REPORTAGE – La politique conservatrice, profamille et anti-immigration du premier ministre hongrois est devenue une référence pour les partis populistes européens. Mais l’usure du pouvoir et les accusations de corruption le fragilisent dangereusement.
La voix rauque et les traits tirés, Viktor Orbán harangue les quelque 2000 personnes qui se pressent sur la place principale de la petite ville d’Esztergom, au nord de la Hongrie. Le premier ministre enchaîne son deuxième meeting de la semaine sur une scène montée au pied de la cathédrale Saint-Adalbert qui domine le Danube : « Parlez à vos voisins, parlez à vos proches, aux enfants, aux petits-enfants de vos collègues, parlez à tout le monde et expliquez-leur l’enjeu de cette élection : si un gouvernement national reste au pouvoir, notre pays sera en sécurité. Si c’est un gouvernement pro-ukrainien qui prend le pouvoir, nous perdrons tout ce que ce pays a construit au cours des seize dernières années. »
À l’heure du bilan, après quatre mandats consécutifs, le leader populiste réussit une fois de plus à imposer les termes du débat quelques jours avant les élections législatives du 12 avril, où les sondages le placent nettement derrière Tisza de Péter Magyar. Dans la dialectique…

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