« Nous sommes revenus à Tchernobyl grâce à Dieu » : dans la zone d’exclusion, les Vieux-Croyants attendent l’Apocalypse

REPORTAGE – Dans la zone interdite de Tchernobyl, une communauté de chrétiens héritiers d’un schisme de l’Église orthodoxe russe s’est installée clandestinement autour d’une église du XVIIIe siècle bâtie par leurs aïeuls, qu’ils ont entrepris de restaurer.

L’apocalypse est au bout de la route. Celle qui va à Tchernobyl. Le nom de la ville symbole de la plus grande catastrophe nucléaire du XXe siècle désigne aussi « armoise », « absinthe », ou « wormwood » en anglais – le nom de l’étoile qui tombe du ciel sur les fleuves et empoisonne les Hommes dans Le Livre de la Révélation de Jean. Sur cette même route se trouve Notre-Dame de Kazan, au coeur du village de Zamoshnia, en pleine zone d’exclusion, à 30 kilomètres du sarcophage abritant le réacteur numéro quatre qui a explosé il y a bientôt 40 ans, le 26 avril 1986.

Construite plus de deux cents ans avant la centrale nucléaire V. I. Lénine, transformée en entrepôt pendant la période soviétique, puis ravagée par un incendie survenu peu après l’accident nucléaire, l’église a été bâtie au milieu du XVIIIe siècle par des vieux-croyants chrétiens (dont le culte remonte à un schisme de l’Église orthodoxe russe après le Concile de Moscou de 1666–1667). Ces « raskolniki » (de raskol…

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