Gabriel Romanelli, curé de Gaza : « La paix est une question de volonté »

EXTRAITS – Nommé à Gaza en 2019 par le pape François, le père s’est confié, durant toute l’année 2025, au correspondant du Figaro à Jérusalem, Guillaume de Dieuleveult. Fruit de leur échange sur le vif, ce témoignage constitue un document précieux pour appréhender cette guerre historique, menée à huis clos.

La guerre à Gaza a « ouvert une porte sur l’enfer », selon l’expression consacrée, détruisant 78 % des structures bâties dans l’enclave (source OCHA, agence de l’ONU). Les habitants restés dans la capitale, dernières « pierres vivantes » d’un territoire dévasté, ont trouvé refuge où ils pouvaient. Pour échapper aux missiles, aux drones, aux tirs de snipers et au désespoir, certains se sont installés dans la paroisse de la Sainte-Famille. Plus de 500 personnes âgées, malades, hommes, femmes, enfants, attendent ainsi depuis deux ans et demi sous un clocher et quelques toitures autour d’un prêtre argentin qui anime leur petite communauté oubliée. Empêché de rejoindre Gaza après l’attaque du 7 octobre 2023, il a fini par retrouver sa paroisse en mai 2024.

Extraits

«Après quelques heures de route, nous sommes entrés dans la bande de Gaza. Au début, je n’ai rien reconnu. Il n’y avait plus de champs, plus de maisons ni de routes. Tout était gris. Nulle trace de vie. Dans l’air flottait l’odeur…

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