Pour le Paris Saint-Germain (PSG), les voyants sont au vert avant d’affronter les Reds. Le club parisien a battu Toulouse (3-1) en ouverture de la 28e journée de Ligue 1, vendredi 3 avril, cinq jours avant de recevoir Liverpool pour les quarts de finale aller de la Ligue des champions. Au passage, le PSG a consolidé sa première place en championnat, avec quatre points d’avance et un match en moins par rapport à Lens qui affrontera Lille samedi soir, dans un bouillant derby du Nord.
La fenêtre internationale n’a visiblement pas perturbé la dynamique parisienne, lancée lors du spectaculaire huitième de finale européen contre Chelsea (5-2 puis 3-0) et confirmée ensuite par le beau succès à Nice (4-0).
L’équipe remaniée vendredi soir par Luis Enrique, avec notamment un Lucas Beraldo encore testé en milieu récupérateur, s’est montrée entreprenante et énergique au coup d’envoi, à l’image d’un Khvicha Kvaratskhelia hyperactif.
Dembélé « a montré pourquoi il est Ballon d’or »
En face, Toulouse a livré une belle opposition qui a d’abord mis Paris en difficulté pour se créer des occasions. Mais une superbe action collective à la relance, initiée par Lucas Hernandez et Désiré Doué près de la ligne de touche, a mené à un centre mal renvoyé par l’arrière-garde rose, qui n’a pu qu’admirer Ousmane Dembélé propulser le ballon en pleine lucarne d’une superbe volée à l’entrée de la surface (1-0, 23e).
Le numéro 10 montrait alors, par son visage relativement fermé, qu’il restait concentré sur les objectifs élevés du PSG en cette fin de saison, sans forfanterie. Sa reprise coup du pied sans élan méritait pourtant les effusions que lui ont réservées ses coéquipiers.
« Hier déjà pendant l’entraînement, il a été incroyable lors de l’exercice de frappes au but, et aujourd’hui il a montré pourquoi il est Ballon d’or », a déclaré Luis Enrique en conférence de presse.
En corbeille, au côté du président Nasser Al-Khelaïfi, le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, pouvait apprécier. Il est venu réconcilier la Ville avec le PSG après des années de froid sous la mandature d’Anne Hidalgo. Mais pas le temps pour l’instant de négocier une éventuelle vente du Parc des Princes puisqu’Ousmane Dembélé remettait ça dix minutes plus tard, profitant sur corner d’une tête de Khvicha Kvaratskhelia, dont il a coupé la trajectoire au second poteau (2-1, 33e).
Deux erreurs de Safonov
De quoi remettre tout de suite les Parisiens sur la bonne voie et oublier les bévues précédentes du gardien Matveï Safonov, sous les yeux de son concurrent Lucas Chevalier, relégué sur le banc. Le Russe s’est d’abord manqué sur une sortie hors de sa surface, évaluant mal la hauteur du ballon qui l’a lobé, obligeant Illia Zabarnyi à un sauvetage en catastrophe. Sur le corner qui a suivi, Safonov semblait avoir réalisé l’intervention aérienne qu’il fallait, mais il relâcha le ballon et permit, après une certaine confusion dont le PSG est coutumier dans sa surface, à Rasmus Nicolaisen de placer une tête opportuniste et d’égaliser (1-1, 27e).
En seconde période, après quelques frissons amenés par « Kvara », Doué et Dembélé, Luis Enrique a choisi de faire entrer Vitinha, Nuno Mendes ou encore Joao Neves, avec l’objectif de continuer à remettre en douceur les cadres de l’équipe dans le grand bain. Paris est alors entré en mode gestion jusqu’à ce qu’une frappe enroulée lointaine de Gonçalo Ramos en fin de match vienne clore les débats (3-1, 90 + 2).
Le rythme globalement léthargique de la seconde période a fait les affaires des Parisiens. Ils vont désormais pouvoir tourner leurs regards vers Liverpool, qui n’aura pas la même tranquillité : les Reds jouent samedi en coupe contre Manchester City.
