ENTRETIEN – L’ancien ambassadeur d’Israël relativise l’importance de l’actuel coup de froid entre les deux pays et encourage Paris à tout faire pour remettre en selle un processus de paix avec les Palestiniens.
Historien et ancien diplomate, Élie Barnavi fut ambassadeur d’Israël en France au début des années 2000.
LE FIGARO. – En moins de 48 heures, Israël a annulé une visite de la ministre Alice Rufo , annoncé la suspension de ses achats d’armes à la France et ouvert le feu sur des blindés de la Finul au Liban . La relation entre les deux pays est-elle en train de toucher le fond ?
ÉLIE BARNAVI. – Non, on peut toujours descendre plus bas… Je n’accorde aucune importance majeure à ces épisodes dans la mesure où il n’existe plus de diplomatie israélienne au sens où on l’entend classiquement. Ce gouvernement nationaliste et religieux, au sein duquel siègent des personnalités pour le moins baroques, gère ses relations avec l’Europe à coups d’insultes, d’ostracisme et d’accusations qui, à l’approche d’élections cruciales, constituent autant de clins d’œil à sa base électorale.
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