Les dirigeants de La France insoumise (LFI) ont annoncé, mardi 7 avril, avoir saisi le régulateur de l’audiovisuel, l’Arcom, dénonçant la diffusion de « fausses informations » par BFM-TV durant la garde à vue de Rima Hassan au sujet de la présence supposée de drogue dans ses effets personnels.
Dans un courrier adressé à l’Arcom et publié sur X, Manuel Bompard et Paul Vannier, deux responsables de LFI, effectuent un « signalement » et reprochent à la chaîne des « manquements graves aux obligations légales en matière de pluralisme, d’honnêteté et d’indépendance de l’information ».
Ils l’accusent d’avoir « diffusé en continu et de façon répétée des fausses informations », ciblant notamment des bandeaux diffusés par la chaîne selon lesquels de la drogue aurait été retrouvée dans les effets personnels de Rima Hassan lors de sa garde à vue, jeudi, dans le cadre d’une enquête pour « apologie du terrorisme ».
Absence de « démenti proportionné »
Dans cette affaire, l’eurodéputée franco-palestinienne sera jugée le 7 juillet pour avoir publié sur X un message reprenant des propos de Kozo Okamoto, un terroriste japonais ayant participé à l’attentat qui avait coûté la vie à 26 personnes, le 30 mai 1972, à l’aéroport de Tel-Aviv.
Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert « la présence de matières s’apparentant d’une part à du CBD et d’autre part à de la 3MMC [une drogue de synthèse], sur lesquelles elle a été interrogée », avait fait savoir le parquet à l’issue de sa garde à vue, ajoutant que « ces éléments [étaient] disjoints et feront l’objet d’une procédure distincte ».
Mme Hassan avait nié avoir été en possession de drogue, assurant consommer uniquement du CBD, une substance légale tirée du cannabis, « à des fins médicales ».
LFI dénonce par ailleurs une rupture de « l’équilibre du traitement de l’information », reprochant à BFM-TV de n’avoir pas diffusé, vendredi, la conférence de presse de Rima Hassan, durant laquelle elle s’était défendue. Et regrette que la chaîne n’ait pas « présenté de démenti proportionné à l’ampleur de la diffusion initiale ».
