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  • A Tavira, le charme discret d’un ancien palais portugais entre oliveraie et plage paradisiaque

    A Tavira, le charme discret d’un ancien palais portugais entre oliveraie et plage paradisiaque

    L’image la plus répandue de Tavira, petite ville à l’extrême sud du Portugal, est sans doute celle du Ponte Romana, qui enjambe le Gilão de ses sept arches. La jolie place Doutor António Padinha est nichée dans le cœur historique, à quelques pas de ce monument emblématique de la ville. Une statue en bronze de Dom Marcelino Franco, ancien évêque de l’Algarve, trône au centre de la placette, entourée par deux grands pins et un palmier. Autour : des terrasses de café, la petite église blanche de São Paulo, deux immeubles ornés d’azulejos (les carreaux de faïence typiques du pays) et, dominant l’ensemble, un ancien palais.

    Pour les habitants de la région, c’est le Palácio dos Tavares, du nom de la riche famille qui le fit construire à la fin du XVIIIe siècle. Depuis, l’édifice a appartenu à d’autres lignées et connu différents usages, abritant tour à tour un centre culturel, un magasin de vélos et une boulangerie, entre autres enseignes. Plus récemment, il a fait l’objet de six années de travaux de rénovation destinés à le transformer en un élégant hôtel qui a été inauguré à l’été 2025 sous le nom de Palácio de Tavira.

    La façade d’origine a été conservée, avec sa vingtaine de fenêtres surmontées de frontons triangulaires. Ainsi que le grand escalier intérieur en pierre à double volée qui mène de l’entrée aux étages. Une partie des portes et des encadrements d’époque a aussi été sauvée. Pour agrandir l’endroit, un autre bâtiment a été construit avec des patios fleuris, à l’arrière de l’ancien palais. Ces nouveaux espaces forment ce que les propriétaires nomment « La Medina », en clin d’œil au passé mauresque de la ville.

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  • François Bayrou, battu à Pau à 344 voix près, ne siégera pas au conseil municipal

    François Bayrou, battu à Pau à 344 voix près, ne siégera pas au conseil municipal

    Ce dimanche, François Bayrou a échoué à se faire réélire maire de Pau, battu de 344 voix par le candidat socialiste Jérôme Marbot.

    François Bayrou, maire sortant battu au second tour des élections municipales à Pau, ne siégera pas au conseil municipal, a-t-on appris ce jeudi 26 mars de sources concordantes proches du président du MoDem, à la veille de l’installation de la nouvelle assemblée.

    Dimanche, l’ancien Premier ministre a été battu de 344 voix par le candidat socialiste Jérôme Marbot, dans le cadre d’une triangulaire avec le Rassemblement national, après être arrivé en tête au premier tour. François Bayrou avait été élu maire de la cité béarnaise en 2014, puis réélu en 2020.

    L’affaire Bétharram, un boulet dans campagne

    Il avait conservé sa fonction de maire de Pau lorsqu’il avait été nommé Premier ministre en décembre 2024. Renversé à l’Assemblée nationale, il a quitté la rue de Varenne en septembre, remplacé par Sébastien Lecornu. Sollicité, François Bayrou n’a pas donné suite.

    Dimanche soir, le président du Modem, âgé de 74 ans, avait expliqué après sa défaite que “la question, ça n’est pas le passé, c’est l’avenir”.

    “Notre rôle à tous c’est de penser l’avenir, avait-il ajouté. Nous sommes là pour tenir et pour rebâtir (…) Ce sera la responsabilité de toute l’équipe qui y siégera et que j’aiderai de toutes mes forces”.

    La défaite dans ce fief, qu’il avait mis 25 ans à conquérir, a constitué un nouveau coup dur pour François Bayrou, six mois après son départ de Matignon.

    Pendant la campagne, ses opposants l’ont jugé “usé” par son passage à la tête du gouvernement et le scandale Bétharram. La gauche l’a notamment accusé d’avoir menti sur sa connaissance des violences physiques et sexuelles perpétrées dans cet établissement catholique situé à 25km de Pau, où plusieurs de ses enfants ont été scolarisés.

    Dossier :

    François Bayrou

    • “Il s’est trop abîmé à Matignon pour survivre”: le pari perdu de François Bayrou aux municipales à Pau

    • Résultats des municipales 2026 à Pau: François Bayrou battu à 344 voix près, la gauche prend le pouvoir

    • Municipales à Pau: l’ex Premier ministre François Bayrou en tête mais bien moins populaire qu’en 2020

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  • «Je veux quitter ce monde en paix» : l’euthanasie d’une jeune femme catalane victime d’un viol collectif bouleverse l’Espagne

    «Je veux quitter ce monde en paix» : l’euthanasie d’une jeune femme catalane victime d’un viol collectif bouleverse l’Espagne

    À 25 ans, Noelia Castillo Ramos a obtenu le droit d’être euthanasiée pour souffrances physiques et psychologiques graves, après le feu vert de la CEDH. Victime de viol, la jeune femme est restée paraplégique après une tentative de suicide manquée. Son père s’est opposé jusqu’au bout à sa décision de mettre fin à ses jours.

    En Espagne où la loi autorise le suicide assisté sous certaines conditions depuis 2021, l’histoire d’une jeune femme de 25 ans qui s’apprête à être euthanasiée bouleverse l’opinion publique. Cette jeune catalane s’appelle Noelia Castillo Ramos et réclame depuis avril 2024 la possibilité d’avoir accès au suicide assisté, faisant état de ses souffrances physiques et psychologiques. Son père Gerónimo Castillo s’y est fermement opposé, déclenchant une bataille juridique qui vient de s’achever par une décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) rendue le 10 mars dernier, autorisant de fait le suicide assisté de la jeune femme, programmé ce jeudi 26 mars.

    La vie de Noelia a basculé quelques années plus tôt, lorsqu’elle a subi un viol collectif commis par des mineurs étrangers non-accompagnés, dont le statut administratif fait débat en Espagne de la même façon qu’en France. À la suite du traumatisme infligé par ses bourreaux, la jeune femme a tenté de mettre fin à ses jours le 4…

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  • Tensions entre Olivier Faure et Boris Vallaud, l’arrière-pensée de Laurent Wauquiez sur Sarah Knafo

    Tensions entre Olivier Faure et Boris Vallaud, l’arrière-pensée de Laurent Wauquiez sur Sarah Knafo

    Ça y est, les élections municipales sont passées, elles étaient le dernier scrutin au suffrage universel direct avant le grand rendez-vous de la présidentielle. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…

    François Hollande ne croit pas au duel RN-LFI

    François Hollande était ce mercredi soir l’invité d’honneur de la soirée de lancement du dernier numéro de la revue trimestrielle L’Hémicycle, dont la nouvelle rédactrice en chef est d’ailleurs une certaine Valérie Trierweiler. Devant une centaine de chefs d’entreprise et quelques journalistes, réunis dans un bar du VIIIe arrondissement de Paris, l’ancien président a livré cette prédiction, maquillée d’humour : “Le second tour RN-LFI , ça n’arrivera pas. C’est une histoire que l’on raconte pour faire peur aux petits enfants.” La blague a fait sourire, au premier rang, François Durvye, proche conseiller de Marine Le Pen et bras droit du milliardaire conservateur Pierre-Édouard Stérin.

    Olivier Faure – Boris Vallaud : le ton monte

    Boris Vallaud a-t-il – enfin – pris la parole lors de la réunion du groupe socialiste qui a suivi le second tour des municipales ? “Oui, il a dit bonjour…”, se moque Olivier Faure en petit comité. Les proches du premier secrétaire soulignent volontiers un point : “Vallaud n’a pas bougé une oreille de toute la campagne. Il y a vraiment une prime à la lâcheté.”

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  • Jordan De Luxe attristé par la mort de Loana : “Elle avait des idées noires sans cesse” – Télé-Loisirs

    Jordan De Luxe attristé par la mort de Loana : “Elle avait des idées noires sans cesse” – Télé-Loisirs

    Loana, première star de télé-réalité s’est éteinte mercredi 25 mars. Retrouvée morte à son domicile de Nice, elle n’avait que 48 ans. Celle qui avait été révélée dans Loft Story avait enchaîné les projets, notamment en défilant pour Jean-Paul Gaultier. Mais au fil des années, elle avait vécu une véritable descente aux enfers, marquée par ses addictions à la drogue et des tentatives de suicide.

    Jordan de Luxe, qui l’avait interviewée à trois reprises, lui rendra hommage à travers des extraits de ses passages dans L’Instant Deluxe et Chez Jordan. Le chroniqueur de Tout beau tout neuf sur W9 s’est confié à Télé-Loisirs.

    “J’étais complètement sonné” : Jordan de Luxe raconte comment il a appris la mort de Loana, la première gagnante de Loft Story

    Télé-Loisirs : Comment avez-vous appris le décès de Loana ?
    Jordan de Luxe
    : Sur le plateau de Tout beau, tout neuf. Valérie Benaïm m’a suggéré d’appeler Eryl Prayer qui était un proche de Loana. Quand je lui ai demandé pourquoi, elle m’a dit que Loana serait décédée. Je lui ai écrit et il m’a dit qu’il était au bout du rouleau. J’ai su que c’était vrai. J’étais complètement sonné.

    Vous l’aviez reçu à trois reprises dans vos émissions. Avait-elle tout de suite accepté ?
    Non, cela a pu se faire justement grâce à Eryl Prayer que j’allais recevoir. Comme ils étaient très proches, elle était d’accord pour venir avec lui. Heureusement qu’il était là parce qu’on sentait qu’il fallait qu’il s’occupe de tout. Elle ne se sentait pas de venir seule. C’était son son homme de confiance.

    Qu’est-ce qui vous a marqué lorsque vous l’aviez reçue ?
    Il y avait beaucoup d’incohérence dans ce qu’elle disait. Elle avait dit qu’elle était très forte et deux secondes après, elle disait qu’elle était d’une grande fragilité. Elle acceptait de parler de certaines choses et après, elle ne voulait plus. On sentait qu’elle était quand même ailleurs.

    La perceviez-vous comme une icône ?
    Je n’étais pas à fond dans Loft Story mais je m’étais dit qu’un jour, si j’arrivais à l’interviewer, ce serait incroyable. Quand elle était venue, j’ai réalisé qu’il y avait quand même Loana en face de moi. Je lui ai demandé si elle avait conscience qu’il n’y avait qu’une Loana en France. Elle en était fière.

    Vous disiez dans Tout beau, tout neuf qu’elle était beaucoup dans le passé…
    Elle était redoutablement sincère mais sa fragilité la poussait parfois à dire des phrases qui allaient faire du bruit ce qui est totalement normal, quand on a le passé qu’elle a eu. Je me souviens qu’elle parlait régulièrement d’elle-même de la scène de la piscine avec Jean-Edouard.

    “La solitude était l’une de ses grandes angoisses” : Jordan de Luxe dévoile s’il était encore en contact avec Loana

    Aviez-vous eu des moments privilégiés avec elle hors antenne ?
    On avait dîné ensemble dans un hôtel. On a passé une soirée très, très drôle. Je pense qu’elle était plus joyeuse hors antenne qu’à l’antenne. À un moment, elle s’est mise à enlacer un cocotier en chantant Comme je t’aime (son single, ndlr). Ça m’avait fait rire. Elle avait beaucoup d’autodérision.

    Étiez-vous encore en contact ces derniers mois ?
    Pas vraiment. On savait tous qu’elle n’allait pas bien et on a essayé de l’aider. Ça m’arrivait de prendre de ses nouvelles, de lui envoyer des messages…. La solitude était l’une de ses grandes angoisses.

    Quel était le dernier message que vous avez reçu de sa part ?
    Il y a quelques mois, elle m’avait envoyé un “Je t’aime” alors qu’on s’était vus que trois ou quatre fois. Je me suis rendu compte qu’elle était dans une demande affective très forte. Je l’avais invitée dans mon émission Le Jet de Luxe en début d’année mais je n’avais jamais eu de réponse.

    Comment expliquez-vous qu’elle n’ait pas réussi à remonter la pente ?
    Elle avait des idées noires sans cesse. Loana ne dormait pas. Elle prenait des plaquettes entières de médicaments. Tout le monde se disait un jour que ça allait mal finir mais en même temps, on ne pensait pas que cela arriverait. Cela fait de la peine à tout le monde même ceux qui ne la connaissaient pas.

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  • Chimie : les syndicats de Kem One interpellent l’État sur le « désengagement » du fonds Apollo

    Chimie : les syndicats de Kem One interpellent l’État sur le « désengagement » du fonds Apollo

    Grand habitué des reprises, passé dans les mains du fonds américain Apollo fin 2021, qui vient de racheter l’enseigne Grand Frais, le fabricant de PVC, Kem One tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Après une grève initiée sur son site de Saint-Fons (près de Lyon) mi-décembre, les syndicats changent d’échelle. La coordination syndicale CGT du groupe Kem One et la Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT (FNIC-CGT) ont directement interpellé, dans une lettre ouverte, le président de la République, le 20 mars dernier.

    En cause : le « désengagement » financier de son unique propriétaire, qui mettrait à mal « un appareil productif déjà bien fatigué », estime Didier Chaix, délégué syndical central CGT Kem One. 

    Un nouveau mouvement de grève est également annoncé pour le 31 mars prochain, sur plusieurs sites de l’industriel cette fois-ci.

    Un besoin d’investissement réel 

    A son arrivée en 2022, suite au rachat de Kem One en 2021 à Alain de Krassny, Apollo avait «de grands projets, ils voulaient faire de Kem One le noyau d’un groupe en réalisant des acquisitions», rappelle le délégué syndical. «Nous ne savions pas si Kem One serait la maison mère ou un satellite mais il y avait des projets d’extension», assure t-il. Pour la CGT, le bilan n’est pas à la hauteur des annonces, au contraire même. 

    « Depuis plusieurs mois, le fonds d’investissement Apollo, cherche à se désengager après avoir profondément dégradé la situation financière de l’entreprise. Lors de sa prise de contrôle, Kem One comptait environ 10 millions d’euros de dettes ; aujourd’hui, l’endettement atteint près de 700 millions d’euros, et les 450 millions d’euros d’obligations de l’entreprise sont désormais extrêmement décotés, proches de zéro », indique la coordination syndicale dans sa lettre ouverte qui met en cause une stratégie reposant sur les LBO. 

    «Apollo n’a pas de volonté d’investir et n’a jamais apporté de fonds propres», assure Didier Chaix. 

    Un contexte international complexe 

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  • Un assureur ayant refusé de rencontrer un médiateur est condamné à la première amende civile

    Un assureur ayant refusé de rencontrer un médiateur est condamné à la première amende civile

    Au milieu de l’été 2025, une importante réforme de la justice civile a été introduite, afin de désengorger les tribunaux : un décret entré en vigueur le 1er septembre 2025 a notamment prévu que le juge peut ordonner aux parties de rencontrer un médiateur ou un conciliateur. Si l’une d’elles s’y refuse sans « motif légitime », elle risque une amende civile de 10 000 euros, disposition vivement critiquée par le Conseil national des barreaux.

    Le tribunal judiciaire de Paris vient d’en faire usage pour la première fois, à propos de l’affaire suivante : dans la nuit du 3 au 4 juillet 2022, M. X et Mme Y sont victimes d’un cambriolage à leur domicile.

    Mme Y, assurée par la Mutuelle assurance des instituteurs de France (MAIF), déclare un préjudice de 334 468 euros (bijoux et montres de valeur). La MAIF diligente une expertise, puis sollicite de son assurée les justificatifs d’achat des biens dérobés. Elle les fait ensuite expertiser, et refuse toute indemnisation, pour fraude.

    Injonction de rencontrer un médiateur

    Le 3 juillet 2024, M. X et Mme Y l’assignent devant le tribunal judiciaire de Paris. Le 2 octobre 2025, le juge de la mise en état (magistrat qui s’occupe de la phase préparatoire à l’examen du litige) rend une injonction de rencontrer un médiateur, comme le permet le nouvel article 1533 du code de procédure civile. Seul, l’avocat de la MAIF, Me Emeric Desnoix, se présente au rendez-vous, organisé en visioconférence, alors que l’injonction s’adresse aux parties.

    Le juge de la mise en état invite la MAIF à justifier le « motif légitime » pour lequel elle n’a pas déféré à l’injonction, délivrée. Celui-ci peut résulter notamment « de l’emprise, de la violence, de la maladie, ou de l’existence d’un autre processus de médiation déjà en cours dont la juridiction n’aurait pas été informée ».

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Quand l’assureur refuse d’indemniser le cambriolage de la cave à vins

    Or Me Desnoix répond : « La direction de la MAIF ne souhaite pas que ses agents assistent aux médiations afin qu’ils puissent garder leur anonymat et assurer leur sécurité. C’est une mesure générale qui dépasse ce dossier. »

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  • EN DIRECT, guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky est arrivé en Arabie saoudite, où il devrait rencontrer plusieurs représentants du pays

    EN DIRECT, guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky est arrivé en Arabie saoudite, où il devrait rencontrer plusieurs représentants du pays

    Un tribunal russe interdit le documentaire « Mr. Nobody Against Putin » sur trois plateformes

    Dans la région de Tcheliabinsk, où se déroule ce documentaire, la juge Ksenia Boukharinova a accédé à la demande du parquet qui demandait l’interdiction de diffusion du film sur trois services d’hébergement de vidéos, dont VK Video, très utilisé en Russie, ont rapporté plusieurs médias russes. Le procureur Evguéni Toumchine exigeait que cette mesure soit prise car il estimait que le réalisateur avait filmé des enfants sans le consentement de leurs parents, a rapporté le média local It’s my city.

    La juge, selon le média indépendant SotaVision, a par ailleurs estimé que le documentaire comportait « des signes de propagande véhiculant une attitude négative à l’égard du gouvernement » et du président russes, Vladimir Poutine, selon un enregistrement audio de son jugement diffusé par SotaVision.

    La juge a également relevé que le réalisateur se montrait devant un drapeau bleu, blanc, bleu, qui est devenu un symbole des opposants russes à l’offensive à grande échelle contre l’Ukraine, mais qui est aussi utilisé par l’organisation Légion de la liberté de Russie, classée terroriste par les autorités russes.

    Pavel Talankin, animateur pédagogique et vidéaste dans une école de la petite ville de Karabach, dans l’Oural, a filmé officiellement l’embrigadement de plus en plus poussé des élèves, voulu par les autorités russes à partir de l’offensive lancée en Ukraine le 24 février 2022. Opposé à cette guerre, il a fui la Russie à l’été 2024, avec les disques durs contenant ces vidéos. Les images sont à l’origine du film de quatre-vingt-dix minutes, co-réalisé par M. Talankin et le réalisateur américain David Borenstein, qui a reçu à la mi-mars le prix du meilleur documentaire aux Oscars.

    Le 18 mars, un comité russe des droits humains avait déjà accusé le documentaire d’avoir utilisé des images de mineurs sans le consentement de leurs parents. Interrogé par les médias sur ce documentaire, le Kremlin a plusieurs fois botté en touche. Le film n’apparaissait pas dans le tableau récapitulant le palmarès des Oscars publié par l’agence de presse étatique russe RIA Novosti.

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  • L’UE redoute la “marginalisation” de l’OMC: les États-Unis vantent leurs droits de douane comme “une réponse corrective au système commercial incarné par l’organisation”

    L’UE redoute la “marginalisation” de l’OMC: les États-Unis vantent leurs droits de douane comme “une réponse corrective au système commercial incarné par l’organisation”

    L’Union européenne a demandé à ce que l’OMC soit profondément réformée pour garder son influence mondiale. De l’autre côté, Washington a assumé ses désaccords avec l’organisation, qui impose un traitement équitable pour tous les partenaires commerciaux.

    La politique commerciale américaine est une “réponse corrective” aux règles “déséquilibrées” de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a affirmé le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, à l’ouverture jeudi d’une conférence ministérielle de l’OMC au Cameroun. “Les mesures de politique commerciale des États-Unis constituent une réponse corrective à un système commercial, incarné par l’OMC, qui a cautionné et contribué à des déséquilibres graves et persistants”, a-t-il soutenu dans un message vidéo diffusé à l’ouverture de la conférence à Yaoundé.

    “Elles constituent une réponse à l’échec des institutions multilatérales et des négociations à instaurer l’équité en matière d’accès au marché et des règles du jeu équitables”, a-t-il ajouté.

    Jamieson Greer est à Yaoundé pour participer à cette réunion ministérielle, la première depuis le début du deuxième mandat du président américain Donald Trump, qui malmène le multilatéralisme et les règles de l’OMC à coups de droits de douane et d’accords commerciaux bilatéraux. Pendant quatre jours, les membres de l’organisation se réunissent au Cameroun pour tenter de relancer une institution fragilisée par les tensions géopolitiques, les blocages des négociations et la montée du protectionnisme, alors que la guerre au Moyen-Orient fait peser une lourde menace sur les échanges mondiaux.

    Révision du principe de “la nation la plus favorisée”

    L’OMC, qui peine à conclure des accords en raison de la règle du consensus, doit se réformer sur plusieurs volets pour sortir d’une crise profonde qui remet en cause son rôle central dans la régulation du commerce international. Côté américain, l’une des principales demandes est la révision du principe fondamental de l’OMC dit de “la nation la plus favorisée” (MFN), qui garantit qu’un pays offre un traitement égal à tous ses partenaires commerciaux. Ce système entre en contradiction avec la politique commerciale américaine de Donald Trump.

    Jamieson Greer a défendu l’idée d’un “nouvel ordre”, qui impliquerait des accords entre des groupes de pays plus restreints plutôt que de “perdre des années, voire des décennies, à s’entendre sur un plus petit dénominateur commun”.

    “En tant que ministres, nous devons nous concentrer sur des réformes qui rendraient l’OMC plus à l’écoute de ses membres et amélioreraient notre capacité à obtenir des résultats optimisant nos relations commerciales”, a plaidé Jamieson Greer dans son message.

    Il a souhaité avoir des “échanges francs” lors de cette conférence “sur la réforme de l’OMC, son rôle futur et ce que cette organisation peut, et ne peut pas, accomplir de façon réaliste”.

    Un risque d’”érosion du système”

    Les ministres du Commerce de l’Union européenne ont quant a eux apporté leur soutien à une réforme “profonde et globale” de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), faute de quoi elle risque de “perdre de son influence” face aux bouleversements de l’économie mondiale. “L’Union européenne est attachée à un système commercial multilatéral ouvert, équitable et fondé sur des règles, avec une OMC modernisée en son coeur”, ont-ils souligné, dans une déclaration adoptée en marge de la 14e conférence ministérielle de l’organisation, qui s’est ouverte jeudi à Yaoundé, au Cameroun. L’OMC “se trouve à un tournant critique et, sans une réforme profonde et globale, risque de perdre de son influence, érodant davantage le système commercial mondial”, plaident-ils.

    C’est pourquoi ils espèrent que la réunion de Yaoundé pourra “constituer un tremplin vers un processus de réforme fondamentale”, d’ici la prochaine conférence ministérielle qui sera organisée en 2028. L’UE défend elle une organisation plus souple, qui permettrait à des coalitions de pays volontaires d’avancer dans certains domaines.

    “Soyons honnêtes : si le monde a considérablement changé, l’OMC n’a pas su s’adapter à ces nouvelles réalités”, a lancé le commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic, qui dirige la délégation de l’UE à Yaoundé, dans un message vidéo.

    “Maintenir le statu quo n’est pas envisageable : nous ne pouvons pas continuer ainsi. Si nous persistons, nous risquons l’érosion du système fondé sur des règles et la marginalisation de l’OMC”, a-t-il prévenu.

    Pour aller plus loin : “L’ordre international que nous connaissions a été irrévocablement transformé”: la cheffe de l’OMC affirme que “le système du commerce mondial connaît ses pires perturbations depuis 80 ans”

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  • L’Iran menace Bab el-Mandeb, autre verrou stratégique du commerce mondial

    L’Iran menace Bab el-Mandeb, autre verrou stratégique du commerce mondial

    La “guerre éclair” qu’imaginait Donald Trump semble s’enliser. Mercredi 25 mars, l’exécutif américain a encore durci le ton. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a assuré que le président des Etats-Unis était prêt à “déchaîner l’enfer” si l’Iran persistait dans ce qu’elle a qualifié de “mauvais calcul”. À mesure que les menaces montent, la confrontation entre Washington, Israël et Téhéran s’étend bien au-delà du seul détroit d’Ormuz. Après avoir agité la menace d’un blocage de ce passage clé du Golfe, l’Iran a désormais brandi celle d’un “nouveau front” : Bab el-Mandeb, autre verrou maritime majeur, au sud de la mer Rouge.

    Selon une source militaire citée par l’agence iranienne Tasnim, l’Iran pourrait viser cette zone en cas d’intervention terrestre américaine. La même source affirme que Bab el-Mandeb fait partie des passages maritimes “les plus sensibles au monde” et que Téhéran serait en mesure d’y faire peser une “menace crédible”.

    LIRE AUSSI : Guerre en Iran : assistons-nous vraiment à un “nouveau choc pétrolier” ?

    Le détroit de Bab el-Mandeb se situe entre Djibouti et le Yémen, à la jonction entre le golfe d’Aden et la mer Rouge. Il constitue un passage incontournable pour les navires qui remontent vers le canal de Suez. L’Express rappelait en 2024 que 40 % du trafic de conteneurs et 12 % du trafic commercial mondial transitait dans cette zone. Ce type de passage étroit, où se concentre une part importante des flux commerciaux, fait partie de ce que nos confrères chez RFI désignent comme des “choke points”, ou points d’étranglement maritimes.

    “Des répercussions majeures”

    Bab el-Mandeb est particulièrement important car il joue un rôle clé dans l’acheminement des hydrocarbures, notamment du pétrole et du gaz, entre l’Asie et l’Europe. “Frapper dans la région du Bab-el-Mandeb, revient ainsi à toucher potentielle­ment des voies économiques vitales”, souligne sur son site le ministère de la Défense. L’enjeu est considérable. Il relie indirectement l’océan Atlantique, la mer Méditerranée et l’océan Indien. “Toute interruption du trafic dans ce corridor aurait des répercussions majeures sur les chaînes d’approvisionnement mondiales et les prix de l’énergie”, prévient de son côté Africa News.

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    Par ailleurs, la menace iranienne prend une dimension particulière en raison de la présence, au Yémen, des rebelles houthis, alliés de Téhéran. Ces derniers ont déjà averti qu’ils pourraient s’en prendre aux navires des pays qu’ils accusent de viser les membres de ce qu’ils présentent comme “l’axe de la résistance”, qui regroupe notamment l’Iran, le Liban, la Palestine et l’Irak.

    La menace des rebelles Houthis

    Leur capacité de nuisance dans la zone n’a plus rien de théorique. Dans la foulée du conflit israélo-palestinien de 2023, les Houthis avaient multiplié les attaques contre des navires en mer Rouge, avant une accalmie relative l’année suivante. Si l’épicentre des affrontements reste aujourd’hui concentré autour du golfe Persique, les armateurs redoutent désormais une reprise de ces actions, à plusieurs centaines de kilomètres plus à l’ouest.

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    Cette séquence intervient aussi sur fond de tensions croissantes autour de l’île iranienne de Kharg, d’où transitent environ 90 % des exportations de brut du pays. Des médias américains ont évoqué l’hypothèse d’une opération américaine sur cette île afin de contraindre Téhéran à rouvrir le détroit d’Ormuz. Vendredi 20 mars, la Maison-Blanche a assuré que l’armée américaine pouvait la “neutraliser” si Donald Trump en donnait l’ordre.

    “Si l’ennemi tente une action terrestre sur les îles iraniennes ou n’importe où ailleurs sur notre territoire (..) nous ouvrirons d’autres fronts en guise de ‘surprise’”, a prévenu le même responsable militaire citée par l’agence iranienne Tasnim. Reste à savoir si Bab el-Mandeb, la “porte des lamentations”, s’apprête à donner un nouveau relief à son nom.

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