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  • Une fausse tentative d’assassinat contre Viktor Orban : cette proposition russe pour influencer l’élection hongroise

    Une fausse tentative d’assassinat contre Viktor Orban : cette proposition russe pour influencer l’élection hongroise

    Le vainqueur d’une élection a souvent connu un tournant pendant une campagne : un discours survolté, un débat dominé, un meeting électrique. Visiblement, les autorités russes l’ont compris mais ont du mal à trouver la juste mesure. Alors que le Premier ministre hongrois Viktor Orban, proche du Kremlin et de Vladimir Poutine, peine à convaincre à l’approche des législatives, les services de renseignement extérieur russes (SVR) ont proposé d’organiser la mise en scène d’une tentative d’assassinat contre le chef du gouvernement, afin de “modifier fondamentalement l’ensemble du paradigme de la campagne électorale”. Un plan surnommé “Gamechanger”, présenté dans un rapport interne du Département des mesures actives du SVR, chargé des opérations d’influence politique, examiné et authentifié par un service de renseignement européen, selon un article du Washington Post. Interrogé sur ce sujet, le porte-parole de Viktor Orban, Zoltan Kovacs, n’a pas répondu au quotidien américain.

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    Mettre en scène “un tel incident” permettrait de “déplacer la perception de la campagne du domaine rationnel des questions socio-économiques vers un domaine émotionnel, où les thèmes clés deviendront la sécurité de l’État, la stabilité et la défense du système politique”, expose le rapport en question.

    Si l’on ne sait pas dans quelle mesure cette proposition a été prise en compte par le gouvernement russe, qui n’a pas non plus réagi à ces révélations, elle montre à quel point les élections hongroises sont un enjeu majeur aux yeux des Russes. D’autant que l’actuel Premier ministre hongrois et son parti, le Fidesz, sont à la peine dans les sondages, derrière Peter Magyar, le candidat qui fait campagne sur des réformes anticorruption. La tentative d’assassinat contre Donald Trump, en juillet 2024, et les fameuses photos de lui avec l’oreille en sang, qui avaient permis au candidat Maga de relancer sa campagne, ont sûrement donné des idées aux renseignements russes.

    Discours officiel

    Les velléités d’ingérences russes en Hongrie sont tout sauf une surprise, tant le spectre de Vladimir Poutine survole la campagne. Alors que sa chute dans les sondages est surtout liée aux mauvais résultats économiques de sa politique, Viktor Orban tente de plus en plus de déplacer la campagne sur les prétendues menaces extérieures. Une stratégie poussée par une campagne sur les réseaux sociaux, soutenue par le Kremlin, qui présente le chef du gouvernement actuel comme le mieux placé pour protéger la souveraineté hongroise, selon des responsables européens de la sécurité, qui ont préféré rester anonymes. Autre exemple d’ingérence : selon l’un des responsables de la sécurité européenne, plusieurs journalistes hongrois pro-Orban tiennent régulièrement des réunions avec Tigran Garibian, un conseiller russe envoyé à l’ambassade russe à Budapest, durant lesquelles il leur partage le discours soutenu par le Kremlin.

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    Ces dernières années, la Hongrie est devenue l’un des plus importants soutiens de la Russie au sein de l’Union européenne. Alors que le pays bloque un nouveau prêt européen de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine, le gouvernement hongrois accuse Volodymyr Zelensky et son gouvernement de bloquer les approvisionnements de pétrole russe vers la Hongrie via l’oléoduc Droujba, qui passe par le territoire ukrainien. En février dernier, la Hongrie a également menacé de bloquer le 20e paquet de sanctions contre la Russie, qui visait entre autres le secteur bancaire et l’industrie énergétique.

    Mais la Russie n’est pas le seul pays à voir un intérêt majeur au maintien de Viktor Orban à la tête du pays. Marco Rubio s’est rendu à Budapest le mois dernier pour soutenir son allié. “Votre succès est notre succès”, a notamment affirmé le secrétaire d’État américain, alors que J.D. Vance pourrait également se rendre en Hongrie. Ce week-end, à l’ouverture de la Conservative Political Action Conference (CPAC) à Budapest, une conférence qui réunit les dirigeants nationalistes chaque année, Donald Trump lui-même a adoubé Viktor Orban dans un message vidéo diffusé avant le discours du Premier ministre, lui exprimant son “soutien total et sans réserve”.

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  • “Priver un militaire de ces appareils aujourd’hui est inimaginable” : Strava, la faille des armées

    “Priver un militaire de ces appareils aujourd’hui est inimaginable” : Strava, la faille des armées

    Un footing à bonne allure. Ce 13 mars, un jeune officier de la marine nationale s’élance sur le pont du porte-avions Charles-de-Gaulle. Comme des millions d’utilisateurs, il enregistre sa performance via une montre connectée. Synchronisée avec l’application sportive Strava, son activité est accessible sur un profil public. En quelques clics, n’importe quel internaute peut suivre le tracé de sa course. Et, par la même occasion, localiser le navire et son escorte, au nord-ouest de Chypre, à une centaine de kilomètres des côtes turques.

    Six jours plus tard, un article du Monde révèle l’incident. Le jeune homme étant un amateur des petites foulées, son compte Strava permet de suivre autant ses courses que le déplacement du porte-avions. Un problème évident : si le déploiement du Charles-de-Gaulle a été annoncé par Emmanuel Macron le 3 mars, le signalement de sa position précise en ligne est dangereux, en pleine guerre au Proche-Orient.

    Ces incidents ne relèvent pas de simples dérives individuelles. Militaires en opération, gardes du corps de personnalités, agents de renseignements : ces dernières années, plusieurs professionnels pourtant rompus à la discrétion ont été trahis par l’usage de leurs téléphones ou d’objets connectés. Ils révèlent les limites d’une discipline numérique que les armées peinent à imposer totalement, en dépit des campagnes de sensibilisation. Car le smartphone est devenu indissociable du quotidien. Avec les tensions sur le recrutement, exiger une déconnexion prolongée devient irréaliste, y compris pour des fonctions sensibles. De l’avis de certains gradés, elle serait même contre-productive, alors que la guerre actuelle utilise de plus en plus les smartphones.

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  • Des Marines pour débloquer le détroit d’Ormuz ? L’analyse percutante du vice-amiral John W. Miller

    Des Marines pour débloquer le détroit d’Ormuz ? L’analyse percutante du vice-amiral John W. Miller

    Il connaît les moindres recoins du détroit d’Ormuz. Pour avoir dirigé la cinquième flotte de l’US Navy, basée à Bahreïn, et avoir été le commandant des forces navales du Commandement central des Etats-Unis (NAVCENT), le vice-amiral John W. “Fozzie” Miller est un témoin privilégié de la bataille stratégique qui se joue au cœur de cet espace maritime qui relie le golfe Persique et le golfe d’Oman. Alors que la guerre fait rage – seize navires du régime de Téhéran auraient encore été frappés dans un port du Golfe selon les médias iraniens -, Donald Trump a laissé planer le doute sur l’envoi de soldats américains sur le terrain. “Je n’envoie de troupes nulle part. [Et] si c’était le cas, je ne vous le dirais certainement pas”, a-t-il affirmé le 19 mars, dans le bureau Ovale, aux côtés de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi. En parallèle, le Pentagone aurait largué le 17 mars des munitions à pénétration profonde de plus de deux tonnes sur des sites iraniens fortifiés le long du littoral, servant notamment à abriter des missiles de croisière antinavires, selon le Wall Street Journal. Pour tenter de désamorcer la crise dans le détroit d’Ormuz qui a paralysé le transport de 20 % du pétrole mondial et provoqué une flambée des prix de l’énergie, plusieurs pays occidentaux, dont la France, ont proposé le 19 mars leur aide pour sécuriser la zone.

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    Pour L’Express, le vice-amiral John W. “Fozzie” Miller décrypte les ressorts de ce conflit naval à très haute intensité et esquisse les pistes d’une sortie de crise. Selon lui, “la destruction des équipements, combinée à l’affaiblissement des structures de commandement” en cours va mécaniquement réduire les possibilités pour Téhéran de “maintenir une stratégie de pression sur le détroit”. Combien de temps cela peut-il prendre ? Les Américains vont-ils déployer des hommes sur les îles stratégiques dans la zone ? Ce haut gradé américain livre une évaluation très précise de la situation. Entretien.

    L’Express : La France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon se disent “prêts à contribuer” à sécuriser le détroit d’Ormuz. Que peuvent-ils apporter que les Américains n’ont pas déjà ?

    Vice-amiral John W. Miller : Nos partenaires peuvent apporter une contribution significative. La France dispose d’une marine hautement professionnelle et dotée de capacités importantes, notamment grâce à son porte-avions et à ses navires de surface performants, capables de mener des missions d’escorte et de présence. La France et le Royaume-Uni, mais plus particulièrement la marine française, possèdent également des capacités de déminage qui pourraient s’avérer essentielles si la situation l’exigeait. Leur apport ne résiderait pas tant dans des capacités fondamentalement différentes de celles des Etats-Unis, mais dans le renforcement des moyens existants, grâce à des effectifs supplémentaires et à un nombre accru de navires.

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  • “Où sont les millions ?” : dans les grands groupes français, l’IA générative à l’épreuve du réel

    “Où sont les millions ?” : dans les grands groupes français, l’IA générative à l’épreuve du réel

    En 1987, Robert Solow, économiste américain lauréat du prix Nobel, formulait un constat devenu célèbre : “Vous pouvez voir l’ère informatique partout, sauf dans les statistiques de la productivité.” Quarante ans plus tard, en remplaçant “informatique” par “IA générative”, le paradoxe n’a pas pris une ride. En dépit du bruit médiatique autour de cette technologie depuis plus de trois ans et la sortie de ChatGPT, les résultats tangibles sur l’économie tardent à se concrétiser. Fin février, une gigantesque enquête du National Bureau of Economic Research, menée auprès de 6 000 dirigeants d’entreprises aux Etats-Unis, en Europe et en Australie, concluait que près de neuf entreprises sur dix n’observaient aucun impact perceptible de l’IA générative sur leur emploi ou leur productivité sur les trois dernières années. Le chiffre fait écho à celui du MIT, qui avait défrayé la chronique l’été dernier en affirmant que 95 % des projets associés en entreprise échouaient à délivrer un retour sur investissement.

    Ces derniers mois, L’Express a rencontré plusieurs “grands comptes”, ces sociétés de premier plan de l’Hexagone comme Air France, Total, Axa… Des fleurons du CAC40 dont une partie dispose de bureaux donnant sur la dalle venteuse du quartier d’affaires La Défense. Tous l’admettent : malgré de fortes ambitions et des investissements dépassant parfois les six chiffres, la réalité du terrain est autrement plus modeste. La première difficulté concerne la donnée. L’IA générative repose sur des modèles de langage (LLM), très habiles pour fouiller dans des masses importantes d’informations. Or, si celles-ci sont incomplètes ou éparpillées aux quatre coins de l’entreprise, le résultat sera médiocre. C’est précisément le quotidien de la plupart des grands groupes. Contrairement aux start-up, qui construisent leurs bases de données sur des architectures modernes, ces derniers traînent des décennies de systèmes qui communiquent difficilement, comme un logiciel de comptabilité âgé de 30 ans avec un outil de marketing dernier cri. Les professionnels ont du jargon pour ces problèmes. Les “silos” de données cloisonnées, et le “legacy”, désignant ces systèmes informatiques qui s’empilent depuis plusieurs dizaines d’années.

    LIRE AUSSI : “Les lettres de motivation ne valent plus rien” : comment l’IA rebat les cartes en entreprise

    Au sein de la banque LCL, Didier Lellouche, responsable de l’intelligence artificielle, évoque ainsi son “cimetière des POC” : ces preuves de concept, courantes dans les entreprises, qui permettent de tester la technologie sur des cas d’usage. “Dès lors qu’on voulait intégrer un projet d’IA générative dans le système d’information, ça ne marchait plus. Trop compliqué, trop coûteux.” Les tarifs de l’inférence – le fonctionnement de l’IA, facturé par unité de texte appelé token – sont encore trop “opaques” en fonction de leurs besoins, font entendre des interrogés. A Bpifrance, Lionel Chaine, directeur des systèmes d’information de la banque d’investissement, fournit un ratio édifiant : sur 240 tests d’utilisation de l’IA générative, seuls 17 ont finalement été mis en production. “Tout le monde est en train d’apprendre, ajoute-t-il. Et cette fois, malheureusement, on ne peut pas acheter l’expérience des cabinets de conseil afin de nous guider.” Ghislain de Pierrefeu, consultant chez l’un d’eux, le français Wavestone qui a accompagné plusieurs de ces “grands comptes” dans leur transformation, abonde : “Il y a un vrai décalage entre le discours ambiant – l’idée que l’IA générative change le monde – et la réalité des gains. Tout le monde galère.” Un responsable d’une grande entreprise va plus loin : “L’IA générative est survendue.”

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  • Edouard Philippe : après sa victoire au Havre, son plan pour 2027

    Edouard Philippe : après sa victoire au Havre, son plan pour 2027

    Alcool et migraine : la dernière fois, Edouard Philippe eut une gueule de bois telle que la face du monde faillit en être changée. La face de la France, en tout cas. Le 28 juin 2020, il fête sa réélection au Havre sans modération et jusqu’au petit matin. On n’est pas sérieux quand on est Premier ministre. Le lundi matin, il apparaît les traits tendus, la mine pâle, dans les jardins de l’Elysée, où il écoute Emmanuel Macron s’exprimer devant la convention citoyenne pour le climat. Son air brumeux alimente les spéculations : le président lui aurait-il indiqué la voie de la sortie de Matignon ? Non, ce sera seulement le cas quelques jours plus tard.

    22 mars 2026, six ans ont passé, Edouard Philippe peut encore avoir des maux de tête. Le voici vainqueur, un peu moins de 48 % en triangulaire au second tour, et le poids de l’histoire vient de s’abattre sur lui. On est sérieux quand on est candidat à l’élection présidentielle. Et pas n’importe quelle élection présidentielle : l’ombre d’un face-à-face entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon plane, qui effraie des millions d’électeurs. “Plus les rives du canyon sont élevées, plus la pression sera forte au centre”, confiait-il en janvier, avant d’ajouter en souriant : “La pression, je ne la subis pas, je la bois” (décidément !).

    Edouard Philippe largement réélu au Havre.

    © / Mathias Penguilly / L’Express

    Certains attendaient sa mise en bière politique, ils devront patienter. “On le disait mort, finalement il est vivant, se réjouit un fidèle. Ces municipales ferment une parenthèse de six ans. C’est un petit miracle politique : éloigné des Français et des responsabilités pendant toute cette période, il s’est maintenu. Le score du Havre va être un trésor pour la suite.” Edouard Philippe n’a pas seulement remporté son élection, il a gagné son objectif : arriver lancé à la présidentielle. “Très souvent, les hommes politiques eux-mêmes sous-estiment ce que ça signifie de se remettre en campagne”, remarquait-il en remettant le pied dans l’arène.

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    Au cours des dernières semaines, et malgré sa discrétion nationale, il a voulu, au-delà de la Normandie, envoyer deux messages : il est homme de parole, la cohérence est son dada. Puisque son parti, Horizons, s’est engagé à soutenir Christian Estrosi à Nice, il l’a fait jusqu’au bout, même quand Bruno Retailleau a voulu envoyer promener non pas les Anglais, mais le candidat officiellement poussé par LR, Christian Estrosi, tant il était en perdition. Puisque Horizons s’était engagé à soutenir le LR Jean-Philippe Vetter à Strasbourg, le parti s’est désolidarisé du candidat local Pierre Jakubowicz qui a rallié Catherine Trautmann – alors que l’ancienne ministre rocardienne aurait eu toute sa place dans l’arc allant de “la droite conservatrice à la gauche sociale-démocrate” que l’ancien Premier ministre appelle de ses vœux.

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    Edouard Philippe a même enregistré jeudi une vidéo pour soutenir à Paris Rachida Dati – ce qui a estomaqué jusqu’à ses intimes, vu l’absolue détestation que le premier ressent pour la seconde (et réciproquement). Mais voilà : au moment où François Fillon puis David Lisnard s’affichent avec Eric Ciotti, au moment où Nicolas Sarkozy déjeune avec Jordan Bardella – “la poutre travaille”, copyright -, être le candidat de la droite et du centre suppose quelques efforts… En novembre dernier, il avait revu en tête-à-tête Laurent Wauquiez, ce qui ne lui était pas arrivé depuis 2008.

    Enfin les difficultés commencent. La formule qui vient de la gauche (le député de la SFIO, Alexandre Bracke-Desrousseaux, en 1936) ne connaît pas de frontière. Maintenant commence une nouvelle phase. “On va entrer en primaire implicite”, prévient un proche. “Il a un magistère évident sur le pôle qui est le sien, veut croire un ami. Il a pris son risque, les autres ne l’ont pas fait. La pression (toujours elle) sera forte pour ceux qui voudront tenter un coup ou prendre date.”

    Le 12 avril, Edouard Philippe sera le premier responsable politique – et cela l’amuse – à s’exprimer dans l’Adidas Arena dans le XVIIIe arrondissement de Paris (comme l’a indiqué Le Parisien). Surprendre : ce n’est pas exactement le genre de la maison, c’est pourtant l’un des défis qui l’attend. Il espère ensuite imaginer une nouvelle forme de rencontres avec les Français, pour évaluer ses idées et développer le sillon dont il veut faire sa marque de fabrique : être le maire candidat, celui qui prend le pouls du pays au plus près de sa vérité, dans un souci de proximité plus que de com’ – “la nuit de la République” à la Attal, très peu pour lui. Plusieurs formats ont été soumis à son arbitrage. Ses conseillers vont aussi commencer à tester auprès de certains écosystèmes, ONG environnementales, monde du numérique, milieu de l’énergie, les idées du futur candidat.

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    “Si par extraordinaire – je ne suis pas le favori, ce n’est pas moi le favori -, si par extraordinaire, en 2027 j’étais élu président de la République…”, disait-il mercredi 18 mars pendant le débat de l’entre-deux tours sur France 3 Normandie. Il a promis du “massif” sur le fond, il a donc placé la barre haut, suscité une attente qu’il s’agit de ne pas décevoir. Un temps, il s’est interrogé : fallait-il sortir du bois avant l’été ? Il ne veut surtout pas se tromper de rythme, la question du timing l’a toujours obsédé. Traîner n’est plus une option, accélérer ne peut pas être une fuite en avant. “Il court un marathon depuis 2020, constate un ami. Quand tu accélères, tu ne dois pas te planter. La cloche n’a pas sonné.” La cloche, non, le coup de sifflet qui donne le coup d’envoi, oui.

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  • Italie : pourquoi le référendum sur la magistrature constitue un test crucial pour Giorgia Meloni et son gouvernement

    Italie : pourquoi le référendum sur la magistrature constitue un test crucial pour Giorgia Meloni et son gouvernement

    L’Italie s’apprête à voter pour un référendum crucial. Il s’agit sans doute, note la presse italienne, de l’échéance électorale la plus importante de ces dernières années dans le pays. Et pour cause : ce référendum sur la justice pourrait largement remodeler le fonctionnement de la magistrature en Italie. Mais les élections ont aussi une allure de vote de confiance sur Giorgia Meloni, alors que celle-ci bénéficie actuellement d’une forte popularité, explique Politico.

    Un projet de longue date de la droite

    Concrètement, ce référendum propose d’introduire de nouvelles normes au sein du système judiciaire italien : séparation des carrières entre juges et procureurs, scission en deux du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), nomination des grands magistrats par tirage au sort et instauration d’une nouvelle “Haute Cour disciplinaire”. Si le oui l’emportait, il viendrait valider un projet de réforme dans les cartons depuis près de trente ans. Et renforcerait en outre l’image d’invincibilité que projette aujourd’hui Giorgia Meloni à Rome et à Bruxelles.

    LIRE AUSSI : Giorgia Meloni et l’Europe : les dessous d’une influence grandissante

    Pourtant, si les sondages ont longtemps placé le “oui” en tête pour ce référendum, la marge tend à se réduire avec le “non”. Si bien que Giorgia Meloni s’est lancée dans une croisade contre la magistrature, qu’elle accuse d’être “biaisée à gauche”, suivie par plusieurs membres de son gouvernement, qui redoublent d’efforts pour décrédibiliser le pouvoir judiciaire auprès du grand public. Le ministre de la justice Carlo Nordio a ainsi été jusqu’à accuser le CSM de “fonctionnement quasi mafieux”.

    Polarisation intense

    Des accusations au cœur de la rhétorique de la droite italienne depuis plusieurs décennies, catalysée notamment par l’opération “Mani Pulite” – Mains Propres – des années 1990 et les affaires judiciaires de Silvio Berlusconi. Ces dernières semaines, la campagne pour le “oui” s’est appuyée sur un discours sécuritaire très marqué, la diabolisation des magistrats – accusés d’empêcher le gouvernement de durcir sa politique migratoire – s’accompagnant souvent d’une héroïsation des membres des forces de l’ordre.

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    A l’inverse, au sein de l’opposition, des posts sur les réseaux sociaux fleurissent contre cette réforme. Dépeinte comme une atteinte de plus à la démocratie, elle est parfois présentée comme une porte ouverte à des pratiques similaires à celles de l’ICE – la police de l’immigration – aux Etats-Unis.

    La popularité de Meloni en jeu

    En cas de victoire du non, Giorgia Meloni essuierait son premier revers majeur depuis son arrivée au pouvoir. La Première ministre italienne n’a d’ailleurs pas oublié le précédent de Matteo Renzi, contraint de démissionner après l’échec de son référendum en 2016, et a déjà annoncé qu’elle resterait au pouvoir, quelle que soit l’issue du scrutin. Cependant, note The Post Internazionale, une défaite porterait un coup sévère à la majorité actuelle à un an des élections générales (équivalent des législatives) prévues en 2027.

    LIRE AUSSI : Giorgia Meloni ou la rigueur discrète, par Eric Chol

    Ce référendum est d’autant plus crucial qu’il intervient dans un contexte délicat, marqué par la guerre en Iran. La crise a révélé au grand jour l’alignement de Giorgia Meloni sur l’administration Trump, contre une grande partie de l’opinion publique italienne.

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  • 🔴EN DIRECT. Elections municipales : suivez les résultats du second tour

    🔴EN DIRECT. Elections municipales : suivez les résultats du second tour

    Les électeurs de plus de 1 500 communes de France étaient appelés aux urnes ce dimanche 22 mars pour un second tour des élections municipales très incertain dans la plupart des grandes villes, de Paris à Marseille en passant par Lyon, Nantes, Lille et Strasbourg.

    Dans la capitale, la candidate LR Rachida Dati entend profiter de la fusion avec la liste centriste de Pierre-Yves Bournazel et du retrait de celle de Sarah Knafo (Reconquête!) pour espérer l’emporter face à son adversaire PS Emmanuel Grégoire.

    Au niveau national, à 17 heures, le taux de participation était de 48,10 %, en hausse par rapport au précédent scrutin de 2020 (34,67 %) bouleversé par la pandémie de Covide-19, mais en deçà de 2014 (52,36 %).

    18h00

    Participation, nombre de candidats, salaire : en France, le rôle à part du maire

    Par rapport à nos voisins européens, les élections municipales françaises illustrent l’importance des édiles dans la vie politique. Ecoutez l’épisode de notre podcast >>>

    17h30

    Un taux de participation de 48,10 % à 17h

    La participation s’élevait à 48,10 % à 17 heures, a annoncé le ministère de l’Intérieur, soit un taux presque identique à celui du premier tour. En 2020, pendant la pandémie de Covid-19, la participation n’était que de 34,67 % à l même, tandis qu’elle s’était élevée à 52,36 % en 2014.

    LIRE AUSSI : Triangulaires, quadrangulaires… Le second tour des municipales est-il plus éclaté qu’en 2020 ?

    Selon l’institut Elabe, le taux de participation à 20 heures devrait être de 57 %.

    17h00

    Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy, François Hollande : revenir à l’Elysée, la mission impossible des ex-présidents

    Hier Nicolas Sarkozy, aujourd’hui François Hollande, demain Emmanuel Macron ? L’Histoire a établi des règles dont le respect est de rigueur pour avoir une chance, minime, de revenir à l’Elysée.

    >>> Lire notre analyse.

    16h45

    Suivez la soirée électorale avec L’Express

    Bonjour à tous, bienvenue sur notre live politique. L’Express se mobilise ce soir pour vous faire vivre le second tour des élections municipales en France. 

    LIRE AUSSI : Municipales : quand fragmentation rime avec polarisation, par Eric Chol

    A partir de 20 heures, vous pourrez découvrir les principaux résultats, ainsi que nos interviews et analyses de la soirée électorale. Sur les réseaux sociaux, nous vous proposerons aussi des vidéos avec nos journalistes pour tout comprendre.

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  • Les maires français sous-payés ? Voici combien gagnent leurs homologues en Europe

    Les maires français sous-payés ? Voici combien gagnent leurs homologues en Europe

    Depuis 2020, 2 189 maires ont démissionné avant la fin de leur mandat, d’après l’Observatoire de la démocratie de proximité, dont 41,7 % élus dans des communes de moins de 500 habitants. C’est un record : jamais une mandature n’avait connu autant d’abandons de la part des édiles français. Tensions politiques locales, épuisement physique et moral, désillusion par rapport à la fonction… Les raisons de ces départs sont nombreuses.

    Une chose est sûre : face à la complication du métier d’élu, leur rémunération ne suffit pas à les retenir. La moitié des maires français sont élus dans une commune de moins de 500 habitants, ce qui signifie qu’ils perçoivent une indemnité maximale d’environ 1 200 euros par mois, soit deux tiers du Smic mensuel brut. Bien souvent, ces plafonds sont en deçà de ceux en vigueur chez nos voisins européens. A l’occasion des élections municipales, faisons un tour d’Europe de la rémunération des maires.

    L’indemnisation des maires de petites communes françaises est plus faible que le Smic.

    © / Manon Guibon / L’Express

    En Espagne, des maires payés en fonction de leur temps de travail

    Le barème fixé par la loi espagnole prévoit une rémunération différente en fonction de la taille de la commune et de l’investissement du maire. Dans les plus petites municipalités, on considère que les édiles ne travaillent qu’à temps partiel et touchent une indemnité maximale d’environ 30 000 euros par an. Cette rémunération grimpe par paliers : les maires de Bilbao et de Madrid touchent ainsi plus de 110 000 euros par an, soit environ 20 000 euros annuels de plus que… le Premier ministre espagnol.

    En Italie, une revalorisation pour contrer la crise des vocations

    A la fin des années 2010, de nombreuses communes de la Botte peinaient à trouver des candidats aux municipales. De plus, ces dernières années, les missions des élus locaux italiens se sont fortement accrues et, dans les plus petites municipalités, le maire était rémunéré bien en dessous du salaire minimum. Une réforme amorcée en 2021 a permis d’augmenter ces niveaux de rémunération d’environ 50 %. Aujourd’hui, un maire italien touche entre 2 000 (pour les plus petites communes) et 14 000 euros par mois (pour les grandes métropoles).

    LIRE AUSSI : Comment nos voisins élisent leur maire : tour d’Europe des petites bizarreries électorales

    Aux Pays-Bas, des maires non-élus et grassement payés

    Les maires néerlandais ne sont pas élus par leurs concitoyens mais nommés par l’administration centrale sur proposition du conseil municipal. Concrètement, une offre est diffusée par la Couronne à destination des candidats potentiels, avec un salaire établi, en général très élevé : de 6 500 à 12 200 euros par mois en fonction de la taille de la commune. Les édiles locaux disposent aussi d’une enveloppe de 412 euros mensuels pour les frais, d’une prime de 8 % pour les vacances et d’une prime de 9,8 % en fin d’année. Un vrai trésor !

    En Pologne, des bourgmestres égaux, peu importe la taille de la ville

    La grille de salaires des maires polonais est particulièrement resserrée : l’indemnité maximale oscille entre 11 100 et 11 650 zlotys par mois (entre 2600 et 2730 euros), peu importe la taille de la commune. A cette indemnité, il est possible d’ajouter une enveloppe supplémentaire de 3 400 à 3 760 zlotys (de 800 à 880 euros) pour compenser les frais des édiles. Le maire de Varsovie dispose d’un statut particulier et d’une rémunération à peine supérieure à ces plafonds.

    Le salaire de base des maires français est plus bas qu'ailleurs en Europe.

    Le salaire de base des maires français est plus bas qu’ailleurs en Europe.

    © / Mathias Penguilly / L’Express

    En Allemagne, un système complexe et inégalitaire, à cause du fédéralisme

    Dans les pays germaniques, le barème de rémunération des maires est une prérogative des Länder, l’équivalent des régions. Il existe une grande disparité d’un Land à l’autre, mais environ 8 000 des 11 000 maires allemands ne perçoivent aucun salaire pour leur mission. Ils doivent alors se satisfaire d’une enveloppe pour frais de mandat souvent dérisoire : dans le Brandebourg, elle oscille entre 320 euros par mois pour les communes de moins de 500 habitants, à 2 120 euros pour celles qui en comptent plus de 10 000.

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  • “Devant elle, je faisais attention…” : comment les opinions politiques de vos collègues affectent votre performance

    “Devant elle, je faisais attention…” : comment les opinions politiques de vos collègues affectent votre performance

    “Quand j’avais des clients au téléphone, je faisais attention à ce que je disais devant elle.” Christelle, jeune avocate associée dans un cabinet de la région lyonnaise, se souvient avoir eu du mal à gérer, au quotidien, les convictions politiques très à gauche d’une collaboratrice, qui s’invitaient régulièrement dans les conversations et votait pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. Avec la montée des extrêmes, confie-t-elle, certaines proximités deviennent plus difficiles : “Travailler avec quelqu’un qui vote La France insoumise ou le Rassemblement national me pose de plus en plus problème”, lâche cette électrice de droite. Et une fois la journée terminée ? “En dehors du cabinet, je préfère les gens de gauche en général !”.

    Ce témoignage pourrait presque prêter à sourire s’il ne révélait pas un phénomène bien réel : l’effet de la polarisation politique sur les environnements de travail. Une étude récente menée par HEC auprès de salariés du privé montre d’ailleurs que ces clivages tiennent moins aux différences sociales qu’à la qualité du lien entre collègues. Mais ces tensions ont-elles un effet mesurable sur la performance ? C’est ce qu’ont cherché à établir deux chercheurs américains dans une étude publiée en octobre dans la revue Management Science.

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    Balazs Kovacs, professeur de comportement organisationnel à la Yale School of Management, et Tim Sels, chercheur à Berkeley, ont mesuré comment les différences politiques influencent la performance individuelle, en adoptant une méthode pour le moins originale : analyser les données du circuit professionnel de golf PGA Tour entre 1997 et 2022. La raison ? En répartissant les joueurs en groupes de deux ou trois de manière aléatoire, ce tournoi permet d’établir plus solidement un lien de causalité entre différences politiques et performance. “S’il n’y a pas de randomisation, les individus se sélectionnent eux-mêmes : ils choisissent de travailler avec des personnes qui leur ressemblent, et dans ce cas, on a beaucoup moins de prise sur la causalité”, explique Balazs Kovacs à L’Express.

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  • Le Texas prêt à basculer ? James Talarico, le démocrate populiste que Donald Trump déteste

    Le Texas prêt à basculer ? James Talarico, le démocrate populiste que Donald Trump déteste

    “Il est temps de renverser la table”. Le slogan de campagne de James Talarico a le mérite de parfaitement résumer son ambition. Le candidat démocrate à l’un des deux postes de sénateur du Texas lors des élections de mi-mandat en novembre prochain rêve de décrocher une fonction occupée sans partage par les républicains depuis… 1993. Pour y parvenir, ce Texan de 36 ans s’appuie sur un message à la fois religieux et populiste qui lui a permis d’écarter sans trop de difficultés sa concurrente à l’investiture démocrate, Jasmine Crockett, le 3 mars (il a obtenu 52,5 % des voix).

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    Une stratégie adaptée aux spécificités du “Lone Star State” – le deuxième Etat le plus peuplé du pays derrière la Californie, avec 30 millions d’habitants -, et qui trouve en partie ses racines dans la vie de James Talarico. Le candidat, qui siège depuis sept ans à la Chambre des représentants du Texas après avoir conquis une circonscription ayant voté pour Donald Trump en 2016, a mis entre parenthèses ses études de séminariste pour mener à bien sa campagne sénatoriale. “James Talarico est membre de l’Église presbytérienne des Etats-Unis, un groupe religieux théologiquement libéral, pointe Ryan Burge, professeur de sciences politiques à l’université de Saint-Louis (Missouri) spécialisé dans l’impact de la religion sur la vie politique américaine. Ils sont moins conservateurs sur le plan théologique que les évangéliques, notamment sur des questions comme le mariage gay ou l’avortement, en raison d’une approche plus souple de l’interprétation de la Bible”. Et cet expert d’ajouter : “Talarico essaie de se positionner comme une sorte de démocrate de la vieille école, modéré et centriste – dans un État assez républicain -, mais aussi religieux.”

    Opposer le peuple aux milliardaires

    Lors de ses interventions publiques, le candidat n’hésite pas à utiliser la religion pour faire passer son message. Sur son site de campagne, une vidéo le montre debout à l’arrière d’un pick-up, sur le parvis d’une église, expliquer à la foule venue l’écouter son “message d’amour” à l’opposé de celui des chrétiens nationalistes qui “se promènent avec la bouche pleine de citations bibliques et le cœur plein de haine”. Ce choix sémantique reste néanmoins risqué pour le Texas, d’après Mark P. Jones, professeur à l’université de Rice à Houston (Texas) spécialisé dans la politique de cet Etat: “Sa conception du christianisme, de la Bible et de Dieu ne correspond pas à celle de la majorité des chrétiens texans, elle se situe bien plus à gauche. Et à bien des égards, ses positions concernant la Bible sont plus susceptibles de les mettre en colère que de les rapprocher de lui.”

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