« C’est totalement bordélisé côté américain » : comment les errements stratégiques de Trump en Iran érodent son image

Plus les heures passent et plus l’espoir s’étiole. Samedi 4 avril au soir, l’armée américaine n’avait toujours pas récupéré le pilote qui s’est éjecté de son F-15E abattu la veille au-dessus du sud-ouest iranien. L’US Army a pourtant déployé de gros moyens pour le retrouver, en envoyant avions militaires et hélicoptères. Ces derniers ont survolé à basse altitude la zone du crash, s’exposant au feu ennemi. Un hélicoptère UH-60 Black Hawk a été touché par des tirs au sol mais a pu repartir. Selon le journal britannique The Telegraph, des membres des forces spéciales américaines auraient aussi pénétré le sud iranien vendredi soir afin de retrouver l’aviateur.

Les États-Unis ne sont pas les seuls à le traquer. Les autorités iraniennes elles aussi s’activent, et la police a promis une forte récompense pour sa capture. S’il venait à tomber entre les mains du régime, nul doute qu’il serait utilisé comme moyen de pression par Téhéran. Outre-Atlantique, le spectre d’une répétition de la crise des otages de 1979 reviendrait alors hanter les esprits. En attendant, la disparition du pilote perturbe les opérations contre l’Iran. Israël a dû annuler des raids dans la région où il est supposé se trouver.

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À l’évidence, la cinquième semaine de cette guerre contre l’Iran se termine bien mal pour Washington, qui compte déjà 13 soldats tués et au moins 365 blessés. Au pilote disparu, au F-15 neutralisé et aux hélicoptères touchés, il faut ajouter la destruction d’un autre appareil, un A-10 Warthog, chargé de frapper les vedettes de la flotte iranienne, qui s’est écrasé dans les eaux près du détroit d’Ormuz. Une preuve que l’artillerie iranienne n’est pas morte, pas plus que ne le sont ses capacités balistiques.

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