Gennaro Gattuso sera resté moins d’un an à la tête de la sélection masculine italienne de football. Trois jours après l’échec de ses troupes en finale des barrages européens face à la Bosnie-Herzégovine (1-1, 1 t.a.b. 4), synonyme de non-qualification pour la Coupe du monde 2026, il a présenté sa démission à la Fédération italienne (FIGC). « Le cœur lourd, sans avoir atteint l’objectif que nous nous étions fixé, je considère mon expérience sur le banc de la Nazionale comme terminée », déclare-t-il, cité dans le communiqué de l’instance, vendredi 3 avril.
L’ancien milieu de terrain, 48 ans, était en poste depuis juin 2025. Il avait succédé à Luciano Spalletti, démis de ses fonctions après la déroute de l’Italie à Oslo (3-0) en ouverture des éliminatoires pour le Mondial, organisé du 11 juin au 19 juillet aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique. L’objectif qui lui avait alors été fixé : qualifier les Azzurri pour le tournoi planétaire, absents des éditions 2018 en Russie et 2022 au Qatar.
Un taux de victoire de 87,5 %
L’ancien joueur de l’AC Milan, sacré champion du monde en 2006, peut toutefois se targuer d’un bilan qui en fait statistiquement le meilleur sélectionneur de l’histoire du pays : six victoires en huit rencontres (soit un taux de réussite de 85,7 %), un nul et une défaite, pour 22 buts marqués et dix encaissés.
« Le maillot azzurro est le bien le plus précieux qui existe dans le football (…) Ce fut un honneur de pouvoir diriger la Nazionale et de le faire avec un groupe de garçons qui ont montré de l’engagement et un véritable attachement au maillot », ajoute Gennaro Gattuso.
Après ce nouveau fiasco, Gabriele Gravina, le président de la Fédération italienne de football, a lui aussi annoncé son départ, jeudi. Imité quelques minutes plus tard par l’ancien gardien Gianluigi Buffon qui occupait le rôle de chef de délégation de l’équipe nationale.
