Sur le front ukrainien, une fragile trêve : « Il ne faut pas faire confiance à Poutine »
Un cessez-le-feu entre Moscou et Kiev a été annoncé, samedi en Ukraine, à l’occasion de la Pâque orthodoxe.
Côté ukrainien, dans la grande ville de Kharkiv, située à environ 30 kilomètres du front et très régulièrement bombardée par Moscou, un habitant, Oleg Polyskine, 65 ans, espère que cette courte trêve tiendra. Mais, dit-il à l’Agence France-Presse (AFP), « il n’y a pas la garantie à 100 % que ce sera paisible. Il ne faut pas faire confiance à Poutine ».
Non loin de lui, sur un banc, Sofiia Liapina, 16 ans, discute avec une amie. L’adolescente aimerait aussi « que ce soit calme, sans alerte aérienne », même si elle non plus n’a aucune confiance en la Russie. « Ils peuvent nous dire qu’ils ne bombarderont pas, mais dans une heure ou deux, l’accord peut être brisé car ils ne tiennent pas parole », déplore Sofiia Liapina.
Volodymyr Zelensky a déclaré samedi que l’Ukraine respecterait le cessez-le-feu, mais répliquerait « coup pour coup » à toute violation russe de cette trêve.
