Quel est le point commun entre la pénicilline, le velcro, le téflon ou encore le post-it ? Toutes ces découvertes ont été faites par sérendipité, comprendre de manière fortuite, un hasard qui s’avère ensuite fructueux. Ce destin inattendu, Sea Further et son graphène biodopé entendent le faire leur, au regard des perspectives que le procédé technologique développé ouvrirait dans le domaine des nanomatériaux et des métaux rares, notamment en termes de réduction de la dépendance de l’industrie à ces matières critiques. L’Europe, en tout cas, y a flairé du potentiel en intégrant l’entreprise monégasque créée en 2020 au sein de son programme Horizon Europe, dans le cadre d’un appel à projets porté par l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT) Raw Materials.
A l’origine, donc, un échec. Celui de l’étudiant en biotechnologie médicale Valentino Iakimov dont la thèse explorait la capacité d’absorption des hydrocarbures et polluants par des micro-organismes marins extrémophiles. « J’ai découvert que certains de ces micro-organismes étaient capables d’interagir avec du carbone non soluble non pas pour l’absorber, mais pour le doper », raconte le fondateur Sea Further. Un mécanisme de dopage biologique simple en manipulation qui tranche avec ceux utilisés jusqu’à présent, dont le principe consiste à « injecter des atomes nouveaux par des biais chimiques et thermiques très agressifs et très coûteux ».

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