Category: Technologie

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  • « Les patrons de la tech prédisent la fin du travail grâce à l’IA, mais peinent à imaginer ce monde d’après »

    « Les patrons de la tech prédisent la fin du travail grâce à l’IA, mais peinent à imaginer ce monde d’après »

    Ce n’est pas une baisse, c’est un effondrement. L’immigration aux Etats-Unis, qui était de 2,7 millions en 2024 a chuté de moitié en 2025 et devrait atteindre environ 320 000 en 2026 si la tendance se poursuit, indique le Bureau du recensement dans une note du 27 janvier. Normalement, le pays devrait être pris de panique, privé de sa main-d’œuvre bon marché et de ses jeunes ambitieux voulant vivre le rêve américain. Pas l’administration Trump, ravie de masquer ses faibles créations d’emplois. Pas les « tech bros », qui prédisent la fin du travail grâce à l’intelligence artificielle (IA) et les robots, en tout cas celui des moins qualifiés. Mais ils peinent à imaginer ce que serait ce monde d’après.

    « Ces tendances rendent vraiment difficile de comprendre pourquoi nous devrions avoir une immigration à grande échelle, à moins d’avoir une compétence très spécialisée », a lancé au Forum de Davos (Suisse) Alex Karp, PDG de Palantir. Caissier, comptable, cariste, clerc de notaire, journaliste, tout ou presque est menacé.

    Elon Musk est l’un des plus extrêmes dans sa vision de l’avenir. « L’intelligence artificielle et les robots remplaceront tous les emplois. Travailler deviendra facultatif, comme cultiver ses propres légumes au lieu de les acheter au supermarché », déclarait à l’automne 2025 l’entrepreneur qui reconvertit son usine californienne de Tesla en fabrique à humanoïdes. Bill Gates le dit plus sobrement, mais prévoit une révolution plus vertigineuse que celle de l’ordinateur personnel. « Les capacités de l’IA nous permettront de produire beaucoup plus de biens et de services avec moins de main-d’œuvre », écrivait le cofondateur de Microsoft sur son blog en janvier.

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  • « Google est aujourd’hui plus puissant financièrement que de nombreux Etats »

    « Google est aujourd’hui plus puissant financièrement que de nombreux Etats »

    Il y a trente ans, Google n’existait pas. Mais les investisseurs en semblent persuadés : l’entreprise sera encore là dans cent ans. Mardi 10 février, l’entreprise mère du moteur de recherche, Alphabet, a fait une démonstration de force financière à faire pâlir d’envie la plupart des Etats de la planète.

    En un peu plus de vingt-quatre heures, elle a levé sur les marchés financiers la somme colossale de 32 milliards de dollars (26,9 milliards d’euros). Mieux encore, parmi les obligations qu’elle a vendues, se trouvait une dette d’une maturité d’un siècle. Remboursement prévu : 2126 ! Les investisseurs se sont pourtant précipités. Ils ont demandé presque dix fois le montant émis par l’obligation centennale, qui était de 1 milliard de livres sterling (1,15 milliard d’euros). Détail sidérant, celle-ci devrait être classée AA+, la deuxième meilleure note des agences de notation. C’est mieux que la note du Royaume-Uni lui-même (AA), sans même parler de la France (A+) ou de l’Italie (BBB+).

    En clair, sur la stricte base de ces ratios financiers, les investisseurs pensent qu’Alphabet est aujourd’hui plus puissante financièrement que de nombreux Etats. La stabilité de pays entiers et leur capacité à lever l’impôt leur semblent moins solides que l’entreprise qui s’est imposée comme le moteur de recherche préféré du moment.

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  • Anthropic, cette start-up d’IA qui ose contredire Donald Trump

    Anthropic, cette start-up d’IA qui ose contredire Donald Trump

    Le torchon brûle entre le Pentagone et Anthropic, un des pionniers de l’intelligence artificielle (IA). Cette dernière est l’une des start-up auxquelles l’armée américaine a accordé, à l’été 2025, un contrat de 200 millions de dollars (168 millions d’euros) pour accéder à ses modèles, dont l’assistant Claude. Mais les deux parties sont en désaccord au sujet des limitations posées par Anthropic. La société ne souhaiterait pas voir ses outils utilisés pour surveiller des populations ou fabriquer des armes trop autonomes, ont rapporté le Wall Street Journal et Reuters, fin janvier.

    Cette dissension est le symbole de frictions plus larges entre l’administration Trump, et l’entreprise fondée par Dario Amodei, qui avait soutenu la candidate démocrate Kamala Harris lors de l’élection présidentielle de 2024. S’il se garde d’attaquer frontalement le président américain, le patron d’Anthropic affiche sa prudence sur l’IA et se montre distant vis-à-vis du camp Trump. Dans le but de se démarquer de ses concurrents comme Sam Altman, d’OpenAI, ou Elon Musk, de xAI, devenus des soutiens publics du locataire de la Maison Blanche.

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  • « Avec Donald Trump, l’image des multinationales du numérique s’est réaméricanisée »

    « Avec Donald Trump, l’image des multinationales du numérique s’est réaméricanisée »

    Comment être proche des Etats-Unis sans s’éloigner du reste du monde en général, et de l’Europe en particulier ? C’est un des dilemmes des géants américains de la tech. La vive montée des tensions géopolitiques transatlantiques fait évoluer la perception de ces entreprises mondiales. Et risque de mettre sous pression leurs relations locales, notamment avec les pays de l’Union européenne. Sous Donald Trump, l’image des multinationales du numérique s’est réaméricanisée.

    Pendant plusieurs années, les Big Tech ont plutôt cherché à se présenter comme des entreprises globales. Les dirigeants de Meta rappelaient par exemple régulièrement que plus de 80 % des utilisateurs de Facebook étaient en dehors des Etats-Unis. Aujourd’hui, ce pays n’est toujours « que » son deuxième pays en nombre d’utilisateurs, avec 197 millions, derrière l’Inde avec 384 millions, selon le cabinet d’analyses Kepios. Viennent ensuite l’Indonésie, le Brésil et le Mexique. Ses cadres dépeignaient le leader des réseaux sociaux comme un groupe mondial plutôt que comme une entreprise américaine, relevait un article du Guardian en 2018, au moment des polémiques autour de l’utilisation des données personnelles dans l’affaire Cambridge Analytica.

    Dans le même esprit, Mark Zuckerberg avait, en 2020, créé un « conseil de surveillance » international chargé de rendre des avis sur les cas sensibles de modération de contenus, avec une structure inspirée d’institutions multilatérales (seulement cinq des 20 premiers experts membres étaient américains). Le fondateur de Facebook avait aussi choisi de faire porter son projet de monnaie numérique Libra par un consortium international installé à Genève, en Suisse – il ne verra pas le jour.

    Menaces de Donald Trump

    Plus largement, après s’être vus reprocher, dans leurs premières années, de pénétrer des marchés à distance sans implantation locale sérieuse, les géants du numérique, de Meta à Google en passant par Apple, Microsoft ou Amazon, ont renforcé leur présence et cherché à montrer qu’ils investissaient dans les « écosystèmes » des pays, notamment en Europe, avec des sièges, des data centers, parfois des laboratoires de recherche… C’était une façon de répondre à la pression croissante des autorités de régulation inquiètes de leur pouvoir de disruption économique et de refléter l’importance des marchés hors des Etats-Unis. En 2025, ces derniers n’ont représenté que 39 % du chiffre d’affaires de Meta, contre 23 % pour l’Europe, 27 % pour l’Asie et 11 % pour le « reste du monde ».

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  • En Chine, les robots champions de kung-fu, stars de l’émission la plus regardée de la planète

    En Chine, les robots champions de kung-fu, stars de l’émission la plus regardée de la planète

    Le soir du réveillon du Nouvel An lunaire, la plupart des familles chinoises suivent le même rituel. Toutes les générations se rassemblent pour un dîner festif, puis allument la télévision pour regarder et commenter la soirée de gala de la télévision nationale, CCTV, ce qui en fait l’émission nationale la plus suivie de la planète. Le show est un témoignage des priorités du pouvoir chinois autant qu’un divertissement qui se veut plus ambitieux chaque année. Une fois encore, lundi 16 février, les percées technologiques de la Chine en ont été le thème central.

    Déjà en 2025 les images de seize robots en vestes rouges capables de faire tourner des tissus dans une danse traditionnelle étaient devenues virales sur Internet. L’édition 2026 devait montrer les avancées réalisées en une seule année par le secteur de la robotique. Les téléspectateurs ont pu voir une troupe de robots humanoïdes réaliser tous les mouvements du kung-fu avec la plus grande rigueur : saltos, roues, coups de pied circulaires, sauts sur tremplin à ressort et franchissement d’obstacles, ainsi qu’un maniement du nunchaku qui n’a rien à envier à Bruce Lee. Ils sont capables de se rattraper et de se relever avec agilité. La soirée se voulait une démonstration de supériorité de la Chine dans les robots, alors que le milliardaire américain Elon Musk voit en elle « la plus sérieuse concurrente » en la matière.

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  • L’allemand SAP, seul géant européen du software, ébranlé par l’essor de l’IA dans l’industrie du logiciel

    L’allemand SAP, seul géant européen du software, ébranlé par l’essor de l’IA dans l’industrie du logiciel

    C’est un de ces géants allemands prospères et discrets, dont on ne parle que quand il supprime des emplois ou décroche en Bourse : SAP, expert allemand du logiciel d’entreprise, seul groupe européen capable de se mesurer aux géants américains du logiciel comme Salesforce, attire depuis quelques semaines l’attention des journaux économiques. Depuis février 2025, date où le titre SAP avait atteint un pic, l’action a perdu 40 % de sa valeur. Un gros dévissage a eu lieu le 29 janvier, après la publication des résultats. En cause : les doutes des investisseurs sur la capacité de SAP à résister aux attaques des spécialistes de l’intelligence artificielle (IA).

    L’élément déclencheur a été l’annonce d’une croissance moins élevée que prévu sur l’activité cloud, le cœur de la stratégie du groupe allemand. SAP a pourtant affiché de solides performances financières pour 2025, avec un chiffre d’affaires en hausse de 8 %, à 36,8 milliards d’euros, et une marge opérationnelle en hausse de 28 %, à 10,4 milliards d’euros.

    Les performances jugées décevantes des ventes de service cloud s’expliquent notamment par les perturbations géopolitiques et les droits de douane américains. Or le moment est sensible pour SAP : l’allemand, leader mondial de la gestion des données de production des entreprises (appelée Enterprise Resource Planning – ERP), est en train de quitter son modèle traditionnel de vente par licences pour passer à une structure par abonnement, avec des données hébergées dans le cloud, comme l’avaient fait avant lui Microsoft et Adobe. Cette transition, complexe et coûteuse pour les entreprises clientes, prend du temps et se ressent sur les résultats.

    La fébrilité des marchés s’explique surtout par l’interrogation fondamentale sur l’avenir de ce modèle, à l’heure où l’IA bouleverse l’industrie du logiciel. D’autres spécialistes comme Salesforce, Workday et ServiceNow ont aussi essuyé des baisses de cours ces derniers mois. La question est de savoir si ces acteurs traditionnels du logiciel seront capables d’intégrer les fonctions d’analyse de données et d’automatisation permises par l’IA, ou bien si de nouveaux acteurs prendront le relais, captant la valeur au passage. Tout ralentissement des ventes des services cloud alimente l’inquiétude des investisseurs. Le groupe Anthropic a ainsi déclenché une vague de défiance vis-à-vis des acteurs historiques avec ses solutions pour entreprises : son produit Claude, qui rédige des lignes de code, mais aussi ses agents IA, qui fonctionnent comme des « collaborateurs numériques » capables de prendre en charge des tâches juridiques, financières, marketing ou des fonctions support.

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  • Le sommet mondial de l’IA en Inde, ou le défi de faire exister une « troisième voie » entre Etats-Unis et Chine

    Le sommet mondial de l’IA en Inde, ou le défi de faire exister une « troisième voie » entre Etats-Unis et Chine

    L’Inde a vu grand pour le « premier sommet de l’intelligence artificielle [IA] organisé dans le Sud global ». C’est ainsi que les promoteurs de ce rassemblement qui se tient, du lundi 16 au vendredi 20 février, à New Delhi l’ont présenté en amont.

    Après le Grand Palais, à Paris en février 2025 et, encore avant, en novembre 2023, le site britannique de Bletchley Park, où l’équipe d’Alan Turing déchiffra les codes allemands pendant la seconde guerre mondiale, le rassemblement international de l’IA a lieu au Bharat Mandapam, un gigantesque site composé d’un centre de conférences circulaire et de halls d’exposition accueillant des centaines de stands d’entreprises, dans un style mêlant conférence onusienne et salon de type VivaTech de Paris.

    Près de 250 000 personnes sont attendues et, pour les journées officielles de jeudi et de vendredi, une quinzaine de chefs d’Etat – dont le président de la République, Emmanuel Macron, qui copréside le sommet avec le premier ministre indien, Narendra Modi, ainsi que les dirigeants du Brésil ou de l’Espagne, notamment – et une trentaine de PDG, dont Sam Altman, d’OpenAI, Sundar Pichai, de Google, Dario Amodei, d’Anthropic, ou Arthur Mensch, de Mistral AI.

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  • L’IA fait souffler un vent de panique sur le secteur géant des logiciels d’entreprise

    L’IA fait souffler un vent de panique sur le secteur géant des logiciels d’entreprise

    Entrons-nous dans la « SAAS apocalypse » ? Toujours prompts à forger des néologismes économiques, les analystes et médias américains ont nommé ainsi la possible fin du modèle du software as a service (« logiciel en tant que service »), des applications professionnelles hébergées en ligne et utilisées dans presque toutes les entreprises, pour gérer toutes sortes de fonctions et tâches administratives. Ces dernières risqueraient d’être remplacées par des outils d’intelligence artificielle (IA), selon ce raisonnement, qui fait toutefois débat.

    Signe annonciateur de cet Armageddon du logiciel : l’annonce, le 30 janvier, de nouvelles fonctionnalités de Claude, l’outil d’IA de la start-up Anthropic, a déclenché un tsunami boursier emportant près de 300 milliards de dollars (253 milliards d’euros) de valorisation pour des acteurs comme Salesforce, SAP, Oracle, Adobe, ServiceNow, Intuit, Tyler, Zendesk, etc. Les valeurs « logiciels et services » de l’indice boursier S&P 500 ont baissé de 27 % depuis octobre 2025. Et leur ratio cours sur bénéfices est inférieur à la moyenne pour seulement la deuxième fois depuis trente ans, note le Financial Times.

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  • Edison Scientific, la start-up qui veut utiliser l’IA pour créer un « scientifique artificiel » et « guérir toutes les maladies »

    Edison Scientific, la start-up qui veut utiliser l’IA pour créer un « scientifique artificiel » et « guérir toutes les maladies »

    En plein boom de l’intelligence artificielle (IA), Sam Rodriques, PDG et confondateur d’Edison Scientific, entretient la légende de la Silicon Valley. L’entrepreneur de 34 ans nous reçoit le 11 février dans ses locaux, une usine réhabilitée de San Francisco (Californie), meublée de canapés défoncés et de bouteilles d’azote. Il est en tee-shirt et engloutit des snacks car il n’a pas eu le temps de déjeuner tout en nous exposant son aspiration : « Ce que nous voulons faire, c’est guérir toutes les maladies. » Et pour cela, il s’emploie à « construire un scientifique artificiel », un modèle d’IA qui permettra de réaliser ce que les humains sont incapables d’accomplir.

    Le jeune homme ne manque pas d’ambition. Physicien de formation, il a débuté dans l’informatique quantique, mais a eu peur qu’il n’y ait rien à découvrir. « Je me suis donc tourné vers la biologie et les neurosciences, où tout est encore à résoudre. Le problème qui m’intéressait le plus à l’époque était de comprendre comment le cerveau fonctionnait », explique celui qui a alors obtenu un doctorat au Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Cambridge.

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  • Chez Atos, après la crise, le défi de la relance

    Chez Atos, après la crise, le défi de la relance

    Philippe Salle, le PDG d’Atos, l’admet volontiers : il a tendance à rapidement s’ennuyer. Mais vu ce qui l’attend encore à la tête du groupe de services informatiques, l’ennui ne devrait pas le rattraper trop vite. Aux commandes depuis le 1er février 2025, le dirigeant n’a pas fini de remettre sur pied une entreprise ébranlée par cinq années d’errance stratégique, ponctuées, en 2024, par une douloureuse restructuration financière.

    Des premiers signes de rétablissement sont apparus en 2025. Selon les chiffres définitifs publiés vendredi 6 mars, confirmant des données préliminaires annoncées le 21 janvier, Atos a dégagé un bénéfice opérationnel de 351 millions d’euros, en hausse de 76 %, sous l’effet d’un plan d’économies drastiques. « La bataille des coûts a été gagnée », a reconnu Philippe Salle, lors d’une conférence téléphonique vendredi 6 mars. 88 % du plan a déjà été réalisé et l’objectif de 650 millions d’euros d’économies initialement visé en 2028 sera atteint dès cette année.

    Le nouveau PDG n’a-t-il pas eu la main trop lourde, au risque de compromettre le rebond commercial espéré cette année ? « Pour les directeurs de pays ou d’activité, c’est toujours difficile de couper dans leurs coûts. J’ai voulu accélérer les économies, comme cela, ce plan est quasiment derrière eux. Maintenant, l’attention est sur le rebond commercial », explique le dirigeant. Il s’attend à ce que le chiffre d’affaires recommence à croître au deuxième semestre 2026.

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