Les marchés mondiaux jubilent après la réouverture annoncée du détroit d’Ormuz
Chute du prix du pétrole, Bourses en hausse, recul des taux d’emprunt : les marchés mondiaux saluent vendredi à l’unisson l’annonce par Téhéran de la réouverture complète du détroit d’Ormuz pour les navires commerciaux.
Cet étroit passage, par lequel transite d’ordinaire un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde, était verrouillé, depuis le début du conflit, par l’Iran qui y a instauré de facto des droits de passage.
Cette annonce a provoqué une forte chute des prix du pétrole : le baril de brent de la mer du Nord, référence mondiale, baissait en fin d’après-midi de 10,13 % à 89,32 dollars, quand son équivalent américain, le WTI, perdait 11,73 % à 83,58 dollars.
Après avoir passé une première partie de la séance en légère hausse, les principaux indices européens ont eux accéléré leurs gains dans la foulée de cette information. Paris a finalement terminé en hausse de 1,97 %, Francfort 2,27 % et Milan 1,75 %. Londres a pris 0,73 %. A New York, en fin d’après-midi, les indices avançaient nettement : le Dow Jones prenait 2 %, le S&P 500 1,27 % et le Nasdaq 1,55 %.
Le détroit d’Ormuz est en effet le principal point de préoccupation des investisseurs depuis le début de la guerre, son blocage ayant provoqué une forte hausse des prix du brut ces dernières semaines.
Mécaniquement, les taux d’intérêt des Etats, qui avaient flambé au mois de mars en raison des craintes d’inflation provoquées justement par cette flambée des prix du pétrole, reculaient nettement. Référence en Europe, le rendement du « Bund » allemand repassait en fin d’après-midi sous la barre symbolique des 3 %, à 2,95 %, contre 3,03 % la veille. Son équivalent français chutait de 0,09 point de pourcentage, à 3,58 %. Le taux italien perdait lui 0,12 point à 3,67 %. Le rendement américain à dix ans reculait de son côté à 4,23 %, contre 4,31 % la veille.
