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  • Prime Macron : à quels salariés profite-t-elle le plus ?

    Prime Macron : à quels salariés profite-t-elle le plus ?

    Quels salariés sont les « grands gagnants » de la prime de partage de la valeur (PPV), anciennement surnommée « prime Macron » ? Une question à laquelle répond une étude du service statistique du ministère du Travail (Dares), publiée ce jeudi. Les auteurs se sont penchés sur la façon dont les entreprises ont eu recours à ce dispositif en 2023, première année pleine après son instauration (lire encadré ci-dessous).

    Il ressort que 5,6 millions de salariés en ont bénéficié dans le secteur privé non agricole, soit plus d’un quart (28,7 %) d’entre eux. Pour un montant moyen de 901 euros brut.

    Décision du big boss

    Fait marquant relevé par la Dares : dans les entreprises de dix salariés ou plus, dans neuf cas sur dix (89,8 %), le versement de la PPV a été acté par décision unilatérale de l’employeur.

    La prime de partage de la valeur remplace depuis juillet 2022 la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, appelée « prime Macron ». (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

    Un phénomène surtout ancré dans les entreprises à petit effectif : la très grande majorité (86,2 %) des entreprises qui versent la PPV après décision du seul employeur ont en effet entre 10 et 49 salariés.

    « Cette surreprésentation des décisions unilatérales au sein des petites entreprises s’observe plus généralement pour les textes conventionnels portant sur les dispositifs d’épargne salariale (participation, intéressement, plan d’épargne entreprise) ou plan d’épargne retraite collectif (Perco ou PER d’entreprise collectif) », précise le service statistique.

    Dans les entreprises plus grandes, la distribution de la prime est davantage prévue par accord d’entreprise ou par accord de groupe que par décision unilatérale de l’employeur. Et plus la taille de l’entreprise est importante, plus c’est le cas.

    C’est quoi cette ex-prime Macron ?

    La prime de partage de la valeur remplace depuis juillet 2022 la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, appelée « prime Macron », mise en place pour la première fois début 2019.

    La PPV permet aux employeurs de verser à leurs salariés, sous certaines conditions, une prime exonérée d’impôt et de toute cotisation sociale. Le plafond est fixé à 3 000 euros mais peut être relevé jusqu’à 6 000 euros pour les entreprises ayant mis en place un dispositif d’intéressement ou de participation.

    Cette prime est toutefois facultative. Elle peut être versée tous les ans, en une ou deux fois au titre d’une même année civile, sous réserve d’une décision prise de façon unilatérale par l’employeur ou après accord d’entreprise ou de groupe.

    Les petites entreprises plus généreuses que les grandes

    Les petites entreprises – moins de dix salariés – ont été moins nombreuses que les autres à verser la PPV en 2023. Elles ont été un quart (25,1 %) à le faire, contre un tiers (32,1 %) pour celles de dix salariés ou plus.

    Mais ces plus petites structures ont été bien plus généreuses. La prime a été en moyenne de 1 238 euros brut par salarié dans les entreprises de moins de dix employés, contre 836 euros dans celles de dix salariés ou plus. Soit une différence moyenne de 402 euros par personne.

    Les petites entreprises ont été moins nombreuses que les grandes à verser la prime de partage de la valeur en 2023, mais elles ont été plus généreuses.
    Les petites entreprises ont été moins nombreuses que les grandes à verser la prime de partage de la valeur en 2023, mais elles ont été plus généreuses. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

    Une prime identique pour tous

    Bien que les règles d’attribution de la PPV permettent aux employeurs de la verser à une partie seulement de leurs salariés et/ou de moduler son montant, la majorité des entreprises de dix salariés ou plus ont choisi l’option la plus simple : octroyer la même somme à tout le monde. Près de trois quarts d’entre elles (74 %) l’ont en effet versé à l’ensemble de leurs salariés, et presque tout autant (73,6 %) ont attribué à chacun un montant identique.

    Le quart restant (26,4 %) a préféré moduler le montant selon les salariés, comme le permet la loi. Cette dernière fixe en effet cinq critères sur lesquels il est possible de s’appuyer pour faire varier le montant de la prime. La durée de présence effective pendant l’année écoulée est celle le plus fréquemment retenue pour moduler la somme (dans 68 % des cas), largement devant les quatre autres (l’ancienneté dans l’entreprise (34,7 %), le niveau de classification et la durée de travail prévue par le contrat de travail (environ 29 % chacun) et la rémunération (24,9 %)).

    Seul un quart des entreprises ont modulé le montant de la prime selon les critères permis par la loi.
    Seul un quart des entreprises ont modulé le montant de la prime selon les critères permis par la loi. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

    Un montant boosté par l’intéressement

    Dès la mise en place de la PPV, le gouvernement a décidé de relever le plafond de cette prime de 3 000 à 6 000 euros pour les entreprises ayant mis en place un accord d’intéressement. Si seulement une entreprise de dix salariés ou plus sur cinq (19,5 %) était couverte par un tel dispositif en 2023, force est de constater que cette mesure a incité les employeurs à gonfler la prime. Dans ces entreprises, le montant moyen de la PPV par bénéficiaire a été 1,3 fois plus élevé que dans les autres (938 euros brut contre 735 euros).

    Cet écart est davantage marqué dans les très grandes entreprises que dans les plus petites. Le montant moyen de la PPV est en effet 2,3 fois plus élevé dans les entreprises de plus de 1 000 salariés disposant d’un accord que dans celles qui n’en ont pas (976 euros par salarié contre 425 euros). Ce ratio n’est que de 1,2 dans les entreprises de 10 à 49 salariés (1 106 euros dans celles avec un accord, contre 890 euros dans celles où il n’y en a pas).

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  • “Une escroquerie exceptionnelle par son ampleur”: une fraude de 58 millions d’euros à la caisse d’assurance maladie, sept personnes en examen

    “Une escroquerie exceptionnelle par son ampleur”: une fraude de 58 millions d’euros à la caisse d’assurance maladie, sept personnes en examen

    Soupçonnées d’avoir fraudé pour 58 millions d’euros, la Caisse primaire d’assurance maladie, sept personnes ont été mises en examen. Parmi elles, une a été placée en détention provisoire.

    “Une escroquerie exceptionnelle”: sept personnes ont été mises en examen, soupçonnées d’avoir fraudé pour 58 millions d’euros la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie), avec des soins fictifs facturés, parfois établis au nom d’un praticien décédé.

    Sur “l’ensemble du territoire national”, plusieurs “structures et particulièrement des centres de soins dentaires” ont commencé à facturer massivement des “actes fictifs”, “peu après leur reprise par un nouvel exploitant, à compter de la fin de l’année 2024”, a synthétisé la procureure de Paris Laure Beccuau dans un communiqué ce jeudi 26 mars.

    Des facturations “au nom d’un dentiste décédé en 2021”

    L’une des personnes poursuivies a été placée en détention provisoire, les autres sous contrôle judiciaire. A ce stade, la justice a saisi “plus de 300.000 euros et des gels sont en cours”, a précisé la magistrate, confirmant une information du journal Le Parisien.

    “C’est une escroquerie exceptionnelle par son ampleur”, a commenté Fabien Badinier, le directeur du contrôle et de la lutte contre la fraude à l’Assurance maladie.

    Les patients dont les données étaient usurpées bénéficiaient tous de la complémentaire santé solidaire (CSS), ce qui permettait aux centres de santé de facturer 100% des soins à l’Assurance maladie, décrit ce responsable. Les premières auditions ont confirmé que les patients cités n’avaient jamais bénéficié des soins, “voire ne s’étaient jamais présentés dans ces centres de santé”, souligne la procureure de Paris. Autre supercherie découverte: la facturation pour le centre de Marseille a été en partie faite “au nom d’un dentiste décédé en 2021”, pointe Laure Beccuau.

    “Flotte de téléphones dédiés”

    Les actes étaient établis “pour des montants très supérieurs aux moyennes remboursées par l’Assurance maladie”, relate encore la magistrate. Des prête-noms et “une flotte de téléphones dédiés étaient utilisés pour l’ouverture de comptes”, essentiellement depuis Neuilly-sur-Seine (région parisienne), déroule Laure Beccuau, qui liste 18 centres de santé concernés.

    Comment le gouvernement compte-t-il enrayer la fraude sociale?

    3:09

    Les personnes interpellées lundi et mises en examen mercredi sont soupçonnées “d’avoir notamment procédé aux changements de RIB et aux manipulations des logiciels de facturation, d’avoir contribué à la reprise de certains centres de santé, ou d’y avoir exercé en facilitant la fraude”, éclaire la procureure de Paris.

    L’affaire a été révélée quand l’Assurance maladie a fini par détecter des “atypies dans l’évolution des remboursements” des centres, et a reçu également des signalements de la part de salariés de centres, expose cet organisme. Certains centres continuaient en effet d’avoir “une petite activité” licite, selon Fabien Badinier. La détection de la fraude a permis “de bloquer en amont 16 millions d’euros de remboursements frauduleux”, mentionne encore ce responsable.

    Tout s’est accéléré le 10 avril 2025, quand l’Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI) a été informé par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) de “fraudes sérielles suivant le même mode opératoire dans le cadre de l’activité de centres de santé associatifs”, rapporte Laure Beccuau.

    Marché noir et données personnelles

    Un courrier anonyme adressé en mars 2025 à l’Assurance maladie avait également attiré l’attention sur des suspects, précise la procureure de Paris. Le parquet de la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) de Paris a ouvert une enquête en septembre, puis une information judiciaire, qui permet à un juge d’instruction d’enquêter, le 23 décembre 2025.

    Le fait que les centres et les patients soient dispersés dans plusieurs régions rendait la détection des centres frauduleux plus difficile, explique l’Assurance maladie, qui a dû mettre en place une “task-force nationale” pour coordonner les investigations sur tout le territoire.

    Les enquêtes de l’OCLTI et du PIEJ (Pôle interrégional d’enquêteurs judiciaires de l’assurance-maladie) ont permis de décortiquer le mécanisme des fraudes. Cette affaire est probablement liée “aux nombreux vols de données administratives” qui ont eu lieu ces dernières années, qui permettent aux escrocs et aux fraudeurs d’acheter sur le marché noir des données personnelles, met en avant Fabien Badinier.

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    • Ses infirmières ne sont plus payées depuis février: des syndicats libéraux appellent à écarter les dirigeants de l’association Asalée, que l’Assurance maladie a cessé de financer

    La lutte contre les fraudes aux aides d’Etat et fraude aux aides sociales figure parmi les “priorités de politique pénale de la JIRS de Paris”, rappelle la procureure de Paris. Les investigations se poursuivent sous la direction du juge d’instruction.

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  • Shein, Temu… L’UE s’attaque aux petits colis des sites de vente en ligne chinois

    Shein, Temu… L’UE s’attaque aux petits colis des sites de vente en ligne chinois

    Face à l’explosion du commerce électronique et au succès des plateformes chinoises Shein, Temu ou AliExpress, les pays européens ont dû repenser leur union douanière. Jeudi 26 mars, le Parlement européen et les Etats membres se sont entendus, au terme d’une ultime réunion, sur la manière dont ils devaient traiter ces 12 millions de petits colis qui arrivent chaque jour sur le Vieux Continent et échappent la plupart du temps à tout contrôle. L’objectif, développe l’eurodéputé néerlandais (Parti populaire européen, PPE, droite) Dirk Gotink, est de mettre en place « un marché intérieur qui ne laisse plus des plateformes comme Temu, Shein ou AliExpress impunies alors qu’elles écoulent massivement sur le marché européen des biens non conformes » aux normes en vigueur.

    Les douaniers sont littéralement débordés par les volumes à traiter : en 2024, 4,6 milliards de petits colis d’une valeur inférieure à 150 euros ont été importés dans l’Union européenne (UE), dont 91 % en provenance de Chine, contre 1,4 milliard en 2022. Incapables de faire face, ils laissent entrer des produits en tous genres, qui ne respectent pas forcément les standards européens, et peuvent être dangereux. Une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, réalisée en 2024, révèle, ainsi, que plus de 60 % des jouets contrôlés sur des plateformes étrangères présentaient un risque majeur, contre seulement 8 % chez les acteurs traditionnels.

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  • Universités : des assises sous tension, pour tenter de déminer la question du financement public

    Universités : des assises sous tension, pour tenter de déminer la question du financement public

    Cela fait des mois que la tension monte, entre d’un côté les présidents d’université, et de l’autre le gouvernement. Pour les premiers, le compte n’y est plus : les financements publics sont insuffisants et la qualité des enseignements est en danger. Le second défend un constat moins sombre et souligne la nécessité, dans un contexte budgétaire contraint, de nouvelles économies.

    Les assises du financement des universités, annoncées en janvier, ont pour objectif de déminer la situation. A la table depuis le mois de février, les équipes de direction d’établissement, les rectorats mais aussi les collectivités locales, conviés lors de réunions thématiques sur le tout le territoire par les coprésidents de l’événement, l’inspecteur général des finances Jérôme Fournel et l’ex-président d’université Gilles Roussel.

    En ouverture de la plénière, jeudi 26 mars, à laquelle participaient aussi les organisations représentatives des enseignants-chercheurs et des étudiants – le Snesup-FSU, la CGT et L’Union étudiante ont rapidement quitté la séance –, Philippe Baptiste a tenté de poser le cadre des débats. « Sortir des batailles de chiffres pour répondre collectivement aux besoins des universités » tout en ayant à l’esprit « le contexte de contrainte budgétaire forte », « c’est un exercice périlleux mais nécessaire », a estimé le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche.

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  • Lénie (Danse avec les stars) donne des conseils à Julien Lieb, après de mauvaises notes : “Tu caches une certaine spontanéité” – Télé-Loisirs

    Lénie (Danse avec les stars) donne des conseils à Julien Lieb, après de mauvaises notes : “Tu caches une certaine spontanéité” – Télé-Loisirs

    En difficulté dans Danse avec les stars, Julien Lieb a reçu un soutien de taille en coulisses. Lenie, dernière gagnante de l’émission et ancienne camarade du chanteur dans la Star Academy, lui a livré de précieux conseils pour l’aider à retrouver confiance et remonter dans le classement.

    Avant-dernier du classement de Danse avec les stars la semaine dernière, Julien Lieb et Elsa Bois ont reçu la visite de Lénie cette semaine. La dernière gagnante de l’émission était émue de revenir dans les coulisses, mais aussi de voir son ancien camarade de la Star Academy s’entraîner pour sa samba sur Despacito qu’il dansera au prochain prime. Elle lui a d’ailleurs conseillé de “lâcher prise”.

    “C’est quelqu’un qui aime quand les choses sont parfaites”, explique-t-elle. Un côté “perfectionniste” qui leur a permis de se rapprocher pendant la Star Ac’, mais que le candidat devra abandonner s’il veut performer sur le parquet de TF1 selon elle. “Tu pourras pas faire quelque chose de parfait. La seule chose que tu pourrais faire c’est de montrer vraiment qui tu es”, estime la jeune chanteuse.

    Cette astuce de Lenie pour que Julien Lieb retrouve le haut du classement de Danse avec les stars

    Une attitude que Lénie a eu du mal à abandonner à ses débuts dans Danse avec les stars. Bien que favorite depuis le début de la compétition, la jeune femme a attendu six semaines avant de décrocher ses premiers 10 du jury, une semaine après celui d’Adil Rami. “En voulant vraiment faire quelque chose de vraiment parfait, finalement peut-être que tu caches une certaine spontanéité”, détaille-t-elle.

    L’ancienne candidate pense que le prime de ce vendredi 27 mars, qui fête les 15 ans de l’émission, sera l’occasion pour Julien Lieb de se lâcher et peut-être de revenir dans le haut du classement, comme il l’avait fait en cinquième semaine. “C’est le moment de faire kiffer les gens. Les gens regardent leur télé pour voir du show”, lance-t-elle à son ancien camarade.

    “Ça me donne de la force” : Julien Lieb rassuré par les conseils de Lénie dans Danse avec les stars

    Des conseils et une présence qui ont permis à Julien Lieb de reprendre courage. “Ça me donne de la force de me dire que tu sais ce que je suis entrain de vivre là (…) On se comprend, ça rassure, ça fait du bien”, avoue le partenaire d’Elsa Bois. Heureuse de l’effet qu’elle a produit, Lénie est ensuite repartie se disant “fière” de son ami.

    Article écrit en collaboration avec 6Medias

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  • L’Ukraine craint d’être la victime collatérale de la guerre en Iran

    L’Ukraine craint d’être la victime collatérale de la guerre en Iran

    ANALYSE – Provisoirement effacée dans les médias, les réunions ministérielles et les conseils de défense, la guerre en Ukraine passe au second plan. Le conflit au Moyen-Orient capte les armes et l’attention diplomatique dont Kiev a besoin.

    Dans le monde terrible des réseaux sociaux, une guerre chasse toujours l’autre. Surtout quand la recomposition des rapports géopolitiques, exacerbée par l’hubris de Donald Trump, fait glisser les crises d’un continent à l’autre à une vitesse vertigineuse. L’Ukraine sera-t-elle la victime collatérale de la guerre en Iran ? C’est la principale inquiétude de Volodymyr Zelensky, qui redoute de perdre tout à la fois les Américains, les Européens et les armes. Car depuis le premier jour de l’intervention de la coalition israélo-américaine, la guerre d’Iran et celle d’Ukraine sont intimement liées.

    Depuis bientôt un mois, les Ukrainiens assistent avec amertume au feu d’artifice de missiles antimissiles déployés pour contrer les attaques iraniennes dans le Golfe et en Israël. Aux premiers jours de la guerre, les États-Unis et leurs alliés avaient déjà utilisé davantage d’intercepteurs Patriot qu’au cours des quatre années de guerre en Ukraine. Depuis l’hiver dernier, le gouvernement ukrainien…

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  • Jean-Michel Aulas remettra l’écharpe de maire à Grégory Doucet ce vendredi à Lyon

    Jean-Michel Aulas remettra l’écharpe de maire à Grégory Doucet ce vendredi à Lyon

    L’écologiste Grégory Doucet recevra l’écharpe de maire des mains de Jean-Michel Aulas (Cœur lyonnais), ce vendredi 27 mars à Lyon (Rhône). Une procédure habituelle entre le nouvel édile et le doyen du conseil municipal.

    L’édile écologiste de Lyon (Rhône) Grégory Doucet, fraîchement réélu, se verra remettre l’écharpe de maire, ce vendredi 27 mars, par son adversaire politique Jean-Michel Aulas, a appris BFM Lyon auprès de son entourage.

    C’est en effet à l’occasion du conseil municipal d’installation, et en tant que doyen de l’assemblée, que l’ancien patron de l’OL remettra l’objet.

    Toujours selon l’entourage de Jean-Michel Aulas, qui a fêté ses 77 ans le jour même du second tour de l’élection et qui a d’ores et déjà annoncé qu’il siégera dans l’opposition sous la bannière “Cœur lyonnais”, l’homme d’affaires prononcera un discours.

    Le doyen d’opposition

    Dans un message posté lundi dernier sur X pour remercier ses électeurs, Jean-Michel Aulas a en effet assuré qu’il siègera à l’avenir comme opposant à la mairie “pour que la voix de toutes les Lyonnaises et de tous les Lyonnais soit entendue, avec exigence et constance”.

    “À la tête des 27 élus d’opposition à la mairie de Lyon, et avec l’appui incontournable et déterminant de notre ancrage à la Métropole”, son mouvement Cœur Lyonnais “jouera pleinement son rôle”, a-t-il ajouté.

    Il compte également “plus que jamais jouer pleinement” son “rôle à la Métropole, car c’est à cette échelle que se décidera l’avenir de Lyon et des 57 communes qui composent notre territoire”, a-t-il conclu.

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    • CARTES. Les résultats des élections municipales à Lyon, arrondissement par arrondissement
    • Municipales 2026: Jean-Michel Aulas annonce déposer un recours à Lyon, comment fonctionne cette procédure ?

    Son alliée LR Véronique Sarselli, à la tête d’une liste MoDem, LR, Renaissance et Horizons, a officiellement été élue présidente de la Métropole de Lyon ce jeudi 26 mars, véritable siège du pouvoir local et dirigée par le passé par l’écologiste Bruno Bernard. Véronique Sarselli a par ailleurs indiqué dimanche qu’elle proposerait à Jean-Michel Aulas d’être son “premier vice-président”.



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  • Pernod Ricard pourrait fusionner avec l’Américain Brown-Forman

    Pernod Ricard pourrait fusionner avec l’Américain Brown-Forman

    Le groupe français de spiritueux Pernod Ricard et le groupe américain Brown-Forman, propriétaire de la célèbre marque de whisky Jack Daniel’s, auraient engagé des discussions en vue d’une possible fusion, a déclaré jeudi à Reuters « une source proche du dossier ».

    Plus tôt dans la journée, l’agence Bloomberg avait rapporté que « Pernod Ricard envisageait un éventuel accord avec Brown-Forman », une annonce qui a immédiatement pesé sur le cours de l’action française. À la clôture, le titre Pernod Ricard a accusé un repli de 5,72 % à 59,94 euros . Sur le marché américain, la réaction a été inverse, l’action Brown-Forman s’envolait pour sa part de plus de 15 %.

    Avec une capitalisation boursière de l’ordre de 11 milliards de dollars (9,5 milliards d’euros environ) pour Brown-Forman, et de plus de 16 milliards d’euros pour Pernod Ricard, un éventuel rapprochement serait significatif pour le secteur.

    Cette possible fusion intervient dans un contexte délicat pour les spiritueux, confrontés depuis plusieurs années à un ralentissement des ventes. Pour faire face, Pernod Ricard a lancé un plan de restructuration visant à réaliser un milliard d’euros d’économies entre 2026 et 2029, ce qui inclut des suppressions d’emplois au premier semestre.

    Brown-Forman, de son côté, avait déjà présenté l’année dernière un vaste plan de restructuration prévoyant des suppressions d’emplois, le groupe cherchant à protéger ses marges face à la hausse des coûts des intrants, notamment des matières premières telles que l’agave et les fûts de bois. Il a aussi augmenté les prix de ses marques de whisky.

    Malgré un début d’année solide, avec des résultats trimestriels supérieurs aux prévisions, Brown-Forman a averti d’un environnement difficile pour 2026, en raison de « la volatilité macroéconomique et de l’incertitude des consommateurs ». De son côté, Pernod Ricard a enregistré un recul de son chiffre d’affaires et de son résultat opérationnel courant (ROC) au premier semestre de l’exercice 2025-2026, plombé par des conditions de marché difficiles aux Etats-Unis et en Chine.

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  • Les députés veulent aider la presse à récupérer les rémunérations que lui doivent les géants du numérique

    Les députés veulent aider la presse à récupérer les rémunérations que lui doivent les géants du numérique

    Sept ans après la création des « droits voisins », les députés ont adopté jeudi 26 mars à l’unanimité une proposition de loi du groupe MoDem pour rendre plus effective leur application. En effet, les médias de presse française se plaignent d’avoir des difficultés à obtenir les rémunérations qu’ils sont en droit de réclamer aux grandes plateformes numériques en échange de la reprise d’extraits de leurs contenus et articles.

    Depuis le début des années 2000, les revenus de la presse écrite française se sont érodés, réduits quasiment de moitié, tandis que les géants du numérique ont capté une part substantielle de leurs recettes publicitaires, selon l’auteur du texte, le député MoDem du Finistère Erwan Balanant, citant des chiffres du ministère de la culture. « Nous sommes confrontés à un risque d’effondrement de notre modèle d’information, alors que, plus que jamais, nous avons besoin de cette information fiable et vérifiée, c’est un enjeu démocratique », a alerté l’élu devant les députés.

    Pour corriger ce déséquilibre, les droits voisins ont été institués par la directive européenne de 2019 sur le droit d’auteur. Ils permettent aux journaux, magazines ou agences de presse de demander à négocier avec les géants du numérique. Mais à ce jour, les accords passés entre éditeurs de presse et plateformes restent limités, déplore M. Balanant.

    Refus de négocier

    En cause, notamment, des éditeurs qui peinent à obtenir « les éléments d’information nécessaires » de la part des géants du numérique pour déterminer le montant d’une juste rémunération, quand les plateformes ne refusent pas purement et simplement d’entrer en négociation.

    M. Balanant a dressé jeudi un état des lieux des bonnes volontés. X et LinkedIn (propriété de Microsoft) « refusent toujours de négocier », notamment avec l’Alliance de la presse d’information générale (APIG). Microsoft a signé un accord avec Le Monde. Après des amendes, Google (Alphabet) a fini par signer plusieurs accords (notamment avec Le Monde) et semble « s’engager dans une dynamique plus positive », selon M. Balanant. Le premier accord signé avec l’APIG, qui regroupe près de 300 titres de presse quotidienne et hebdomadaire, en 2022, a été renouvelé début 2025, pour une durée de trois ans.

    De son côté, Meta a signé des accords, notamment avec Le Monde. Avec l’APIG, un premier accord a été noué en 2021 mais, après son expiration en 2024, les négociations de renouvellement n’ont pas abouti.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Pourquoi Google est de nouveau sanctionné face aux éditeurs de presse dans la bataille des droits voisins ?

    L’organisme a donc fini par porter plainte fin 2025 devant l’Autorité de la concurrence, fin 2025, « pour abus de position dominante ». Il accusait notamment la société américaine d’avoir significativement revu à la baisse sa proposition de rémunération, par rapport à celle de l’accord précédent. Le Monde et Le Figaro, ainsi que l’Agence France-Presse, avaient, eux, porté plainte contre le réseau social X d’Elon Musk.

    Un vote « qui reconnaît le contournement du droit voisin »

    D’où cette proposition de loi, qui vise à renforcer l’effectivité de ces droits voisins, en imposant notamment aux plateformes de fournir aux éditeurs l’ensemble des données relatives à l’utilisation de leurs contenus pour permettre une négociation de bonne foi de ces accords. Dans un communiqué, l’APIG « salue ce vote, qui reconnaît le contournement du droit voisin par la plupart des grandes plateformes numériques (…) et dote les éditeurs d’outils concrets pour rééquilibrer leurs relations avec ces plateformes ».

    L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) se verrait attribuer un rôle d’arbitre et la possibilité d’infliger des sanctions, pouvant aller jusqu’à 1 % du chiffre d’affaires des plateformes.

    A la demande du rapporteur, M. Balanant, soutenu par le gouvernement, les députés sont toutefois revenus sur un amendement du groupe écologiste et social adopté en commission disposant qu’au moins 25 % des droits voisins touchés par les éditeurs soient ensuite reversés aux journalistes. M. Balanant a argué qu’il n’était « pas adapté », notamment car « tous les titres [de presse] ne sont pas à la même enseigne », ou pointant aussi un « risque de sortir progressivement du salariat ». Dans un communiqué, l’Alliance de la presse d’information générale salue le vote du texte et « appelle à son inscription rapide à l’ordre du jour du Sénat ».

    Le Monde avec AFP

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  • EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : au Liban, au moins 1 116 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon les autorités

    EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : au Liban, au moins 1 116 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon les autorités

    Israël affirme avoir « élargi » son opération terrestre dans le sud du Liban et a frappé plus de 200 cibles du Hezbollah

    L’armée israélienne a « élargi l’opération terrestre d’un cran afin d’étendre la zone de sécurité » dans le sud du Liban « pour frapper et repousser l’ennemi, et éloigner la menace afin d’assurer une meilleure protection des habitants du nord » d’Israël, a affirmé le commandant du commandement nord israélien, le général Rafi Milo, lors d’une évaluation de la situation dans le sud du Liban, selon un message publié par l’armée sur Telegram.

    « Nous constatons des résultats significatifs, tant dans les frappes aériennes que lors des engagements de nos combattants dans le sud du Liban, face à l’ennemi en combat rapproché », assure le général israélien. « Jusqu’à présent, nous avons éliminé plus de 750 terroristes, détruit des infrastructures à travers tout le Liban et nous poursuivons nos frappes profondes sur les centres névralgiques de l’organisation », a-t-il encore affirmé, ajoutant que l’armée « exerce une pression sur le Hezbollah » et « le repousse vers le nord et détruit ses capacités ».

    Une image extraite d’une vidéo diffusée par l’armée israélienne le 26 mars 2026, montre ce que l’armée israélienne présente comme une frappe sur un bâtiment où des militants du Hezbollah étaient positionnés, dans une zone située au sud du Liban.

    Par ailleurs, l’armée israélienne a annoncé, dans un autre message sur Telegram, avoir « effectué plus de 200 frappes, éliminé plusieurs cellules terroristes et détruit des dizaines d’infrastructures terroristes, notamment des dépôts d’armement et des bâtiments utilisés par l’organisation terroriste Hezbollah » dans le sud du Liban. « Les forces de la 226e brigade, sous le commandement de la 146e division, mènent des raids ciblés » dans le sud du Liban « dans le cadre de l’effort de défense avancée », a-t-elle ajouté.

    Enfin, l’armée israélienne a affirmé avoir « éliminé, à Hajir [au Liban], Hassan Mohammad Bashir, un commandant supérieur du dispositif antichar du Hezbollah », dans un troisième message publié sur le réseau social. Le commandant « avait coordonné des centaines de plans terroristes contre les forces israéliennes et les civils israéliens » et « commandait également plusieurs cellules terroristes qui avaient mené des tirs antichars continus vers le nord » d’Israël, a-t-elle accusé.

    « Au cours des derniers mois, il avait commencé à s’intégrer au dispositif antichar dans le nord du [fleuve] Litani et œuvrait depuis à la formation de nombreux terroristes », a-t-elle encore affirmé.

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