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  • Olivier Faure assure qu’il « n’y aura pas d’accord national » entre le PS et LFI pour la présidentielle et les législatives de 2027

    Olivier Faure assure qu’il « n’y aura pas d’accord national » entre le PS et LFI pour la présidentielle et les législatives de 2027

    « Pas d’accord national » entre le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI) pour 2027. Critiqué en interne après les municipales, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a exclu un tel scénario, jeudi 26 mars dans la soirée, pour la future élection présidentielle et les prochaines législatives.

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    « Pour les prochaines échéances qui sont des échéances présidentielle puis législatives, il n’y aura pas d’accord national avec La France insoumise », a-t-il déclaré sur BFM-TV.

    Mardi, lors du bureau national du parti, ses détracteurs ont fustigé à l’unisson les alliances passées dans l’entre-deux-tours entre certains candidats PS et LFI pour tenter de gagner des villes, comme Nantes, Brest, Clermont-Ferrand, Toulouse ou Limoges, des fusions qui n’ont pas été synonymes de succès pour la gauche dans la majorité des cas. Et Olivier Faure est prié par ses opposants de « clarifier » sa ligne.

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    « Irréconciliable » avec Jean-Luc Mélenchon

    « Il y a 0,6 % des candidats socialistes qui ont fait alliance avec LFI » pour le second tour des municipales, a répété le chef de file du PS demandant de « relativiser » les choses.

    « Je ne suis pas irréconciliable avec l’ensemble des électeurs qui votent “insoumis”. Je suis irréconciliable avec leur chef » Jean-Luc Mélenchon, accusé d’avoir tenu des propos antisémites, a ajouté le premier secrétaire.

    Il a aussi répété qu’il n’y avait pas eu, conformément à son engagement, d’accord national avec LFI aux municipales mais des alliances locales. « Ces choix-là n’ont pas été faits par la direction du parti », a-t-il martelé.

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    Mardi, le chef des députés, Boris Vallaud, avait pris la parole pour expliquer que ces alliances d’entre-deux-tours conclues entre certains candidats socialistes et LFI avaient « nourri le procès en insincérité » envers les socialistes, et n’avaient « pas été efficaces. Elles ont même été à certains égards improductives et ont nourri un front inversé au profit de la droite ».

    Boris Vallaud qui, lors du dernier congrès du PS à Nancy, s’était allié à Olivier Faure et lui avait ainsi permis d’obtenir une majorité, a déploré un manque de « dialogue collectif » dans l’entre-deux-tours. Il a jugé qu’au bout de huit ans d’opposition, le PS n’était « toujours pas l’alternative », et a regretté : « On va redire plus jamais LFI mais qui nous croit ? »

    Refus de soumettre une résolution au vote

    Mardi soir, Boris Vallaud a tenté de faire adopter une résolution déplorant « le manque de clarté et de cohérence » de la direction. Cette résolution fait référence aux propos d’Olivier Faure, qui, entre les deux tours des municipales, avait dit « comprendre parfaitement les choix » des candidats ayant décidé de s’allier avec LFI, même si le bureau national avait acté, début mars, qu’il n’y aurait « aucun accord national » avec LFI, du fait des « propos antisémites intolérables » de M. Mélenchon. Selon plusieurs participants au bureau national, la direction a refusé de soumettre cette résolution au vote.

    Interrogé, mercredi, sur Franceinfo sur son refus, la veille, de voter une résolution déposée par ses opposants internes, Olivier Faure a dénoncé la « méthode ». « J’ai laissé parler tout le monde, la résolution dont vous parlez, elle était sur les réseaux sociaux avant même d’être discutée, donc ça, c’est pas des méthodes », s’est-il justifié.

    Si cette résolution avait été votée, le premier secrétaire aurait pu être mis en minorité, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il aurait été obligé de partir.

    Le fait que la résolution n’ait pas été soumise au vote, « c’est très grave », a estimé, de son côté, Carole Delga, tenante d’une ligne anti-fauriste, mercredi sur RMC. Elle a « redemandé à ce qu’il y ait une position claire sur le projet socialiste ». « Les Français retiennent que le Parti socialiste, c’est tout et son contraire, c’est du grand n’importe quoi », a-t-elle regretté.

    Le Monde avec AFP

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  • Nicolas Maduro devant un tribunal à New York : l’ancien chef d’Etat vénézuélien fait une brève apparition, trois mois après son enlèvement

    Nicolas Maduro devant un tribunal à New York : l’ancien chef d’Etat vénézuélien fait une brève apparition, trois mois après son enlèvement

    Il s’est montré souriant, mais n’a pas pris la parole. L’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro s’est présenté, jeudi 26 mars, devant un tribunal de New York, pour sa deuxième apparition publique depuis son spectaculaire enlèvement à Caracas par les Etats-Unis.

    Au cours des débats qui ont duré à peine plus d’une heure, le juge en charge de l’affaire a fait savoir qu’il n’entendait pas accéder à une demande d’abandon des poursuites émanant de ses avocats, autour d’une question relative au paiement de leurs honoraires.

    Poursuivi pour trafic de drogue avec son épouse Cilia Flores, 69 ans, l’ancien homme fort du Venezuela, 63 ans, est apparu détendu, sourire aux lèvres, dans son uniforme gris de détenu, prenant des notes, devisant avec ses avocats via un interprète, jetant des coups d’œil aux bancs de la presse.

    Extraits bien avant l’aube de la prison de Brooklyn où ils sont détenus depuis le 3 janvier, le couple a rejoint le tribunal fédéral du district sud de Manhattan.

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    Manifestations à Manhattan et à Caracas

    En début de matinée, quelques dizaines d’opposants et de partisans se sont massés devant le bâtiment. Des militants de petites organisations de gauche brandissaient des pancartes hostiles à la politique de Donald Trump : « Du Venezuela à l’Iran, assez de sanctions et de bombes ! » Une brève bousculade a éclaté entre des membres des deux groupes.

    Dans le même temps, à Caracas, plusieurs centaines de soutiens de l’ancien président s’étaient rassemblés sur la place Simon Bolivar, au centre de la capitale. Présent sur place, le fils de l’ancien leader, le député Nicolas Maduro Guerra, a fait part de sa « confiance dans le système juridique des Etats-Unis », tout en affirmant que, selon lui, son père bénéficiait d’une « immunité » du fait de son statut.

    Alors que Nicolas Maduro et son épouse plaident non coupable, leurs avocats ont demandé une annulation de l’acte d’accusation, arguant que l’administration américaine empêche l’Etat vénézuélien de payer leurs frais du fait des sanctions internationales qui pèsent sur leur pays. Selon eux, il s’agit là d’une violation d’un droit garanti par le sixième amendement de la Constitution américaine. Le parquet estime, au contraire, que le couple dispose d’assez de ressources pour payer lui-même. « Je ne vais pas abandonner les poursuites », leur a toutefois annoncé le juge Alvin Hellerstein en charge du dossier, sans donner de nouvelle date d’audience.

    Nicolas Maduro ne s’est pas exprimé depuis le 5 janvier, date d’une première audience devant le même tribunal, au cours de laquelle lui et son épouse ont été formellement inculpés. Combatif, il s’était alors présenté comme « le président de la République du Venezuela » en exercice, « kidnappé » par les Etats-Unis, se définissant comme un « prisonnier de guerre ».

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    S’exprimant, jeudi, devant la presse à l’occasion d’une réunion à la Maison Blanche, Donald Trump a déclaré que « d’autres affaires seront portées devant les tribunaux » contre l’ancien chef d’Etat, sans donner davantage de précisions.

    Quatre chefs d’accusation, dont narcoterrorisme

    Depuis son arrivée sur le sol américain, le 3 janvier, Nicolas Maduro et son épouse sont incarcérés au Metropolitan Detention Center (MDC) à Brooklyn, prison fédérale connue pour son insalubrité et sa gestion défaillante. Seul dans sa cellule, sans accès à Internet et aux journaux, celui que certains de ses codétenus appellent « le président » lit la Bible, selon son entourage.

    Poursuivi aux Etats-Unis pour quatre chefs d’accusation, dont narcoterrorisme, il est accusé d’avoir protégé et promu un vaste trafic de drogue, en s’alliant notamment avec des mouvements de guérilla et des cartels criminels considérés comme « terroristes » par Washington. Son épouse fait face, quant à elle, à trois chefs d’accusation.

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    Depuis la capture du couple, l’ancien chauffeur de bus, qui avait succédé à Hugo Chavez et dirigé le pays pendant douze ans, a été contraint de laisser la place à celle qui était sa vice-présidente, Delcy Rodriguez. Cette dernière multiplie depuis les concessions et les gestes d’apaisement à l’égard des Etats-Unis, tandis que Donald Trump répète à l’envi que c’est désormais lui qui dirige le pays depuis Washington.

    Le Monde avec AFP

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  • Cédric P., l’ex-policier français soupçonné de double féminicide, placé en détention provisoire au Portugal

    Cédric P., l’ex-policier français soupçonné de double féminicide, placé en détention provisoire au Portugal

    L’ex-policier français soupçonné d’avoir tué sa compagne et son ex-conjointe et enlevé ses deux enfants a été placé en détention provisoire par le tribunal portugais où il a été entendu, jeudi 26 mars, pendant plusieurs heures.

    L’arrestation de Cédric P., Français de 42 ans, alors qu’il était en compagnie de son fils de 12 ans et de sa fille d’un an et demi, avait mis fin, mardi, à une cavale de plusieurs jours qui l’a mené de l’Aveyron, dans le sud de la France, à la région de Guarda, dans le nord-est du Portugal.

    Selon un document distribué à la presse par le Conseil supérieur de la magistrature à l’issue de ce « premier interrogatoire judiciaire », il est notamment soupçonné des crimes d’homicide aggravé, profanation de cadavre et enlèvement. Il est également mis en cause pour violences sur sa fille, falsification de documents et possession d’arme illégale, selon la décision du tribunal de Vila Nova de Foz Côa, situé à une quinzaine de kilomètres du lieu où le suspect a été interpellé mardi lors d’un contrôle routier.

    Escorté par des effectifs de la police portugaise, Cédric P. a quitté le tribunal jeudi peu après 22 heures locales (23 heures à Paris) en se cachant le visage avec les mains, ont rapporté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP).

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    « Départ préparé » vers l’étranger

    Des gendarmes français avaient été dépêchés au Portugal après la découverte, mercredi soir, des corps enterrés dans un lieu isolé des deux femmes qui avaient disparu en Aveyron. Le suspect, résidant à Savignac, petit village de ce département d’Occitanie, ancien policier aujourd’hui sans emploi, est soupçonné d’avoir enlevé les deux femmes, ainsi que leurs deux enfants, dont il est le père, et d’avoir pris la fuite vers le Portugal en fin de semaine dernière.

    Dans son véhicule, les policiers ont retrouvé un fusil à pompe, plusieurs fausses plaques d’immatriculation, 17 000 euros en liquide et des faux documents.

    Les deux enfants devaient rapidement être rapatriés vers la France, selon une source proche de l’enquête. D’après le quotidien portugais Jornal de Noticias, c’est le fils aîné du suspect qui a aidé les autorités à retrouver les deux corps sur un col de la Serra da Nogueira, situé à un peu plus d’une centaine de kilomètres au nord du lieu de son interpellation.

    La thèse d’un « départ préparé » vers l’étranger a rapidement été privilégiée par les gendarmes de la section de recherches de Toulouse, en charge des investigations, a précisé le parquet de Montpellier.

    Une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration de plusieurs personnes » avait été ouverte lundi à la suite de la disparition du jeune garçon, et de sa mère, âgée de 40 ans, de leur maison de Vailhourles, un village aveyronnais de 650 habitants, immédiatement jugée inquiétante par les enquêteurs.

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    Rapport conflictuel et condamnation

    Jeudi à Vailhourles, un bouquet de roses blanches a été accroché au grillage qui entoure la maison où vivaient le garçon nommé Elio, et sa mère, Audrey. L’actuelle compagne de l’ancien policier, Angela, âgée de 26 ans, et leur fille d’un an et demi, résidant avec le suspect dans la commune de Savignac, étaient également introuvables, comme Cédric P. lui-même.

    Les investigations avaient débuté vendredi après un signalement effectué par un membre de la famille de la mère de l’adolescent. Celle-ci, qui travaillait pour une compagnie d’assurances, ne s’était pas présentée à son travail, ni son fils au collège.

    Déchu de son droit de garde, le suspect, joueur de rugby à XIII de bon niveau, entretenait un rapport très conflictuel avec son ex-compagne, qu’il accusait sur les réseaux sociaux de mettre leur fils « en danger ». En 2021, il s’était déjà rendu illégalement en Espagne avec son fils pendant plusieurs semaines, ce qui lui avait valu une condamnation pour non-représentation d’enfant et harcèlement sur son ex-compagne.

    Selon une source proche du dossier, il avait participé en 2023, avec d’autres pères ayant perdu la garde de leurs enfants, à des manifestations devant le tribunal de Rodez et la mairie de Villefranche-de-Rouergue, ville proche de Vailhourles et Savignac.

    Le Monde avec AFP

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  • Brésil-France : le résumé de la victoire des Bleus, en match amical préparatoire pour la Coupe du monde 2026

    Brésil-France : le résumé de la victoire des Bleus, en match amical préparatoire pour la Coupe du monde 2026

    Pour la première rencontre amicale de sa tournée préparatoire aux Etats-Unis, l’équipe de France de football s’est imposée d’une courte avance face au Brésil (2-1), jeudi 26 mars, à Foxborough (Massachussets), au terme d’une rencontre majoritairement dominée par les Bleus, non sans quelques erreurs.

    Lire aussi | Brésil-France : revivez la victoire des Bleus, réduits à dix, pour leur premier match amical avant la Coupe du monde 2026

    En contrôle lors de la première période, les joueurs du sélectionneur Didier Deschamps sont parvenus à faire céder la digue défensive de la Seleçao, peu après la demi-heure de jeu, par l’intermédiaire de Kylian Mbappé (33e). Au cours du second acte, l’exclusion du défenseur central Dayot Upamecano laissait entrevoir une possible baisse de régime pour les Français. Mais Hugo Ekitiké est finalement parvenu à accroître l’avance des Bleus (65e), suffisamment pour ne pas subir les conséquences de la réduction de l’écart par les Brésiliens, grâce à Bremer (78e).

    Dans le prolongement de ses préparatifs pour la Coupe du monde 2026, qui se tiendra conjointement aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada du 11 juin au 19 juillet, l’équipe de France affrontera la Colombie, toujours en match amical, dimanche 29 mars.

    Ce qu’il faut retenir

    Dans un rôle de n °10 qu’il n’avait jusque-là que peu eu l’occasion d’avoir, le maître à jouer du Bayern Munich à diriger l’animation offensive française, non sans un certain talent. S’il a offert la passe décisive à Hugo Ekitiké, lors du second but des Bleus, il a surtout dynamisé le jeu des Français tout au long de la rencontre.

    32e, 0-1 : Ousmane Dembélé lance Kylian Mbappé en profondeur, qui dépose Léo Pereira puis Bremer. Arrivé devant Ederson, il pique son ballon, qui passe au-dessus du gardien brésilien, et finit sa course dans les filets adverses.

    55e, 0-1 : Dayot Upamecano retient Wesley dans sa course vers la surface tricolore. Après examen de la vidéo, l’arbitre décide de l’exclure, pour sa position de dernier défenseur, laissant les Bleus réduits à dix.

    65e, 0-2 : Adrien Rabiot sert Michael Olise au centre, qui s’introduit dans la défense brésilienne, avant de servir Hugo Ekitiké. L’attaquant de Liverpool tente un tir piqué, qui surprend Ederson, et double l’avance des Bleus.

    78e, 1-2 : Danilo se charge d’un coup franc à gauche, que Casemiro puis Luiz Henrique dévient involontairement vers Bremer, qui n’a plus qu’à pousser le ballon dans les filets de Mike Maignan.

    En ouvrant la marque face au Brésil jeudi, Kylian Mbappé a ainsi porté son total de réalisations sous le maillot bleu à 56 (en 95 rencontres disputées). Ce qui l’approche encore un peu plus du record toujours détenu par Olivier Giroud (avec 57 buts).

    Il y a bien eu de l’adversité et du spectacle entre la France et le Brésil, mais trop souvent sur courant alternatif. Les deux réalisations tricolores, et le suspense suscité par la réduction du score de la Seleçao en fin de rencontre, permettent à ce match amical d’obtenir la note de « B− », sur notre échelle de notation sportive allant de « A » à « E ».

    En début de rencontre, le capitaine de l’équipe de France, Kylian Mbappé, est venu saluer son ancien entraîneur au Real Madrid, Carlo Ancelotti, désormais sélectionneur du Brésil. Une scène survenue en cours de jeu, qui a amené quelques sifflets des tribunes. A Foxborough (Massachusetts, Etats-Unis), le 26 mars 2026.

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  • Universités : des assises sous tension, pour tenter de déminer la question du financement public

    Universités : des assises sous tension, pour tenter de déminer la question du financement public

    Cela fait des mois que la tension monte, entre d’un côté les présidents d’université, et de l’autre le gouvernement. Pour les premiers, le compte n’y est plus : les financements publics sont insuffisants et la qualité des enseignements est en danger. Le second défend un constat moins sombre et souligne la nécessité, dans un contexte budgétaire contraint, de nouvelles économies.

    Les assises du financement des universités, annoncées en janvier, ont pour objectif de déminer la situation. A la table depuis le mois de février, les équipes de direction d’établissement, les rectorats mais aussi les collectivités locales, conviés lors de réunions thématiques sur le tout le territoire par les coprésidents de l’événement, l’inspecteur général des finances Jérôme Fournel et l’ex-président d’université Gilles Roussel.

    En ouverture de la plénière, jeudi 26 mars, à laquelle participaient aussi les organisations représentatives des enseignants-chercheurs et des étudiants – le Snesup-FSU, la CGT et L’Union étudiante ont rapidement quitté la séance –, Philippe Baptiste a tenté de poser le cadre des débats. « Sortir des batailles de chiffres pour répondre collectivement aux besoins des universités » tout en ayant à l’esprit « le contexte de contrainte budgétaire forte », « c’est un exercice périlleux mais nécessaire », a estimé le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche.

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  • EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : au Liban, au moins 1 116 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon les autorités

    EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : au Liban, au moins 1 116 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon les autorités

    Israël affirme avoir « élargi » son opération terrestre dans le sud du Liban et a frappé plus de 200 cibles du Hezbollah

    L’armée israélienne a « élargi l’opération terrestre d’un cran afin d’étendre la zone de sécurité » dans le sud du Liban « pour frapper et repousser l’ennemi, et éloigner la menace afin d’assurer une meilleure protection des habitants du nord » d’Israël, a affirmé le commandant du commandement nord israélien, le général Rafi Milo, lors d’une évaluation de la situation dans le sud du Liban, selon un message publié par l’armée sur Telegram.

    « Nous constatons des résultats significatifs, tant dans les frappes aériennes que lors des engagements de nos combattants dans le sud du Liban, face à l’ennemi en combat rapproché », assure le général israélien. « Jusqu’à présent, nous avons éliminé plus de 750 terroristes, détruit des infrastructures à travers tout le Liban et nous poursuivons nos frappes profondes sur les centres névralgiques de l’organisation », a-t-il encore affirmé, ajoutant que l’armée « exerce une pression sur le Hezbollah » et « le repousse vers le nord et détruit ses capacités ».

    Une image extraite d’une vidéo diffusée par l’armée israélienne le 26 mars 2026, montre ce que l’armée israélienne présente comme une frappe sur un bâtiment où des militants du Hezbollah étaient positionnés, dans une zone située au sud du Liban.

    Par ailleurs, l’armée israélienne a annoncé, dans un autre message sur Telegram, avoir « effectué plus de 200 frappes, éliminé plusieurs cellules terroristes et détruit des dizaines d’infrastructures terroristes, notamment des dépôts d’armement et des bâtiments utilisés par l’organisation terroriste Hezbollah » dans le sud du Liban. « Les forces de la 226e brigade, sous le commandement de la 146e division, mènent des raids ciblés » dans le sud du Liban « dans le cadre de l’effort de défense avancée », a-t-elle ajouté.

    Enfin, l’armée israélienne a affirmé avoir « éliminé, à Hajir [au Liban], Hassan Mohammad Bashir, un commandant supérieur du dispositif antichar du Hezbollah », dans un troisième message publié sur le réseau social. Le commandant « avait coordonné des centaines de plans terroristes contre les forces israéliennes et les civils israéliens » et « commandait également plusieurs cellules terroristes qui avaient mené des tirs antichars continus vers le nord » d’Israël, a-t-elle accusé.

    « Au cours des derniers mois, il avait commencé à s’intégrer au dispositif antichar dans le nord du [fleuve] Litani et œuvrait depuis à la formation de nombreux terroristes », a-t-elle encore affirmé.

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  • D’ex-espion sans charisme à dictateur mafieux : comment notre vision de Vladimir Poutine a évolué

    D’ex-espion sans charisme à dictateur mafieux : comment notre vision de Vladimir Poutine a évolué

    Le passé permet souvent d’éclairer l’actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.

    Revirements de Donald Trump sur le détroit d’Ormuz, multiplication des attaques d’Israël sur l’Iran et le Liban, hausse des prix à la pompe en Europe… Le conflit entre Téhéran et Washington, qui dure désormais depuis près d’un mois, offre de toute évidence un peu d’oxygène à Moscou.

    D’abord car les regards se détournent de la guerre en Ukraine. Le président américain et son secrétaire à la Défense assurent même que les armes envoyées en Ukraine devraient plutôt être utilisées pour servir les intérêts américains. Ensuite, parce que la hausse du prix du pétrole assure des revenus au Kremlin, dans le contexte d’une économie russe exsangue. Malgré tout, cela ne fait pas basculer la situation de la Russie qui reste suspendue aux décisions de Vladimir Poutine.

    Cette semaine, L’Express consacre ainsi son nouveau numéro à la vie cachée du président russe. Pour comprendre le Vladimir Poutine d’aujourd’hui, le journaliste Vincent Jauvert a enquêté, et publie un texte saisissant permettant d’entrevoir les secrets de celui qui a emmené l’Europe dans une guerre sans fin.

    Il y est par exemple question de son immense fortune qu’il cherche à ne surtout pas afficher. Mais aussi de sa – ou plutôt ses – familles. Après s’être séparé de sa femme, Lioudmila, avec qui il a eu deux filles, le président russe présente sa maîtresse, Alina Kabaeva, une gymnaste de 30 ans sa cadette, qui lui aurait donné deux fils dans le plus grand secret.

    Dans ce livre, on en apprend aussi un peu plus sur la vie sous cloche de Vladimir Poutine durant le Covid. Sur ses liens avec les autres chefs d’Etat. Et sur la façon dont il a élaboré son plan d’attaque de l’Ukraine. Une enquête qui tente de faire la lumière sur la personnalité de Vladimir Poutine, dont l’image a beaucoup évolué.

    Découvrez nos archives : Vladimir Poutine le terrible

    Dans cet épisode d’Hier à la Une, on vous propose de revenir sur ce qu’en disait L’Express il y a quelques années. En 1999, alors que Vladimir Poutine vient d’être nommé Premier ministre de Boris Eltsine, on observe avec étonnement cet ancien espion très fermé et peu loquace. Il sera finalement élu président, et va accomplir deux mandats.

    Découvrez nos archives : Super-Poutine héros de com’

    En 2008, la constitution l’empêche de se représenter. Redevenu Premier ministre, cette fois-ci de Dmitri Medvedev, il offre un visage bien différent, s’affichant torse nu à cheval, en pilote de canadair ou en plongeur-archéologue.

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    Cet épisode a été écrit par Charlotte Baris et Mélanie Pierre, présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.

    Crédits : Radio Canada

    Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent

    Visuel : Alice Lagarde

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  • L’Afrique du Sud assure ne pas être invitée au G7 en France après des pressions américaines

    L’Afrique du Sud assure ne pas être invitée au G7 en France après des pressions américaines

    Si tel est le bon plaisir de Donald Trump… Trois mois avant la tenue du sommet du G7 des chefs d’Etat (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Royaume-Uni, Japon, et Union européenne) prévu du 15 au 17 juin à Evian, en Haute-Savoie, Paris veille au succès de cet événement et compte sur la présence cruciale du chef de la Maison Blanche. Pour éviter tout boycott du président américain à l’humeur délicate, la France se serait résolue à ne pas inviter Cyril Ramaphosa, le président d’Afrique du Sud, rapporte, jeudi 26 mars, la présidence sud-africaine. « Nous avons appris qu’en raison de pressions continues, la France a dû retirer son invitation à l’Afrique du Sud pour sa participation au G7 », s’est épanché, auprès de l’Agence France-Presse Vincent Magwenya, porte-parole de la présidence sud-africaine.

    « Nous n’avons cédé à aucune pression », a assuré, jeudi, Jean-Noël Barrot, ministre des affaires étrangères. Quatre pays, le Brésil, la Corée du Sud, l’Inde et le Kenya sont officiellement invités à Evian pour atténuer l’image de « club de pays riches » qui colle au G7. La présence de Cyril Ramaphosa en Haute-Savoie avait été évoquée de manière informelle lors d’un entretien entre le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et son homologue sud-africain, le 21 novembre 2025.

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  • L’aide militaire à l’Ukraine menacée par le conflit au Moyen-Orient ?

    L’aide militaire à l’Ukraine menacée par le conflit au Moyen-Orient ?

    Le ciel est chargé de fumée, et la tension ne faiblit pas. Le Pentagone envisage de détourner vers le Moyen-Orient des armes destinées à l’Ukraine, alors que la guerre en Iran épuise certaines des munitions les plus critiques de l’armée américaine, a rapporté, jeudi 26 mars, le Washington Post, citant trois personnes au fait de la question. Parmi les armes susceptibles d’être réorientées figurent des missiles intercepteurs de défense aérienne acquis dans le cadre d’une initiative de l’Otan lancée l’an dernier, permettant aux pays partenaires d’acheter des armes américaines pour Kiev, informe le rapport. A noter qu’aucune décision n’a encore été prise.

    Cette réflexion intervient alors que les opérations américaines dans la région s’intensifient. L’amiral Brad Cooper, chef du Commandement central des forces américaines au Moyen-Orient, a déclaré, mercredi 25 mars, que les États-Unis avaient frappé plus de 10 000 cibles en Iran et étaient en bonne voie de limiter la capacité de Téhéran à projeter sa puissance au-delà de ses frontières. Un porte-parole du Pentagone a indiqué au journal américain que le département de la Défense veillerait à ce que les forces américaines, ainsi que celles de leurs alliés et partenaires, disposent des moyens nécessaires pour combattre et vaincre.

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    Depuis le début de l’offensive américaine contre l’Iran, le 28 février, les capitales européennes s’inquiètent de l’épuisement rapide des munitions par Washington, alors même qu’elles assurent désormais l’essentiel du soutien militaire à Kiev, y compris des aides directes hors Otan. Le président Emmanuel Macron a martelé à l’issue du sommet européen de la semaine dernière à Bruxelles que la guerre en Iran “ne doit pas nous détourner du soutien que nous apportons à l’Ukraine.” Interrogée également ce sujet, l’alliance transatlantique n’a pas clarifié si elle était informée ou préoccupée par un éventuel réacheminement de matériel américain, selon le Washington Post.

    Par ailleurs, responsable de l’Otan a rappelé que les membres de l’Alliance et leurs partenaires continuent d’alimenter le programme PURL (Prioritised Ukraine Requirements List), qui finance la fourniture d’armes américaines à Kiev. “ Cette initiative, négociée l’an dernier par l’Otan, permet à l’Ukraine de recevoir des armements américains à condition que les Européens en supportent le coût ”, résume le Washington Post. “Les équipements acheminés vers l’Ukraine sont continus”, a ajouté le responsable dans le quotidien. “Plusieurs milliards de dollars américains ont déjà été promis à PURL, et nous prévoyons d’autres contributions à venir.”

    “Période d’incertitude considérable”

    Depuis l’été dernier, a précisé ce responsable, l’initiative PURL a fourni 75 % des missiles destinés aux batteries Patriot ukrainiennes et la quasi-totalité des munitions utilisées dans ses autres systèmes de défense aérien. A titre de comparaison, plus de 800 missiles Patriot ont été utilisés au cours des trois premiers jours de combats dans la guerre contre l’Iran, soit plus que l’Ukraine n’en a reçu pendant toute l’invasion russe à grande échelle, a déclaré Volodymyr Zelensky lors d’un point de presse le 5 mars, selon EuroNews. Parmi les munitions les plus demandées dans ce conflit figurent les intercepteurs de défense aérienne de pointe, notamment les systèmes Patriot et THAAD (Terminal High Altitude Area Defense).

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    Le Pentagone, lui, tente d’accélérer la production de munitions essentielles pour la guerre en Iran, mais se heurte aux limites de l’industrie de défense américaine en temps de crise. L’administration Trump prépare une demande de budget supplémentaire : le ministère de la Défense avait initialement proposé plus de 200 milliards de dollars, selon le Washington Post. En janvier, le Congrès a voté 400 millions de dollars supplémentaires à long terme pour l’armement de l’Ukraine, finançant un programme que le Pentagone prévoyait de réduire.

    Pour les Ukrainiens, la position reste délicate : défendre leurs intérêts face à la Russie tout en ménageant leurs alliés, notamment les Américains, et gérer l’urgence de la guerre sans perdre le soutien vital qui les maintient à flot. De son côté, Olga Stefanishyna, ambassadrice d’Ukraine aux États-Unis, a souligné dans un communiqué que Kiev tenait ses partenaires informés de ses besoins, notamment en défense aérienne, tout en comprenant la “période d’incertitude considérable” que traverse ce conflit. Reste à savoir si l’épuisement des munitions américaines pourrait accélérer la fin de cette guerre au Moyen-Orient… mais cette issue semble encore lointaine.

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  • Manus, une IA chinoise dernier cri prise dans la bataille technologique entre la Chine et les Etats-Unis

    Manus, une IA chinoise dernier cri prise dans la bataille technologique entre la Chine et les Etats-Unis

    Nouvel épisode de la bataille technologique à laquelle se livrent les Etats-Unis et la Chine. Selon le New York Times et le Financial Times, les autorités chinoises ont interdit aux cofondateurs de la start-up d’intelligence artificielle (IA) Manus de quitter son territoire. Ceci le temps que soit menée une enquête gouvernementale sur le rachat de cette IA, considérée comme l’une des plus prometteuses du pays, par le géant américain des réseaux sociaux Meta, maison mère de Facebook, WhatsApp et Instagram. Pékin n’avait déjà pas caché son déplaisir à l’annonce, en décembre, de cette opération.

    Manus est un « agent » autonome d’IA, une nouvelle génération d’IA capable non seulement de générer des réponses ou des images mais aussi d’effectuer des tâches plus avancées. Il peut acheter des billets de train, identifier le meilleur candidat à un poste dans une liste de CV, chercher un appartement en se renseignant lui-même sur une ville, ses écoles et quartiers et les moyens de l’acquéreur, ou encore constituer un portefeuille d’actions en Bourse selon les priorités de l’investisseur.

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