Très dépendant du Moyen-Orient pour son approvisionnement, la Corée du sud avait déjà plafonné les prix des carburants dont les prix ont flambé.
La Corée du Sud va débloquer 17 milliards de dollars supplémentaires le mois prochain et étendre ses réductions de taxes sur les carburants pour faire face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient, a annoncé ce jeudi le gouvernement.
“Le gouvernement va présenter le mois prochain un budget supplémentaire de 25.000 milliards de wons – financé par des recettes fiscales excédentaires – en réponse au conflit au Moyen-Orient qui se prolonge”, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.
Selon le ministre du Budget, Park Hong-keun, le projet de loi vise à soutenir les petites et moyennes entreprises ainsi que les ménages les plus vulnérables, touchés par les conséquences de la guerre. Séoul dépend largement des importations d’hydrocarbures via le détroit d’Ormuz, voie maritime bloquée de facto par l’Iran depuis les premières attaques israélo-américaines sur le pays le 28 février.
“Alléger le fardeau pesant sur les citoyensé
Le blocage de ce passage fait flamber les coûts et a poussé Séoul à plafonner les prix des carburants pour la première fois en près de 30 ans. Avec son nouveau projet de loi, le gouvernement veut “alléger le fardeau pesant sur les citoyens en raison des prix élevés du pétrole et favoriser la mise en oeuvre fluide d’un plafonnement des prix du pétrole afin de stabiliser les prix intérieurs des carburants et réduire les coûts du carburant”, a déclaré Park Hong-keun.
Han Byung-do, chef de file du parti au pouvoir à l’Assemblée nationale, a annoncé que le parti et le gouvernement allaient accélérer l’examen du projet de loi de finances, soulignant qu’il n’y avait “aucune raison de retarder” ce processus. Le président Lee Jae Myung avait auparavant exhorté le gouvernement à préparer une enveloppe supplémentaire pour stabiliser l’activité économique, soutenir les secteurs touchées et renforcer la résilience de la chaîne d’approvisionnement.
Le parti au pouvoir en Corée du Sud a annoncé la semaine dernière augmenter la capacité de production d’électricité à partir du charbon et l’utilisation de l’énergie nucléaire.
La France accélère ses commandes de munitions face à la crise au Moyen-Orient
La France va passer de nouvelles commandes de munitions, dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM), dont l’examen au Parlement va être « accéléré » pour tenir compte de la guerre au Moyen-Orient, a annoncé mercredi le premier ministre, Sébastien Lecornu, lors d’un débat sans vote sur cette crise à la fois militaire et énergétique.
Le texte, qui prévoit 36 milliards d’euros de dépenses supplémentaires aux 413 milliards déjà prévus pour la période 2024-2030, sera présenté en conseil des ministres le 8 avril puis examiné au Parlement à partir de mai.
Face à l’intensification du conflit, l’exécutif insiste sur l’« urgence » de renforcer les stocks de munitions, fortement sollicités par les opérations militaires, notamment pour les Rafale déployés dans la région. Au total, 8,5 milliards d’euros supplémentaires de commandes de munitions sont prévus entre 2026 et 2030, en plus des crédits déjà votés, portant l’effort à un niveau inédit.
Le gouvernement annonce également des mesures pour soutenir l’industrie de défense, dont la création d’une plateforme baptisée « France Munitions » et un plan de 300 millions d’euros pour les industries civiles et militaires. Ce projet fait globalement consensus au Parlement, dans un contexte marqué par la mort d’un militaire français, Arnaud Frion, en Irak et les inquiétudes liées à l’escalade régionale.
En plus de guerres au Proche-Orient, la France et ses partenaires européens continuent de soutenir l’Ukraine face à l’invasion russe. Une « réunion des ministres sur l’économie de guerre » est prévue jeudi après-midi, selon un communiqué de Matignon mercredi. Le premier ministre a l’intention de « dresser un bilan clair des trois années d’économie de guerre engagées par la France », en soulignant des « progrès », mais « cet effort doit encore être amplifié » face à « l’évolution rapide de la situation internationale », avait alors expliqué Matignon en annonçant la réunion.
« Il est important que les consommateurs disposent d’une information claire, à la fois sur la situation, sur ses conséquences potentielles et sur les offres qui leur sont faites. La transparence est primordiale », a prévenu ce mercredi matin Bernard Doroszczuk. Alors qu’il s’exprimait pour la première fois devant la presse en tant que nouveau Médiateur national de l’énergie (MNE), l’ancien président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a souhaité mettre en garde les consommateurs face à « la crise de l’énergie qui émerge et dont personne ne sait véritablement si elle va s’accentuer, ni combien de temps elle va durer ».
« Et c’est d’autant plus important, en situation de crise, de parler également de ce qu’il peut arriver. Il ne faut pas se limiter, dans l’information, à la photographie à l’instant présent », a-t-il ajouté. « Le prix de marché est toujours soumis aux aléas et un aléa est toujours possible », a-t-il rappelé. « Parfois on l’oublie lorsque l’on s’éloigne des crises. »
La nouvelle guerre au Moyen-Orient a fait flamber les cours du gaz. Sur le TTF, la référence en Europe, le prix a ainsi franchi la barre des 60 dollars le mégawattheure et se situe aujourd’hui à environ 54 dollars, contre environ 32 dollars avant l’attaque d’Israël et des États-Unis contre l’Iran. Laquelle a conduit au blocage du détroit d’Ormuz où transitent 20 % de l’offre mondiale de gaz naturel liquéfié (GNL).
Un observatoire en temps réel
Pour l’heure, cette hausse observée sur le marché de gros ne s’est pas encore répercutée dans les factures des ménages français. « Pour l’instant, nous n’avons pas constaté, pour le gaz, d’augmentation des tarifs. C’est un constat à date », a dit Bernard Doroszczuk. La matérialisation de cette hausse est toutefois attendue au mois de mai. Période durant laquelle la consommation en gaz des ménages diminue avec le redoux printanier. À cette échéance, il faut donc s’attendre à une incidence limitée sur le pouvoir d’achat des ménages.
Il n’empêche, dans ce contexte très incertain et de forte volatilité des prix, le MNE prévoit de mettre en place un observatoire en temps réel des offres de gaz. « Dès que nous observerons des évolutions sur les offres à prix fixe ou à prix indexé, nous le ferons savoir immédiatement avec notre comparateur », a indiqué l’ancien président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Contrairement au marché de l’électricité, il n’existe plus de tarif réglementé de vente pour la fourniture de gaz. Ainsi, aujourd’hui, 60 % des offres de gaz sont à prix indexé sur le tarif repère. Il s’agit d’un tarif indicatif publié par le régulateur de l’énergie qui intègre l’évolution des prix du gaz sur les marchés de gros. Le restant des offres sont à prix fixe pour la fourniture. « Il est possible que le nombre d’offres à tarif fixe diminue. C’est aussi possible que le tarif de ces offres augmente de manière substantielle pour que les fournisseurs se couvrent dans leur approvisionnement à terme », anticipe Bernard Doroszczuk.
Mise en garde vis-à-vis des comparateurs
« Nous sommes dans une situation où il y a eu des dommages assez massifs sur les installations. Et, quand bien même les bombardements cesseraient, il faudra, de toute façon, un temps assez important pour que les approvisionnements retrouvent leurs flux initiaux. Donc il y aura une tension sur les prix. C’est tout à fait clair ».
À quel point les tarifs pourraient augmenter ? « Les spécialistes estiment qu’il y aura une hausse entre 10 et 20 % des tarifs à partir du mois de mai. Est-ce que ça restera à ce niveau ? Est-ce que ça augmentera ? Personne n’en sait rien », répond le médiateur. Lequel met aussi en garde les consommateurs vis-à-vis des communications des comparateurs d’énergie, qui alertent sur des hausses de facture à venir.
Lorsqu’un comparateur fait une estimation, cela « contribue à sa politique commerciale », a rappelé le médiateur. « Le comparateur joue un rôle d’intermédiaire entre les consommateurs et les fournisseurs. Il est rémunéré pour ça. Il n’est pas neutre et il ne compare pas toutes les offres », a-t-il poursuivi, invitant les consommateurs à consulter plutôt le comparateur disponible sur le site du Médiateur national de l’énergie. Lequel compare toutes les offres. « Et nous n’orientons le consommateur vers aucune de ces offres. Nous laissons le consommateur choisir », a insisté Bernard Doroszczuk.
La précarité énergétique en « constante progression »
Ce risque de hausse substantielle intervient alors même que la précarité énergétique est en « constante progression », pointe le médiateur. « En 2025, 36 % des Français disent rencontrer des difficultés à payer leur facture énergétique, contre 28 % en 2024 », indique-t-il. Par ailleurs, 75 % des Français se restreignent volontairement sur le chauffage, selon le baromètre du MNE. « Les Français vivent davantage une sobriété subie qu’une sobriété choisie », déplore l’ancien patron de l’Autorité de sûreté nucléaire.
En 2025, 10 900 coupures de gaz ont été effectuées par les fournisseurs, soit une hausse de 4 % par rapport à l’année précédente. Côté électricité, on compte 140 000 coupures pour factures impayées. Un niveau en baisse, notamment parce que les fournisseurs ont privilégié les réductions de puissance aux coupures franches. « Mais tous ne le font pas », regrette Bernard Doroszczuk.
Inquiétude sur le fioul. Si le Médiateur national de l’énergie (MNE) n’a pas encore constaté de hausse de prix sur les offres de gaz à destination des particuliers, des hausses substantielles sur le fioul sont déjà observées et pourraient continuer à augmenter. Or, les consommateurs de fioul pour le chauffage devront se réapprovisionner avant l’automne. « Il y a un vrai sujet », estime ainsi Bernard Doroszczuk. Selon une étude de l’Insee publiée en janvier dernier, 2,6 millions de résidences principales étaient chauffées au fioul en 2022, soit près de 9 % d’entre elles.
Depuis plusieurs jours, Patrick Bruel est dans la tourmente. Accusé de violences sexuelles, le chanteur a fait l’objet de deux plaintes déposées à son encontre. Et d’après les informations dévoilées par RTL ce mercredi 25 mars 2026, une troisième plainte pour agression sexuelle, cette fois en Belgique, a été déposée contre lui mardi 24 mars.
Au moment des faits présumés, qui remontent à 2010 à Bruxelles, la plaignante, Karine Viseur, était attachée de presse dans le milieu du cinéma. Elle “était chargée de la promotion du film Comme les cinq doigts de la main” en Belgique, dans lequel Patrick Bruel partage l’affiche avec Vincent Elbaz et Pascal Elbé. Il l’aurait agressée sexuellement “dans les coulisses d’un média belge“.
Une nouvelle plainte contre Patrick Bruel
Âgée de 39 ans au moment des faits présumés, Karine Viseur a affirmé au micro de RTL ce jeudi matin, n’avoir jamais consenti “aux caresses et attouchements” de Patrick Bruel. Elle a également déclaré l’avoir repoussé “à plusieurs reprises“, sans succès. Une première plainte avait été déposée au moment de l’agression présumée, avant d’être retirée. Elle a finalement décidé de la redéposer ce mardi 24 mars 2026, indique-t-elle sur RTL.
Le 18 mars dernier, Mediapartrévélait l’existence de huit témoignages de femmes accusant Patrick Bruel d’agressions sexuelles, qui se seraient produites entre 1992 et 2019. Parmi elles, deux ont déposé plainte : l’une pour viol, l’autre de tentative de viol.
“Patrick Bruel n’a jamais cherché à contraindre quiconque…”
De son côté, Patrick Bruel a catégoriquement démenti toute “violence” ou “contrainte“. Par l’intermédiaire de son avocat, Me Christophe Ingrain, il a déclaré à BFMTV être “attristé” par les témoignages dévoilés par Mediapart, dont il dit avoir pris connaissance.
“Patrick Bruel n’a jamais cherché à contraindre quiconque à un acte sexuel. Il affirme n’avoir jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel. À nouveau, la justice tranchera si elle en est saisie”, a-t-il ajouté. À ce stade, le chanteur de 66 ans n’a pas été convoqué par la justice.
Dans la confrontation souvent mise en scène entre des retraités qui jouiraient sans entraves de leurs vieux jours, face à des actifs mal rémunérés et mal reconnus, une note de recherche du Centre pour la recherche économique et ses applications (Cepremap, mars 2026) vient nuancer le débat. Les chercheurs Alex Martinez et Mathieu Perona ne s’intéressent pas aux comptes en banque des uns ou des autres, mais ils ont analysé la dimension subjective du bien-être ressenti par les individus.
Leur conclusion devrait permettre de remiser les clichés autour d’une prétendue « guerre des générations ». Ainsi, « dans la quasi-totalité des dimensions, le bien-être des retraités est pratiquement identique à celui des personnes en emploi du même âge », notent les auteurs de l’étude. Autrement dit, « la retraite n’est pas la période dorée que l’on imagine ».
Ce constat vaut pour tous : hommes et femmes, employés et cadres, travailleurs manuels et intellectuels. A partir de 65 ans, c’est même la vie professionnelle qui est le plus appréciée : les personnes actives semblent plus satisfaites de leur existence que les retraités du même âge. C’est particulièrement vrai pour les professions libérales, chefs d’entreprise ou commerçants, qui bénéficient de revenus élevés. Mais si ces personnes n’ont pas cessé de travailler, c’est peut-être aussi parce qu’elles aiment leur métier, ce qui cohérent avec leur bien-être ressenti.
Le lien social, marqueur de la qualité de vie
La seule exception à ce tableau concerne les personnes qui se trouvent au chômage au moment elles font valoir leur droit à la retraite. Quitter ce statut stigmatisant se traduit logiquement par un sentiment de bien-être retrouvé, et ces personnes ont tendance à idéaliser leur passage à la retraite. Mais les retraités ne sont pas plus heureux, en moyenne, que les actifs, en dépit d’un niveau de vie plus qu’honorable.
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Le 7 juillet prochain, Hubert Coudurier pourra ajouter un nouveau chapitre à son livre Le mystère Marine Le Pen (Plon). A cette date, la femme politique sera fixée sur son sort judiciaire et, par conséquent, sur son destin présidentiel. Dans les deux cas, l’ouvrage du directeur de l’information du Télégramme n’aura pas perdu de son intérêt. Tout d’abord, parce qu’il y brosse aussi, en creux, un portrait de Jordan Bardella. Ensuite, c’est une histoire française qu’il raconte dans ces pages grinçantes et truculentes. L’auteur s’est intéressé tardivement à cette rive politique. Il progresse dans son enquête à pas de chat, comme il se doit, en donnant des coups de griffe imprévisibles. Parmi les chapitres particulièrement intéressants, on retiendra ceux qu’il consacre aux relations de Marine Le Pen avec un certain nombre de ceux que Giuliano da Empoli surnomme “les prédateurs” : Vladimir Poutine, Donald Trump… Mais aussi Viktor Orban et Giorgia Meloni. Il raconte également “le virage pro-israélien” du RN et explore ses réseaux en Afrique. Le contexte mondial pourrait bien placer la géopolitique au coeur de la campagne présidentielle. Et dans ce domaine, le Rassemblement national se montre pour le moins “balbutiant”. Dans un récent entretien à L’Express, le philosophe Alain Finkielkraut estimait que le RN demeurait “très largement poutinien”. Le 23 mars, Marine Le Pen s’est rendue en Hongrie pour soutenir Viktor Orbán, le Premier ministre proche du Kremlin, avant les élections législatives du 12 avril. Voici quelques extraits du Mystère Marine Le Pen.
De Poutine à Orban, des soutiens embarrassants
“Le 2 mars 2017, à un mois de l’élection présidentielle, qui verra Emmanuel Macron l’emporter, Marine Le Pen obtient de Vladimir Poutine ce que Donald Trump ne lui avait pas accordé. Mais cette rencontre va lui coûter cher. Elle est reçue au Kremlin à grand renfort de publicité puisque les agences de presse russes retranscrivent leurs échanges et les télévisions russes diffusent les images de l’entretien. Très patelin, Poutine déclare : “Il est intéressant d’échanger avec vous sur la façon de développer nos relations bilatérales et la situation en Europe. Je sais que vous représentez un spectre politique européen qui se développe assez rapidement.”
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Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites. Le maître du Kremlin assure son interlocutrice que la Russie n’interférera pas dans l’élection présidentielle française alors qu’il est accusé de l’avoir fait pour l’élection américaine. “Poutine a un charisme absolument fou et parle très doucement. J’ai plus peur de Merkel qui nous a fait beaucoup de mal”, nous confiera Marine Le Pen trois ans plus tard. Tout en précisant : “On a dit de Donald Trump et Boris Johnson pis que pendre alors qu’ils ont plutôt bien mené leur barque.” (…)
La confiance des ménages a reculé de deux points pour atteindre 89, a annoncé l’Insee ce mercredi. Les Français craignent le retour de l’inflation, dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient.
La guerre au Moyen-Orient fait craindre une situation similaire à 2022 aux Français. La confiance des ménages s’est repliée “légèrement” en mars, selon le baromètre mensuel de l’Insee, qui avance “un contexte de vives tensions géopolitiques”.
Dans le détail, l’indice pointe désormais à 89 et s’éloigne de sa moyenne de longue période (1987 à 2025) de 100. L’institution le justifie par le fait que la part des ménages estimant que les prix vont accélérer au cours des douze prochains mois augmente très fortement pour retrouver un niveau plus atteint depuis septembre 2022 et la guerre en Ukraine.
Outre les prix à la pompe, toujours au-dessus de 2 euros le litre, l’enlisement du conflit commence à faire craindre une inflation globale. L’interruption de la production d’engrais dans la région, qui représente 30% des exportations du secteur, inquiète par exemple les agriculteurs à l’approche des semis de printemps.
Des prévisions de croissance revues à la baisse
La confiance des ménages, toujours loin de sa moyenne historique, était pourtant repartie à la hausse ces derniers mois. Ils n’avaient par exemple jamais autant pensé à épargner à l’arrivée de 2026, signe qu’ils avaient confiance en l’avenir et la situation économique globale.
Mais le conflit et ses répercussions, que Roland Lescure regrette d’avoir appelé “choc pétrolier”, ont inversé la tendance, avec la crainte d’un retour à l’inflation de 2022. Surtout que les prévisions de croissance de la Banque de France ont été révisées depuis le début du conflit. Elle a notamment baissé d’un point l’objectif de croissance (à 0,9%) dans son meilleur scénario, alors qu’elle imagine une croissance presque à l’arrêt (0,3%) et un baril à 145 dollars si le conflit s’éternisait.
Dossier :
Guerre en Iran et au Moyen-Orient
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LA TRIBUNE. Aux États-Unis, les pressions politiques et juridiques contre l’ESG sont plus intenses que jamais depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Assiste-t-on à un recul de la transparence climatique des entreprises, voire… la fin des données ESG (environnement, social et gouvernance) ?
Sherry Madera. Je vous réponds clairement que non, l’ESG n’est pas mort. En revanche, le terme lui-même est de moins en moins utilisé. Les entreprises se concentrent désormais sur des données directement utiles à leur activité, comme les risques physiques, les objectifs climatiques ou les plans de transition.
Aux États-Unis, malgré le contexte politique, le niveau de transparence reste stable. Le pays demeure le premier marché du CDP en nombre d’entreprises déclarantes.
Cette stabilité s’explique par des raisons économiques fondamentales : ces données sont nécessaires pour accéder aux financements et répondre aux exigences des clients.
La véritable évolution tient au fait que ces données sont aujourd’hui mieux utilisées. Même si les cadres réglementaires évoluent, que ce soit en Europe ou aux États-Unis, les entreprises continuent de publier volontairement leurs données ESG. En Europe, le nombre de déclarants progresse même d’année en année.
Plus de 25 000 organisations publient via le CDP, mais seulement 15 % intègrent réellement climat et nature dans leur stratégie business centrale. Comment expliquer cet écart ?
Cet écart tient en partie à une question de perception. Si l’on se concentre uniquement sur les directions financières, ce chiffre peut sembler faible. Mais dans les faits, d’autres fonctions, comme les directions d’achats ou celles qui gèrent les chaînes d’approvisionnement, intègrent de plus en plus ces données dans leurs décisions.
Ilia Malinin lors du gala d’exhibition des Jeux de Milan-Cortina, à la Milano Ice Skating Arena, en Italie, le 21 février 2026. CLAUDIA GRECO / REUTERS
Le surnom qu’il s’est donné et qui a infusé dans le milieu du patinage artistique dit tout. Ilia Malinin n’est pas un « prince » ou un « roi ». C’est un « dieu ». Celui des quadruples sauts, qu’il maîtrise divinement et qui lui valent d’être appelé « Quad God ». En l’espace de quatre minutes pourtant, le 13 février à la Milano Ice Skating Arena, lors des Jeux olympiques (JO) d’hiver de Milan-Cortina 2026, l’Américain de 21 ans est redevenu terriblement humain. Ilia Malinin s’est effondré sur son programme libre et la médaille d’or en individuel – qui lui semblait promise – est venue orner, à la surprise générale, le cou du Kazakh Mikhail Shaidorov. Le natif de Fairfax, en Virginie, invaincu depuis plus de deux ans, n’a même pas eu les honneurs du podium, 8e au général.
Les jeudi 26 et samedi 28 mars, c’est autant en sa qualité de double tenant du titre que d’athlète en quête de revanche qu’Ilia Malinin participe aux championnats du monde, à Prague. Sa « compétition de la rédemption », comme il l’a décrite au site Olympics. Le même qualificatif que celui utilisé par les gymnastes féminines de la Team USA, dans leur quête du sacre par équipes aux Jeux de Paris 2024, trois ans après l’avoir laissé échapper au profit des Russes à Tokyo.
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Le premier ministre, Sébastien Lecornu, à l’Assemblée nationale, le 24 mars 2026. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »
Sébastien Lecornu a annoncé mercredi 25 mars de nouvelles commandes de munitions, dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM), dont l’examen au Parlement va être « accéléré » pour tenir compte de la guerre au Moyen-Orient.
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Le gouvernement doit présenter au printemps un projet d’actualisation de la LPM ajoutant 36 milliards d’euros aux 413 milliards déjà prévus sur la période 2024-2030. Mais son examen va être accéléré compte tenu du conflit déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran, qui a depuis répliqué et visé des pays du Golfe alliés de la France, venue à leur aide.
La LPM mise à jour sera présentée en conseil des ministres le 8 avril, puis inscrite la semaine du 4 mai à l’Assemblée nationale et du 1er juin au Sénat, a précisé le premier ministre devant l’Assemblée nationale, lors d’un débat sans vote sur cette crise à la fois militaire et énergétique.
M. Lecornu a souligné l’« urgence » de produire des munitions, alors que la situation est particulièrement critique pour la France, aujourd’hui l’un des pays européens les plus impliqués dans ce conflit, avec le Royaume-Uni, en raison d’accords de défense avec plusieurs Etats au Moyen-Orient, dont certains contiennent des clauses dites d’« assistance » au contenu classifié.
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« L’urgence, ce sont évidemment les munitions. Nous prévoyons d’investir 8,5 milliards d’euros supplémentaires de commandes entre 2026 et 2030, qui s’ajoutent aux 16 milliards de la LPM votée en 2023 », a promis M. Lecornu. « C’est indispensable » et « colossal », a-t-il insisté. M. Lecornu avait déjà souligné en décembre « l’urgence à reconstituer [les] stocks » et proposé « un passage à l’échelle de la production en masse de drones ».
Le premier ministre doit réunir jeudi plusieurs ministres à Matignon pour faire le point sur cette « économie de guerre » et la capacité des industriels à répondre à ces commandes.
Nouvelle usine de production de drones
Avec ces nouvelles commandes, la France aura consacré aux munitions « un effort financier quatre fois plus important que la précédente » LPM, a insisté mercredi le chef du gouvernement, qui inaugurera prochainement dans l’Essonne une nouvelle usine de production de drones.
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Il a aussi annoncé la création d’une plateforme « France Munitions », qui sera « un grossiste de munitions » financé à la fois par l’Etat et par des investisseurs privés, ainsi qu’un plan de soutien à l’industrie « duale » [civile et militaire] de 300 millions d’euros.
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La LPM actualisée prévoit également un « nouveau régime “d’état d’alerte de sécurité nationale” », pour une application exceptionnelle du code de la défense. En cas de menace grave, il permettra de déroger aux normes ou de faciliter le déploiement des forces armées sur le territoire, a détaillé Matignon.
L’actualisation de la LPM fait relativement consensus chez les députés, qui ont tous rendu hommage au major Arnaud Frion, mort en Irak dans une attaque de drone perpétrée par une milice pro-iranienne, et demandé davantage d’aide pour le Liban.
Sébastien Lecornu a estimé que les déclarations de l’Iran sur la possibilité que des navires « non hostiles » puissent passer par le détroit d’Ormuz, où transite en temps normal un cinquième du pétrole mondial, étaient « peut-être un signe d’un changement de phase dans cette crise ». En attendant, « nous devons tout faire pour que cette crise de circulation ne devienne pas une crise de production », a-t-il ajouté.
Astreint à la discipline budgétaire, le gouvernement n’envisage pas à ce stade de baisser les taxes sur les carburants et préfère pallier les difficultés de trésorerie des secteurs touchés. Des propositions sont toutefois à l’étude pour les professionnels « grands rouleurs ».
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