Dans les aéroports, la crainte d’un début de pénurie de kérosène dès le mois de mai

Les aéroports restent dans l’incertitude quant à la disponibilité en kérosène pour les prochaines semaines. Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu en Iran, le volume des exportations reste très incertain. De quoi laisser planer le doute sur un début de pénurie dès le mois prochain.

Pour l’heure, le kérosène est disponible en quantités suffisantes. Mais peut-être plus pour longtemps. « Si le passage au niveau du détroit d’Ormuz n’est pas rétabli de façon stable et sûr d’ici trois semaines, il y aura alors un risque de pénurie généralisée au niveau du réseau européen des aéroports », prévient Olivier Jankovec, le directeur général de l’ACI Europe, l’association des aéroports européens.

Une mise en garde écrite noir sur blanc, jeudi 9 avril, via un courrier destiné à la Commission européenne, et transmis à La Tribune. Les acteurs du transport aérien restent ainsi suspendus à la reprise effective des exportations en carburant par les pays du Golfe, qui peine à se concrétiser malgré la signature d’une trêve en Iran, mercredi 8 avril.

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Certes, dans l’immédiat, les aéroports sont pour l’heure bien alimentés en kérosène. « L’approvisionnement en carburant des aéroports parisiens est nominal », fait-on par exemple savoir au sein du groupe ADP. Vinci Airports, autre grand exploitant d’aéroports, n’a pas souhaité pour sa part fournir d’éléments sur la situation actuelle. « Les stocks sont disponibles et les raffineries fonctionnent à plein régime afin de répondre au mieux aux besoins des compagnies aériennes, dans un contexte international tendu », soutient un expert du secteur aéronautique.

Pas de pénurie dans les jours à venir

« Un risque de pénurie dans les jours ou semaines à venir est pour le moment écarté », souligne-t-on au ministère des Transports. Et de préciser que la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) assure le suivi au niveau des stocks de kérosène dans les dépôts aéroportuaires et que la DGEC (Direction générale de l’énergie et du climat) a mis en place, de son côté, un suivi des stocks en amont des aéroports. « A ce jour, ni la DGEC, ni les exploitants aéroportuaires n’ont alerté la DGAC sur des difficultés dans l’approvisionnement en kérosène », fait savoir le ministère.

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