Category: Politique

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  • EN DIRECT, guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky accuse la Biélorussie de continuer à laisser la Russie utiliser son territoire pour attaquer son pays

    EN DIRECT, guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky accuse la Biélorussie de continuer à laisser la Russie utiliser son territoire pour attaquer son pays

    Des explosions à Boutcha font plusieurs blessés parmi les forces de l’ordre

    « Deux agents des forces de l’ordre ont été blessés » et « hospitalisés » après deux explosions, lundi matin, à Boutcha (📍), dans l’oblast de Kiev, selon le responsable de l’administration militaire régionale, Mykola Kalachnyk, dans un message sur Telegram.

    Un suspect, un citoyen ukrainien né en 2004, a été arrêté, selon le procureur général d’Ukraine, Ruslan Kravchenko. Sur Telegram, il qualifie ces explosions de « double attentat », et affirme que cet événement n’est « pas isolé ». « Au cours des derniers mois, des attentats similaires et des tentatives ont été recensés à Lviv, Kiev, Dnipro, Mykolaïv et Odessa. Ces crimes présentent des caractéristiques communes : engins explosifs improvisés, déclenchement à distance, coordination via des messageries et recrutement des exécutants », précise le procureur.

    Il accuse les « services spéciaux russes » d’organiser « des attaques contre les forces de l’ordre, les militaires et la sécurité civile à l’intérieur du pays ».

    Les ministres des affaires étrangères des pays de l’Union européenne doivent se rendre à Boutcha le 31 mars, pour le quatrième anniversaire du massacre survenu dans cette ville ukrainienne, en 2022.

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  • Olivier Faure et les municipales : contradictions, manque de flair et capital esquinté

    Olivier Faure et les municipales : contradictions, manque de flair et capital esquinté

    Olivier Faure est un personnage soumis aux interprétations… passionnées. On a connu l’unioniste pour son inféodation aux insoumis. On a reconnu le rocardien pour son mano à mano budgétaire avec Sébastien Lecornu. Alors comment définir l’homme politique, par-delà la plasticité stratégique ? Comment décrire celui qui paraphe un communiqué dénonçant les propos antisémites de Jean-Luc Mélenchon puis, quelques jours plus tard, avalise l’union dans certaines villes de France entre le PS et LFI ? Il existe tant de façons de dire les mêmes choses. Par exemple, il serait un premier secrétaire “sans états d’âme”, selon son prédécesseur, Jean-Christophe Cambadélis. Les fidèles du dirigeant du Parti socialiste pensent un peu pareil, mais le disent, eux, en toute amitié. “On pense parfois que son principal défaut, c’est qu’il navigue à vue. C’est en réalité sa principale qualité : il s’adapte à chaque situation du moment que cela sert l’objectif qu’on s’est fixé”, analyse Luc Broussy, l’un de ses plus proches lieutenants. En politique, Olivier Faure a donc les qualités de ses défauts, et un instinct de survie redoutable.

    “Les élections servent aussi à vérifier des stratégies”

    Et puis son flair lui fit défaut. Dimanche 22 mars, les listes d’union des socialistes avec les insoumis, celles qu’il a laissées faire, ont été majoritairement battues. Quand les mélenchonistes en tête ont tendu la main aux socialistes, à Limoges ou à Toulouse, les candidats de droite ont été élus ou réélus dans leurs mairies respectives. Lorsque les roses ont compté sur l’union avec les listes de La France insoumise pour conserver leur trône sous pavillon à Clermont-Ferrand ou Avignon, ils ont aussi été délogés par la droite. La réélection dans cette même configuration de Johanna Rolland à Nantes, elle, demeure une exception au tableau. Les insoumis portent-ils malheur ?

    LIRE AUSSI : Alliances PS-LFI aux municipales : François Hollande et Raphaël Glucksmann, les dessous d’un désaveu

    À travers cette dynamique, c’est le Parti socialiste tout entier que ces élections municipales ont mis face à ses contradictions. “La direction a souvent le dos large pour assumer ce que les gens localement n’assument pas trop”, soufflait un proche du premier secrétaire, au lendemain du premier tour, face aux accusations en inféodation dont le patron était la cible. Après tout, l’ami de François Hollande François Cuillandre, un anti-LFI chevronné, a également donné dans l’alliance avec les diables mélenchonistes. Est-ce l’usure du pouvoir après 25 ans de règne, ou sa main tendue à sa némésis locale à bâbord qui a rendu la victoire impossible ? Quelques jours avant le second tour, devant la presse, Pierre Jouvet admettait la portée expérimentale de telles alliances : “Si l’on perd des villes avec ces configurations, on en tirera les conséquences. Les élections servent aussi à vérifier des stratégies”. “Ce soir, La France insoumise ne gagne rien et, pire, elle fait perdre la gauche”, a-t-il dit au lieutenant insoumis Paul Vannier, sur un plateau télévisé.

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  • En Hongrie, Marine Le Pen apporte son soutien à son « ami » Viktor Orban

    En Hongrie, Marine Le Pen apporte son soutien à son « ami » Viktor Orban

    Au lendemain d’élections municipales où son parti n’a pas brillé autant qu’elle l’espérait en France, la leader du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, s’est rendue à Budapest, lundi 23 mars, pour apporter son soutien à son « ami » Viktor Orban, en vue des élections législatives hongroises prévues le 12 avril. En difficulté dans les sondages, le premier ministre nationaliste multiplie les grands rassemblements de soutien internationaux pour montrer à ses électeurs « qu’il n’est pas isolé » sur la scène politique européenne.

    Lundi, dans le cadre de ce qui a été présenté comme la « première grande assemblée » des Patriotes pour l’Europe, les chefs de file de ce groupe d’extrême droite au Parlement de Strasbourg ont multiplié les éloges à son endroit. « Viktor Orban est un visionnaire, et surtout un pionnier », a lancé Marine Le Pen, en vantant « une Hongrie devenue un emblème de peuple fier » devant un public constitué de quelques centaines de fidèles du Fidesz, le parti de Viktor Orban, et d’une presse tenue à l’écart derrière des barrières et un service d’ordre rugueux.

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  • Municipales : Marine Tondelier ou la dérive de la disqualification morale, par Gérald Bronner

    Municipales : Marine Tondelier ou la dérive de la disqualification morale, par Gérald Bronner

    Comme on pouvait s’y attendre, le second tour des municipales a fait scintiller les polarisations politiques qui traversent la société française, notamment parce qu’elles ont donné lieu à des alliances que certains jugent contre nature. Il a souligné, par exemple, la vacuité de la ligne politique d’un PS qui promet au national ce qu’il défait au niveau local. De ce point de vue, la situation strasbourgeoise est emblématique. Une figure historique du socialisme, Catherine Trautmann, élue au second tour, avait décidé de proposer un accord avec un candidat du centre droit plutôt que d’envisager une alliance entre écologistes et gauche radicale.

    Cette “transgression” a été décrite par ceux à qui elle déplaît comme une offense faite à la morale. C’est le cas de Marine Tondelier, qui manque rarement une occasion de faire connaître sa vertu, et trouvait honteux la préférence de la socialiste. A tel point qu’elle prenait – ou peut-être feignait de prendre – au sérieux la déclaration opportune de Julien Odoul, cadre du RN, qui a fait savoir que, s’il était électeur strasbourgeois, il mettrait un bulletin Trautmann dans l’urne. “Soutenue par un raciste”, voici la synthèse de la situation que propose la leader écologiste.

    LIRE AUSSI : “Le PS s’est tiré une balle dans le pied pour 2027” : l’analyse au vitriol de Gérard Grunberg

    L’écologiste est trop jeune peut-être pour s’en souvenir, mais l’ancienne (et future) maire de Strasbourg a organisé l’une des plus grandes manifestations contre le FN d’alors. C’était en 1997. Par ailleurs, la façon dont elle a mené sa carrière laisse peu d’arguments pour douter de sa probité. Pourtant, c’est bien sur le registre de la morale que les uns et les autres s’entre-déchirent : chacun incarnant – c’est classique – la rive du bien à partir de laquelle on scrute les compromissions.

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  • Vers une première « COP Océans » en janvier 2027 à New York pour faire face aux menaces contre les écosystèmes marins

    Vers une première « COP Océans » en janvier 2027 à New York pour faire face aux menaces contre les écosystèmes marins

    Les pays membres du traité historique pour protéger la haute mer vont proposer de tenir leur première réunion formelle (COP1) en janvier 2027 au siège de l’ONU à New York. Après consultations avec les divers Etats membres, « nous allons recommander au secrétaire général que la première réunion de la COP soit convoquée du 11 au 22 janvier 2027 au siège de l’ONU », a déclaré lundi 23 mars Janine Coye-Felson, coprésidente de la commission préparatoire à la mise en œuvre de ce traité officiellement entré en vigueur au début de l’année.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le traité pour protéger la haute mer, ratifié par 60 pays, entrera en vigueur début 2026

    Cette commission préparatoire tient pendant deux semaines sa dernière réunion à New York pour préparer les décisions qui devront être prises lors de cette première COP, comme certaines règles de fonctionnement ou le lieu du secrétariat.

    Après des années d’attente pour les défenseurs des océans, le traité, désormais ratifié par 85 pays et signé par 144, est entré en vigueur, sur le papier, fin janvier. Mais la plupart des instruments qu’il prévoit auront besoin de décisions spécifiques des COP successives pour prendre vie, en particulier les futures aires marines protégées en haute mer.

    Le texte, adopté en juin 2023, vise à contrecarrer les multiples menaces qui pèsent sur les océans.

    Seul 1 % de la haute mer est protégé

    Alors que les écosystèmes marins sont menacés par le changement climatique, les pollutions et la surpêche, la science a prouvé l’importance de protéger tout entiers ces océans foisonnant d’une biodiversité souvent microscopique, qui fournissent la moitié de l’oxygène que nous respirons et limitent le réchauffement en absorbant une partie importante du CO2 émis par les activités humaines.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Face à une surpêche toujours élevée, les scientifiques recommandent de baisser les captures

    La haute mer commence là où s’arrêtent les zones économiques exclusives (ZEE) des Etats, à un maximum de 200 milles nautiques (370 kilomètres) des côtes et n’est sous la juridiction d’aucun Etat. Même si elle représente près de la moitié de la planète et plus de 60 % des océans, elle a longtemps été ignorée dans le combat environnemental.

    Aujourd’hui, environ 1 % seulement de la haute mer fait l’objet de mesures de conservation. Mais, en 2022, l’ensemble des Etats de la planète se sont engagés lors de la COP15 sur la biodiversité à protéger, d’ici 2030, 30 % des terres et des océans de la planète. Pour y parvenir, le nouveau traité est capital.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Dans l’océan, la chaîne alimentaire menacée par l’exploitation minière des grands fonds

    Le Monde avec AFP

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  • Aux municipales, la débâcle des écologistes : “Les maires RN ont adopté une approche moins clivante”

    Aux municipales, la débâcle des écologistes : “Les maires RN ont adopté une approche moins clivante”

    La “vague” écologiste de 2020, ne serait-elle finalement qu’une parenthèse ? Sur les neuf grandes villes remportées six ans plus tôt, six ont été perdues ce dimanche 22 mars, au soir du second tour des élections municipales. A Bordeaux, Pierre Hurmic chute face au macroniste Thomas Cazenave tandis qu’à Strasbourg, Jeanne Barseghian est nettement devancée par Catherine Trautmann, l’ancienne maire socialiste. Même scénario à Besançon, où l’édile sortante s’incline face à un candidat LR, et à Poitiers, où la maire écologiste est battue dans une triangulaire. A Annecy comme à Colombes, enfin, les maires écologistes cèdent également leur fauteuil.

    Face à l’ampleur du reflux, les Verts se consolent depuis, avec la réélection de Grégory Doucet dans la ville des Gones. Mais celle-ci reste courte, le maire sortant n’ayant devancé Jean-Michel Aulas que d’un point, et n’aurait pas été possible sans le ralliement à La France insoumise, scellé au lendemain du premier tour. Par ailleurs, la mauvaise campagne de l’ancien patron de l’Olympique lyonnais a probablement aidé à la victoire de l’écologiste, donné perdant dans toutes les configurations voilà encore quelques semaines.

    LIRE AUSSI : Municipales : Marine Tondelier ou la dérive de la disqualification morale, par Gérald Bronner

    Mais alors, comment expliquer un tel désaveu des écologistes, alors même que la question environnementale continue à figurer parmi les premières préoccupations des Français derrière le pouvoir d’achat et la sécurité ? Si leur capitaine, Marine Tondelier, concède à demi-mot des “erreurs de communications”, les raisons de cet échec cuisant pourraient bien être plus profondes, comme l’analyse Marc Le Chevallier, politologue et chercheur franco-britannique au UCL Policy Lab.

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  • En Colombie, un avion militaire s’écrase près de la frontière avec l’Equateur, au moins 48 blessés

    En Colombie, un avion militaire s’écrase près de la frontière avec l’Equateur, au moins 48 blessés

    Les autorités colombiennes ont annoncé, lundi 23 mars, le crash d’un avion militaire dans le sud du pays avec 125 personnes à son bord, dont 48 sont blessées selon un premier bilan. La cause de l’accident n’était pas connue dans l’immédiat.

    Le ministre de la défense, Pedro Arnulfo Sanchez, a annoncé sur le réseau social X qu’un avion Hercules de l’armée colombienne « a subi un tragique accident lors de son décollage (…) alors qu’il transportait des troupes », à Puerto Leguizamo, près de la frontière avec l’Equateur. « Des unités militaires se trouvent déjà sur place », a ajouté M. Sanchez, en évoquant « un événement profondément douloureux pour le pays ».

    Le chef de la force aérospatiale colombienne, le général Carlos Fernando Silva Rueda, a ensuite fait part lors d’une conférence de presse d’un bilan provisoire, évoquant « 48 blessés » parmi les 114 militaires et 11 membres d’équipage à bord.

    La chaîne de télévision RCN a diffusé des images d’un fuselage d’avion en flammes dans une clairière.

    Cette zone frontalière instable est le théâtre d’une intense activité militaire depuis plusieurs semaines, les armées colombienne et équatorienne, qui tentent d’affaiblir les groupes armés impliqués dans le trafic de drogue.

    Il s’agit du deuxième crash en moins d’un mois impliquant un Hercules C130 en Amérique du Sud. Un avion-cargo militaire bolivien transportant des billets de banque s’est écrasé lors de son atterrissage près de La Paz le 27 février, faisant 24 morts.

    L’Hercules est un avion quadrimoteur à turbopropulseurs construit par Lockheed Martin. Réputé pour sa capacité à décoller de pistes de fortune, il est largement utilisé par les armées du monde entier et peut transporter aussi bien des troupes que des véhicules.

    Lire aussi | La Colombie accuse l’Equateur d’avoir bombardé son territoire, ce que dément l’armée équatorienne

    Le Monde avec AFP

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  • “Ce que fait le président est crucial” : Mark Rutte, indéfectible soutien de Donald Trump

    “Ce que fait le président est crucial” : Mark Rutte, indéfectible soutien de Donald Trump

    Même lorsque ses relations avec les dirigeants européens sont au plus froides, le président américain Donald Trump sait posséder en la personne de Mark Rutte, le secrétaire général de l’Otan, un allié sur lequel il peut toujours compter. Ce week-end, ce dernier s’est fait le relais de son argumentaire quant au bienfondé de la guerre contre l’Iran, à l’occasion de deux interviews pour des chaînes de télévision américaines. “Je sais qu’il y a beaucoup de débats en Europe et aux Etats-Unis sur cette campagne du président contre l’Iran, à savoir si elle est bien nécessaire, mais laissez-moi vous le dire, elle est cruciale”, a-t-il déclaré sur Fox News le 22 mars, avant de renchérir sur CBS News le même jour : “Ce que fait le président ici, à savoir priver l’Iran de ses capacités en matière de missiles balistiques et de capacités nucléaires, est d’une importance cruciale.” Il a poursuivi en assurant Donald Trump de sa compassion quant au faible taux d’approbation que son action suscite parmi l’opinion américaine : “J’ai vu les sondages, mais j’espère vraiment que le peuple américain le soutiendra, car il agit ainsi pour rendre le monde entier plus sûr.”

    Interrogé sur le peu d’enthousiasme des dirigeants européens face au conflit, il a justifié cela par le fait qu’ils avaient dû être laissés hors des préparatifs militaires, mais que tout rentrait dans l’ordre désormais au vu de la promesse de 22 pays, dont 17 membres de l’Otan, de participer aux efforts pour la réouverture du détroit d’Ormuz.

    Messages zélateurs

    Ce n’est pas la première fois, loin de là, que l’ex-Premier ministre néerlandais se répand en louanges à l’égard du président américain. En juin 2025, lors de la première campagne de bombardements israélo-américaine contre des sites militaires en Iran, Mark Rutte avait suscité des réactions embarrassées lorsqu’il avait appelé le président américain “Daddy”. Donald Trump venait de se lancer dans une comparaison hasardeuse entre le conflit entre Israël et l’Iran et “des enfants qui se battent comme des chiffonniers dans la cour de récréation”, et Rutte avait repris la métaphore lors d’un sommet de l’Otan : “Papa [Daddy] doit parfois hausser le ton”.

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    Choisi précisément pour sa proximité avec le président américain, guère tendre avec l’Otan, Rutte lui a également adressé quelques messages zélateurs que leur destinataire s’est fait une joie de rendre publics : “Félicitations et merci pour votre action décisive en Iran. C’était vraiment extraordinaire et quelque chose que personne d’autre n’avait osé faire”, écrivait Mark Rutte, avant d’embrayer sur la décision des pays membres de l’Otan de passer leur contribution au budget de l’Otan à hauteur de 5 % de leur PIB à horizon 2035 : “Vous allez réaliser quelque chose qu’AUCUN président américain n’était parvenu à faire durant des décennies”, en reprenant la typographie en majuscules qu’affectionne Donald Trump. “L’Europe va payer un prix ÉNORME” pour financer sa défense “comme elle le devait” et “ce sera votre victoire”. Plus récemment, en janvier, un message a été divulgué par Donald Trump, dans lequel Rutte se gardait bien de le réfréner dans ses désirs d’annexion du Groenland. “Monsieur le Président, cher Donald — ce que vous avez accompli aujourd’hui en Syrie est incroyable [NDR : des frappes contre l’Etat islamique]. J’utiliserai mes interventions médiatiques à Davos pour mettre en valeur votre action là-bas, à Gaza et en Ukraine. Je suis déterminé à trouver une solution sur le Groenland. J’ai hâte de vous voir. Bien à vous, Mark”. Du pain bénit pour l’ego du président américain.

    “Pas sourd” aux critiques

    Sur CBS, ce week-end, Mark Rutte a embrassé le narratif américain dans sa totalité et a botté en touche face aux critiques de la journaliste Margaret Brennan, qui l’interrogeait notamment sur les bénéfices que retire Poutine de la guerre au Moyen-Orient, laquelle a fait bondir le prix du baril de pétrole et a permis un allègement d’un mois des sanctions américaines sur une partie du pétrole russe.

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    “Ses efforts pour mener à bien la guerre en Ukraine sont essentiels, a répondu Mark Rutte à propos de l’action de Donald Trump. Il a été le seul à parvenir à briser l’impasse avec Vladimir Poutine lorsqu’il a passé le premier appel téléphonique en février de l’année dernière, et il n’a cessé, avec son équipe, de faire le nécessaire”. Début mars, Mark Rutte avait déclaré dans une interview à Reuters qu’il “[n’était] pas sourd” aux critiques quant à sa proximité avec Donald Trump. Mais qu’il estimait que l’action de celui-ci “méritait ses éloges”.

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  • EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : Benyamin Nétanyahou dit avoir parlé à Donald Trump et précise qu’Israël continuera ses frappes sur l’Iran et le Liban

    EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : Benyamin Nétanyahou dit avoir parlé à Donald Trump et précise qu’Israël continuera ses frappes sur l’Iran et le Liban

    La Suède renforce la sécurité autour des ambassades à Stockholm

    La police suédoise a annoncé, lundi, qu’elle renforçait les mesures de sécurité dans le quartier autour des ambassades américaine et israélienne à Stockholm, les agents obtenant des pouvoirs spéciaux pour fouiller les personnes et les véhicules.

    Une zone du centre de Stockholm, connue sous le nom de Diplomatstaden (« la cité diplomatique »), sera désignée « zone de sécurité » à compter de mardi et jusqu’au 7 avril, a précisé la police dans un communiqué.

    « Le conflit armé en cours au Moyen-Orient… ne se limite pas à cette seule zone géographique. Le conflit a également eu des répercussions dans d’autres régions où des intérêts israéliens, juifs et américains sont présents », a-t-elle ajouté.

    La désignation d’une zone comme zone de sécurité signifie que la police pourra fouiller les personnes et les véhicules sans qu’il y ait de soupçon formel d’infraction. « Concrètement, cela signifie que la police sera plus présente que d’habitude et effectuera davantage de contrôles préventifs », selon le communiqué.

    La Suède a créé les zones de sécurité en 2024 en réponse à une recrudescence de la violence liée aux réseaux criminels. La police suédoise a déjà renforcé la sécurité autour de cibles potentielles depuis début mars.

    Les services de sécurité suédois (Säpo) ont accusé dès mai 2024 l’Iran de recruter des membres de gangs criminels suédois pour commettre des « actes de violence » contre des intérêts israéliens et autres en Suède – une accusation que l’Iran a niée.

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  • Guerre au Moyen-Orient : cette insurrection espérée qui n’est pas venue

    Guerre au Moyen-Orient : cette insurrection espérée qui n’est pas venue

    Il y avait donc un plan. Ou, tout du moins, un espoir. Celui que le gouvernement iranien, après une première salve de bombardements ayant décapité ses leaders, soit renversé par une insurrection populaire. C’est ce que révèle le New York Times dans un article publié ce lundi, fondé sur des entretiens avec des responsables américains ou israéliens, qui se sont exprimés sous couvert d’anonymat. Dans les jours précédant l’intervention israélo-américaine contre l’Iran, le responsable du Mossad, David Barnea, a expliqué au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou que son service serait à même de déclencher des émeutes et protestations susceptibles de conduire à la chute du régime de Téhéran. David Barnea a partagé ces perspectives avec des responsables de l’administration Trump lors d’un voyage à Washington à la mi-janvier. Le Premier ministre israélien l’a pris au mot, de même que le président Trump, qui s’est adressé en ces termes à la population iranienne dans son premier discours après les bombardements israélo-américains : “Prenez le contrôle de votre gouvernement : il ne vous reste plus qu’à le faire.” Evidemment, les choses ne se sont pas passées ainsi. L’Iran réplique depuis un mois par des attaques tous azimuts contre ses voisins du Golfe persique, plongeant la région et le monde dans une grande incertitude, à tout le moins économique.

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    Outre-Atlantique, l’optimisme de David Barnea était loin d’être partagé par tous. Des responsables militaires avaient indiqué à Donald Trump que les Iraniens ne descendraient pas dans la rue pour manifester tant que les États-Unis et Israël continueraient à larguer des bombes, tandis que des responsables du renseignement jugeaient faible la probabilité d’un soulèvement populaire. Nate Swanson, ancien responsable du Département d’État et de la Maison-Blanche et membre jusqu’en juillet de l’équipe de négociation sur l’Iran, a déclaré au quotidien américain : “Beaucoup de manifestants ne descendent pas dans la rue parce qu’ils risquent de se faire tirer dessus (…) Ils vont se faire massacrer. C’est une chose. Mais la deuxième chose, c’est qu’il y a une bonne partie de la population qui souhaite simplement une vie meilleure, et qui est pour l’instant mise à l’écart. Ils n’aiment pas le régime, mais ils ne veulent pas mourir en s’y opposant. Ces 60 % vont rester chez eux.” Le 12 mars, Donald Trump a semblé prendre acte de cet état de fait, en disant à Fox News radio que l’Iran avait déployé des forces de sécurité dans les rues “qui mitraillent les gens dès qu’ils tentent de manifester (…) Il y a toujours des opposants fervents au régime, mais ils ne sont pas armés et ils ne parviennent pas à faire descendre la majorité de la population dans la rue.”

    La piste kurde

    L’une des pistes envisagées pour la rébellion résidait du côté des milices kurdes, auxquelles la CIA a fourni armes et conseils. Lors d’un point presse le 4 mars, le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, un porte-parole de l’armée israélienne, avait répondu à la question de savoir si Israël menait des bombardements dans l’ouest de l’Iran afin de faciliter une invasion kurde : “Nous menons des opérations de grande envergure dans l’ouest de l’Iran afin d’affaiblir les capacités du régime iranien, d’ouvrir la voie vers Téhéran et de garantir notre liberté d’action.” Rien n’est venu pourtant de ce côté-là non plus, et pour cause.

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    Bafel Talabani, président de l’Union patriotique du Kurdistan, l’un des principaux partis politiques kurdes irakiens, estimait lors d’une interview sur Fox News qu’une avancée kurde pourrait être contre-productive. Il disait de la population iranienne : “Je pense que s’ils craignent que l’arrivée de Kurdes venus d’ailleurs provoque une scission ou une fragmentation de leur pays, cela pourrait en réalité unir le peuple contre ce mouvement séparatiste.” La Turquie s’est elle aussi vivement opposée à une telle perspective et l’a fait savoir à l’administration Trump par le biais de son ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, auprès du secrétaire d’État Marco Rubio.

    Le durcissement du régime anticipé par la CIA

    Parmi les scénarios envisagés par la CIA avant l’intervention militaire, celui d’un effondrement total du régime était jugé improbable : sa capacité de résistance était établie de longue date, et jusque récemment en janvier, lors de répressions qui ont fait des milliers de morts. Le scénario d’affrontements entre groupes rivaux au sein du pouvoir voire d’une guerre civile avait aussi été considéré, mais le plus probable était celui d’un durcissement d’un pouvoir acculé. Ce qui s’est effectivement produit. Pour autant, certains responsables israéliens n’ont pas abdiqué tout espoir de voir advenir un soulèvement populaire, à l’image de Yechiel Leiter, ambassadeur de l’Etat hébreu aux États-Unis, qui a déclaré dimanche sur CNN : “Je pense qu’il faut des troupes sur le terrain, mais ce doivent être des troupes iraniennes. Et je pense qu’elles arrivent.” L’histoire dira s’il s’agit d’un vœu pieux.

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