ANALYSE – C’est l’échec économique de Viktor Orban qui explique son échec électoral. Son successeur, s’il promet de renouer avec l’Europe, demeure un conservateur qui reprendra certaines de ses politiques, notamment la lutte contre l’immigration.
Pour sauver le soldat Orban, la planète illibérale avait presque tout fait. Donald Trump avait loué les qualités de « l’homme fantastique », son vice-président, JD Vance, s’était déplacé en personne pour lui donner l’accolade devant les caméras. Vladimir Poutine, le Slovaque Robert Fico, le Tchèque Andrej Babis, Marine Le Pen : le soutien de tous les alliés du premier ministre hongrois n’aura pas suffi à le faire gagner. Le séisme que représente sa défaite fait sentir ses secousses dans toute l’Europe et projette ses éclats ailleurs dans le monde.
Pour les autocrates du monde entier, la première leçon est que le pouvoir n’est jamais garanti à vie et que l’alternative à la démocratie libérale n’est pas éternelle. Même quand cette alternative est soutenue par le président de la première puissance mondiale. Même quand elle est défendue par des partisans fidèles qui mettent en avant la souveraineté nationale, la stabilité économique et le refus d’un alignement systématique sur les…

Leave a Reply