La Chine reçoit Cheng Li-wun, cheffe de l’opposition taïwanaise, pour accréditer l’idée d’une solution politique

La nouvelle présidente du Kouomintang (KMT), dans l’opposition à Taïwan depuis une décennie, Cheng Li-wun, est arrivée en Chine mardi 7 avril, à l’invitation du président Xi Jinping. Le programme de sa visite de cinq jours souligne le passé commun de ce parti avec la Chine autant que la possibilité de convergences futures. Après son arrivée à Shanghaï, elle se rendra à Nankin par le train à grande vitesse, symbole de la modernisation chinoise.

La plus grande ville du Jiangsu fut la capitale chinoise lorsque le KMT, sous Tchang Kaï-chek, dirigeait la Chine, avant de devoir se replier sur l’île de Taïwan à la victoire des communistes, en 1949. L’itinéraire a été largement mis au point par la partie chinoise et devrait culminer par une rencontre avec le président chinois vendredi, à Pékin.

Ce déplacement en Chine, le premier en dix ans d’un chef de file du Kouomintang, pose nombre de questions. Selon Cheng Li-wun, il a pour objectif d’apaiser les tensions et de relancer le dialogue entre les deux rives du détroit, qui ne se parlent plus depuis l’accession au pouvoir en 2016 du DPP, le Parti démocrate progressiste, bien plus critique dans son approche de la Chine. « Je pense que personne ne souhaite voir le détroit de Taïwan devenir une nouvelle source de conflit », a déclaré Mme Cheng le 30 mars, peu après l’annonce de l’invitation chinoise, qu’elle a immédiatement acceptée.

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