Volcans et forêts luxuriantes du Costa Rica
© / Institut Costaricien du Tourisme
Il suffit de quelques minutes pour comprendre ce qui fait la singularité du Costa Rica. À peine sorti de la ville, la route s’enfonce dans une végétation dense, les cris des singes hurleurs résonnent dans la canopée et un paresseux apparaît parfois, suspendu à une branche. Dans ce pays d’Amérique centrale, la nature ne se contemple pas seulement : elle s’expérimente. Le pays concentre en effet près de 6,5 % de la biodiversité mondiale. Plus d’un quart de son territoire est classé en zone protégée, preuve d’un engagement ancien en faveur de la préservation de l’environnement. Le pays s’est fixé l’objectif d’atteindre le zéro carbone d’ici 2050, et produit entre 98% et 99% de son électricité à partir de sources renouvelables. Cette richesse se découvre dans une diversité de paysages remarquable : volcans actifs, forêts tropicales humides, montagnes couvertes de nuages et plages bordant l’océan Pacifique ou la mer des Caraïbes. Dans les parcs nationaux, la faune est omniprésente : singes capucins, toucans, paresseux, grenouilles colorées ou tortues marines. Observer ces animaux dans leur habitat naturel reste l’une des expériences les plus marquantes pour les voyageurs.

À la rencontre des tortues, singes, grenouilles colorées et paresseux : le Costa Rica sauvage
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Quitter les routes toutes tracées
Si Manuel Antonio et Tamarindo restent des incontournables, le Costa Rica réserve ses plus belles surprises à ceux qui osent bifurquer. La réserve marine de Marino Ballena, avec sa plage en forme de queue de baleine, offre plusieurs fois dans l’année un spectacle rare : celui des baleines à bosse qui viennent migrer dans ses eaux chaudes pour mettre bas. Loin de la foule, on s’y sent seul au monde. Marino Ballena abrite également des dauphins tachetés et des tortues marines tout au long de l’année. À proximité, la mangrove de Terraba-Sierpe, l’une des plus vastes d’Amérique centrale, est classée site Ramsar, zone humide d’importance internationale. Plus au nord, Playa Matapalo séduit par son authenticité intacte : une longue étendue de sable noir bordée par la jungle, où les crocodiles glissent parfois en silence dans les estuaires voisins. Pas de chaises longues, pas de bars, juste le bruit des vagues et le vent dans les palmiers.Pour les amateurs de sensations, le parc national de Rincón de la Vieja, avec ses geysers bouillonnants et ses sources thermales, offre une plongée spectaculaire dans les entrailles de la Terre.

Marino Ballena, Rincón de la Vieja et Arenal : les trésors cachés du Costa Rica
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L’âme d’un peuple
Voyager au Costa Rica, c’est aussi aller à la rencontre de ceux qui le font vivre. Les communautés indigènes Bribri, Boruca ou Cabécar préservent des savoirs ancestraux (art du tissage, médecine par les plantes, agriculture en harmonie avec la forêt) et les partagent avec les visiteurs dans le cadre d’un tourisme communautaire respectueux. Plusieurs agences locales proposent des séjours immersifs au sein de ces communautés, où l’on peut dormir chez l’habitant, cuisiner les plats traditionnels et participer aux cérémonies culturelles sous la conduite de guides issus de ces groupes. Dans les villages de la Vallée Centrale, les petits producteurs de café ouvrent aussi leurs fincas aux voyageurs curieux de comprendre les secrets de l’arabica costaricien, reconnu à l’international comme l’un des meilleurs du monde. Certains lodges ruraux proposent même de participer aux récoltes ou aux activités agricoles, offrant une immersion simple et authentique dans la vie des campagnes. Un café bu proche des zones volcaniques au lever du soleil : difficile de faire plus ressourçant.

L’âme d’un peuple : traditions vivantes et communautés indigènes du Costa Rica
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Pura Vida : bien plus qu’un slogan
Les Costariciens ont une expression pour tout : Pura Vida. « La vie pure ». On la lance pour se saluer, pour remercier, pour dire que tout va bien. C’est une philosophie entière, qui invite à ralentir, à apprécier l’instant et à se reconnecter à l’essentiel. Pas étonnant que le Costa Rica figure régulièrement dans le classement du Happy Planet Index, qui mesure le bien-être humain à l’aune du respect de l’environnement. Le pays est également régulièrement cité parmi les nations les plus pacifiques du monde puisqu’il a aboli son armée dès 1948 pour réinvestir ce budget dans l’éducation et la santé. Au Costa Rica, la nature n’est pas un simple décor mais une manière de vivre. Et peut-être est-ce là le véritable luxe du voyage : se rappeler que l’essentiel se trouve parfois dans le simple bruissement d’une forêt tropicale.
Pura Vida : bien plus qu’un slogan
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