LA TRIBUNE – Le groupe (allemand) Haribo vient d’annoncer la construction d’une nouvelle usine sur son site gardois, à Uzès. Quel sera le montant de cet investissement et comment s’inscrit-il dans votre stratégie ?
ANTHONY DELETER, directeur général France chez Haribo – Nous ne communiquons pas sur le montant de cet investissement (estimé à 100 millions d’euros, un chiffre que le dirigeant ne confirme pas, NDLR), mais il s’agit du plus gros investissement jamais réalisé en France. En 2027, la marque Haribo aura 60 ans : le groupe réaffirme ainsi sa volonté de produire en France et de renforcer son ancrage industriel sur le territoire. Nous avons fait le choix d’Uzès car nous disposons d’une réserve foncière sur le site. L’usine s’étendra sur 11 500 m² de surface au sol. Le dépôt du permis de construire se fera courant avril pour un lancement des travaux début 2027 et une livraison fin 2028, début 2029. L’objectif est de renforcer notre organisation industrielle autour des deux sites industriels historiques Haribo à Uzès et Marseille.
La répartition de la production va-t-elle être révisée ?
À Uzès, sont actuellement produits les Dragibus, les Tagada ou les Carensac. À Marseille, où se trouve également le siège social de Haribo France, nous fabriquons les Schtroumpfs, les Croco, les PIK ou les Rotella, mais aussi les boîtes d’assortiment. Nous souhaitons rassembler sur le même site la production des bonbons qui composent ces boîtes d’assortiment, c’est pourquoi nous déplacerons leur production sur la nouvelle usine d’Uzès, dont la capacité va ainsi être augmentée de 50 %.
Outre la capacité de production, quels autres gains attendez-vous ?
La nouvelle usine sera à la pointe de la technologie : nous allons renouveler quasiment l’ensemble des lignes de fabrication et de conditionnement avec des équipements de dernière génération. Seules les lignes de production de Starmint et Carensac resteront. Ce nouvel outil industriel nous permettra d’améliorer significativement la performance opérationnelle du site. Enfin, la nouvelle usine permettra de réduire l’empreinte carbone du site de 90 %, avec notamment une baisse des consommations d’énergie de 50 %… L’objectif global est de renforcer durablement notre compétitivité industrielle et notre capacité d’innovation, de poursuivre notre croissance et de répondre aux attentes du marché.

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