EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : Israël « a décidé de ramener à zéro » les importations de matériel militaire français

La France n’interdit pas tous les survols d’avions militaires à destination d’Israël et du Moyen-Orient

Selon les informations du Monde, la France n’a pas interdit tous les survols d’avions militaires à destination d’Israël et du Moyen-Orient depuis le début de la guerre contre l’Iran, le 28 février.

Si le président américain Donald Trump a lancé une polémique, mardi 31 mars, en accusant Paris, sur son réseau social Truth Social, d’avoir fermé son espace aérien à « des » vols transportant des armes américaines vers Israël, ce n’est pas le cas de nombreux autres vols, ont indiqué trois sources officielles sous couvert d’anonymat.

« Les aéronefs américains sont autorisés à survoler le territoire français dans le respect des règles internationales de survol des aéronefs d’Etat », indique une source diplomatique. Actuellement, les avions de combat, comme les avions logistiques qui empruntent le ciel français doivent, au préalable, obtenir une autorisation appelée « diplomatic overflight clearance ». Chaque vol est étudié au cas par cas.

Mardi, plusieurs sources ont indiqué à l’agence Reuters que la France avait interdit des survols pour des livraisons d’armes américaines vers Israël. Paris n’avait toutefois pas souhaité instrumentaliser ces enjeux jusqu’à présent, selon une source proche du dossier. Le survol du territoire français peut, en effet, être facilement contourné en déviant la trajectoire au-dessus d’autres pays européens ou de l’Atlantique.

A la différence de l’Espagne qui, le 30 mars, a annoncé fermer son espace aérien aux avions américains, ce n’est pas le cas de la France, qui accueille régulièrement sur son sol, depuis un mois, des appareils de soutien des Etats-Unis, sur sa base d’Istres (Bouches-du-Rhônes) et d’Avord (Cher). Il s’agit notamment de C17 et de Stratotanker KC-135.

« Des avions militaires de soutien (et non de combat) peuvent stationner sur les bases militaires françaises dans le cadre d’une procédure de routine, mais ces aéronefs ne participent pas aux opérations de combat en Iran », justifie une de ces sources.

Elise Vincent et Chloé Hoorman

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