L’Enfer : Marc Lavoine tient son premier grand rôle au cinéma dans ce film avec François Cluzet et Emmanuelle Béart – Télé-Loisirs

Quand il ne chante pas, Marc Lavoine est un acteur accompli. En témoignent la trentaine de films à son actif, sans compter ses rôles sur le petit écran (I3P dernièrement). Mais quand a-t-il débuté au cinéma ? En 1994. Dix ans après une brève apparition dans Frankenstein 90, il tenait son premier grand rôle face à François Cluzet et Emmanuelle Béart dans L’Enfer de Claude Chabrol.

Couple à l’écran, François Cluzet et Emmanuel Béart sont bien sûr les deux premiers rôles et têtes d’affiche de L’Enfer. Le premier y incarne Paul, un homme à qui tout semble sourire. Alors qu’il devient propriétaire de l’auberge où il travaille, il épouse Nelly. Puis il commence à subir la concurrence, avoir des problèmes de dettes, et boire de plus en plus. Jusqu’à ce qu’il suspecte sa femme de le tromper…

François Cluzet jaloux face à Emmanuelle Béart et Marc Lavoine dans L’Enfer de Claude Chabrol

Alors âgé d’une trentaine d’années, Marc Lavoine prête ses traits à Martineau, client régulier de l’hôtel, par ailleurs propriétaire d’un gros garage de la ville voisine. Paul se questionne justement la nature de la relation de ce play-boy avec sa femme. Après cette très chic entrée en matière devant la caméra de Claude Chabrol, Marc Lavoine se fera surtout remarquer sur grand écran dans la trilogie Le cœur des hommes ou encore La liste de mes envies.

Pour la petite histoire, L’Enfer porte bien son nom par sa genèse longtemps maudite. Tout commence trente ans plus tôt, lorsque Henri-Georges Clouzot essayer de porter à l’écran son scénario. Romy Schneider et Serge Reggiani doivent tenir les rôles principaux. Mais une série de mésaventures vient tuer dans l’œuf le projet.

Après La Vérité, Oscar du meilleur film étranger en 1960, Henri-Georges Cluzot a les studios à ses pieds. À la production, Orsay Film lui promet un budget très important. Trois chefs opérateurs, trois équipes de tournage, et 150 techniciens : le tournage s’annonce dantesque. Les prises de vues débutent en juillet 1964 dans le Cantal.

Quelques semaines plus tard, le tournage est interrompu suite à l’hospitalisation de Serge Reggiani. Jean-Louis Trintignant remplace le chanteur au pied levé. Il tourne quelques essais avant qu’un Henri-Georges Clouzot usé ne soit victime d’un infarctus. La production est temporairement interrompue, et le tournage ne reprendra jamais. Claude Chabrol ressuscitera donc le projet trois décennies plus tard.

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