Les consultants et les auditeurs peuvent sabrer le champagne. Ce sont eux, les grands gagnants de l’instabilité économique internationale et le marasme politique français. Car en 2025, les fusions et acquisitions des petites et moyennes entreprises françaises valant moins de 50 millions d’euros sont entrées dans un tunnel de « due diligence » en tout genre, faisant les choux gras des cabinets d’audits et allongeant le rythme des transactions de six à neuf mois. À terme, cette baisse de tempo a conduit à une baisse des transactions de 12 %, à 1 076 en 2025, contre 1 226 en 2024, selon le panorama annuel des cessions et acquisitions des PME de la banque d’affaires In Extenso Finance, publié en exclusivité par La Tribune.
« Les délais de transaction s’allongent car on attend les bilans trimestriels, les situations intermédiaires au 30 juin puis au 30 septembre », constate Jessy-Laure Carol, Associée d’In Extenso Finance. Alors qu’en 2024, « les audits servaient surtout à présenter l’entreprise, puis à vérifier que les informations données étaient correctes et à évaluer les risques au niveau des garanties de passif », abonde Christophe Del Toso, directeur général et associé d’In Extenso Finance.

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