Une mobilisation s’est tenue, lundi 30 mars dans la soirée, devant la mairie de Moncontour (Côtes-d’Armor) à la suite de la démission, quelques jours après son élection, du maire, victime d’actes de vandalisme, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès de la municipalité bretonne. La mobilisation a réuni près de 400 personnes, selon Ouest-France.
« On ne s’attendait pas à avoir autant de monde, élus et habitants. C’était assez émouvant de voir autant de monde se rassembler, même si bien évidemment nous n’aurions jamais dû être là ce soir », a déclaré lundi soir à l’AFP la première adjointe au maire, Julie Gaudin.
Olivier Pellan, élu dès le premier tour des municipales, a présenté sa démission après des « tags » à son domicile et des « rayures sur son véhicule personnel », selon cette même source. Les graffitis portaient les inscriptions « 30 000 » et « maire OGEC » (pour organisme de gestion de l’enseignement catholique), en référence à une subvention à une école privée actée, selon Mme Gaudin, « depuis trente ans ».
Cette subvention, qui suscite le « mécontentement d’un groupe d’habitants depuis X années », n’avait pas été au cœur du débat au cours de la campagne électorale, a ajouté l’élue de cette commune touristique d’environ 730 habitants. « C’est triste d’en arriver là », a déploré Mme Gaudin, expliquant que le rassemblement prévu en soirée était destiné à « faire bouger les choses ».
Deux plaintes déposées
La mairie avait appelé à « une action de soutien à la démocratie » lundi soir en réaction aux « événements actuels », dans un message posté sur sa page Facebook. Jeudi, un appel à témoins avait été lancé sur cette même page Facebook à la suite d’« un nouvel acte de vandalisme » visant la voiture de l’édile sur le parking de la mairie. « De tels agissements sont intolérables », concluait ce message.
Le maire a déposé deux plaintes, d’après la préfecture des Côtes-d’Armor, qui a précisé que sa démission avait été acceptée par le préfet. L’Association des maires de France des Côtes-d’Armor a exprimé dans un communiqué son « indignation », réclamant « une réponse répressive systématique et exemplaire ».
La liste sur laquelle Olivier Pellan figurait en seconde position a remporté 53,19 % des suffrages au premier tour des élections municipales, devant la liste de la maire sortante, Anne-Gaud Millorit.
