ENTRETIEN – En tentant de frapper la base américano-britannique, Téhéran a démontré qu’elle dispose a priori des capacités à frapper des cibles à 4000 kilomètres de son territoire. Le chercheur Étienne Marcuz décrypte la menace représentent ces tirs ratés pour le Vieux Continent.
La République islamique a tenté, vendredi, de frapper sans succès la base américano-britannique de Diego Garcia, située en plein milieu de l’océan Indien, à 4000 kilomètres de son territoire, selon plusieurs sources officielles qui se sont exprimées auprès de l’AFP et du Wall Street Journal. Les deux missiles balistiques utilisés n’ont pas atteint leur cible.
Si ces tirs démontrent que l’Iran dispose a priori des capacités à frapper des cibles aussi loin, cette menace reste «très relative» pour l’Europe, qui dispose à dessein de systèmes de défense, estime Étienne Marcuz, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS) et spécialiste des armements stratégiques.
LE FIGARO. – En 2018, le Guide suprême Ali Khamenei, tué dans les frappes israéliennes le 28 février dernier, avait limité la portée des missiles iraniens à environ 2000 kilomètres. Si, selon des déclarations officielles, ce moratoire a été levé en octobre 2025, des doutes persistaient sur les capacités de la République…

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