“Des mensonges”: la Russie dément avoir livré des drones à son allié iranien mais assure “poursuivre le dialogue” avec Téhéran

Le Financial Times a affirmé que la Russie soutenait l’Iran face aux États-Unis et à Israël en lui livrant des drones depuis début mars.

Le Kremlin a qualifié jeudi de “mensonges” un article du Financial Times (FT) affirmant que la Russie serait sur le point d’achever l’envoi de drones à l’Iran, en pleine guerre au Moyen-Orient.

“Il y a vraiment beaucoup de mensonges dans les médias. Et même les éditions les plus respectées n’ont pas honte de les publier”, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en répondant, lors de son point de presse quotidien, à une question de l’AFP sur l’article du FT. “Une chose est sûre: nous poursuivons notre dialogue avec les dirigeants iraniens”, a-t-il ajouté.

D’après le Financial Times citant des rapports de services de rensignement occidentaux, des responsables iraniens et russes ont entamé des discussions sur la livraison de drones quelques jours après l’attaque israélienne et américaine contre Téhéran. Les livraisons auraient commencé début mars et devraient s’achever à la fin du mois.

La Russie évoque seulement une aide humanitaire

Alliée de longue date de l’Iran, la Russie dénonce les frappes menées sur le pays depuis fin février par Israël et les États-Unis et plaide pour un règlement “politique”. Moscou n’a pas annoncé officiellement d’aide concrète à l’Iran depuis le début de ce conflit, hormis l’envoi d’aide humanitaire.

Mais plusieurs médias américains ont affirmé que Moscou aurait partagé des renseignements militaires à Téhéran pour mener ses frappes au Moyen-Orient. En réponse aux frappes massives des États-Unis et d’Israël, Téhéran a attaqué des bases américaines dans plusieurs pays du Golfe. Le Kremlin refuse de commenter ces affirmations.

Depuis le début du conflit, l’Iran a de son côté a tiré plus de 3.000 de ces drones, notamment les fameux Shahed qu’il est capable de produire à bas coût. La Russie produit quant à elle des drones basés sur des modèles iraniens qu’elle utilisent en Ukraine.

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