Londres autorise l’interception de navires de la flotte fantôme russe dans ses eaux territoriales
L’armée britannique pourra désormais arraisonner et saisir des navires sous sanctions appartenant à la flotte fantômerusse s’ils pénètrent dans les eaux territoriales du Royaume-Uni.
« Les forces armées britanniques et les forces de l’ordre pourront désormais intercepter les navires sanctionnés par le Royaume-Uni qui transitent par les eaux britanniques », y compris dans la Manche, rapporte un communiqué du bureau du premier ministre, Keir Starmer.
Londres a sanctionné 544 navires soupçonnés d’appartenir à cette « flotte fantôme russe », composée principalement de pétroliers vieillissants, et qui permet à Moscou de contourner les sanctions occidentales depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022.
« Le Royaume-Uni va resserrer l’étau autour de la flotte, en fermant ses eaux, dont la Manche, aux navires sanctionnés. Les opérateurs seront contraints de se détourner vers des routes plus longues et coûteuses, ou courront le risque d’être arrêtés par les forces britanniques », est-il écrit. Chaque opération sera soumise à l’approbation du gouvernement.
Cette décision survient alors que les Etats-Unis ont annoncé la levée temporaire de certaines restrictions sur le pétrole russe, pour atténuer la hausse des prix dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient. « Vladimir Poutine se frotte les mains (…) parce qu’il pense que la hausse des prix du pétrole va lui permettre de s’en mettre plein les poches », a déclaré Keir Starmer, cité dans le communiqué. « C’est pourquoi nous nous attaquons encore plus durement à sa flotte fantôme », a-t-il ajouté. Selon Londres, « 75 % du pétrole brut russe est transporté par cette flotte délabrée ».
En janvier, Londres a apporté son soutien à Washington lors d’une opération américaine visant à saisir dans l’Atlantique Nord un pétrolier lié à la Russie, le Marinera, auparavant connu sous le nom de Bella 1. La France, la Belgique, la Finlande et d’autres pays européens ont également saisi récemment des navires soupçonnés de contourner les sanctions et appartenant, selon les autorités, à la flotte fantôme russe.
« Après l’interception d’un navire, des poursuites pénales pourront être engagées contre les propriétaires, les exploitants et l’équipage pour violation de la législation britannique sur les sanctions », selon Downing Street.
L’inconnue demeure quant à l’état d’avancée, ou même d’existence actuelle des négociations entre Téhéran et Washington. Ces derniers jours, Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que “des points d’accord majeurs” avaient été dégagés. Au lendemain du rejet d’une proposition d’accord de paix par l’Iran, Téhéran explique ce 26 mars qu’aucune négociation directe n’a lieu, mais que des intermédiaires transmettent des messages. En public, Donald Trump surenchérit dans l’emphase en assurant que l’Iran veut à tout prix un accord de paix, mais que ses dirigeants “ont peur de le dire car ils seraient tués par leur peuple”.
Sur le terrain, les bombes pleuvent toujours : Israël a indiqué ce jeudi matin avoir mené une série de frappes massives visant les infrastructures du régime iranien à travers le pays. Pendant ce temps, les membres du G7 se réunissent cette fin de semaine pour tenter d’obtenir de la clarté de la part des Etats-Unis quant à leurs plans et leurs objectifs dans cette guerre que Washington peine toujours à justifier et qui déstabilise le monde entier.
Les infos à retenir
⇒ Israël mène une nouvelle série de frappes massives sur l’Iran
⇒ Donald Trump assure que l’Iran veut à tout prix un accord de paix
⇒ Le G7 se réunit sur fond de guerre au Moyen-Orient
07h15
Le G7 se réunit sur fond de guerre en Iran
Les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 se réuniront en France aujourd’hui et demain, dans un contexte de guerres en Ukraine et en Iran, d’incertitude économique, et d’inquiétude quant à la politique étrangère des Etats-Unis. La réunion (France, Grande-Bretagne, Canada, Allemagne, Italie, Japon et Etats-Unis ainsi que des représentants de l’UE) se tiendra à Vaux-de-Cernay, 40 km en dessous de Paris.
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Par le passé, le Groupe des Sept est généralement parvenu à trouver un large consensus sur les défis économiques et géopolitiques auquel il était confronté. Cette unité s’est toutefois affaiblie depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en 2025. Après avoir été pressurisés sur l’Ukraine ou les droits de douane, les alliés de Washington sont désormais pris en étau sur le conflit au Moyen-Orient, dont des diplomates et des responsables européens estiment qu’il manque d’objectifs précis ou d’une stratégie de sortie.
07h00
Israël mène des “frappes à grande échelle” en Iran
L’armée israélienne a dit tôt ce jeudi avoir mené de nouvelles frappes à grande échelle contre des infrastructures situées dans plusieurs régions d’Iran. “Il y a peu, l’armée israélienne a achevé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien dans plusieurs endroits du pays”, dont Ispahan, dans le centre de l’Iran, a-t-elle annoncé dans un court communiqué.
06h45
Téhéran veut à tout prix un accord, selon Donald Trump
Le président américain a de nouveau assuré mercredi soir que Téhéran voulait à tout prix conclure un accord pour mettre fin à la guerre. Selon Donald Trump, qui s’exprimait devant des élus républicains du Congrès, les dirigeants iraniens “veulent vraiment conclure un accord, mais ils ont peur de le dire car ils seraient tués par leur peuple. Ils ont aussi peur que nous les tuions”.
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Le ministre des Affaires étrangères de l’Iran, Abbas Araghchi, a quant à lui indiqué que les autorités iraniennes étudiaient des propositions relayées par des intermédiaires mais qu’il était exclu d’organiser des négociations avec les Etats-Unis. Il a aussi affirmé que, bien qu’il n’y ait eu ni dialogue ni négociations entre l’Iran et les Etats-Unis, des messages avaient été transmis par des intermédiaires.
Lorsqu’une personne donne un coup de main à une autre (pour déménager par exemple), et qu’elle est blessée, elle peut obtenir de cette dernière l’indemnisation de ses dommages corporels, en invoquant l’existence, entre elles, d’une « convention d’assistance bénévole ». Elle doit pour ce faire prouver que le bénéficiaire de l’aide (« l’assisté ») avait accepté, au moins tacitement, ce geste, exécuté dans son « intérêt exclusif », donc sans contrepartie aucune.
Y a-t-il convention d’assistance bénévole lorsque celui qui donne le coup de main et se blesse (« l’assistant ») reçoit une contrepartie aussi dérisoire qu’un panier de pommes ? Telle est la question que pose l’affaire suivante. Le 18 septembre 2010, M. X, maçon, aideson patron et logeur, M. Y, à cueillir des pommes dans le verger dont celui-ci est propriétaire,à Laval-sur-Vologne (Vosges). Leur échelle étant trop courte, l’entrepreneur décide d’utiliser la grue de sa société. Il fait venir M. Z, autre salarié et locataire, afin qu’il la pilote.
Le patron fixe un cache sur la fourche, puis grimpe dessus avec M. X, tandis que M. Z élève de 4 mètres le bras de la grue. Or, celui-ci se prend dans une ramure. Les deux cueilleurs tentent de l’en dégager, mais ils tombent, et M. X est grièvement blessé. Aux gendarmes, le patron indiquera que l’employé avait voulu l’aider, dans le but de bénéficier de la cueillette – ce que l’intéressé contestera.
300 000 euros
Le 6 août 2014, M. X, licencié pour inaptitude, assigne son ancien employeur et les assureurs de celui-ci(responsabilité civile et professionnelle), afin qu’ils soient condamnés à indemniser ses préjudices corporels, à hauteur de 300 000 euros. Son avocat, Me Olivier Merlin, explique que le patron et bailleur a usé de son autorité pour le convaincre de travailler un samedi – ce que le pilote de la grue confirme. La cour d’appel de Nancy en conclut qu’il n’y a pas eu d’assistance bénévole…
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Pourtant, l’assistance bénévole peut être soit « spontanément apportée par l’assistant », soit « sollicitée par l’assisté », rappellera la Cour de cassation, saisie par M. X, le 18 janvier 2023 (20-18.114), avant de censurer la décision et de renvoyer l’affaire devant la cour d’appel de Metz.
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Depuis le début de la guerre en Iran, le Rassemblement national a fait de la lutte contre la hausse des prix du carburant un cheval de bataille. Quitte à tordre grossièrement la réalité économique. Après avoir réclamé de concert avec Jordan Bardella, début mars, une baisse des taxes sur l’énergie, Marine Le Pen a décidé d’en remettre une couche en mettant en cause l’Etat français.
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Comme chaque semaine, les présidents de groupe de l’Assemblée nationale se réunissaient le 24 mars pour discuter des priorités législatives. A l’issue de leurs échanges, la députée du parti d’extrême droite a pris la parole devant les journalistes pour affirmer que l’Etat “se comportait comme un profiteur de crise”. Selon elle, les caisses se remplissent de “recettes indues”, “supplémentaires par rapport à ce que le budget a prévu, précisément parce que l’augmentation du prix entraîne l’augmentation corrélative des taxes”. La cheffe des députés RN évoque notamment le “renflement des recettes grâce à la TICPE et grâce à la TVA”.
L’Etat perdant à l’arrivée
Un raisonnement largement contestable. Pour commencer, seules les rentrées fiscales liées à la TVA – fixée à 20 % sur les produits pétroliers – progressent lorsque les prix des carburants sont en hausse. La taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), elle, reste inchangée quelles que soient les fluctuations de prix. “Autrement dit, seule une petite partie de la hausse bénéficie effectivement à l’Etat”, souligne Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management.
Loana Petrucciani, à Cabourg (Calvados), le 8 octobre 2005. JEROME DOMINE/GAMMA-RAPHO VIA GETTY IMAGES
Son prénom incarne à lui seul une époque. Celle du début des années 2000, de l’arrivée de la téléréalité en France, de son effervescence médiatique et de ses premières victimes sacrificielles. Le 26 avril 2001, Loana Petrucciani entrait dans l’arène de « Loft Story », adaptation de la franchise néerlandaise « Big Brother » et première émission du genre à être diffusée dans l’Hexagone. Les spectateurs de M6 découvraient alors les traits juvéniles et angéliques d’une candidate timide dont personne ne pouvait présager la notoriété qu’elle allait connaître.
Mercredi 25 mars, le corps de l’ancienne vedette a été retrouvé sans vie à son domicile, à Nice. Une enquête a été ouverte « en recherche des causes de la mort », a indiqué à l’Agence France-Presse le parquet de Nice, qui a ajouté que le décès remontait à « plusieurs jours ». Elle avait 48 ans.
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Il est la bête noire du gouvernement hongrois, le poil à gratter de Viktor Orban dans la dernière ligne droite vers les législatives du 12 avril. Rédacteur en chef des enquêtes sur l’Europe centrale chez VSquare à Budapest, l’un des principaux médias d’investigation de la région, Szabolcs Panyi documente inlassablement l’influence du Kremlin dans la politique hongroise. A quelques jours du scrutin, il juge l’ingérence russe “sans précédent”. Et la négligence de l’Union européenne coupable.
L’Express : Quelle est l’ampleur de l’infiltration russe dans cette campagne ?
Szabolcs Panyi : Nous faisons face à une campagne d’ingérence caractérisée. Les éléments s’accumulent, documentés par plusieurs médias. Début mars, VSquare a révélé que le Kremlin avait dépêché en Hongrie trois agents du GRU – le service de renseignement militaire – spécialisés dans la manipulation des réseaux sociaux. D’après nos informations, l’opération serait supervisée par Sergueï Kirienko, le premier chef adjoint de cabinet de Poutine, principal artisan de la stratégie d’influence russe. Il est également cité dans un récent article du Financial Times sur la Social Design Agency, une agence qui aurait orchestré la diffusion de récits favorables au gouvernement hongrois sur les réseaux sociaux, notamment via des influenceurs pro-Orbán. Enfin, les services de renseignement extérieurs russes (SVR) auraient envisagé de mettre en scène une tentative d’assassinat de Viktor Orban afin de le présenter en victime, selon une enquête du Washington Post. Ce projet, baptisé “Gamechanger”, visait à infléchir le cours de la campagne.
Des infirmières à l’hôpital Salvador-Allende, à La Havane, le 21 mars 2026. RAMON ESPINOSA/AP
La situation sanitaire à Cuba est « profondément préoccupante ». Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a alerté en ce sens, mercredi 25 mars, alors que le blocus américain sur les carburants aggrave la crise énergétique de l’île.
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« La santé doit être protégée à tout prix et ne jamais être à la merci de la géopolitique, des blocus énergétiques et des coupures de courant, a souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus sur X. La situation à Cuba est profondément préoccupante, car le pays peine à maintenir la prestation des services de santé à un moment de turbulences immenses, entraînant des pénuries d’énergie qui affectent la santé. »
La vétusté du système cubain de production d’électricité provoque des coupures de courant quotidiennes pouvant durer jusqu’à vingt heures. L’île manque du carburant nécessaire pour produire son électricité.
Lire aussi |Article réservé à nos abonnés « Comment voulez-vous que j’examine mes patients dans le noir ? » A Cuba, la pénurie de carburant commande le quotidien
Depuis l’éviction par les Etats-Unis du principal allié de Cuba, le président vénézuélien Nicolas Maduro, le 3 janvier, l’économie de l’île a été encore plus durement touchée, alors que le dirigeant américain, Donald Trump, maintient un blocus pétrolier de facto. Aucune cargaison de pétrole n’a été importée sur l’île depuis le 9 janvier, ce qui frappe le secteur de l’électricité et oblige également les compagnies aériennes à réduire leurs vols vers l’île, un coup dur pour le tourisme, secteur vital.
M. Tedros a évoqué des informations de presse selon lesquelles des hôpitaux cubains ont eu du mal à maintenir leurs services d’urgence et de soins intensifs. « Des milliers d’interventions chirurgicales ont été reportées au cours du dernier mois, et des personnes ayant besoin de soins, des patients atteints de cancer aux femmes enceintes se préparant à l’accouchement, ont été mises en danger en raison du manque d’électricité pour faire fonctionner les équipements médicaux et assurer la chaîne du froid pour les vaccins », a-t-il précisé. « Les hôpitaux cubains, les cliniques et les ambulances sont nécessaires, maintenant plus que jamais, et doivent être soutenus », a-t-il encore estimé.
Plan d’aide de l’ONU
Les Nations unies ont, pour leur part, proposé un plan d’aide d’urgence à Cuba, portant notamment sur la livraison de carburant, dans le cadre de discussions avec les Etats-Unis sur l’autorisation d’importations à des fins humanitaires, a fait savoir mercredi un responsable onusien.
Francisco Pichon, coordinateur de l’ONU à Cuba, a précisé que ce plan de 94,1 millions de dollars avait été proposé pour maintenir en fonctionnement les services essentiels destinés aux personnes les plus vulnérables du pays et « sauver des vies ». « Si la situation actuelle se poursuit et que les réserves de carburant du pays s’épuisent, nous craignons une détérioration rapide, avec un risque de pertes humaines », a déclaré M. Pichon à un petit groupe de journalistes, dont l’Agence France-Presse.
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Le plan avait été présenté mardi à des dizaines de diplomates et de représentants d’ONG internationales. C’est une extension de la réponse de l’ONU aux dommages causés par l’ouragan Melissa qui a frappé Cuba en octobre, et inclut l’impact humanitaire de la crise énergétique actuelle aggravée par le blocus pétrolier imposé depuis janvier à l’île communiste par les Etats-Unis.
Selon M. Pichon, « la faisabilité et la mise en œuvre de ce plan d’action dépendent évidemment de solutions en matière de carburant ». Pour cela, l’ONU prévoit un « modèle de traçabilité du carburant » pour garantir « qu’il soit dirigé vers les services essentiels et critiques prioritaires du plan », a-t-il expliqué. « Toutes les solutions sont examinées, y compris la collaboration avec le secteur non étatique », a ajouté M. Pichon.
Le personnel onusien a été en grande partie dans l’incapacité de mener des missions de terrain et les agences de l’ONU peinent à récupérer les cargaisons d’aide dans les aéroports de La Havane. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a averti le mois dernier que Cuba risquait un « effondrement » humanitaire si l’accès au pétrole lui était refusé.
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Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a imposé diverses mesures pour économiser le carburant, dont un strict rationnement.
En plus des coupures quotidiennes d’électricité, les prix du carburant ont flambé, les transports publics se font rares et les ordures s’entassent, les camions-poubelles ne circulant plus.
Le chanteur Gims, aux Victoires de la musique, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), le 14 février 2025. BERTRAND GUAY/AFP
Le chanteur et rappeur Gims a été placé en garde à vue pour être entendu dans une affaire de blanchiment en bande organisée, a appris l’Agence France-Presse (AFP), mercredi 25 mars, auprès du Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco).
L’artiste congolais de 39 ans est entendu dans le cadre d’une « commission rogatoire de juges d’instruction », suivie par ce parquet parisien spécialisé, a précisé ce dernier, confirmant une information du siteAfrica Intelligence. Selon le quotidien, Gims, de son vrai nom Gandhi Djuna, a été interpellé « au moment de passer la douane à l’aéroport Charles-de-Gaulle ce 25 mars ». Il a ensuite été placé en garde à vue.
Contacté par l’AFP, David-Olivier Kaminski, l’avocat du plus gros vendeur de disques de l’année 2025 en France, n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat.
« Son nom revient dans une enquête menée par les autorités françaises impliquant une myriade de sociétés spécialement constituées dans différents pays pour se jouer de la TVA et autres taxes françaises, faciliter l’émission de fausses factures, blanchir des fonds provenant d’activités illégales et en dissimuler l’origine », rapporte encore Africa Intelligence.
Un vaste projet immobilier de luxe
« Cinq ex-trafiquants de drogue franciliens reconvertis dans la criminalité financière » auraient déjà été « mis en cause » dans ce dossier, ajoute le site. Ce média spécialisé affirme que les enquêtes s’intéressent à un vaste projet immobilier de luxe promu par Gims à Marrakech (Maroc), l’une des villes où il réside.
Baptisé Sunset Village Private Residences, ce projet en cours de 118 villas de grand luxe, avec terrains de sport, spa, sauna et hammam, autour d’un lagon de 3 000 mètres carrés, avait été lancé en grande pompe en 2025 en présence de Gims.
Ce projet devait permettre au rappeur né à Kinshasa, au Zaïre (devenu la République démocratique du Congo en 1997), et arrivé en France à l’âge de 2 ans avec sa famille qui a fui le régime, de se faire un nom dans l’immobilier de luxe.
Côté artistique, rien ne semblait jusqu’ici pouvoir enrayer le succès de l’ancien membre de Sexion d’Assaut. Avec ses lunettes noires et ses tubes, Sapés comme jamais, Bella ou Spider, Gims – anciennement Maître Gims – caracole depuis une dizaine d’années en tête des classements.
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Abonné aux premières places sur les plateformes, artiste apprécié du plus grand nombre et moins clivant que d’autres, il a été sacré meilleur artiste masculin aux 40e Victoires de la musique en 2025.
Homme de scène ultrapopulaire, il est engagé dans une longue tournée qui doit le conduire au Stade-Vélodrome, à Marseille, le 19 juin 2027. D’ici là, il doit honorer de nombreuses dates, à commencer par Liévin (Pas-de-Calais) le 18 avril, puis une tournée de tous les plus grands festivals français, des Francofolies à Solidays, en passant par les Vieilles Charrues.
“C’est quoi, être président ?” Soudain, Raphaël Glucksmann ose. François Hollande sait revêtir ses plus beaux habits, lestés du poids de l’Histoire. Huis clos de l’une de leurs conversations privées. Quand, loin des combinazione dont il a le secret, le dernier président de gauche raconte le pouvoir, laisse entrevoir ses cicatrices : le voilà, songe Glucksmann, brusquement solennisé par le tragique. L’essayiste est devenu un homme politique, un présidentiable ambitieux ; il écoute, prend conseil. “Et le bouton nucléaire, alors, à quel moment le reçoit-on ?” C’est un homme tout court, après tout. Mais quand le soleil apprend à briller, la mort veut renaître. Et ni l’un ni l’autre ne peuvent se regarder fixement, disait La Rochefoucauld. Ainsi, la bienveillance laisse place à une subtile bataille d’influence.
LIRE AUSSI : Olivier Faure et les municipales : contradictions, manque de flair et capital esquinté
Ces deux-là ont tant de fois été moqués, enterrés par les roses. Au soir du premier tour des élections municipales, la bataille du récit est perdue. À deux heures du matin, François Hollande réconforte un ami, sonné par sa défaite : “C’est injuste, la politique…” Dans de nombreuses villes, comme chez son ami brestois François Cuillandre, le PS s’allie à LFI. Idem à Limoges, malgré les bons conseils téléphoniques de l’ancien président. Olivier Faure savoure le moment, publie sur X tous azimuts les articles relatant la large union électorale à Tulle – fief historique de Hollande – incluant quelques insoumis. François Hollande rit jaune devant son écran, encaisse. Raphaël Glucksmann, lui, n’a pas envie de plaisanter, s’agite de plateaux en micros. Une ligne, deux méthodes. François Hollande a trouvé l’ancien essayiste un brin “moralisateur”. Les amis de Glucksmann observent l’exemple tullois comme une sacrée tache sur le bilan du président revenant. Second tour, la paix des braves. Paris, Marseille, Rennes, ou Strasbourg ont finalement été gagnés sans LFI. “C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses”, prévenait Olivier Faure à l’entre-deux tours en réunion de groupe. Raphaël Glucksmann et François Hollande n’ont pas eu à sortir de calculettes.
Haro sur Olivier Faure
Les deux hommes veulent la peau d’Olivier Faure, alors ils sonnent l’hallali. Glucksmann et Hollande ne supportent plus la stratégie erratique du premier secrétaire avec les insoumis. Ils abhorrent surtout la primaire de la gauche, soutenue officiellement par le courant d’Olivier Faure. Elle serait incohérente, picrocholine et inopérante – en plus de freiner les désirs d’ascension des deux hommes. “Vous n’imaginez pas un seul instant que Ruffin, Tondelier, Autain ou Roussel acceptent de se ranger derrière Hollande ou Glucksmann, sans être associés au processus ?” souffle le premier secrétaire en petit comité. À travers le retour de François Hollande, à travers la conquête solitaire de Raphaël Glucksmann, c’est le bilan tout entier du chef du PS que les impétrants mettent à rude épreuve. Dans la bataille contre Faure, ils emportent quelques alliés objectifs, dont Boris Vallaud, l’homme qui fait et défait des majorités au sein du PS.
David Lisnard maire de Cannes à son arrivée pour le bureau politique des Républicains, à Paris, le 24 mars 2026. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »
En bon amateur de punk, David Lisnard cite toujours The Clash parmi ses groupes de référence. Depuis quelques mois, le maire de Cannes (Alpes-Maritimes) semblait fredonner l’un des tubes des Londoniens : « Should i stay or should i go. » La chanson résume son interrogation au sujet de sa place au sein du parti Les Républicains (LR) : « Dois-je rester ou dois-je partir ? » Le vice-président du parti a presque tranché mercredi matin. « Je pense ne plus rien avoir à faire [chez LR] », a-t-il lâché au micro de BFM TV.
Par « politesse », David Lisnard souhaite l’officialiser auprès de Bruno Retailleau en personne. Le président des Républicains a prévu de le recevoir mardi prochain. Mais la porte paraît déjà claquée. « Même s’il apprécie Bruno Retailleau, je ne vois pas trop ce qui pourrait changer en six jours », avoue Alexandra Martin, députée des Alpes-Maritimes et directrice générale de Nouvelle Energie, le parti fondé par David Lisnard en 2014.
Electron aussi libre que libéral chez LR, M.Lisnard cultive depuis des années une certaine distance avec l’appareil du parti. Mardi soir, il avait pris la peine d’assister au bureau politique. Avant même la fin de la réunion, il sortait pour lâcher une déclaration aux allures de préavis de départ : « LR est resté bloqué au XXe siècle. » Celui d’une époque où la droite était assurée de son ticket de présence au second tour de l’élection présidentielle.
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