Itamar Ben Gvir, figure de proue du suprémacisme juif en Israël

PORTRAIT – Le ministre israélien de la Sécurité a pesé de tout son poids pour faire adopter lundi une loi qui permettra de faire condamner à la peine de mort des Palestiniens auteurs d’attentats.

Itamar Ben Gvir ne fait pas dans la nuance. Il arbore fièrement une épinglette sur le revers de sa veste sous forme d’un noeud coulant pour proclamer aux yeux de tous ce qui doit attendre les Palestiniens auteurs d’attentats anti-israéliens. Il ne s’agit pas d’une simple provocation, mais bien d’un geste politique d’un dirigeant politique très influent, qui a fait de la peine de mort son cheval de bataille à quelques mois des élections législatives prévues en octobre.

Chef de Otzma Yehudit (la force juive, en hébreu), une formation d’extrême droite prônant une colonisation israélienne tous azimuts en Cisjordanie, il a réussi une percée électorale en 2022 en devenant le troisième parti d’Israël et un allié incontournable de Benyamin Netanyahou. Son influence est telle qu’il a forcé la main, selon des commentateurs, du premier ministre, qui est venu malgré ses réticences voter en personne en faveur du texte sur la peine de mort.

«Une atmosphère de terreur» : comment Itamar Ben Gvir met la police israélienne au service de son idéologie

Quasi-immunité

Son influence est telle qu’il s’est octroyé pratiquement tous…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 79% à découvrir.

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Source link

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *