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  • Le gouvernement met en garde Bally Bagayoko, nouveau maire LFI de Saint-Denis : « Ecarter un agent pour des motifs politiques » est illégal

    Le gouvernement met en garde Bally Bagayoko, nouveau maire LFI de Saint-Denis : « Ecarter un agent pour des motifs politiques » est illégal

    Le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, ne doit pas se séparer d’agents municipaux qui seraient en désaccord avec sa politique, a écrit le ministre de l’action et des comptes publics, David Amiel, dans un courrier adressé directement à l’élu de La France insoumise (LFI), jeudi 26 mars.

    « Aucune autorité municipale ne peut légalement laisser entendre que la situation d’agents communaux, leur affectation ou leur maintien en fonctions pourraient dépendre de leur adhésion, réelle ou supposée, aux orientations politiques de l’exécutif municipal », souligne le membre du gouvernement dans son courrier, consulté par Le Monde.

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    M. Bagayoko, élu dès le premier tour des élections municipales, a abordé ce sujet lors d’un discours tenu devant l’hôtel de ville dionysien, juste après sa prise de fonctions : « Si nous savons que les agents sont avant tout au service d’une politique publique, nous savons aussi que certains agents auront à un moment donné des difficultés aussi à pouvoir porter un projet qu’ils ont combattu. C’est la raison pour laquelle nous respectons le choix de chacun, mais il ne sera pas possible de pouvoir rester, par exemple, dans un service de tranquillité publique en ayant l’ambition de porter une option politique qui a été battue dans les urnes. »

    Il a également affirmé sur la chaîne CNews, mardi, que « les fonctionnaires sont avant tout des gens qui répondent en fait à une commande politique ». Le nouvel élu évoquait le départ d’agents territoriaux qui « ne sont pas en phase avec le projet politique » dans le cadre d’une mobilité « complètement naturelle », précisant toutefois qu’ils ne seront pas « mis dehors ».

    Mise en garde

    Dans son texte, David Amiel rappelle que toute décision « d’écarter un agent pour des motifs politiques serait entachée d’illégalité et pourrait être suspendue ou annulée par le juge administratif ». Le ministre ajoute que de telles mobilités d’agents territoriaux pourraient « relever du harcèlement moral », voire constituer de possibles infractions pénales en termes de discrimination. « Leur loyauté [des agents publics] à l’égard de l’institution ne se confond en aucun cas avec l’adhésion partisane ni avec l’alignement idéologique », poursuit David Amiel.

    Même son de cloche du côté du ministère de l’intérieur. Le ministre, Laurent Nuñez, a clairement mis en garde les maires, déclarant que les mouvements d’agents municipaux, lorsqu’ils font suite à un changement de majorité, « seront scrutés avec la plus grande attention par les préfets ».

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    A l’occasion du compte rendu du conseil des ministres, qui s’est tenu à l’Elysée mercredi matin, l’ancien préfet de police de Paris a évoqué des « décisions qui pourront être prises dans un certain nombre de municipalités dont les maires ont pu tenir des propos qui ont légitimement choqué ». Et d’ajouter : « Je veux dire que les propos qui ont pu être tenus sur des agents municipaux qui auraient vocation à prendre la porte parce qu’ils n’ont pas partagé telle ou telle option sont tout à fait inappropriés et seront scrutés avec la plus grande attention par les préfets. »

    Sur France 2, M. Bagayoko avait expliqué mardi que la ville allait « rentrer dans un processus de désarmement » de la police municipale, mais pas immédiatement. Il avait précisé que cela concernerait le lanceur de balles de défense (LBD) et non pas les armes à feu que les agents garderaient. Il avait par ailleurs souhaité conserver « une police municipale forte, de proximité, en maintenant les effectifs ».

    Le Monde avec AFP

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  • Les services embarqués, une raison supplémentaire de passer à la facture électronique

    Les services embarqués, une raison supplémentaire de passer à la facture électronique

    © SAGEFacture électronique : avec la plateforme agréée Sage, conformité, simplicité et productivité sont au rendez-vous

    Nicolas Rossato, Chargé de la facture électronique chez Sage

    © / SAGE

    Commençons par la simplicité. En quoi choisir la plateforme agréée Sage est indiqué pour les entreprises ?

    Les PME et les ETI ont souvent un système d’information complexe, avec plusieurs solutions de gestion. Si la solution de gestion principale, l’ERP par exemple, est Sage, il est très simple de fonctionner avec notre plateforme agréée, intégrée à la dernière version de l’ERP. Mais même si la solution Sage n’est pas la solution principale, notre plateforme agréée permet de connecter tous les logiciels en un clic et de centraliser les flux de factures. Et vu le délai, choisir une plateforme agréée unique et qui ne demande pas de développement informatique est certainement un choix raisonnable !

    En plus de la simplicité, je veux ajouter la sécurité. Choisir la plateforme agréée Sage, c’est choisir la plateforme d’un éditeur de solutions de gestion. C’est notre métier de collecter, de traiter et de transmettre des données de gestion. Et ce depuis 40 ans.

    Conseil et accompagnement dans la transition vers la facture électronique

    Conseil et accompagnement dans la transition vers la facture électronique

    © / SAGE

    Les entreprises s’interrogent souvent sur les cas d’usage. La plateforme agréée Sage est-elle compatible avec toutes les situations ?

    Il y a une forme de confusion sur ce que l’on appelle les cas d’usage. Une plateforme agréée, c’est un tuyau avec des services associés. Ces services relèvent en partie de l’obligation fixée par l’administration (comme la transmission des statuts) et en partie du choix de l’éditeur.

    Quoi qu’il en soit, le tuyau transmet des données de gestion structurées. C’est sa vocation. Donc, quelle que soient les cas d’usage de l’entreprise avant la mise en conformité, ce qui fonctionnait à travers l’ERP avant fonctionnera après. Le choix de la plateforme agréée n’a pas d’influence sur l’organisation des cycles clients et fournisseurs. Ce qui ne veut pas dire que l’entreprise n’a pas à se poser de questions pour centraliser et harmoniser ses flux.

    Il ne faut donc pas confondre les cas d’usage, décorrélés du choix de la plateforme agréée, avec les services additionnels, qui sortent du cahier des charges imposés par l’administration. C’est sur ces services embarqués que les éditeurs de plateformes agréées font la différence. C’est-à-dire que la conformité est garantie par l’agréement de la plateforme mais que le dépassement de fonction est à l’initiative de l’éditeur.

    Harmoniser et centraliser les flux grâce à une plateforme unifiée

    Harmoniser et centraliser les flux grâce à une plateforme unifiée

    © / SAGE

    Ces services additionnels, c’est donc ce que vous appelez les services embarqués ?

    Exactement. D’ailleurs, les entreprises ont bien compris qu’une plateforme agréée ne pouvait se contenter de garantir la conformité. D’une certaine manière, une partie des services embarqués que nous intégrons sont devenus la norme. Alors que l’administration ne l’impose absolument pas, il est difficile aujourd’hui de proposer une plateforme sans service d’archivage, par exemple.

    Et parce que c’est notre métier d’accompagner les entreprises dans leur quête de productivité, nous avons anticipé cette normalisation par le marché. Au passage, Sage est aujourd’hui la plateforme agréée la plus choisie par les ETI. Ce n’est pas un hasard !

    Quels sont les principaux services embarqués dans la plateforme agréée Sage ?

    Encore une fois, il y a les prérequis identifiés par le marché. Aux services universels exigés par l’administration, nous ajoutons l’universalité (notre API publique permet de connecter à notre plateforme n’importe quelle solution de gestion conforme) et l’archivage.

    Mais l’essentiel est ce que nous proposons au-delà de ces prérequis, en adéquation avec la mission qui est la nôtre : améliorer la productivité des entreprises et simplifier le quotidien des collaborateurs. L’ADN Sage, c’est toujours la fiabilité, la puissance et la facilité d’usage.

    En l’occurrence, en choisissant la plateforme agréée Sage, les PME et les ETI s’ouvrent la possibilité de disposer d’un portail fournisseurs et d’un portail clients. Ce n’est pas neutre quand on interagit avec des partenaires non assujettis, particuliers ou entreprises étrangères. Concrètement, cela signifie leur offrir le même service de traçabilité des factures que pour les partenaires assujettis à la TVA. Et ce n’est surtout pas neutre pour l’entreprise elle-même, qui peut ainsi gérer tous ses flux de factures dans un processus unique.

    Ensuite, c’est bien sûr une nouvelle étape d’automatisation. Notamment, grâce à l’intelligence artificielle. Du côté du cycle fournisseurs, cela se traduit par des rapprochements automatisés de demandes d’achats et de bons de commandes. Ainsi que le pilotage des appels d’offres et des consultations. Côté clients, choisir la plateforme agréée Sage, c’est se fiabiliser le recouvrement. Par exemple en détectant des signaux faibles de décalages progressifs des règlements. Ou encore émettre en automatique et de façon personnalisée les relances qui s’imposent.

    Automatisation et performance : le potentiel de l’intelligence artificielle

    Automatisation et performance : le potentiel de l’intelligence artificielle

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    En savoir plus : www.sage.com

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  • Le Parlement européen durcit la politique migratoire de l’UE en validant la création de centres pour expulser les migrants en dehors de ses frontières

    Le Parlement européen durcit la politique migratoire de l’UE en validant la création de centres pour expulser les migrants en dehors de ses frontières

    Le Parlement européen a validé jeudi 26 mars un net durcissement de la politique migratoire du continent et approuvé le concept de « hubs de retour », des centres pour envoyer des migrants en dehors de l’Union européenne (UE). Ces mesures sont réclamées par une majorité d’Etat membres, ainsi que par les eurodéputés de droite et d’extrême droite, qui ont salué le vote par un tonnerre d’applaudissements dans l’hémicycle.

    Aujourd’hui, environ 20 % des décisions d’expulsion prises au sein de l’UE aboutissent réellement, une statistique très critiquée par les partisans d’une ligne migratoire plus ferme. Sous pression pour serrer la vis, la Commission européenne a donc présenté il y a un an un texte visant à augmenter le nombre d’expulsions.

    Un dispositif validé jeudi matin par une grande majorité d’eurodéputés, de la droite, de l’extrême droite et du centre, réunis en plénière à Bruxelles. Ce texte permettra de « garantir simplement ce principe simple : si vous venez illégalement en Europe, soyez sûr que vous n’y resterez pas », a applaudi l’eurodéputé français François-Xavier Bellamy, qui siège au sein du groupe du Parti populaire européen (PPE).

    Hubs de retour

    Il autoriserait les Etats membres à ouvrir des centres pour migrants dans des pays en dehors de l’UE, pour y envoyer, et possiblement y détenir, des personnes dont la demande d’asile a été rejetée et qui font face à une obligation de quitter le territoire. Les fameux « hubs de retour ».

    L’idée de créer des hubs pour détenir des migrants avant ou après l’examen de leur demande d’asile n’est pas nouvelle. Elle a été testée par l’Italie en Albanie. Ce centre est longtemps resté largement vide, en raison d’une série de contestations judiciaires. Un accord sur le sujet avait également été scellé entre le Royaume-Uni et le Rwanda, mais Londres a rapidement abandonné le projet, là encore en raison d’obstacles judiciaires. Les deux pays s’affrontent désormais devant les tribunaux.

    Lire aussi | Les pays de l’UE approuvent un net durcissement de la politique migratoire

    Au cours des dernières semaines, un petit groupe d’Etats membres de l’UE (le Danemark, l’Autriche, la Grèce, l’Allemagne et les Pays-Bas) s’est d’ailleurs formé afin d’étudier ces modèles, apprendre de leurs erreurs et explorer le lancement de projets pilotes, possiblement dès la fin de l’année. D’autres pays, dont la France et l’Espagne, se montrent sceptiques quant à l’efficacité de ces centres et sont jusqu’ici restés en retrait des discussions autour de leur lancement.

    Le texte adopté jeudi prévoit aussi des règles et sanctions plus strictes pour les déboutés d’asile refusant de quitter le territoire de l’UE, comme des confiscations de documents d’identité, des détentions et des interdictions d’entrée prolongées sur le territoire. Enfin, il inclut une reconnaissance mutuelle des décisions prises par tel ou tel Etat membre, l’objectif étant par exemple qu’une décision prise en France puisse s’appliquer en Espagne et vice-versa.

    Un recul historique

    Un vote qui constitue « un recul historique des droits des réfugiés », a alerté Marta Welander, de l’ONG humanitaire International Rescue Committee, s’inquiétant de la multiplication des « détentions de personnes vulnérables, y compris d’enfants ».

    Comme d’autres mesures migratoires, ce texte a avancé au Parlement grâce à une collaboration renforcée entre élus de droite et d’extrême droite – une alliance qui a provoqué des remous en Allemagne et a été vivement critiquée par le chancelier Friedrich Merz.

    « L’histoire se souviendra que la droite dite modérée a sonné le glas du peu qui restait du cordon sanitaire, par une collaboration active avec l’extrême droite dans l’écriture de ce texte », a lancé l’eurodéputée française écologiste Mélissa Camara, très opposée au texte.

    Le Monde avec AFP

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  • “Sans l’UE, l’Europe serait aujourd’hui en plein chaos” : l’analyse de l’historien Harold James

    “Sans l’UE, l’Europe serait aujourd’hui en plein chaos” : l’analyse de l’historien Harold James

    Dans un contexte international troublé, l’esprit libéral des années 1990 se retrouve parfois mis au banc des accusés, désigné comme le grand responsable d’une partie des maux actuels de notre société, notamment en matière de mondialisation et d’immigration. Pourtant, sans cette décennie, le désordre des années 2020 serait probablement survenu plus tôt. C’est la thèse défendue par Harold James, professeur d’histoire à l’université de Princeton, dans une récente tribune publiée sur The Globalist. Il y répond à un texte paru sur ce même site d’analyses internationales par l’économiste Branko Milanovic, spécialiste des inégalités. Dans cet article, le concepteur de la célèbre “courbe de l’éléphant” revient sur les “illusions” de la mondialisation libérale des années 1990, “des idées qui se sont presque toutes révélées erronées”. Une lecture qui s’inscrit dans une remise en cause plus large de cette décennie, que des historiens comme Gary Gerstle décrivent comme le moment de domination d’un “ordre néolibéral”.

    LIRE AUSSI : “Nous, les boomers, avons fait suer nos parents comme nos enfants” : l’étonnant dialogue Thierry Lhermitte – Maxime Sbaihi

    Une remise en cause réellement fondée ? “Il est devenu à la mode ces derniers temps de condamner les principales évolutions économiques que le monde a connues dans les années 1990. Mais, à mon avis, nous le faisons à nos risques et périls”, écrit Harold James, qui prolonge cette analyse dans un entretien accordé à L’Express.

    Sans 1990, 2020 aurait été pire

    Celui-ci voit dans ce rejet un consensus émergent tant à gauche qu’à droite, citant entre autres le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio qui, lors de la dernière conférence de Munich, a expliqué comment l’”euphorie” de cette époque “nous a conduits à commettre de terribles erreurs”. L’universitaire britannique pointe une recomposition politique où certains discours mêlent préoccupations sociales et logiques nationalistes, notamment dans des mouvements populistes en France, aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni. A gauche, certains responsables adoptent un langage similaire et une approche de la politique plus frontale et plus conflictuelle, estimant que c’est à cette condition qu’elle peut redevenir efficace. A ses yeux, cette évolution rapproche, par certains aspects, les stratégies politiques de la droite et de la gauche.

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  • EN DIRECT, hommage à Lionel Jospin aux Invalides : Emmanuel Macron salue « un humble militant » qui a « modernisé »  la France « de manière inédite »

    EN DIRECT, hommage à Lionel Jospin aux Invalides : Emmanuel Macron salue « un humble militant » qui a « modernisé »  la France « de manière inédite »

    Jean-Luc Mélenchon se plaint de ne pas être invité, l’Elysée assure du contraire

    Jean-Luc Mélenchon s’est plaint de ne pas être invité jeudi matin à l’hommage national rendu à Lionel Jospin aux Invalides, l’Elysée et les proches de l’ancien premier ministre décédé dimanche assurant que si.

    « Cher Lionel, j’ai été triste d’apprendre qu’on te rendrait hommage aux Invalides et que je n’y étais pas invité. Quels que soient les désaccords que tu as eus avec moi, je ne crois pas que tu aurais apprécié cette brutalité sectaire », écrit le leader « insoumis » sur son blog.

    Interrogé par l’AFP, l’Élysée affirme que Jean-Luc Mélenchon a été invité au titre d’ancien membre du gouvernement Jospin puisqu’il avait été ministre délégué à l’enseignement professionnel de 2000 à 2002. Même réponse chez les proches de l’ancien premier ministre.

    Dans sa note de blog « salut Lionel », Jean-Luc Mélenchon rend hommage à celui qui, « dans un monde alors ultralibéral, a donné à la France le gouvernement le plus à gauche du monde ». « Je conserve ton exigence de raisonnement et de rigueur dans la construction intellectuelle. Je maudis le jour où tu as été éliminé dès le premier tour de manière si injuste. Tu aurais changé l’histoire de France, en mieux, en grand », ajoute-t-il.

    De nombreuses personnalités de gauche sont par ailleurs attendues dont l’ancien président François Hollande, qui était très proche de Lionel Jospin, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure et les anciens premiers ministres PS Laurent Fabius, Edith Cresson ou encore Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls.

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  • Populiste et autoritaire : Mohammad Bagher Ghalibaf, nouvel homme fort de l’Iran

    Populiste et autoritaire : Mohammad Bagher Ghalibaf, nouvel homme fort de l’Iran

    Figure emblématique de la ligne dure iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf s’impose aujourd’hui comme l’un des très rares dirigeants encore en mesure de peser sur l’avenir du pays. Alors que les frappes américaines ont décimé une large partie des élites politiques et sécuritaires de Téhéran, les personnalités capables à la fois de gouverner et de dialoguer avec l’étranger se comptent désormais sur les doigts d’une main.

    C’est d’ailleurs à cela que le président du Parlement iranien doit d’être encore en vie à ce jour. Alors qu’il figurait sur la “hit-list” d’Israël, aux côtés du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, le Pakistan, voisin de l’Iran, aurait demandé à Washington que les deux hommes soient épargnés. “Les Israéliens avaient leurs coordonnées et voulaient les éliminer. Nous avons dit aux États-Unis que s’ils étaient tués eux aussi, il n’y aurait plus personne avec qui négocier”, a indiqué ce jeudi 26 mars un responsable pakistanais à l’agence Reuters.

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    Jusqu’à présent, un grand destin national semblait se refuser à Mohammad Bagher Ghalibaf. Mais son ascension récente tient en vérité autant à l’élimination progressive de ses rivaux qu’à sa capacité à s’imposer dans un système fragilisé. Dans ce contexte d’incertitude, le président du Parlement apparaît désormais comme une option crédible pour représenter le pays sur la scène internationale, d’autant que le sort du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei reste flou après plusieurs jours sans apparition publique. À Washington, Mohammad Bagher Ghalibaf est perçu par certains comme un profil pragmatique, capable à la fois de peser sur la direction de l’Iran et peut-être même de représenter un point de contact avec Téhéran pour la gestion de la suite du conflit.

    Profil aussi ambitieux que répressif

    Actif depuis plus de trois décennies au cœur des structures politiques et sécuritaires iraniennes, le président du Parlement, 64 ans, apparaît comme l’un des rares dirigeants encore en position de contrôle dans un système fortement affaibli par la disparition de nombreuses figures clés.

    Son parcours lui confère une solide légitimité au sein du régime : né en 1961, il est engagé très jeune chez les Gardiens de la révolution, où il a occupé des postes importants pendant la guerre contre Irak avant de devenir chef de la police iranienne jusqu’en 2005. Il s’illustre ensuite comme maire de Téhéran pendant plus d’une décennie, période marquée à la fois par des projets d’infrastructures ambitieux et par des accusations très récurrentes de corruption. Candidat malheureux à quatre reprises à la présidence, il a néanmoins su s’imposer comme une figure centrale, à la croisée des sphères politiques et sécuritaires, où il a tissé un puissant réseau d’influence avec les années.

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    Contrairement à d’autres figures plus diplomates du régime, il incarne davantage une autorité rigide et sécuritaire. Sa carrière a été marquée par une répression assumée des mouvements contestataires. The Guardian rappelle qu’il a reconnu avoir participé directement à la répression violente des manifestations étudiantes en 1999, déclarant : “J’étais parmi ceux qui menaient des passages à tabac dans la rue et j’en suis fier. Peu m’importait d’être un commandant de haut rang”. Cette ligne dure s’est confirmée lors des mobilisations récentes, qu’il a présentées comme des tentatives de déstabilisation.

    Capacité à négocier mise en doute

    Sa double facette — ligne dure et capacité d’adaptation — alimente l’idée que Mohammad Bagher Ghalibaf pourrait, dans certaines conditions, devenir un interlocuteur crédible pour l’administration Trump. Régulièrement comparé à l’équivalent de la droite dure populiste en Iran, son profil est susceptible de séduire Donald Trump. Mais malgré une posture officielle parfois plus mesurée par le passé, notamment sur l’accord nucléaire de 2015, Mohammad Bagher Ghalibaf s’oppose actuellement publiquement à toute négociation avec les États-Unis. “Notre peuple exige le châtiment complet et humiliant des agresseurs. Aucune négociation avec l’Amérique n’a eu lieu”, a-t-il assuré il y a peu.

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    L’Iran, a-t-il affirmé depuis à plusieurs reprises, “ne cherche pas de cessez-le-feu”. Une façade seulement ? Lundi 23 mars, Donald Trump indiquait lui-même avoir discuté avec “un homme que je crois être le plus respecté en Iran et qui n’est pas le guide suprême”, identifié par de nombreux médias américains comme Mohammad Bagher Ghalibaf.

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  • « Les retraités ne sont pas plus heureux que les actifs »

    « Les retraités ne sont pas plus heureux que les actifs »

    Dans la confrontation souvent mise en scène entre des retraités qui jouiraient sans entraves de leurs vieux jours, face à des actifs mal rémunérés et mal reconnus, une note de recherche du Centre pour la recherche économique et ses applications (Cepremap, mars 2026) vient nuancer le débat. Les chercheurs Alex Martinez et Mathieu Perona ne s’intéressent pas aux comptes en banque des uns ou des autres, mais ils ont analysé la dimension subjective du bien-être ressenti par les individus.

    Leur conclusion devrait permettre de remiser les clichés autour d’une prétendue « guerre des générations ». Ainsi, « dans la quasi-totalité des dimensions, le bien-être des retraités est pratiquement identique à celui des personnes en emploi du même âge », notent les auteurs de l’étude. Autrement dit, « la retraite n’est pas la période dorée que l’on imagine ».

    Ce constat vaut pour tous : hommes et femmes, employés et cadres, travailleurs manuels et intellectuels. A partir de 65 ans, c’est même la vie professionnelle qui est le plus appréciée : les personnes actives semblent plus satisfaites de leur existence que les retraités du même âge. C’est particulièrement vrai pour les professions libérales, chefs d’entreprise ou commerçants, qui bénéficient de revenus élevés. Mais si ces personnes n’ont pas cessé de travailler, c’est peut-être aussi parce qu’elles aiment leur métier, ce qui cohérent avec leur bien-être ressenti.

    Le lien social, marqueur de la qualité de vie

    La seule exception à ce tableau concerne les personnes qui se trouvent au chômage au moment elles font valoir leur droit à la retraite. Quitter ce statut stigmatisant se traduit logiquement par un sentiment de bien-être retrouvé, et ces personnes ont tendance à idéaliser leur passage à la retraite. Mais les retraités ne sont pas plus heureux, en moyenne, que les actifs, en dépit d’un niveau de vie plus qu’honorable.

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  • Marine Le Pen et les grands prédateurs : “Poutine a un charisme absolument fou et parle très doucement”

    Marine Le Pen et les grands prédateurs : “Poutine a un charisme absolument fou et parle très doucement”

    Le 7 juillet prochain, Hubert Coudurier pourra ajouter un nouveau chapitre à son livre Le mystère Marine Le Pen (Plon). A cette date, la femme politique sera fixée sur son sort judiciaire et, par conséquent, sur son destin présidentiel. Dans les deux cas, l’ouvrage du directeur de l’information du Télégramme n’aura pas perdu de son intérêt. Tout d’abord, parce qu’il y brosse aussi, en creux, un portrait de Jordan Bardella. Ensuite, c’est une histoire française qu’il raconte dans ces pages grinçantes et truculentes. L’auteur s’est intéressé tardivement à cette rive politique. Il progresse dans son enquête à pas de chat, comme il se doit, en donnant des coups de griffe imprévisibles. Parmi les chapitres particulièrement intéressants, on retiendra ceux qu’il consacre aux relations de Marine Le Pen avec un certain nombre de ceux que Giuliano da Empoli surnomme “les prédateurs” : Vladimir Poutine, Donald Trump… Mais aussi Viktor Orban et Giorgia Meloni. Il raconte également “le virage pro-israélien” du RN et explore ses réseaux en Afrique. Le contexte mondial pourrait bien placer la géopolitique au coeur de la campagne présidentielle. Et dans ce domaine, le Rassemblement national se montre pour le moins “balbutiant”. Dans un récent entretien à L’Express, le philosophe Alain Finkielkraut estimait que le RN demeurait “très largement poutinien”. Le 23 mars, Marine Le Pen s’est rendue en Hongrie pour soutenir Viktor Orbán, le Premier ministre proche du Kremlin, avant les élections législatives du 12 avril. Voici quelques extraits du Mystère Marine Le Pen.

    De Poutine à Orban, des soutiens embarrassants

    “Le 2 mars 2017, à un mois de l’élection présidentielle, qui verra Emmanuel Macron l’emporter, Marine Le Pen obtient de Vladimir Poutine ce que Donald Trump ne lui avait pas accordé. Mais cette rencontre va lui coûter cher. Elle est reçue au Kremlin à grand renfort de publicité puisque les agences de presse russes retranscrivent leurs échanges et les télévisions russes diffusent les images de l’entretien. Très patelin, Poutine déclare : “Il est intéressant d’échanger avec vous sur la façon de développer nos relations bilatérales et la situation en Europe. Je sais que vous représentez un spectre politique européen qui se développe assez rapidement.”

    LIRE AUSSI : “Kremlin confidentiel”, le vrai visage de Vladimir Poutine : sa fortune démentielle, ses maîtresses, la corruption…

    Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites. Le maître du Kremlin assure son interlocutrice que la Russie n’interférera pas dans l’élection présidentielle française alors qu’il est accusé de l’avoir fait pour l’élection américaine. “Poutine a un charisme absolument fou et parle très doucement. J’ai plus peur de Merkel qui nous a fait beaucoup de mal”, nous confiera Marine Le Pen trois ans plus tard. Tout en précisant : “On a dit de Donald Trump et Boris Johnson pis que pendre alors qu’ils ont plutôt bien mené leur barque.” (…)

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  • Ilia Malinin en quête de « rédemption » aux Mondiaux de patinage artistique, après sa désillusion des JO 2026

    Ilia Malinin en quête de « rédemption » aux Mondiaux de patinage artistique, après sa désillusion des JO 2026

    Le surnom qu’il s’est donné et qui a infusé dans le milieu du patinage artistique dit tout. Ilia Malinin n’est pas un « prince » ou un « roi ». C’est un « dieu ». Celui des quadruples sauts, qu’il maîtrise divinement et qui lui valent d’être appelé « Quad God ». En l’espace de quatre minutes pourtant, le 13 février à la Milano Ice Skating Arena, lors des Jeux olympiques (JO) d’hiver de Milan-Cortina 2026, l’Américain de 21 ans est redevenu terriblement humain. Ilia Malinin s’est effondré sur son programme libre et la médaille d’or en individuel – qui lui semblait promise – est venue orner, à la surprise générale, le cou du Kazakh Mikhail Shaidorov. Le natif de Fairfax, en Virginie, invaincu depuis plus de deux ans, n’a même pas eu les honneurs du podium, 8e au général.

    Les jeudi 26 et samedi 28 mars, c’est autant en sa qualité de double tenant du titre que d’athlète en quête de revanche qu’Ilia Malinin participe aux championnats du monde, à Prague. Sa « compétition de la rédemption », comme il l’a décrite au site Olympics. Le même qualificatif que celui utilisé par les gymnastes féminines de la Team USA, dans leur quête du sacre par équipes aux Jeux de Paris 2024, trois ans après l’avoir laissé échapper au profit des Russes à Tokyo.

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  • “Les villes américaines se porteraient mieux avec Hidalgo ou Grégoire” : l’étonnant constat de l’urbaniste Richard Florida

    “Les villes américaines se porteraient mieux avec Hidalgo ou Grégoire” : l’étonnant constat de l’urbaniste Richard Florida

    Richard Florida est l’un des urbanistes les plus influents au monde. Notamment depuis la publication, en 2002, de The Rise of the Creative Class, dans lequel il assurait que la croissance économique moderne repose sur une “classe créative” faite d’ingénieurs, d’intellectuels, d’artistes et de travailleurs du savoir. Il prédisait alors que les villes susceptibles d’attirer de tels talents deviendraient les plus dynamiques. Le best-seller a inspiré bon nombre de politiques urbaines à travers le monde.

    Quinze ans plus tard vient le moment de l’autocritique. Dans The New Urban Crisis (2017), ce docteur de l’université de Columbia, professeur invité distingué à l’Université Vanderbilt (Tennessee) et professeur à l’Université canadienne de Toronto observe alors que le succès de grandes villes comme New York ou Paris a un coût : les classes populaires et moyennes s’en trouvent exclues en raison de la montée des inégalités.

    Face à l’apparente aggravation de cette “nouvelle crise urbaine” – notamment pour les jeunes qui peinent à se loger dans les grandes villes comme Paris – L’Express a sollicité Richard Florida au lendemain des élections municipales. S’il attribue à Anne Hidalgo, maire sortante de la capitale, certains mérites – et anticipe un destin similaire pour son successeur, Emmanuel Grégoire – celui-ci se montre cependant sévère sur la trajectoire de Paris, devenue “un terrain de jeu pour les ultra-riches” et “une ville vitrine pour la Fashion Week”. Il livre par ailleurs ses prédictions sur ce à quoi ressembleront, à l’avenir, les centres des grandes villes. Suggérant au passage quelques recommandations à destination d’Emmanuel Grégoire… Entretien.

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