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Moscou accuse Kiev de chercher à « déstabiliser » le marché mondial des hydrocarbures

Moscou a accusé lundi l’Ukraine d’avoir endommagé le terminal du Caspian Pipeline Consortium (CPC) situé à Novorossiïsk, un port russe au bord de la mer Noire, Kiev revendiquant bien une attaque sur ce port, mais pas sur le CPC.

Dans un communiqué, le ministère russe de la défense affirme que des tirs de drones avaient causé, dans la nuit de dimanche à lundi, l’incendie de quatre réservoirs du terminal du CPC et endommagé un oléoduc, ainsi qu’un quai de chargement.

Le ministère a affirmé que le « régime de Kiev » cherchait par ce biais à entraîner « une déstabilisation du marché mondial des hydrocarbures et l’arrêt des livraisons de produits pétroliers aux consommateurs européens ».

Ce terminal permet d’exporter le pétrole, principalement kazakh, acheminé par l’oléoduc exploité par le CPC, qui est l’un des plus importants au monde, qui part de champs pétrolifères du Kazakhstan, au bord de la mer Caspienne, et traverse la Russie vers la mer Noire.

Le CPC n’a, pour l’heure, pas réagi ou confirmé les déclarations de Moscou.

Sans mentionner le CPC, le service de sécurité d’Ukraine (SBU) a, lui, affirmé lundi avoir frappé, conjointement avec des unités des forces armées, le terminal pétrolier de Cheskharis, situé également dans le port de Novorossiïsk.

Selon cette source, le site de Cheskharis est « l’un des plus importants complexes de transbordement de pétrole et de produits pétroliers du sud de la Russie ».

Le SBU a affirmé que cette attaque avait notamment endommagé « six des sept postes de chargement et de déchargement de pétrole », un « bloc de jonction du réseau d’oléoducs » et causé des incendies de grande ampleur sur le site.

A la fin de novembre, des frappes de drones navals, attribuées à l’Ukraine, avaient fortement endommagé le terminal du CPC. Le ministère kazakh de l’énergie avait alors dénoncé une attaque « inacceptable » créant des « risques pour la sécurité énergétique mondiale ».

En mars, un pétrolier grec avait lui été frappé par un « engin indéterminé », selon son propriétaire, alors qu’il se trouvait en limite des eaux territoriales russes, dans l’attente d’instructions pour rejoindre le CPC de Novorossiïsk.

En janvier, Athènes avait également condamné une attaque de drones contre deux pétroliers grecs touchés près de ce port, sans subir de dégâts majeurs.

L’armée ukrainienne vise régulièrement des navires de la flotte fantôme russe utilisée par Moscou pour contourner les sanctions occidentales, ainsi que des sites pétroliers en Russie afin de perturber la rente des hydrocarbures permettant à Moscou de financer son effort de guerre.

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