Gaz à effet de serre : la baisse des émissions trois fois moins élevée que ce qu’elle devrait

INFOGRAPHIES. La France a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de -1,5 % en 2025, après -1,8 % l’année d’avant. Or, pour atteindre ses objectifs climatiques, ces baisses auraient dû être de -4,2 %.

C’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Les émissions de gaz à effet de serre de la France ont continué à baisser en 2025, de 1,5 % sur un an. C’est ce qu’indiquent les dernières estimations du Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa), l’organisme de référence chargé du suivi des émissions tricolores, parues ce mercredi. Les émissions de l’ensemble de l’année 2025 sont ainsi estimées à 364 millions de tonnes équivalent CO2 (MtCO₂e), hors puits de carbone, soit le niveau le plus bas observé depuis 1990.

Reste que, à ce rythme, ce recul marque la plus faible réduction annuelle de gaz à effet de serre du pays depuis 2018 (hors rebond post Covid-19). Et confirme la décélération de la décarbonation de l’Hexagone, entamée en 2024 avec une baisse de 1,8 % après une chute de 6,8 % en 2023.

La baisse de 2025 confirme la décélération de la décarbonation de la France entamée en 2024. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

Insuffisant pour tenir les objectifs

La France devra même faire encore mieux si elle veut tenir ses objectifs climatiques. Le gouvernement a dévoilé en décembre sa troisième Stratégie nationale bas-carbone (SNBC3). Cette feuille de route climat, qui accuse deux ans de retard, fixe de nouveaux plafonds d’émissions de gaz à effet de serre pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050.

Les émissions françaises doivent ainsi être limitées à 347 MtCO₂e pour la période 2024-2028, soit un rythme de baisse de 4,2 % par an en moyenne. Avec des reculs bien moindres sur les deux premières années — 370 MtCO₂e (– 1,8 %) en 2024 et 364 MtCO₂e (– 1,5 %) en 2025 — force est de constater que la France n’a, pour le moment, pas pris la bonne trajectoire.

Les baisses de 2024 et 2025 sont bien moindres que ce qu’il faudrait pour atteindre les objectifs de la Stratégie nationale bas-carbone.
Les baisses de 2024 et 2025 sont bien moindres que ce qu’il faudrait pour atteindre les objectifs de la Stratégie nationale bas-carbone. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

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