Immigration, retraites, finances publiques : le projet de Michel Barnier pour 2027

Il fut un temps où la droite, pour préparer son projet et renouveler son logiciel, organisait ses états généraux, rien de moins. C’était au début des années 1990, autour des jeunes Alain Madelin et Nicolas Sarkozy. Cette fois, l’échéance présidentielle avance à grands pas, chaque parti se range derrière son champion voire ses champions – on compte à ce jour plus de candidats déclarés, putatifs ou cachés que de propositions détonantes. Or l’ennemi rôde, qui menace d’écarter du second tour tout représentant de la droite et du centre. Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon affichent leur puissance tandis que les partis de gouvernement affichent surtout leurs divisions.

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“Je sens monter depuis les municipales un appel à l’unité, que j’avais anticipé ; je recommande aux candidats de l’entendre, il vient de la France silencieuse” : Michel Barnier sort du bois avec une idée, amener les uns et les autres à réfléchir ensemble au projet pour 2027. Depuis l’automne un tour de France l’amène à visiter instituts de recherche, entreprises, fermes, etc. Après avoir étudié les propositions des uns et des autres, il publie “un document qui a vocation à vivre”, explique-t-il à L’Express. Avec ses préalables, généraux ou précis : “la France européenne” dans laquelle les partis nationalistes ne peuvent pas se reconnaître ; un référendum sur l’immigration, consécutif à une révision de la Constitution, afin de miser sur “l’intelligence nationale”, mais qui risque de froisser à Renaissance ou au Modem. Avec son exigence : “Le prochain président devra avoir conceptualisé l’esprit de coalition” puisqu’il n’y aura plus de parti dominant. “Pompidou en 1969 avait conclu avec une partie des centristes un accord de gouvernement préalable au premier tour de la présidentielle”, rappelle-t-il. Avec, aussi, un risque : celui de ne pouvoir constituer que le plus petit dénominateur commun quand certains veulent du “massif”, d’autres du clinquant, les troisièmes du libéral, les quatrièmes du régalien. Lui conteste, “les Français sauront si quelqu’un fait du slogan ou du sérieux”. On devine de quel côté il se situe…

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