Le règlement européen de 2024 relatif au renforcement des normes d’émission de CO₂ est très clair : 90 % des nouveaux bus urbains vendus dans l’UE devront être zéro émission dès 2030, avant 100 % en 2035. « Ce qui reviendra à imposer à toutes les collectivités françaises, peu importe leur taille, d’acquérir uniquement des bus électriques ou à hydrogène à court terme », écrivait, mi-février, l’Union des transports publics et ferroviaires (UTPF), dans son manifeste intitulé « Élections municipales 2026 : 8 propositions pour répondre aux attentes des citoyens en matière de mobilité ».
Un effet d’étranglement « ponctuel »
Des élus locaux qui ont « accéléré leur demande » en 2025, avant même le scrutin des 15 et 22 mars 2026, ont créé un « effet d’étranglement ponctuel » et donc des « difficultés à être approvisionnés en matériel roulant dans les temps », témoignait ainsi, le 19 mars, Marcos Garcia, le directeur financier de Transdev, lors de la présentation des résultats annuels du groupe.
« Nous rencontrons un problème de saturation du marché des bus électriques », appuyait Thierry Mallet, le PDG de l’opérateur franco-allemand. « Aux Pays-Bas, nous avons consulté Iveco, Solaris, Man, Volvo… Personne n’est capable de nous livrer 250 nouveaux bus en douze mois, sauf le chinois Yutong. La capacité de produire des bus a baissé de 30 % depuis le Covid Il faut rebâtir une capacité de production en Europe », martelait-il.

Leave a Reply