DISPARITION – Celui qui avait dirigé l’Algérie à travers les années noires de la guerre civile s’est éteint samedi 28 mars à l’âge de 84 ans.
C’est porté par huit militaires que le cercueil de l’ex-président algérien Liamine Zeroual est arrivé dimanche 28 mars au Palais du peuple. Un dernier hommage populaire a été rendu à l’homme d’État, décédé la veille à l’âge de 84 ans. Les funérailles se dérouleront lundi dans sa ville natale de Batna, selon sa volonté, et non pas au cimetière d’el-Alia, à Alger, où reposent tous les présidents du pays.
« Dans la tête des Algériens, il restera LE président des années 1990 (décennie de la guerre civile, NDLR), celui qui ne voulait pas du pouvoir mais qui a accepté par devoir », témoigne un riverain coincé dans les embouteillages causés par l’événement.
En 1995, face au vide institutionnel causé par l’annulation des législatives de janvier 1992 puis la démission du président Chadli, et face à la violence dans laquelle les islamistes ont plongé le pays, l’armée fait appel à Zeroual pour assumer la présidence de l’État. Abdelaziz Bouteflika vient, pour la petite histoire, de décliner l’offre…

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