce plan d’action dépendent évidemment de solutions en matière de carburant ». Pour cela, l’ONU prévoit un « modèle de traçabilité du carburant » pour garantir « qu’il soit dirigé vers les services essentiels et critiques prioritaires du plan », a-t-il expliqué. « Toutes les solutions sont examinées, y compris la collaboration avec le secteur non étatique », a ajouté M. Pichon.

    Le personnel onusien a été en grande partie dans l’incapacité de mener des missions de terrain et les agences de l’ONU peinent à récupérer les cargaisons d’aide dans les aéroports de La Havane. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a averti le mois dernier que Cuba risquait un « effondrement » humanitaire si l’accès au pétrole lui était refusé.

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    Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a imposé diverses mesures pour économiser le carburant, dont un strict rationnement.

    En plus des coupures quotidiennes d’électricité, les prix du carburant ont flambé, les transports publics se font rares et les ordures s’entassent, les camions-poubelles ne circulant plus.

    Le Monde avec AFP

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