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  • EN DIRECT, guerre en Iran : plusieurs sites nucléaires frappés ; Marco Rubio, au G7, prévoit une fin des opérations d’ici deux semaines

    EN DIRECT, guerre en Iran : plusieurs sites nucléaires frappés ; Marco Rubio, au G7, prévoit une fin des opérations d’ici deux semaines

    Davantage de vols sont assurés au Moyen-Orient par rapport aux premiers jours de la guerre, mais moins de vols sont désormais programmés

    Le taux d’annulation des vols au Moyen-Orient a fortement décru depuis les premiers jours de la guerre, mais le nombre de trajets aériens prévus a baissé en parallèle, selon les données d’une société spécialisée, Cirium, publiées jeudi.

    Près de quatre semaines après l’attaque israélo-américaine contre l’Iran et les représailles de la République islamique contre les monarchies du Golfe, qui ont forcé ces dernières à fermer tout ou partie de leurs espaces aériens, 13 % des vols programmés vendredi ont été annulés au départ de la région, a précisé Cirium dans un communiqué.

    Ce taux d’annulation, qui avait dépassé 65 % aux premiers jours du conflit, a oscillé entre 17 % et 19 % depuis mardi, selon la même source. En revanche, les compagnies aériennes de la région ont dans le même temps réduit leurs programmes de vols. Alors qu’entre 3 500 et 3 800 décollages étaient prévus lors de la première semaine de la guerre, ils n’étaient plus que 2 500 en moyenne cette semaine.

    Depuis le début des hostilités, Gulf Air, la compagnie nationale de Bahreïn, et Kuwait Airways (Koweït) ont été les plus touchées, ayant dû annuler plus de 97 % de leurs vols. Parmi les grands transporteurs du Golfe, Qatar Airways a renoncé à 87 % de son programme, Etihad (Abou Dhabi) à 63 % et Emirates (Dubaï) à 40 %, toujours selon Cirium, experte des données du transport aérien.

    Les plateformes du Golfe ont bâti leur modèle économique sur les passagers en correspondance par long-courriers, bénéficiant de leur position au carrefour des liaisons vers et depuis les Amériques, l’Europe, l’Asie et l’Océanie. Avant la guerre, Dubaï était le deuxième aéroport mondial en nombre de passagers, tandis que Doha rivalisait en fréquentation avec Hongkong et Francfort.

    Sans visibilité sur un retour à la normale, certaines compagnies ont mis des avions à l’abri, comme Qatar Airways. L’aéroport de Teruel, dans l’est de l’Espagne, a révélé lundi avoir accueilli une vingtaine d’aéronefs issus du Moyen-Orient.

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  • Ventes de livres : quel écrivain retrouvera Xavier Dupont de Ligonnès ?

    Ventes de livres : quel écrivain retrouvera Xavier Dupont de Ligonnès ?

    Le 15 avril 2011, Xavier Dupont de Ligonnès quittait l’hôtel Formule 1 de Roquebrune-sur-Argens pour s’évaporer à tout jamais. Sur des images prises par les caméras de vidéosurveillance, les dernières connues de l’assassin, on le voyait avec un livre à la main : Glacé, le premier livre de Bernard Minier. S’il n’est pas réapparu dans la vraie vie, le mystérieux Dupont de Ligonnès a alimenté de nombreux essais – à défaut de devenir un héros de roman.

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    Dans La Grâce (prix de Flore 2020, vendu à plus de 30 000 exemplaires en grand format), Thibault de Montaigu partait sur les traces de Dupont de Ligonnès mais, au lieu de retrouver le diable, il rencontrait Dieu – et son superbe livre bifurquait vers une quête mystique. D’autres sont restés sur leur chemin initial. Cette même année 2020, Society réussissait le carton de l’été en kiosque avec le fantastique reportage en deux volumes cosigné par Pierre Boisson, Maxime Chamoux, Sylvain Gouverneur et Thibault Raisse – près de 400 000 exemplaires écoulés du magazine, puis 34 000 de l’édition en livre chez So Lonely et enfin 17 000 du format poche chez Points. Toujours en 2020, Bruno de Stabenrath atteignait comme Montaigu les 30 000 exemplaires avec L’Ami impossible, où il revenait avec mélancolie sur la camaraderie l’ayant lié au futur assassin quand ils étaient adolescents à Versailles – il y avait des pages inoubliables, quasi fitzgéraldiennes, sur les soirées insouciantes de cette jeunesse dorée, qui n’aurait pu imaginer alors le drame qui la frapperait plus tard…

    Ventes de livres : quel écrivain retrouvera Dupont de Ligonnès ?

    © / L’EXPRESS

    Si beaucoup de titres sont dispensables, tel L’Eternité de Xavier Dupont de Ligonnès de Samuel Doux, signalons Comment j’ai retrouvé Xavier Dupont de Ligonnès de Romain Puértolas, paru en 2024 chez Albin Michel et vendu à 35 000 exemplaires. Dans une veine plus ésotérique, pour ne pas dire complotiste, on se souvient de Xavier, mon frère, présumé innocent de Christine Dupont de Ligonnès, une curiosité qui a rencontré en librairie pas moins de 20 000 lecteurs intrigués…

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  • Mort d’Olivio Gomes : condamnation historique d’un policier pour un « meurtre » suite à un refus d’obtempérer

    Mort d’Olivio Gomes : condamnation historique d’un policier pour un « meurtre » suite à un refus d’obtempérer

    Deux policiers s’approchent de leur collègue en costume sombre, et le guident dans la cage de verre de la cour d’assises de Versailles (Yvelines). Désormais privé de liberté, ils l’assoient sur un banc, d’où il écoute les motivations du jury populaire qui vient de le condamner, pour le meurtre d’Olivio Gomes, à dix ans de réclusion criminelle, et une interdiction définitive d’exercer toute fonction publique. Une issue rarissime. Comme tout au long de son procès, il demeure impossible de déchiffrer son visage.

    Lire aussi | Mort d’Olivio Gomes : le policier condamné à dix ans de prison pour meurtre

    Il faut alors observer celui de son conseil, Laurent-Franck Liénard, pour mesurer le séisme. Assis un mètre devant son client, à qui on passe les menottes, l’avocat spécialisé dans la défense des forces de sécurité a le regard de l’épouvante, celui qui s’accroche au vide. Difficile de dire s’il entend quelque chose, les explications du président du tribunal, ou les sanglots.

    Ceux des proches de Gilles Guibert, de sa compagne – il s’était pourtant présenté comme célibataire pour une raison restée obscure – mais pas de son père, resté impassible après avoir été absent de l’essentiel du procès. Ceux des frères et sœurs d’Olivio Gomes, de son père, de sa compagne, de son fils aîné, 10 ans. Peinant à trouver les mots, les yeux rougis, le cadet d’Olivio Gomes, Leonel a confié une satisfaction amère : « Olivio ne reviendra pas, mais on a lavé son nom. Je ne m’étais pas dit que le policier devrait prendre 10, 15 ou 20 ans, je voulais juste qu’il soit reconnu pour son meurtre. »

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  • Pourquoi Israël et certains pays du Golfe craignent un accord prématuré entre Donald Trump et l’Iran

    Pourquoi Israël et certains pays du Golfe craignent un accord prématuré entre Donald Trump et l’Iran

    Donald Trump s’apprête-t-il à conclure un accord avec l’Iran ? Plusieurs signaux semblent pointer dans cette direction. Mais la perspective d’un accord de paix -sous médiation pakistanaise- est loin de satisfaire Israel et la plupart des pays du Golfe. Certains, comme l’Arabie Saoudite, feraient même pression sur le président américain pour l’inciter à poursuivre la guerre. L’idée étant, pour eux, de réduire au maximum les capacités balistiques de l’Iran, afin de limiter sa force de frappe dans la région et d’éviter par la même occasion d’en faire les frais. Explications.

    Ces dernières années, les pays du Golfe ont considérablement amélioré leurs relations avec la République islamique. Mais les violentes attaques iraniennes à leur encontre, menées ces dernières semaines en riposte à l’offensive israélo-américaine, ont ravivé leurs craintes passées. Ils redoutent désormais de voir le régime iranien sortir enhardi de cette guerre, capable de frapper à sa guise des installations énergétiques sur leur sol et de faire la pluie et le beau temps sur le détroit d’Ormuz.

    Menace balistique et nucléaire

    Pour les pays du Golfe, les missiles iraniens constituent la menace numéro un. Par conséquent, mettre fin au conflit avant d’avoir démantelé les capacités offensives de l’Iran reviendrait, selon eux, à offrir au régime iranien une victoire générationnelle, comparable au triomphe du dirigeant égyptien Gamal Abdel Nasser sur la Grande-Bretagne, la France et Israël lors de la crise de Suez en 1956, expliquent-ils.

    LIRE AUSSI : Iran : Donald Trump et le périlleux trophée des 440 kilos d’uranium enrichi

    Côté israélien, l’objectif primordial reste de détruire les capacités nucléaires iraniennes. “Un cessez-le-feu signifierait abandonner la guerre en l’état, avec un Guide suprême qui porte toujours le nom de Khamenei et les 440 kilos d’uranium hautement enrichi toujours sur place”, explique au Monde la spécialiste du Proche-Orient au think-tank Rand Corporation Shira Efiron. Alors que les espoirs de changement de régime s’estompent, Israël espère tout de même réussir à paralyser durablement la base militaro-industrielle iranienne, analyse le Wall Street Journal.

    Divergences entre pays du Golfe

    Il en est de même pour plusieurs pétromonarchies du Golfe, dont la réputation de pays “sûrs” dans une région agitée a été sapée ces dernières semaines, et qui veulent à tout prix éviter de se retrouver à nouveau attaqués par l’Iran. “Nous ne nous laisserons jamais faire chanter par des terroristes”, a déjà mis en garde le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis dimanche sur X, tandis que son pays continue de faire pression sur Washington pour poursuivre la guerre.

    Même son de cloche du côté de l’Arabie Saoudite. “MBS souhaite désormais que Donald Trump “termine le travail”, c’est-à-dire qu’il contribue clairement à la chute du régime théocratique iranien. Il ne veut pas se retrouver à proximité d’un Iran humilié mais animé d’un esprit de revanche, toujours capable de déstabiliser durablement la région”, explique à L’Express la journaliste Karen Elliott House, spécialiste du régime wahhabite.

    LIRE AUSSI : MBS, l’ambitieux prince saoudien : enquête sur l’homme qui peut changer le Moyen-Orient

    Toutefois, une nuance mérite d’être notée. Tous les pays du Golfe ne partagent pas exactement la même ligne. Le Qatar, par exemple -qui a essuyé une attaque majeure sur son complexe gazier de Ras Laffan, portant un coup d’arrêt à sa production de GNL-, est conscient que la guerre produit déjà des rendements décroissants et a plutôt intérêt à un accord de paix. Doha veut par ailleurs travailler à la mise en place d’un modèle de sécurité alternatif pour le Golfe : “Nos pays doivent jouer un rôle dans la refonte du système de sécurité régional, conformément à nos intérêts stratégiques”, a insisté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères qatari mardi.

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  • « Privilèges », sur HBO Max : cinq-étoiles, stupre et luxure à tous les étages du palace parisien

    « Privilèges », sur HBO Max : cinq-étoiles, stupre et luxure à tous les étages du palace parisien

    HBO MAX – À LA DEMANDE – SÉRIE

    Il y a presque un siècle, la séquence d’ouverture de Grand Hotel, d’Edmund Goulding, Oscar du meilleur film en 1932, se terminait par cette observation désabusée d’un client : « Grand Hotel, les gens vont, les gens viennent, il ne se passe jamais rien. » Que dirait le gentleman distingué qui proférait cette réplique au bout de dix minutes au Citadel, le palace parisien qui abrite les péripéties de Privilèges ? En plus des services que l’on attend d’un cinq-étoiles – spa, boutiques de luxe, conciergerie capable d’obtenir une loge à l’opéra une heure avant la représentation –, le Citadel offre à sa clientèle le lieu idéal pour toutes leurs transgressions, de la plus vénielle (le footballeur d’élite qui déroge à son régime) à la plus mortelle – tous les personnages ne sortiront pas vivants de cette première saison. Adhérer au programme de fidélité de l’établissement (regarder ces six épisodes), c’est s’exposer à des variations de rythme cardiaque toujours épuisantes, souvent réjouissantes.

    A l’image de son protagoniste, le très toxique directeur de l’établissement, Edouard Galzain (Melvil Poupaud), qui tient le coup en reniflant de la poudre blanche, Privilèges est mû par une énergie aussi artificielle qu’irrésistible. Il faut à peine deux épisodes pour se faire une idée de l’organisation, architecturale, sociale et managériale, du Citadel. On la découvre en suivant les premiers pas d’Adèle (Manon Bresch) dans l’industrie hôtelière. Détenue dans une prison de la région parisienne, la jeune fille a décroché un contrat à l’essai dans le cadre d’un programme de réinsertion imaginé par Galzain.

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  • Ruth Guerra (KPMG) : “La stabilité offerte par l’accord entre l’Europe et les Etats-Unis demeure fragile”

    Ruth Guerra (KPMG) : “La stabilité offerte par l’accord entre l’Europe et les Etats-Unis demeure fragile”

    Huit mois après l’humiliation de Turnberry, l’Europe sort enfin du bois. Ce jeudi 26 mars, une vaste majorité de députés européens a approuvé l’accord signé en juillet dernier… en y ajoutant une série de conditions supplémentaires, censées prémunir l’UE contre les zigzags de l’intempestif locataire de la Maison-Blanche. Jusqu’au dernier moment, l’atmosphère fut tendue : la procédure d’approbation avait été gelée en janvier, sur fond d’escalade autour du Groenland. Plus récemment, l’ambassadeur américain Andrew Puzder est allé jusqu’à menacer l’Europe d’arrêter les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) si elle ne signait pas l’accord. Ruth Guerra, avocate et spécialiste du commerce international à KPMG, décrypte pour l’Express ces nouvelles dispositions, inédites.

    L’Express : L’Union européenne a multiplié les accords avec ses partenaires commerciaux ces derniers mois. En quoi celui-ci est-il différent ?

    Ruth Guerra : C’est un accord atypique, à la fois dans la manière dont il a été négocié mais aussi au regard des typologies de clauses qu’il comporte. Traditionnellement, les accords de libre-échange de l’UE reposent sur une logique de réciprocité, avec une baisse des droits de douane des deux côtés. Ici, on est dans un schéma asymétrique : l’Europe bénéficie d’un plafonnement des droits de douane, tandis que les entreprises américaines obtiennent leur réduction à zéro vers l’Europe. On ne peut donc pas vraiment parler d’accord de libre-échange entre l’UE et les États-Unis, mais seulement d’accord commercial.

    LIRE AUSSI : Droits de douane : “Si Donald Trump veut faire n’importe quoi, qu’il le fasse !”

    Quelles sont les nouvelles dispositions introduites par le Parlement ?

    Parmi les mécanismes de protection, on trouve notamment une clause d’extinction – sunset clause – fixant une échéance au 31 mars 2028 : à cette date, l’accord expire automatiquement, sauf adoption d’une nouvelle proposition législative précédée d’une évaluation d’impact approfondie. Dans les accords classiques, on trouve des clauses de sauvegarde en cas de déséquilibre majeur, mais pas de durée d’application définie.

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  • Des hackeurs iraniens revendiquent le piratage de la boîte mail personnelle du directeur du FBI

    Des hackeurs iraniens revendiquent le piratage de la boîte mail personnelle du directeur du FBI

    Handala, l’un des principaux groupes de pirates informatiques affiliés à l’Iran, a revendiqué ce vendredi 27 mars le piratage d’une boîte mail personnelle appartenant à Kash Patel, le directeur du FBI.

    Le groupe a mis en ligne une centaine de courriels et de photographies, dont des images semblant montrer M. Patel, à l’appui de sa revendication. Le Monde n’a pas pu les authentifier, mais un porte-parole du ministère de la justice a confirmé auprès de l’agence Reuters qu’une boîte mail du directeur du FBI avait bien été piratée, sans plus de précisions. Sollicité par Le Monde, le FBI n’a pas encore donné suite.

    Des « hacktivistes » liés à l’Iran

    Handala, qui se revendique comme un collectif indépendant de hacktivistes propalestiniens, publie régulièrement des documents présentés comme volés à des administrations ou entreprises israéliennes. Le groupe est considéré par la plupart des services de renseignements et des entreprises de cybersécurité comme très proche, voire faisant partie, des services de renseignement iraniens.

    Le 19 mars, les autorités américaines, dont le FBI, avaient désactivé le précédent site Internet du groupe Handala, ainsi que ceux d’autres groupuscules liés au régime iranien. Kash Patel avait promis de « pourchasser » les membres de Handala « avec toute la puissance des forces de l’ordre » américaines. La semaine précédente, le même groupe de pirates avait revendiqué une offensive contre Stryker, multinationale américaine de l’équipement médical, dont des milliers d’appareils avaient été réinitialisés, et donc rendus inutilisables, par les pirates.

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  • Rafaël Amselem : “Contre quelques baisses d’impôts, David Lisnard est prêt à s’allier avec les pires réactionnaires”

    Rafaël Amselem : “Contre quelques baisses d’impôts, David Lisnard est prêt à s’allier avec les pires réactionnaires”

    David Lisnard ne veut plus rien avoir à faire avec Les Républicains (LR), et il l’a fait savoir. Au micro de BFMTV, le maire de Cannes a laissé entendre, mercredi 25 mars, qu’il quitterait le parti dirigé par Bruno Retailleau, et a contesté les modalités de désignation du candidat LR à la prochaine présidentielle. Surtout, le président de l’Association des maires de France (AMF) s’est dit favorable à une “grande primaire” incluant toute la droite jusqu’à Reconquête.

    Il n’en fallait pas plus pour semer la zizanie dans le camp libéral français, entre ceux qui se montrent ouverts à une union des droites, et les autres, dont Rafaël Amselem. Pour cet analyste politique et journaliste indépendant, David Lisnard commet une grave erreur. Cette attitude, affirme-t-il à L’Express, serait même “symptomatique d’une tentation plus large chez certains libéraux qui, par antigauchisme niais, par propriétarisme, par sentiment de décadence, iront courir avec tous les réactionnaires en échange de quelques baisses d’impôts et formules pseudo-afueristes”. Entretien.

    L’Express : Quel regard portez-vous sur la déclaration de David Lisnard, qui s’est montré ouvert à une primaire de la droite incluant Reconquête ?

    Rafaël Amselem : Contre quelques baisses d’impôts, David Lisnard est visiblement prêt à s’allier avec les pires réactionnaires. Son attitude est symptomatique d’une tentation plus large chez certains libéraux qui, par antigauchisme niais, par propriétarisme, par sentiment de décadence, iront courir avec tous les réactionnaires en échange de quelques baisses d’impôts et formules pseudo-afueristes [NDLR ; en référence au slogan “afuera” du président argentin Javier Milei] en amont de 2027.

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  • Antisémitisme à l’université : Paris-VIII devra appliquer des recommandations du ministère

    Antisémitisme à l’université : Paris-VIII devra appliquer des recommandations du ministère

    L’université Paris-VIII, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), devra mettre en œuvre une série de recommandations formulées par un rapport de l’inspection générale de l’éducation nationale, après un rassemblement en octobre au cours duquel des propos antisémites et faisant l’apologie du terrorisme ont été tenus, a annoncé, vendredi 27 mars, Philippe Baptiste, le ministre de l’enseignement supérieur.

    En octobre, une vidéo de Leon le média – qui se présente comme un « média engagé, une histoire juive pour vous » – avait été diffusée sur un « événement d’ultragauche organisé sur le campus de l’université Paris-VIII ». On pouvait entendre notamment une femme lancer « est-ce que vous condamnez le 7-Octobre », et une partie de l’amphithéâtre répondre « non ».

    M. Baptiste, en déplacement à l’université vendredi, a qualifié l’événement de « grave et inacceptable ». « L’université ne peut en aucun cas être un lieu où se diffusent la haine ou la remise en cause des valeurs républicaines », a-t-il affirmé, précisant qu’une commission de suivi, pilotée par des inspecteurs, devra s’assurer de l’application de ces mesures, « pour que de tels faits ne puissent plus se produire ».

    Les neuf recommandations « opérationnelles » présentées vendredi font suite à une enquête administrative de l’inspection générale de l’éducation nationale, saisie après l’événement, « pour que de tels actes ne se reproduisent pas », recommandations que « l’université devra appliquer dans les plus brefs délais », a précisé le ministère dans un communiqué.

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    Un événement organisé de « façon à moitié sauvage »

    Le rapport préconise notamment de « systématiser l’engagement de procédures disciplinaires en cas de manquement », ou encore de « refondre en profondeur les procédures d’autorisation des événements afin de les rendre plus rigoureuses et traçables ». Il invite aussi l’université à renforcer ses « capacités d’anticipation grâce à une veille active sur les contenus diffusés au sein de la communauté universitaire ».

    Il recommande également un « encadrement renforcé des événements identifiés comme sensibles », ce qui impliquera « une présence institutionnelle systématique », mais aussi « une réelle structuration de la politique de prévention et de lutte contre l’antisémitisme », qui peut passer par la formation et la désignation de référents.

    Selon M. Baptiste, l’événement d’octobre a été organisé de « façon à moitié sauvage », les « procédures ont été à moitié suivies » par les organisateurs et il y a eu un « ensemble de dysfonctionnements, identifiés ».

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    Selon le président de l’université Paris-VIII, Arnaud Laimé, aucun étudiant n’a été sanctionné à ce jour et l’enquête interne devrait rendre ses conclusions « prochainement ». Une circulaire ministérielle rappelant les pouvoirs disciplinaires des présidents d’universités devrait être diffusée prochainement, selon M. Baptiste. Le parquet de Bobigny, saisi par la rectrice, avait immédiatement ouvert une enquête, confiée à la brigade de la répression de la délinquance contre la personne.

    Lors de ce déplacement, le ministre a également annoncé le lancement, d’ici à l’été, d’une « convention sur la protection des libertés académiques ». Elle sera pilotée par des personnalités jouissant d’une « grande reconnaissance académique et du monde intellectuel », qui devront faire des « propositions opérationnelles » d’ici au début de 2027. « Les libertés académiques sont contestées partout dans le monde aujourd’hui », a-t-il affirmé, souhaitant « mieux les encadrer et mieux les protéger ».

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    Le Monde avec AFP

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  • La RATP teste un bus autonome dans le Val-de-Marne, en le confrontant à la « vraie vie »

    La RATP teste un bus autonome dans le Val-de-Marne, en le confrontant à la « vraie vie »

    Quand un piéton s’est approché un peu trop près de la chaussée, le bus a pilé net. Le jeune homme responsable malgré lui de cet arrêt brusque ne s’est aperçu de rien, mais le système de détection de ce bus autonome « a vectorisé sa vitesse pour déterminer le risque de collision », explique James Dick, chargé du développement des véhicules autonomes à la RATP. Le groupe public teste, durant la semaine du 23 mars, un bus sans conducteur dans le Val-de-Marne, qui roule à 40 kilomètres-heure entre la gare RER de Sucy-Bonneuil et le métro de Créteil Pointe-du-Lac, sur un « rail virtuel » de 4 kilomètres calé au centimètre près.

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    L’engin de 8 mètres (un peu plus court que le format classique de 12 mètres) du constructeur turc Karsan n’a été mis à la disposition de la RATP qu’à des fins de tests, sans embarquer de passagers, qui doivent se contenter du service commercial des bus classiques avec les chauffeurs de la ligne 393. L’appareil autonome partage avec ces derniers une voie qui leur est consacrée, et où, par définition, le trafic est faible.

    Quand l’un d’eux suit le prototype, ce dernier se range pour le laisser passer et se confronte au tout-venant quand il doit franchir des carrefours, des ronds-points et des feux rouges. Le tout sous la supervision d’un safety driver, assis derrière un volant qu’il ne touche pas tant que tout se déroule comme prévu. Derrière son siège, une imposante armoire en métal renferme le système informatique de la société américaine Adastec, qui gère la conduite en fonction des données des lidars (radars lasers), des radars et des caméras embarquées.

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