Mais que se passe-t-il au sein de Serviteur du peuple ? Voilà déjà plusieurs semaines que les rumeurs de tensions bruissent dans les couloirs de la Verkhovna Rada, le Parlement ukrainien. Le groupe majoritaire, celui-là même qui a permis à Volodymyr Zelensky de jouir d’une liberté de manœuvre inédite depuis le début de son mandat, en 2019, semble aujourd’hui grippé. Les députés continuent de siéger, mais de plus en plus de projets de loi défendus par le gouvernement peinent à rassembler des votes, ce qui était encore impensable en 2025, à l’époque où les élus du parti présidentiel étaient toujours prêts à se mobiliser.
La présidence semble avoir perdu une partie de son influence sur le Parlement, tandis que les députés de tous bords se plaignent d’une absence de communication de la part du gouvernement de la première ministre, Ioulia Svyrydenko, nommée à l’été 2025.
Cette combinaison de facteurs ne pouvait pas plus mal tomber : l’Ukraine doit adopter en urgence une série de lois pour obtenir des financements internationaux représentant des milliards de dollars. A Kiev, le vote de ces réformes, demandées par le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne (UE), est jugé crucial, alors qu’un prêt européen de 90 milliards d’euros est bloqué par le premier ministre hongrois, Viktor Orban.
Il vous reste 86.58% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
