DÉCRYPTAGE – Alors que les frappes de Tsahal se poursuivent, les autorités de Beyrouth vont devoir défendre au mieux les intérêts de leur pays sans pour autant conforter l’emprise iranienne.
Encore sous le choc du « mercredi noir », selon l’expression du quotidien L’Orient-Le Jour, qui a fait 303 morts dont 33 enfants en quelques minutes le 8 avril, le Liban envisage avec une circonspection extrême les négociations directes annoncées par Benyamin Netanyahou. Alors qu’Islamabad faisait état d’un accord de cessez-le-feu global entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés respectifs, l’opération Obscurité éternelle a été lancée par l’armée israélienne pour dissocier le front libanais de celui du Golfe. Le premier ministre israélien, qui avait obtenu le soutien en ce sens des États-Unis, « à cause du Hezbollah », a ensuite paru céder à des pressions américaines pour « modérer » ses attaques. « J’ai parlé avec Bibi et il va faire preuve de plus de retenue », a déclaré Donald Trump à la chaîne NBC. Téhéran continue de son côté d’insister pour que le Liban soit intégré à la trêve de deux semaines, sans que l’on sache à ce stade si les autorités iraniennes iront jusqu’à…

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