Le stand Sopra Steria, au salon Milipol Paris 2025, salon professionnel consacré à la sécurité intérieure des Etats, à Villepinte (Seine-Saint-Denis), le 18 novembre 2025. LAURENT GRANDGUILLOT/REA
La police fédérale belge va réclamer 179 millions d’euros au groupe européen d’origine française Sopra Steria, spécialiste des logiciels et des systèmes informatiques. Il est accusé d’avoir échoué dans la mise au point du projet I-Police, qui visait à la numérisation et la centralisation de toutes les données des services policiers, locaux et fédéraux, du royaume. Lors d’une comparution devant une commission parlementaire, Eric Snoeck, commissaire général de la police fédérale, a estimé, vendredi 6 mars, que la société chargée du volet technologique n’avait pas respecté ses engagements, ce que celle-ci conteste.
Assignée en justice à Bruxelles – une première audience doit avoir lieu jeudi 12 mars –, Sopra Steria engage de son côté une procédure civile, estimant qu’elle ne porte aucune responsabilité dans l’arrêt du programme. Elle dit vouloir « clarifier les responsabilités » dans cette décision. Bernard Quintin, le ministre de l’intérieur, a annoncé, en décembre 2025, qu’il résiliait le contrat d’un montant initial de 300 millions d’euros. L’Etat belge affirme avoir dépensé en vain 76 millions depuis le démarrage du projet, en décembre 2021.
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Manifestation antigouvernementale à Prague, le 21 mars 2026. MICHAL TUREK/AP
Des dizaines de milliers de Tchèques ont manifesté, samedi 21 mars, à Prague, contre le gouvernement nationaliste du milliardaire Andrej Babis, dénonçant « l’arrogance du pouvoir ». Le mouvement citoyen indépendant Un million de moments pour la démocratie, qui a organisé la manifestation, a accusé le gouvernement de « minimiser » les menaces représentées par la Russie, envahie par l’Ukraine en 2022.
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Un million de moments pour la démocratie a affirmé que plus de 200 000 personnes se sont rassemblées, samedi, pour manifester dans le parc Letna, à Prague, un chiffre que l’Agence France-Presse (AFP) n’a pas pu vérifier dans l’immédiat. Plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient déjà manifesté contre Andrej Babis en février.
Andrej Babis, en poste depuis décembre 2024, dirige un gouvernement tripartite composé de son parti, ANO, et de deux formations alliées eurosceptiques, le parti d’extrême droite SPD, et La Voix des automobilistes.
Manifestation antigouvernementale à Prague, le 21 mars 2026. EVA KORINKOVA/REUTERSManifestation antigouvernementale à Prague, le 21 mars 2026. EVA KORINKOVA/REUTERS
Un million de moments pour la démocratie a également dénoncé l’intention du gouvernement de prendre le contrôle des médias publics. « L’arrogance du pouvoir grandit et les hommes politiques extrémistes prennent notre pays en otage », ont déclaré les organisateurs sur Facebook. Les manifestants ont aussi accusé Andrej Babis et Tomio Okamura, président du SPD et président du Parlement, d’abuser de leur immunité parlementaire afin d’échapper à des poursuites pénales. Andrej Babis fait l’objet de poursuites pour des accusations de fraude aux subventions européennes, tandis que Tomio Okamura est poursuivi pour incitation à la haine.
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Refus de fournir une aide militaire à l’Ukraine
« Je n’aime pas la façon dont le gouvernement se comporte, l’arrogance du pouvoir, et la manière dont il impose des normes morales complètement différentes », a déclaré à l’AFP une manifestante, Anna Bittner. Marek Perutka, un écologiste brandissant un drapeau ukrainien, a pour sa part dénoncé la politique étrangère du gouvernement, qui refuse de fournir une aide militaire à Kiev. « Il fait tout pour nous entraîner vers la Russie, avec la Hongrie et la Slovaquie, pour porter atteinte à l’UE », a-t-il dit.
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Le gouvernement a réduit les dépenses consacrées à la défense à moins de 2 % du PIB dans le budget de l’Etat pour 2026, soit un chiffre inférieur à celui fixé par l’OTAN, dont la République tchèque est membre.
Un million de moments pour la démocratie avait déjà rassemblé plus de 200 000 manifestants pour appeler à la démission d’Andrej Babis, lors de son précédent mandat en 2019. En février, le mouvement avait organisé dans le centre historique de Prague une manifestation pour soutenir le président pro-ukrainien du pays, Petr Pavel, ancien général de l’OTAN. Un bras de fer a opposé Petr Pavel à La Voix des automobilistes lorsqu’il a refusé de nommer ministre de l’environnement leur candidat, Filip Turek, qui fait l’objet d’une enquête pour viol et a été critiqué pour des commentaires misogynes et racistes.
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REPORTAGE – À Netanya, dans « la capitale française d’Israël », certains expatriés disent accepter la guerre comme un moindre mal, convaincus d’avoir perdu la France qu’ils ont connue.
« Ici on vit, madame. Même sous les bombes, on vit », insiste Didier, l’air sérieux derrière sa tasse de café. En ce treizième jour de guerre, il est attablé en terrasse sur la place centrale de Netanya avec ses amis, retraités comme lui. « C’est un rituel qu’on ne raterait pour rien au monde : quoi qu’il arrive, chaque vendredi on se retrouve ici, avec le bon air frais de la mer… » se réjouit-il, malgré un soleil timide. Son épouse, Micheline, acquiesce en bout de table.
Comme leurs amis, ce couple a décidé de poser ses valises dans cette ville côtière quelques années plus tôt. Située à une trentaine de kilomètres au nord de Tel-Aviv, Netanya est surnommée « la capitale française d’Israël », depuis que cette diaspora l’a massivement élue comme refuge.
Nuits blanches
Du « bonjour » d’accueil des serveurs aux menus distribués en français, la langue de Molière est parlée à tous les coins de rue, au point, pour ce territoire, d’incarner une sorte de village gaulois au cœur du Levant. Un…
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Yann Le Cun, lors du salon VivaTech, à Paris, en juin 2023. THIBAULT CAMUS/AP
La start-up d’intelligence artificielle (IA) fondée par Yann Le Cun est une société de droit français avec son siège à Paris. Mais ce projet de l’ex-directeur de la recherche en IA de Meta, affiche des ambitions mondiales : « Nous voulons être une entreprise globale basée en Europe »,explique Alexandre LeBrun, le directeur général de la société, baptisée AMI (Advanced Machine Intelligence), dont M. Le Cun présidera le conseil d’administration. Signe de cette volonté planétaire, explique M. LeBrun, les fondateurs ont cherché un certain « équilibre » géographique parmi les investisseurs de la première levée de fonds de 890 millions d’euros, annoncée mardi 10 mars par l’entreprise, valorisée 3 milliards d’euros.
Dans ce tour de table, on trouve des acteurs européens (les fonds Cathay Innovation et Hiro Capital, les groupes Dassault et Mulliez ou le fondateur de Free Xavier Niel, actionnaire à titre individuel du Monde), mais aussi américains (le fonds Greycroft, l’industriel des puces Nvidia ou le fonds du fondateur d’Amazon, Jeff Bezos) et asiatiques (le fonds du groupe automobile Toyota ou le géant de l’électronique Samsung). Dans un monde de l’IA « de plus en plus bipolaire » autour des poids lourds que sont Etats-Unis et de la Chine, l’Europe peut incarner une voie alternative, comme une « nouvelle Suisse »,sourit M. LeBrun.
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Le Hezbollah signale des affrontements directs avec les forces israéliennes dans deux villes du Liban sud
Le Hezbollah libanais fait état dans un communiqué d’« affrontements directs avec les forces de l’armée ennemie israélienne dans la ville de Khiam », avec des « armes légères et moyennes » ainsi que des « roquettes », qui ont duré quatre heures.
Cette ville stratégique, située à une quarantaine de kilomètres à l’intérieur des terres, domine de vastes plaines du sud du Liban ainsi que des parties du nord d’Israël. C’est là que l’armée israélienne a commencé son incursion terrestre après le début des hostilités, le 2 mars.
Ces derniers jours, le Hezbollah a affirmé à plusieurs reprises avoir pris pour cibles des soldats et des véhicules israéliens à Khiam et dans les environs.
D’autres combats ont eu lieu samedi beaucoup plus à l’ouest, dans la ville côtière de Naqoura, qui abrite le quartier général de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), selon le mouvement chiite pro-iranien. Les soldats israéliens « ont tenté de pénétrer (…) en direction du bâtiment de la mairie de Naqoura », dit-il dans un autre communiqué, ajoutant que ses combattants ont riposté. Le Hezbollah revendique, en outre des tirs de roquettes en direction d’une base israélienne près de Safed, dans le nord de l’Etat hébreu, et des raids de drones à Kiryat Shmona.
L’armée israélienne a, elle aussi, fait état samedi d’« engagement au sol » dans le sud du pays et ajoute qu’aucun de ses soldats n’a été blessé.
RÉCIT – Début mars, douze Rafale de l’escadron de chasse 3/30 Lorraine ont défendu avec succès pendant près de deux heures un avion ravitailleur face à un adversaire en surnombre. Deux pilotes qui ont participé à cet exercice unique en dévoilent les contours au Figaro.
C’est un curieux ballet qui s’est joué au-dessus de l’Atlantique ce jeudi 5 mars. Au cœur d’une zone aérienne strictement délimitée à 200 km par 100 km, douze avions Rafale* ont contenu les assauts de quinze autres aéronefs de la chasse française. L’objectif de la force «bleue» : défendre un avion ravitailleur A330 MRTT que la force «rouge» en surnombre cherchait à abattre par tous les moyens. «Les avions ravitailleurs sont des éléments clés, qui permettent d’augmenter l’élongation (la distance parcourue par l’avion, NDLR) ou de rester plus longtemps sur zone», confie au Figaro le commandant Julien, pilote d’un des Rafale «bleus». Les tirs étaient évidemment simulés. «Mais le scénario était complètement cohérent avec ce qui peut se passer ou ce qui s’est déjà passé en termes de combat aérien», avertit l’aviateur.
Un pilote de la force «bleue»
Armée de l’Air et de l’Espace
Baptisé «Rogues Cup», cet exercice annuel n’est pas qu’une simple compétition, contrairement à ce que son nom peut laisser penser. Une coupe est bien réservée au vainqueur…
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VU D’AILLEURS – Le chancelier allemand Friedrich Merz et son vice-chancelier Lars Klingbeil affirment que la guerre contre l’Iran n’est « pas notre guerre ». Malheureusement, il ne s’agit pas d’un choix. Si les Européens veulent préserver leurs intérêts, ils doivent élaborer leur propre stratégie.
Par Daniel-Dylan Böhmer (Die Welt)
Quand une guerre devient-elle notre guerre ? Lorsqu’on la déclenche ? Lorsqu’on la soutient ? Ou dès lors qu’elle nous affecte, même sans participation directe ? Le gouvernement allemand semble réticent à envisager la possibilité d’une mission navale dans le détroit d’Ormuz. Interrogé sur une éventuelle participation à des escortes militaires de navires marchands – allemands ou étrangers – dans ce passage stratégique pour l’économie mondiale, Friedrich Merz répond que l’Allemagne ne fait pas « partie de cette guerre » et ne souhaite pas s’y engager. Le vice-chancelier Lars Klingbeil se montre encore plus laconique : « Ce n’est pas notre guerre. » La haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, tient des propos similaires : « Ce n’est pas la guerre de l’Europe. » Comme si l’on pouvait choisir ses guerres.
Depuis le début des frappes aériennes israélo-américaines fin février…
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Des personnes patientent pour faire installer OpenClaw, un assistant IA open source, sur leur ordinateur portable, au siège de Baidu, à Pékin, le 11 mars 2026. ADEK BERRY / AFP
Les 10 et 11 mars, les fleurons chinois de la tech ont enchaîné les « foires aux homards », clin d’œil à la mascotte d’OpenClaw : dans le hall de leur siège pékinois, les ingénieurs de Baidu ont installé l’outil sur les ordinateurs portables de près de 2 000 personnes, par sessions d’une dizaine de minutes. Dans la file d’attente : des étudiants, des autoentrepreneurs, des retraités. Le lendemain, Tencent suivait le mouvement. Le phénomène a gagné aussi les cafés du quartier de Wudaoku dans la capitale chinoise, près des universités de Tsinghua et de Pékin. Des installations « sauvages », visibles dans d’autres métropoles comme Hangzhou, Shenzhen ou Shanghaï.
Contrairement à ChatGPT ou aux autres modèles de langage, qui se contentent de générer du texte ou de l’image, l’agent d’intelligence artificielle (IA) OpenClaw peut exécuter des tâches. Après l’avoir téléchargé, les utilisateurs lui donnent ainsi des instructions simples et celui-ci va alors réaliser des actions réelles, telles que l’envoi d’e-mails, l’organisation de fichiers ou la réservation de billets d’avion.
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LETTRE EXCLUSIVE ABONNÉS – La revue de presse européenne, par Édouard de Mareschal.
Chers abonnés,
Il suffit de jeter un œil sur le prix à la pompe : qu’on le veuille ou non, nous sommes pris dans le tourbillon de l’escalade déclenchée par les frappes israélo-américaines contre le régime des mollahs. La réplique iranienne se concentre sur le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20% de la production mondiale de pétrole. Avec quelques centaines de milliers d’euros de missiles et de mines, Téhéran a créé une pénurie d’or noir qui n’épargne personne. Dans les dix premiers jours de guerre, les coûts d’importation d’énergie de l’Europe ont augmenté de 3,4 milliards de dollars. Les prix de la nourriture devraient suivre la même pente puisque près d’un tiers de la production mondiale d’engrais transite par ce même détroit. Le choc sur les prix des marchés mondiaux est probablement déjà plus important que celui provoqué par l’invasion russe de l’Ukraine le en février 2022, assure Die Welt.
Or les Européens ont opposé une fin de non-recevoir à la demande pressante de Donald Trump…
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REPORTAGE – En attaquant l’Iran, le président américain a évoqué la piste kurde pour une offensive au sol. Un espoir pour les groupes d’opposants iraniens, basés à la frontière irakienne et qui combattent depuis son origine le régime des mollahs.
La marche du monde fait trembler les sommets du Kurdistan. Les monts Zagros qui relient l’Irak à l’Iran, résonnent depuis trois semaines du son de moteurs pétaradants qui percent les nuages. Les explosions de drones, missiles ou roquettes sont moins spectaculaires qu’à Téhéran, Dubaï ou au Liban du Sud. Les champignons de feu moins élevés. Pourtant, la mort est aussi au rendez-vous chaque soir. Ponctuelle. Il pleut des bombes, non comme à Gravelotte, mais assez pour maintenir une pression constante sur la région. L’Iran et son « axe de résistance » ont au bout de leurs canons un vieil ennemi : les Kurdes. Un temps ragaillardis par les promesses de Donald Trump, les groupes de résistants iraniens Kurdes croient voir venir le « grand soir ».
À Erbil, capitale du Kurdistan irakien, les rues bruissaient, au lendemain de l’attaque américano-israélienne, des rumeurs les plus prometteuses pour les combattants.
Des combattants du Komala, dispersés en petits groupes à travers les montagnes, pour éviter qu’une frappe de drones ne les atteigne tous ensemble.
Véronique de Viguerie pour «Le Figaro Magazine»
« On attaque dans deux jours », nous assurait le chef d’un des principaux…
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