Commerce mondial : après le choc Trump, les entreprises face au spectre de la guerre

Un an après l’offensive douanière de Donald Trump, les exportateurs affrontent un nouveau choc : celui des conflits militaires, désormais jugés plus menaçants que le protectionnisme, explique dans sa dernière étude l’assureur Allianz Trade.

Les informations à retenir

Pourquoi le risque militaire est-il devenu la priorité des exportateurs ?

  • Pour 35 % des entreprises, les conflits armés sont la menace principale, devant le protectionnisme.

  • Le blocage temporaire du détroit d’Ormuz a entamé la confiance, malgré la reprise du trafic.

  • L’optimisme des dirigeants reste fragile et dépend directement de la durée des hostilités.

Après l’offensive commerciale de Donald Trump l’année dernière, les exportateurs essuient désormais le choc du conflit au Moyen-Orient. La guerre entre les États-Unis et l’Iran ne menace pas encore la croissance des exportations. C’est ce que révèle la dernière étude d’Allianz Trade parue mercredi. Mais elle a déjà entamé la confiance des entreprises. 60 % d’entre elles redoutent des perturbations logistiques ainsi qu’une hausse des prix de l’énergie et des matières premières. De quoi pousser la moitié à chercher des itinéraires alternatifs et à trouver d’autres transporteurs.

Certaines envisagent même des relocalisations depuis la crise, notamment en Europe. « La deuxième stratégie la plus populaire (50 %) consiste à travailler avec des courtiers en douane pour accélérer le dédouanement, particulièrement au Vietnam et en Inde », explique Ano Kuhanathan, responsable de la recherche sectorielle d’Allianz Trade, spécialisée dans l’assurance-crédit entreprise. « La troisième stratégie consiste à ajuster les délais de livraison », explique-t-elle.

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Autre inquiétude : les délais de paiement et le risque d’impayés. Les clients payent de moins en moins dans un délai de trente jours et davantage après plus de deux mois. 40 % des exportateurs craignent de ne pas être payés tout court par leurs clients. C’est 6 points de plus qu’avant l’éclatement du conflit.

L’espoir d’un conflit court

Cependant, les exportateurs sont, pour le moment, moins inquiets du conflit au Moyen-Orient que lorsque la guerre commerciale a éclaté en avril dernier après le « jour de libération » de Donald Trump. Si la confiance des exportateurs a baissé de 6 points avec le déclenchement du conflit, les droits de douane du président américain avaient, eux, entraîné une baisse de… 40 points.

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